La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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15 décembre 2014

Les enfants de Chari

à la recherche de l’image rassurante du Père


ENGLISH TRANSLATION

Le 15 août 2012, un Chari vieilli, malade et fatigué apparaît aux abhyasis du monde entier en visioconférence sur internet pour annoncer en direct sa démission, dans un gigantesque bhandara organisé spécialement pour cette occasion. Son départ est organisée, son successeur est présent, prêt à prendre la relève.
La stupéfaction immédiate fait place à l’effarement puis à l’accablement. Presque aussitôt, la réaction des abhyasis présents dans la salle fuse : ils refusent sa démission. Conséquence : ce refus des abhyasis condamne Chari à mourir à l’ouvrage.
Un peu plus de deux ans après, Chari est toujours aux commandes. Dans l’ombre, son successeur attend patiemment son heure. Pourtant, les abhyasis n’ont jamais été aussi inquiets quant à l’avenir de la Mission. Dans leur imaginaire, Chari est irremplaçable.

Balayons devant notre porte. Moi-même en 2005, je critiquais la Mission mais défendais bec et ongles la figure du maître, d’où le titre initial de ce blog. J’attribuais les dérives du Sahaj Marg à des problèmes internes à l’organisation et aux Hommes, j’étais encore incapable d’accepter l’idée que Chari porte une part de responsabilité dans cet échec. Et même après avoir tout quitté, il m’a fallu du temps pour l’admettre, au moins deux ans ont été nécessaires avant que je commence à lui faire des reproches.

Quel est le rêve de tous les abhyasis ? Approcher, rencontrer, toucher Chari. On est loin de la soi-disant quête spirituelle qui amène théoriquement tous les abhyasis vers le Sahaj Marg.
Le charisme de Chari explique à la rigueur son ascension dans les années septante, huitante voire nonante, mais certainement plus son indéniable succès actuel. Les raisons sont ailleurs, ni spirituelles ni charismatiques, elles sont d’ordre psychologique.
Il n’y a pas 36 explications possibles. Les abhyasis ont besoin de ce maître vivant qu’est Chari. Ils ont besoin d’un leader, de la figure du chef, de l’image rassurante d’un Père autoritaire.
Les Hommes ont tué les religions (Dieu est symboliquement mort). Orphelins, les Hommes recherchent un autre Maître pour le remplacer. Les chercheurs spirituels sont obsédés par le besoin d’un maître, un chef suprême et incontestable. Ils ont besoin du pouvoir infaillible du chef, celui qui sait mieux que les autres et qui les guide. Les abhyasis l’ont trouvé, c’est Chari, l’imposteur le plus doué pour se faire passer pour Dieu.
L’adhésion à la SRCM et au Sahaj Marg repose sur un malentendu, une méprise, un fourvoiement, une imposture : les abhyasis ne recherchent pas vraiment la lumière divine qui est en eux, inconsciemment ils sont comme des enfants à la recherche d’une protection paternelle.
Et comme l’enfant met en danger sa famille s’il ne se soumet pas à l’autorité parentale, l’abhyasi qui doute met en danger la Mission parce qu’il n’obéit plus aveuglément à Chari.

La Mission n’est pas un mouvement spirituel, c’est la famille de Chari, figure rassurante à la fois autoritaire et paternelle. Demain, quand les enfants de Chari seront en deuil, à nouveau orphelins du Père, quel accueil réserveront-ils à Kamlesh Patel ?


Elodie

8 novembre 2014

L'obéissance à la Mission

OBEDIENCE TO THE MISSION, Michael’s Testimonial

Michael a été un abhyasi de la SRCM aux USA de 1979 à 1990. Il a connu Babuji, été nommé précepteur par Chari et presque aussi vite destitué par lui pour de sombres histoires de querelles entre personnes pour le pouvoir.
Il nous dit ici ce qu’il pense de l’obéissance réclamée par Chari :

L'obéissance à la Mission

J’aborde toutes mes expériences sur le voyage de cette vie avec gratitude. Dans ma jeunesse, je pensais que le voyage de mon esprit avait commencé en 1979, lorsque je me suis approché de la SRCM – à l’âge de 19 ans, à la recherche d'une formation spirituelle et d'une guidance. La guidance manquait, le Maître vieillissant était inaccessible. La dissension au sein du groupe était imminente. Pourtant, dans les premiers mois, j’ai vécu un calme intérieur au centre de mon cœur. Ce serait finalement mon compagnon et guide ultime. Aucune expérience dans mes 10 années suivantes à la SRCM n’a valu la bougie de cette première expérience. Et c’est resté comme ça jusqu'à ce jour, plus de 30 ans plus tard. Je suis parti de la SRCM en 1990 après beaucoup de déceptions et de trahisons. Quand le Maître a demandé que je sois "obéissant à la mission", je suis parti et n'ai jamais regardé en arrière. En fait, mon vrai voyage spirituel a commencé à cet instant même. Je lui suis reconnaissant de m’avoir poussé dehors ! Je n'échangerai ce Voyage pour rien au monde.

Depuis mon départ, j'ai entendu de très nombreux abhyasis actuels et anciens de la SRCM, se débattant pour atteindre quelque chose de spirituel. Beaucoup souffrent de traumatismes qu'ils ont subis dans leur association avec la SRCM, ses précepteurs et la hiérarchie. Certains se débattent dans la confusion de l’esprit avec une faible estime de soi. Pourtant, je crois que chacun d’entre eux s’est centré sur le cœur au début de leur pratique. Le conflit intérieur résulte de la poursuite des réalisations spirituelles au-delà de la simplicité d'un cœur centré. Ce cœur centré est la seule constante d’un Voyage qui n’a jamais de fin. En outre, du mal est fait en exigeant l'obéissance à la Mission.

Quel est le but de cette obéissance ? Qu'est-ce que cette Mission a créé ? Un vaste patrimoine immobilier ? Des publications pertinentes pour ceux qui ne partagent pas l'obéissance à la Mission ? Qu'est-ce que la mission a fait pour élever l'Humanité et qui mérite qu’on lui obéisse ? La Mission a consacré des formateurs spirituels débutants, avec peu ou pas de formation personnelle. Sa hiérarchie n'a ni la compassion ni la patience d'affirmer la divinité qui existe dans le cœur de chaque aspirant. Au contraire, ils proclament que la plus haute divinité existe uniquement dans le seul Maître, comme si la nature thésaurisait son abondance en un seul cœur ! Ils considèrent leurs disciples comme de simples esclaves de leurs désirs, pleins de grossièreté, dans le besoin de cleaning.

Ce comportement est l'antithèse de l'ancienne vérité spirituelle. La vérité, qui déclare le cœur comme véritable guide, base de là où existe l'étincelle de l'Infini. C’est seulement quand on affirme cette vérité que commence le Voyage infini ! Quand on poursuit un but spirituel, ils descendent ce voyage. Ils risquent l’angoisse mentale, des traumatismes et même la folie. L'obéissance à la Mission est une distraction dangereuse. La Mission ne sert qu'elle-même. Elle ne sert qu'à perpétuer les mythes qui perpétuent l'obéissance à elle-même. La vérité, c’est qu’il n’existe pas de maître divin pour vous amener vers le but spirituel ultime, car il n'y a pas de but. Il n'y a que le Voyage en soi - qui est infini, et le cœur est le seul vrai guide et maître.


Michael

14 décembre 2013

Les célébrations 2014 du Sahaj Marg


Kamlesh Patel nous informe dans une circulaire de la SRCM publiée dans le Sahaj Sandesh du 1er décembre que les abhyasis du monde entier pourront se rendre à trois célébrations internationales en 2014 :

- Anniversaire de Lalaji à Tiruppur, du 1er au 4 février
- Anniversaire de Babuji à Tiruppur, du 29 avril au 1er mai
- Anniversaire de Chari au nouvel ashram de Tiruvallur (à 46 km de Chennai), du 23 au 25 juillet

Chari a consenti à donner son autorisation et, au ton de Patel, Il faut s’en réjouir : “Rev. Master has kindly consented (…).We are indeed fortunate that Rev. Master has been very kind to us to let us host 3 International Celebrations in a Single Year.”

La SRCM renoue avec une tradition délaissée. Chari avait limité ces dernières années le nombre des célébrations internationales à une seule, son anniversaire. Mais Chari vivant, tout continue de se passer à proximité de Chennai. Il n’est pas question de s’éloigner du gourou et d’organiser quoi que ce soit à l’étranger, comme ce fut le cas jusqu’en 2005 (France, Danemark, etc.).

L’avertissement de Patel à la fin de cette invitation est intéressant et révélateur, non pas tant par ce qu’il dit que dans ce qui est sous-entendu dans ces quelques phrases. Il invite les abhyasis à prendre en considération leur situation professionnelle, financière et familiale ainsi que leurs congés, avant de décider de leur participation à ces événements.

“It is but natural for all abhyasis to have an inner desire to attend all the birthday celebrations and be in the presence of our Beloved Master. While such a desire or longing is natural, abhyasis must also take into consideration several factors like Holidays & also their Professional, Financial and Family situations before deciding on their participation.”

Ce que je comprends : certains abhyasis sont dans une telle idolâtrie qu’ils feraient n’importe quoi pour être en présence du Maître, quitte à mettre en péril ou sacrifier leur situation professionnelle, financière et familiale.

Patel rappelle aussi au personnel encadrant de l’organisation que la décision finale d’assister ou non aux célébrations doit être laissée aux abhyasis en dernier ressort.

“The Prefects or Functionaries of the Mission must not put any pressure on abhyasis' participation and must allow it to be a natural "Heart Based Call" from the abhyasis' side. There should be a sense of joy when abhyasis come forward on their own accord and attend the celebrations, the final choice being left to the abhyasis.”

Ce que je comprends : certains cadres font du zèle pour s’attirer les bonnes grâces du Maître en faisant pression sur les abhyasis, si bien qu’ils n’ont aucune joie à participer à ces événements contre leur gré.

Le public des célébrations est-il composé de gens contraints à participer et de fanatiques idolâtres ?

Cette double recommandation sonne comme une alerte aux abhyasis, précepteurs et employés de la Mission, une exhortation à un peu plus de retenue, symptomatique des débordements observés depuis plusieurs années au sein de la Mission.


Elodie

10 mai 2013

Formation, déformation, transformation

ENGLISH TRANSLATION

Depuis leur création par Chari, les Centres d’éducation spirituelle (CREST) forment de très nombreux responsables ou futurs responsables hiérarchiques de la Shri Ram Chandra Mission en Inde et en Europe, d’abord comme participants et ensuite comme intervenants. Voici quelques exemples tirés de la lettre d’information de la SMSF d’avril 2013 :

Un programme pour approfondir l’expérience des précepteurs et un autre pour les jeunes au CREST de Bangalore : La jeunesse, un catalyseur du changement. Thématiques soulevées : se focaliser sur un but et éviter les distractions, le travail sur soi pour changer, les graines d’un potentiel infini, un lion vaut mieux que 500 moutons.

Quatre séminaires sur la formation du caractère au CREST de Kharagpur. Thématiques : Discipline et Obéissance, le pouvoir de la pensée, Unité et Fraternité, Gourou : le rôle du Modèle, Ethique et Morale, Transformez votre pensée pour transformer votre vie, Apprendre à aimer et apprendre à servir, Cultiver la bonté du cœur, la Volonté de changer, Etre clair et simple en accord avec la nature, Amour et Fraternité, Comment parvenir à un monde et une humanité, Obéir avec son cœur, la Tolérance engendre l’amour, être authentique, réaliser son rôle dans l’univers.

Un programme intitulé ‘Humilité, un jalon précieux pour son voyage’ au CREST de Berlin. Thématiques : l’humilité dans la tradition spirituelle, le cœur spirituel, Pouvoir vs Amour, Valeurs et succès, Samskara et Bhog : l'acceptation joyeuse, Dignité respect de soi et humilité, l’enseignement et l’humilité, l’action : bénédiction ou malédiction, le Futur : une société spirituelle.

Toutes ces formations ont eu lieu durant le premier trimestre 2013. Chaque thématique est développée et dirigée par un intervenant, ex participant à des formations précédentes. Voici résumés ces thèmes en quelques phrases par des participants aux séminaires :
La discipline doit être intrinsèque au disciple, celui qui apprend. Le service signifie le chemin de l'obéissance et le secret de la réussite spirituelle, la croissance spirituelle et la réalisation spirituelle est l'obéissance. Quand on regarde le Maître, cela développe la volonté d'être comme Lui. Il devient notre modèle, un exemple vivant. Un sentiment d'amour et de piété surgit à chaque fois que nous le regardons. La morale est l'ensemble des règles pour faire face à sa conduite et à soi-même, l'éthique est l'ensemble des règles pour traiter avec le monde extérieur. Il n'y a pas de spiritualité sans moralité. La conscience permanente de la présence divine dans le cœur et une pratique soutenue par la transmission peuvent amener une transformation de la vie. La transformation est accélérée par notre amour pour le Maître. Le service est une façon d'exprimer l'amour. Il devrait être naturel et spontané. Le plus grand service est de devenir ce que le Maître veut que nous devenions. Servir est plus facile que l'amour et la dévotion envers le Maître. Nous servons le maître en servant ses dévots. Nous devons nous concentrer sur le cœur. L’attitude, le comportement, le caractère et la discipline sont des outils. Notre attitude doit être celle d'un enfant, très réceptif. Le changement est nécessaire à la croissance, au développement et à la survie. Le système du Sahaj Marg favorise le changement. La pratique et les conseils du Maître peuvent apporter un changement dans notre attitude. L'émulation par le Maître, un exemple vivant, est plus facile que l’émulation par la nature. L'amour vrai est différent de l'amitié et de la fraternité. Les maîtres du Sahaj Marg ont une vision pour l'établissement d'un nouveau monde fondé sur la spiritualité et l'amour. Le gourou est la source principale de la divinité qui pénètre dans un individu. Cela n'est possible que grâce à l'obéissance de l'individu. La tolérance est un devoir, il faut l'inculquer dans notre caractère. L'humilité est l'essence de la spiritualité. Il faut faire confiance à ce que le cœur nous dit. Seul ce qui vient du cœur a de la valeur, le repos est de l'hypocrisie. Si vous donnez votre cœur au Maître, il sera joyeusement obligé d'être tout le temps avec vous au cours de votre ascension vers le but. L'acceptation joyeuse est la principale clé dans l'évolution. Il ne faut pas se laisser influencer par d'autres ou par les sens. Cette vie est un champ divin pour l'apprentissage. L'action d'amour est une bénédiction.

Le travail sur le caractère et le changement pour devenir ce que veut le maître sont au cœur du dispositif. Dommage que l’amour, la fraternité et la tolérance soient noyés dans la discipline, l’obéissance et le service.

Elodie

28 janvier 2012

L’urgence de la réalisation spirituelle

ENGLISH TRANSLATION

Il faut croire que je n’étais pas encore prête à entendre et comprendre l’analyse de Michael lorsqu’il l’a publiée. Elle est pourtant imparable et implacable.
Michael a été un abhyasi américain de 1979 à 1988. Il a vécu la triste période de transition entre Babuji et Chari de très près, participé au comité de diffusion et de censure des discours de Chari. Il a fait les frais des querelles de pouvoir au sein du cercle des plus proches disciples de Chari.
L’intégralité de son témoignage est publiée sur son blog http://innercircleofsrcm.blogspot.com/

Alors que le Sahaj Marg est synonyme de "chemin naturel", c'est en fait une pratique qui triche avec la nature en utilisant la force de la volonté pour accélérer un développement naturel. Il est basé sur l'acceptation que l'on commence à partir d'un niveau d'insuffisance spirituelle, ce qui nécessite une force extérieure pour rectifier la situation.
le message de Babuji c’est que nous ne sommes pas assez développés spirituellement et qu’il y a urgence à le faire, la réalisation divine devenant complète lorsque l’on atteint la Région centrale, un Monde plus lumineux.
La méthode du Sahaj Marg permet d’atteindre cet objectif grâce à la méditation sur le cœur, mais elle nécessite un Maître vivant pour être accélérée, qui va favoriser la transmission spirituelle. C’est le premier point crucial, la dépendance vis-à-vis d’un maître mais il y en a un autre, c’est l’exclusivité de la méthode du Sahaj Marg, ce qui va entraîner de servir la Mission.
Double dépendance aveugle et totale du disciple qui veut progresser au Maître et à la Mission.
Babuji nous a instillé l’idée que nous sommes des nains spirituels, qu’il est urgent de progresser et qu’il a une méthode qui permet d’atteindre en une vie ordinaire la fusion avec le divin dans la Région centrale. Si nous, aspirants spirituels, voulons progresser spirituellement, il nous faut un Maître tout puissant et une méthode incarnée par la Mission SRCM.
Résultat, les abhyasis se bousculent pour obtenir les faveurs spirituelles du Maître, dans l’espoir d’obtenir un progrès en retour, leur juste récompense. L’objectif de l’aspirant spirituel devient donc le service aveugle pour la Mission, l’obéissance totale au Maître pour obtenir ses faveurs. En théorie, l’action du disciple est désintéressée, en pratique c’est l’inverse : elle est terriblement intéressée, il cherche une récompense spirituelle.
Comme l’aspirant spirituel n’est pas seul, il lui faut surpasser ses co-disciples, ses concurrents, pour mieux attirer l’attention du Maître et mieux profiter de lui, en bénéficiant de ses faveurs.
L’urgence du résultat à atteindre, la nécessité de passer par un Maître pour y parvenir, créent une atmosphère de compétition où l’on se dispute son attention. C’est une concurrence sauvage et égoïste.
L’autre résultat, c’est qu’en théorie il y a transmission spirituelle du Maître au disciple, mais en réalité il n’y a qu’un seul transfert : celui du pouvoir du disciple au Maître, unique bénéficiaire de cette vaste fraude spiritualiste.

Il y a quelques temps, je posais ces questions à l’issue de ma réflexion sur la thématique « Chari spirituel et mafieux » :
A quoi sert-il de rejoindre un groupe spirituel, de suivre l’enseignement d’un maître et d’être épaulé par un précepteur ? Est-ce seulement pour aller plus vite et ne pas s’égarer sur le chemin de la spiritualité ?
Comment choisir un bon maître spirituel ? Comment le reconnaître sans être abusé par des faux-semblants ? Comment lui faire confiance sans aliéner sa liberté et perdre son libre arbitre ?
L’analyse de Michael apporte de bonnes réponses : laissons faire le développement spirituel naturel sans chercher à l’accélérer, ainsi nous n’aurons pas à aliéner notre liberté, Chari s’est emparé du pouvoir que nous lui apportions à des fins personnelles.
Pourquoi vouloir toujours aller plus vite, y compris en spiritualité ? Ce concept d’urgence, constamment repris par Babuji et Chari, n’a rien de spirituel, il est même antinomique. L’urgence est au contraire un concept matérialiste et moderne, une idée qui est en grande partie à l’origine de tous les maux dont souffre notre société.
La SRCM est un merveilleux exemple de notre frénésie à parvenir à un but, une réalisation spirituelle, qui nous amène aux comportements les plus égoïstes et concurrentiels.

Je vous rappelle que le débat continue et que vous pouvez y participer en postant un commentaire sur
http://pourquevivelesahajmarg.blogspot.com/2011/10/chari-un-spirituel-mafieux.html

Elodie

8 novembre 2011

Vos enfants appartiennent à la Mission

ENGLISH TRANSLATION

Un des derniers discours de Chari, « Material Life is the Vehicle to Spirituality » (25 Septembre 2011, Garden of Hearts, Chennai), revient sur le sort qu’il réserve aux enfants des abhyasis :

“(…) I am happy to see a happy group of people around me, a lot of children. I hope you are training them properly because what we have as the first generation of abhyasis was not quite well disciplined because, of course, they were the ragtag of a population which had no discipline at all, and Babuji made what he could out of them. But at least in one function they have not disappointed us, in that they have produced a lot of children who we hope will be the second generation, if not the third generation of abhyasis.(…)
I would like to emphasise the need to train your children properly, especially mothers, because I see many of them in the ashram instigating their children to run around, to shout, to come to me when I am on my walk. That is not the way to train children. Children should be trained to be disciplined, to be seen and not heard, to study well. Because all of you who are parents know, these are your children but more especially my Master's children. They belong to the Mission. You have been in the Mission. The Mission has helped you to grow, to exist happily, comfortably, in protected surroundings like this, so that you have a responsibility to the parampara of Sahaj Marg, the hierarchy, to feed future generations of Sahaj Marg with well-prepared, well-conceived children into this, I don't know, twenty-seven thousandth generation if that is the plan of divinity.
So, first of all, to train your children you must train yourself. Indisciplined parents can never have disciplined children. (…) So don't forget, you are here to train yourself, to equip yourself to get into the Brighter World when your turn comes, when your time comes – may it be long in the future, but your greater responsibility is to the Mission.(…)”


Cela se passe de commentaires. « Ce sont vos enfants, mais plus encore les enfants de Mon Maître. Ils appartiennent à la Mission. » Selon Whispers, ces enfants sont l’avenir de la Mission, l’avenir du monde. Ils sont l’avant-garde de la race élue, les enfants indigo. Ils passeront par l’école LMOIS pour être formatés par le VBSE de Chari, avant de devenir de bons petits soldats enrôlés dans les bataillons disciplinés du Sahaj Marg.

Elodie

3 mai 2011

La face cachée du Sahaj Marg

ENGLISH TRANSLATION

Lorsque vous voulez méditer selon le Sahaj Marg de Chari et que vous adhérez à la Shri Ram Chandra Mission, vous ne connaissez pas encore tous les mensonges de cette organisation, ni l’importance de ses dérives.
ONG reconnue depuis 2005 par le Département de l’information publique de l’ONU, la SRCM surfe sur cette pseudo vague de respectabilité pour mieux cacher son projet de société qui ferait fuir n’importe quelle personne normalement constituée si elle en prenait connaissance avant d’adhérer.

Ce projet, face cachée de ce mouvement spiritualiste, le voici résumé (dans une version d’Alexis légèrement modifiée) :

Le Monde part à la dérive. L’Humanité court à sa perte, elle est sans morale, divisée par les religions, les ambitions et l’avarice. Le cataclysme est proche, l’apocalypse inéluctable. Il reste à prier pour les générations futures.
Les abhyasis doivent changer de l’intérieur, car seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut les rendre humains, seul espoir de voir un jour changer le Monde. Et la meilleure manière de progresser spirituellement, c’est d’obéir et de servir le Maître.
La SRCM est arrivée à un carrefour de son histoire. Chari est un meneur d’hommes, un organisateur né. Il prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a déjà célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg.
Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’être humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Le Sahaj Marg veut conquérir le Monde.

Avant d'adhérer, informez vous !

Pour plus d’informations, lire Le Sahaj Marg dénaturé :
- Babuji parle à tous les temps
- Chari promet qu’il va changer le monde
- Le projet politique
- Apocalypse now

Elodie

29 avril 2011

Chari invente la démocratie

ENGLISH TRANSLATION

Extrait d’un des tout derniers discours de Chari (Scatter the Seeds of Spirituality, le 9 Mars 2011) :
“(…) I pray that (…) this spirituality becomes something not exclusive to the few but common to the many, which is what should be the meaning of democracy. Democracy is not a vote. Democracy is a state where every individual has the same right to progress, and that right is guaranteed only in the spiritual field because it cannot be guaranteed in any other field.”

Traduction : « (...) Je prie pour que (…) cette spiritualité devienne quelque chose de pas exclusif à quelques-uns, mais commun au plus grand nombre, c’est ce qui devrait être le sens de la démocratie. La démocratie n'est pas un vote. La démocratie est un état où chaque individu a le même droit au progrès, et ce droit est garanti dans le domaine spirituel seulement, car il ne peut être garanti dans aucun autre domaine. »

Chari l’autocrate, le maître autoproclamé du Sahaj Marg, le président auto désigné de la SRCM, prétend nous apporter la démocratie spirituelle.
Certes, la démocratie ne signifie pas nécessairement élections, c’est juste le cas de nos démocraties représentatives, modèle ou exemple (au choix) le plus souvent mis en avant aujourd’hui.
Pour Chari, la démocratie c’est le droit au progrès pour tous, c’est-à-dire le progrès spirituel, parce qu’il ne peut pas y en avoir d’autres. Le voilà qui nous invente une espèce de « spirito-cratie »
Rappelons nous que la SRCM et le Sahaj Marg ne sont pas interdits. Rien n’empêche aujourd’hui le progrès spirituel des abhyasis. Cette démocratie existe déjà à l’heure actuelle, et si les abhyasis ne progressent pas, les raisons sont à chercher au sein de la « Maison SRCM tm » et nulle part ailleurs.
Il ne faudrait pas que le lamentable échec spirituel du SM soit mis sur le compte de la société qui l’entoure, ce serait un peu trop facile. Le bouc émissaire, c’est toujours l’autre…

Nos démocraties sont loin d’être parfaites, mais le projet politique du Sahaj Marg n’a rien de démocratique, bien au contraire…

Alexis

22 avril 2011

Apocalypse now

ENGLISH TRANSLATION


Un retour aux sources ?
Le Sahaj Marg dénaturé (4)

En décembre 2009, dans l’enceinte de l’ashram de Manapakkam, Catherine Lauret annonçait à Poonam Thaper qu’elle ouvrirait le nouveau chemin (new way) du Sahaj Marg et qu’elle en serait le prochain représentant spirituel. Mais elle lui annonçait aussi l’imminence – en 2010 – d’une guerre nucléaire entre la Chine et l’Europe, au cours de laquelle le Royaume-Uni devait être totalement détruit.
Whispers contient aussi son lot de prédictions, on en a déjà parlé. Mais voilà aussi ce qu’écrivait Babuji, dans son livre « Reality at dawn », au chapitre « My vision » au début des années 50.

Extrait :
“The world these days is passing through a critical stage. The political situation is growing extremely intricate day by day. The economic condition has become very depressing. Moral, religious and social degradation has almost reached its final limit. An atmosphere of rivalry, unrest and insecurity prevails everywhere. Every nation looks with jealous eyes upon her neighbour and utilizes all her resources in finding out means of exploiting it.
(…) The sign of progress they take to be the gradual drifting of the country towards the western type of civilization which is based on pure materialism. But now the age of materialism must come to an end. The old order must change yielding place to new. The present structure of world civilization based upon electricity and atomic energy shall not remain in existence for long. It is destined to fall soon.
(…) I present before the readers a glimpse of the world that is to be, as I see it in my vision. Believe it or not, but that is my reading of Nature in the clairvoyant state. Signs are evident that the destruction of the undesirable elements in the world has already commenced.(…) The time is now ripe for its final phase and the world is rushing towards it with headlong speed. The action may come into full resent century but some of the events enumerated below may take a longer time to come into effect.
The heat of the sun has been gradually diminishing for some time past (…). The present decrease in the sun's heat is meant only to expedite nature's process of change and the personality deputed for that work is utilizing it for the purpose. It is an unfailing sign of the imminent upheaval in the entire structure of the world and after it the sun will again resume its full glow. The same sign will appear again at the time of Mahapralaya (complete dissolution) but as it is a far-off thing, I do not like to dwell upon it here. One thing I may disclose in this connection for the interest of the readers. At the time of Mahapralaya the pole star will deviate a few degrees from its position and will grow a bit hotter. A powerful energy in the form of a gas will begin to gush out from it and will ultimately destroy the world and everything else in existence. The action of destruction will start from the North Pole.
In consequence of the present upheaval, drastic changes will come into effect and the new structure of the world will be quite different from the one we see today. The fate of Great Britain will be sad. A part of it, i.e., its southern portion will sink into the sea. A volcanic energy in the latent state is at work in the heart of London and in course of time it will burst forth in the form of a volcanic eruption. The Gulf Stream will change its course and the country will become extremely cold. The fate of Europe too will be similar. Smaller countries will lose their existence. The future of Russia is in darkness. She can not survive. The very weapon of Russia will serve as a pistol on her own head. Communism shall have its grave in its own homeland. As for America she is in imminent danger of losing her wealth and in course of time she may almost be reduced to paupery. Her power and greatness too will sink along with it. India will regain her pristine glory and she will rise to prominence under her own government. Her suzerainty will extend far and wide and the world will look up to her for a beacon-light. (…) The new structure of the coming world will stand on bones and ashes. A type of civilization based on spiritualism will spring forth in India and it will, in due course, become the world civilization. No country or nation will survive without spirituality as its base, and every nation must sooner or later adopt the same course if it wants to maintain her very existence.”


En 1954, le monde traversait déjà une étape critique. La vision de Babuji était déjà que le Royaume-Uni finirait mal, tandis que l’Inde regagnerait sa gloire d’antan, le spiritualisme y triompherait pour dominer la civilisation mondiale. Mais pour cela il fallait déjà que le nombre d’abhyasis atteigne une masse critique…
Décidément, Babuji était déjà un curieux personnage. Son image de saint homme est largement surfaite, sa folie ésotérique n’est pas qu’un trait de l’esprit. On connaissait ses tendances paranoïaques, mais sa démence est absconse et délirante.

Voici trois extraits de courriers de Babuji à Sri N. Kumaraswamy en 1955 où il martèle qu’il a annoncé à l’avance le changement de direction du Gulf stream (diffusés dans les Newsletters de l’IUSCM en 2010). Visiblement, Babuji voulait qu’on lui fasse de la publicité, il tenait à ce que le monde entier découvre sa prophétie.
“(…) For your information, I may point out through human grief that my prediction given at page138 in “Reality at dawn” is coming true. The Gulf Stream is changing its course vide Sunday Pioneer Magazine Section daily of Lucknow dated the March, 1955.” (23-03-1955 - Ref: 2078 / SRCM)
“(…) Therefore, the thing written by me in the last chapter of “Reality at dawn” will follow soon. It is possible that you may hear soon about them. The causes are accumulating. I therefore conceive that the prediction will come to light.(…).” (15-04-1955 - Ref. 2119 / SRCM)
“ (…)“Pioneer” a prominent daily of Lucknow DT. 6-3-1955 says in his magazine section that Gulfstream is changing its course and the scientists are greatly perplexed. I remind you of my prophecy given in “Reality at Dawn” about England. If you attend to send in papers of South India, including “Hindu” of Madras about my foretelling then I will be highly obliged.” (17-10- 1955, Letter No.2073)

Et voilà maintenant ce qu’on trouve aujourd’hui dans les whispers de sa médium :
« LE NUCLEAIRE perdra le monde. Cette force mal maîtrisée est démoniaque. L’homme sera un jour dépassé par sa puissance. Elle sera à l’origine des bouleversements qui transformeront le monde. Elle a des implications beaucoup plus vastes que vous ne pouvez l’imaginer et qui contribuent à déstabiliser l’équilibre de cette planète. (…) Ces prophéties ne vous concernent pas. Vous subissez les méfaits de ces pollutions insidieuses qui conduiront le monde à sa perte, mais vous ne pouvez ni arrêter le temps, ni modifier le système en place. Alors protégez-vous au mieux de ces nuisances et priez pour vos frères du futur. » – Babuji Whisper – du 29/12/2000 à 8h00

Le Royaume-Uni et le nucléaire sont au cœur des différentes prédictions des uns et des autres. Pauvre Angleterre !
L’apocalypse nucléaire est annoncée, mais il n’y a rien à faire, elle est inéluctable. A quoi bon l’annoncer alors ? Si ce n’est pour faire peur…
Alors rien n’a changé ? La médium réinterprète-t-elle la vision de Babuji en la réactualisant après que Chari s’en soit écarté ?

Pour conclure, quelques extraits d’un des tout derniers discours de Chari (Scatter the Seeds of Spirituality, le 9 Mars 2011) :
“(…) I believe we have more than 220 ashrams throughout the world today. But yet it is only a drop in the ocean of humanity. (…) If that seed is lost, humanity is lost. Humanity has no hope after that.
(…) So to prepare these human values, (…) each one of you is a torchbearer. If you don’t do that, if you don’t recognise that responsibility and carry it out, whatever you may become in yourself, you are a failure as far as Sahaj Marg is concerned. (…) today humanity’s task – every one of us must share in it. And we must not count; we want quality, not numbers. But we want increasing quality in increasing numbers. (…)
I pray that our great Masters will bless us all on this auspicious occasion and make the people aware of these possibilities, bring them in greater and greater numbers so that this spirituality becomes something not exclusive to the few but common to the many, which is what should be the meaning of democracy. Democracy is not a vote. Democracy is a state where every individual has the same right to progress, and that right is guaranteed only in the spiritual field because it cannot be guaranteed in any other field.
I am happy to see our jawans [soldiers] and their officers here; I welcome them. I am happy that our efforts have reached them too, and I hope I will see battalions of them in the future. May they progress well. May they all grow. God bless all of you.”


L’humanité n’a plus d’espoir, elle est perdue sans le Sahaj Marg. En dehors de la spiritualité, point de salut, pas de démocratie. Les soldats du Sahaj Marg doivent former des bataillons, accroître la qualité en augmentant la quantité !
Chari s’est bien rangé aux ordres de Whispers, il n’y a plus aucun doute…

Alexis

26 mars 2011

Babuji parle à tous les temps

ENGLISH TRANSLATION

Babuji est la référence commune à tous quand on parle du Sahaj Marg. Qu’il s’agisse de Kasturi, la sainte du Sahaj Marg, de KC Narayana, fils du Docteur Varadachari, de Navneet Kumar Saxena, petit-fils de Babuji, ou de Chari, tous se réfèrent à Babuji. Il est LA référence incontournable ! Mais Babuji parle à tous les temps : il a parlé par le passé, il parle au présent et il parlera encore dans le futur…

De son vivant, Babuji a beaucoup parlé, il nous a laissé de nombreux écrits et il est encore dans la mémoire de quelques uns, même s’ils sont de moins en moins nombreux à l’avoir connu.
Kasturi l’a côtoyé près de 40 ans, et Chari près de 20 ans, entre 1964 et sa mort en 1983. Ils le citent régulièrement, rappelant des anecdotes parfois invérifiables. Et il arrive que la mémoire nous joue des tours. Elle est sujette à des oublis, des omissions et des déformations, volontaires ou involontaires.
Cela affecte même ses écrits puisque sa célèbre citation sur la religion, la spiritualité, la réalité et la béatitude a été tronquée de ses deux derniers éléments, puis transformée par Chari en une comparaison entre union et division. Ainsi, quand Babuji disait : « Là où la Religion s’achève la Spiritualité commence, là où la Spiritualité s’achève la Réalité commence, là où la Réalité s’achève la Béatitude commence. », la plupart du temps, la SRCM n’en a retenu que les premiers termes : « La spiritualité commence là où s’arrête la religion. » Et Chari a fini par dénaturer complètement les choses en disant : « La religion divise alors que la spiritualité unit. »
Un changement complet de sens, sans aucun rapport avec la pensée de Babuji…

La mémoire est une chose, l’interprétation en est une autre. Quoi de commun entre Narayana, Kasturi ou Chari ? Le dogme érigé par KC Narayana repose sur les écrits de son père et ceux de Babuji, notamment sur ses dix commandements. Aucune attitude dogmatique chez Kasturi qui ne parle qu’Amour, prière et méditation, immersion dans Babuji. SP srivastava en a tenté une lecture scientiste et Navneet ne jure que par le document fondateur de l’association en 1945. Quant à Chari, il a ravalé les commandements de Babuji au rang de maximes, simplifié et ritualisé l’ensemble de ses enseignements jusqu’à en être caricatural.
Quand Kasturi parle Amour, Chari répond Obéissance et service. Deux visions aux antipodes l’une de l’autre…

Babuji parle à tous les temps. Il a parlé avant sa mort, mais il s’est remis à parler vingt ans plus tard, au moins dans le clan de Chari. Depuis 2005, “Whispers from the brighter World” fait revivre Babuji grâce à une médium qui sert de canal entre lui et Chari. Et il va encore nous parler dans le futur puisqu’on nous a promis au moins quatre volumes des "Whispers". Ce que Chari n’a pas hésité à qualifier de nouvelle "Bible du Sahaj Marg" ou bien encore des "Quatres Védas du Sahaj Marg". Et maintenant, “a Whisper a day” (rubrique du website de la SRCM) distille quotidiennement un message de Babuji, daté de 1999 à aujourd’hui.
De son côté, Kasturi s’est offusquée de la sortie des "Whispers" qu'elle considère comme néfastes, car ils colportent des messages "incorrects".
Quid des dix commandements ? Est-ce que "Whispers" les remplace ?

Kasturi écoute Babuji parler à son cœur, Narayana épluche les textes de son père et ceux de Babuji. Chari fait de plus en plus souvent confiance aux paroles d’outre tombe de Babuji. Et c’est ainsi qu’il commence maintenant souvent ses discours par des citations de "Whispers". A tel point que, le 30 avril 2010 à Tiruppur, le discours de Chari à l’occasion du 111ème anniversaire de Babuji ne comportait pas moins de trois citations extraites des "Whispers".
Le phénomène "Whispers" n’est donc pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, "Whispers" a fini par dépasser Chari. Il ne s’agit plus seulement de mémoire ou d’interprétation comme avant, il s’agit d’une intermédiaire que par définition il ne maîtrise pas totalement. Et cette médium dit ce qu’elle veut, à commencer par la promotion d’une élite pour régénérer l’humanité. Quant à la capacité de Chari à la museler, elle se réduit avec le temps.
Babuji parle donc vraiment à tous les temps, mais aussi dans toutes les bouches, et pour dire n’importe quoi. La profusion des médiums en est un signe évident. Depuis Catherine Lauret qui promettait la destruction de l’Angleterre, en passant par Erin, Babuji’s messenger et AFLM…
Le Sahaj Marg n’est vraiment plus ce qu’il était ! Il a été dénaturé…

Alexis

A suivre…
Chari nous promet qu’il va changer le monde (2)

14 mars 2011

Chari et la psychologie des foules

ENGLISH TRANSLATION

Il me semble avoir déjà fait cette analogie avec la drogue. Mais la remarque de Léa sur la psychologie sociale me fait penser à autre chose. J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de la pensée tronquée de nos amis sociologues qui n’envisagent les sectes que sous l’angle de nouveaux mouvements religieux et ce qu’ils apportent à notre société, sans se préoccuper de leur organisation interne.
Il est une discipline scientifique, déjà assez ancienne, qui s’est spécialement intéressé à la relation groupe-leader, c’est la psychologie des foules de Gustave Lebon et de ses successeurs, tel Serge Moscovici.
A l’inverse de l’individu, la foule y est présentée assez négativement. Irrationnelle et versatile, l’âme des foules est de nature psychopathologique et soumise à des croyances par nature dogmatiques et utopiques. Elle n’a de cesse de se chercher une idole et des boucs émissaires.
Dans cette théorie scientifique, le meneur lui donne un but (idéal), soude le groupe et organise son action. Toutes les explications de ce phénomène d’influence du leader sur la foule ont recours au mécanisme de la suggestion. Lebon parle du prestige du meneur et de son hypnose de la foule. Gabriel Tarde parle de suggestion de la part du leader et d’imitation par la foule qui l’admire, en quête d’un modèle. Freud l’explique à l’aide des hypothèses psychanalytiques, par le principe d’identification, dans une composante amoureuse la foule déracinée recompose la figure du père. Weber parle de charisme du meneur.

Gustave Lebon – Psychologie des foules, 1905 (Formes religieuses que revêtent toutes les convictions des foules, pp. 45-48) - Extraits :

« Nous avons montré que les foules ne raisonnent pas, qu'elles admettent ou rejettent les idées en bloc ; ne supportent ni discussion, ni contradiction, et que les suggestions agissant sur elles envahissent entièrement le champ de leur entendement et tendent aussitôt à se transformer en actes. Nous avons montré que les foules convenablement suggestionnées sont prêtes à se sacrifier pour l'idéal qui leur a été suggéré. Nous avons vu aussi qu'elles ne connaissent que les sentiments violents et extrêmes, que, chez elles, la sympathie devient vite adoration, et qu'à peine née l'antipathie se transforme en haine. (…)
Quand on examine de près les convictions des foules, aussi bien aux époques de foi que dans les grands soulèvements politiques, tels que ceux du dernier siècle, on constate, que ces convictions revêtent toujours une forme spéciale, que je ne puis pas mieux déterminer qu'en lui donnant le nom de sentiment religieux.
Ce sentiment a des caractéristiques très simples : adoration d'un être supposé supérieur, crainte de la puissance magique qu'on lui suppose, soumission aveugle à ses commandements, impossibilité de discuter ses dogmes, désir de les répandre, tendance à considérer comme ennemis tous ceux qui ne les admettent pas. Qu'un tel sentiment s'applique à un Dieu invisible, à une idole de pierre ou de bois, à un héros ou à une idée politique, du moment qu'il présente les caractéristiques précédentes il reste toujours d'essence religieuse. Le surnaturel et le miraculeux s'y retrouvent au même degré. Inconsciemment les foules revêtent d'une puissance mystérieuse la formule politique ou le chef victorieux qui pour le moment les fanatise.
On n'est pas religieux seulement quand on adore une divinité, mais quand on met toutes les ressources de l'esprit, toutes les soumissions de la volonté, toutes les ardeurs du fanatisme au service d'une cause ou d'un être qui devient le but et le guide des pensées et des actions.
L'intolérance et le fanatisme constituent l'accompagnement nécessaire d'un sentiment religieux. Ils sont inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel. (…)
Les convictions des foules revêtent ces caractères de soumission aveugle, d'intolérance farouche, de besoin de propagande violente qui sont inhérents au sentiment religieux ; et c'est pourquoi on peut dire que toutes leurs croyances ont une forme religieuse. Le héros que la foule acclame est véritablement un dieu pour elle. Napoléon le fut pendant quinze ans, et jamais divinité n'eut de plus parfaits adorateurs. Aucune n'envoya plus facilement les hommes à la mort. Les dieux du paganisme et du christianisme n'exercèrent jamais un empire plus absolu sur les âmes qu'ils avaient conquises.
Tous les fondateurs de croyances religieuses ou politiques ne les ont fondées que parce qu'ils ont su imposer aux foules ces sentiments de fanatisme qui font que l'homme trouve son bonheur dans l'adoration et l'obéissance et est prêt à donner sa vie pour son idole. (…)
Aujourd'hui la plupart des grands conquérants d'âmes n'ont plus d'autels, mais ils ont des statues ou des images, et le culte qu'on leur rend n'est pas notablement différent de celui qu'on leur rendait jadis. On n'arrive à comprendre un peu la philosophie de l'histoire que quand on est bien pénétré de ce point fondamental de la psychologie des foules. Il faut être dieu pour elles ou ne rien être. (…)
Aussi est-ce une bien inutile banalité de répéter qu'il faut une religion aux foules, puisque toutes les croyances politiques, divines et sociales ne s'établissent chez elles qu'à la condition de revêtir toujours la forme religieuse, qui les met à l'abri de la discussion. L'athéisme, s'il était possible de le faire accepter aux foules, aurait toute l'ardeur intolérante d'un sentiment religieux, et, dans ses formes extérieures, deviendrait bientôt un culte. »

Serge Moscovici – L’âge des foules, 1985 (Les religions profanes, pp. 467-476) - Extraits :
(Moscovici traite ici essentiellement des partis politiques et s’appuie notamment sur l’exemple du parti communiste russe, ce qu’il appelle une religion profane).

« Jusqu'ici, nous avons envisagé les meneurs pour autant qu'ils ont un charisme. Nous les avons définis comme la réunion de deux personnages en un seul : ombre portée du père fondateur et du fils héroïque. Mais ces ombres sont attachées à une doctrine, à un but qu'elles se sont fixé pour mission de réaliser. (…)
D'autre part, la psychologie des masses nous a appris que les meneurs ne peuvent accomplir leur mission sans recruter des individus momentanément détachés de leur groupe habituel. Ceux-ci forment l'embryon d'une foule. Ils subissent l'ascendant d'un chef qui transforme leur rencontre en une organisation stable. L'Église et l'armée, ce fut l'audace d'un Tarde et surtout d'un Freud de le reconnaître, sont le modèle de toute foule de cette nature. Le parti est la traduction de l'une et de l'autre dans une société comme la nôtre qui ne régit plus la tradition familiale, locale et aristocratique. En un mot, les partis sont à la fois les Églises et les armées de l'âge des foules. (…)
Le caractère commun à toutes ces foules artificielles, la preuve de leur bonne santé, demeure toujours et partout un système de croyances. Il les cimente, les tient ensemble et leur permet de mobiliser les hommes jusqu'à leur demander le sacrifice de leur vie. Un meneur ne saurait fonder et diriger un tel parti, nécessaire à sa tâche, s'il ne possède pas un tel système. Car les masses n'agissent que mues par une croyance - et les croyances n'existent que par les masses. Le prophète est devenu l'archétype du leader contemporain précisément pour cette raison : il faut qu'il suscite une foi robuste autour de lui.
Or l'exemple et la forme la plus achevée d'un système de croyances est la religion. (…)
Elles comportent un dogme, des textes sacrés auxquels on obéit, des héros ayant qualité de saints.
De plus, une telle religion profane répond strictement à certaines nécessités psychiques - le besoin de certitude, la régression des individus dans la masse, etc. - et à rien d'autre. (…)
Examinons de plus près une telle religion, en laissant de côté ses manifestations spectaculaires, que nous avons déjà décrites. Quelles en sont les fonctions ? La toute première est de composer une vision totale du monde, qui pallie le caractère fragmentaire et divisé de chaque science, de chaque technique et de l'a connaissance en général. Il existe, dans le tréfonds de la nature humaine, un besoin élémentaire d'harmoniser, au sein d'un ensemble parfait, tout ce qui, dans notre expérience, nous semble incompatible et inexplicable. Lorsque nous ne possédons plus de principes simples, de modèle unique pour expliquer ce qui se passe en nous et autour de nous, nous nous sentons menacés. Pire : réduits à l'impuissance, en face de la diversité des forces économiques, des problèmes psychiques et de la masse des événements incontrôlés. Ce défaut de cohérence nous empêche de participer à une action sociale définissable. Il n'y a ni ordre ni sécurité possible pour les individus dans une société où le nombre de questions excède le nombre de réponses. (…)
Certes le savant ou le technicien peuvent s'accommoder de ce morcellement, accepter l'oscillation perpétuelle entre des solutions contradictoires et l'incertitude des vérités éphémères. Mais l'homme, dans sa vie ordinaire, le rejette. Il est avide de certitudes solides, de vérités immuables. (…)
Par essence, les religions profanes lui fournissent une telle vision totale. Elles offrent une conception du monde où chaque problème rencontre sa solution. (…)
Toutes les religions sacrées proposent une conception du monde physique. Elles expliquent l'origine de l'univers et prévoient son avenir. Par contre les religions profanes se constituent autour d'une vision du monde social. (…)
Seules les religions (et leurs partis missionnaires) peuvent encore susciter de tels attachements. Elles amènent les individus à accepter dans leur for intérieur ce que la collectivité exige d'eux. (…)
Les religions reconnaissent l'aspiration au bonheur, le besoin de protection que les hommes éprouvent depuis l'enfance. Après avoir peint sous les couleurs les plus sombres les forces qui les menacent, elles proposent une solution. (…)
Ce sont donc des religions de l'espoir. Elles garantissent aux hommes qu'ils sortiront victorieux de la tourmente et définitivement, à condition de s'identifier avec l'idéal qui les dépasse et de respecter les prescriptions qu'elles édictent.
(…) dissimuler un mystère. Chaque religion a le sien. En son nom elle impose des règles et proclame des vérités sur lesquelles elle ne s'explique pas. Au contraire, elle jette sur leurs raisons des ombres épaisses et les dissimule de façon que nul ne les aperçoive. Tout est mis en oeuvre pour éviter un contact fortuit. Tout concourt à empêcher la révélation du secret ainsi dérobé à la vue du public des fidèles. Ce secret se présente tantôt comme une chose bénéfique, tantôt comme une chose maléfique. (…)
On peut affirmer que la plupart des foules artificielles - armées, Églises, partis - sont en rapport avec un tel mystère. Elles possèdent un ensemble de cérémonies, d'emblèmes, de mots de passe (songez aux francs-maçons !) qui le protègent et censurent toute tentative de le découvrir. Il sert à justifier la hiérarchie. L'individu qui en gravit les échelons s'approche de ce point sacré, les autres demeurent à distance. (…)
Les religions sont l'oeuvre des « fils », des successeurs du père fondateur d'un peuple ou d'une société déterminée. Elles les disculpent et les légitiment à la fois, en dissimulant leur crime au point que personne ne voit plus en eux ses auteurs. (…) »

Le phénomène sectaire, la Shri Ram Chandra Mission de Chari peuvent être examinés à l’aide des éléments que nous fournit cette discipline à la frontière entre psychologie et sociologie :
Adoration d'un être supposé supérieur, crainte de la puissance magique qu'on lui suppose, soumission aveugle à ses commandements, impossibilité de discuter ses dogmes, désir de les répandre, tendance à considérer comme ennemis tous ceux qui ne les admettent pas, besoin de certitude, régression des individus dans la masse, soumission de la volonté, ardeur du fanatisme au service d'une cause ou d'un être qui devient le but et le guide des pensées et des actions… inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel.
Tous les fondateurs de croyances religieuses ont su imposer aux foules ces sentiments de fanatisme qui font que l'homme trouve son bonheur dans l'adoration et l'obéissance et est prêt à donner sa vie pour son idole.
Les meneurs ne peuvent accomplir leur mission sans recruter des individus momentanément détachés de leur groupe habituel. Le prophète est devenu l'archétype du leader contemporain, il doit susciter une foi robuste autour de lui.

Alexis

9 mars 2011

Une obéissance totale et idôlatre

Voici la deuxième partie du témoignage de Martin, pour ceux qui seraient passés à côté.
On ne peut que constater l'analogie très forte qui existe entre l'amour pour Chari et l'addiction aux drogues dures. L'adepte se porte à merveille quand il est auprès de son gourou, il est dans un état proche de la béatitude. Quand il s'en éloigne, le plus doux des individus se transforme en personne agressive : il devient  fébrile, hypersensible, à fleur de peau. Comme un drogué en état de manque !
Voilà qui devrait faire réfléchir des abhyasis qui croient trouver le bien-être dans la spiritualité.
ENGLISH TRANSLATION

Martin a dit...

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.

C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »

Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.

Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.

Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…

Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

Retrouvez l'intégralité du témoignage de Martin, à lire ici.

3 mars 2011

ABHYASIS, REVOLTEZ VOUS

ENGLISH TRANSLATION

« Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés. »

Incroyable, inimaginable ! A la lecture du ‘a whisper a day’ posté par Alexis, je suis restée sans voix, incapable de réagir. Chari et la srcmTM ont atteint les sommets de l’indicible.

Quiconque a connu Babuji ne peut croire un instant à cette déclaration. C’est un tissu de mensonges, une ineptie qui a vu le jour dans l’esprit torturé d’un pseudo médium retors, malade et fou furieux.

Babuji doit se retourner dans sa tombe, les seniors précepteurs devraient en pleurer et quitter en masse la Shri Ram Chandra Mission du non moins complice Chari. Sister Kasturi avait bien dit que rien de bon ne sortirait des ‘Whispers’, on n’imaginait pas à quel point elle pouvait avoir raison.

Que Chari cautionne ce message laisse sans voix et devrait nous interroger sur sa santé mentale.

Que vous, abhyasis qui nous lisez de temps à autres, ne vous révoltiez pas, ne réagissiez pas prouve à quel point vous êtes tombés sous l’emprise de ce vieux gourou délirant et irresponsable.
Au nom de quelle spiritualité, vous les abhyasis, acceptez ces propos infamants ?

Si vous ne vous indignez pas, vous participez de cette abjection, auquel cas le Sahaj Marg est définitivement mort et enterré.

Elodie

23 février 2011

Même l'Amour n'y peut rien !

Martin nous l'avait promis, il l'a fait, voici son témoignage, émouvant et éprouvant. Merci Martin, je sais à quel point cela a dû être difficile.


ENGLISH TRANSLATION


Quand l'Amour n'y peut rien
C’est l’histoire de retrouvailles inattendues de deux amoureux que les évènements de la vie avaient brusquement séparés trente ans auparavant.
Le coup de foudre est total, imparable, sublime...
Elle m’informe qu’elle fait du yoga.
Intéressé par cette démarche, je m’en réjouis, la félicite même.
Je me rends compte rapidement que ce « yoga » a pour elle une importance anormale qui, premiers signes, nous prive de weekends et moments très attendus pour cause de séminaires et autres rituels…
Nous sommes en 2000 et les informations sur ce soit disant yoga dont je ne connais pas encore le nom sont inaccessibles.
Cette même année, je lui offre son voyage à Vrads, mais constate à son retour des changements bizarres de comportement.
Mais l’amour est aveugle, et malgré des moments d’inquiétude, je supporte patiemment les contraintes de cette pratique.
Elle me proposera ensuite, sans arrière pensée, de lire « Mon Maître » de chari.
Incapable de venir à bout de ce chef d’œuvre d’immondices, je découvre, terrifié, les tenants et aboutissants de ce « yoga ».
Je me mets alors en quête d’informations, rares à cette époque, mais suffisantes pour confirmer que la piste est dangereuse.
Je découvre donc que ma chère amie est bien dans une vraie secte et j’entreprends de laborieuses recherches.

Les méandres de la srcmTM sont difficilement pénétrables.
C’est un cocktail d’arnaques et de mensonges très bien assemblé que ne peut appréhender le commun des adeptes attiré dans ses filets.
Les arnaques les plus évidentes ont déjà été dénoncées sur ce blog, mais résumons les principales.

Arnaque n°1 : la filiation spirituelle des 3 gourous
Laissons en paix Lalaji, qui, sur des principes inoffensifs, a tenté de réconcilier deux cultes ennemis : l’hindouisme et le soufisme.
Quant à Babuji, il est établi qu’il n’a rencontré Lalaji que 3 fois et que ce dernier a refusé de le nommer percepteur.
Il faut donc déjà avaler l’idée que Babuji a été investi dans un rêve par Lalaji, après sa mort…(bon appétit !).
Enfin, la soi-disant passation des pouvoirs de Babuji à Chari fait l’objet d’une procédure à son encontre devant la Cour Suprême de Justice en Inde pour des exactions commises contre Babuji et sa descendance.
La filiation officielle n’est manifestement qu’un montage fallacieux pour tenter d’accréditer le gourou actuel de racines historiques et valides.

Arnaque n°2 : srcmTM comme Trade Mark (marque déposée)
Anodin pour les non initiés, il faut savoir que déposer une marque commerciale a pour but de se protéger et d’obtenir l’exclusivité de la propriété juridique et commerciale et donc du chiffre d’affaire que ça peut générer.
Le gourou actuel, ancien homme d’affaire venu à la spiritualité sur le tard, s’est donc adjugé ce fonds de commerce prometteur et très juteux. Il est impossible d’entrevoir dans cette initiative, bien extravagante dans ce domaine, la moindre intention ou connotation spirituelle, mais bien au contraire, la preuve irréfutable d’un projet de business pur et dur !

Arnaque n°3 : Les bienfaits de la méditation
Il existe d’innombrables façons de méditer et elles ont majoritairement des effets bienfaisants sur les méditant.
Le simple fait de se poser, calmer son mental, se recentrer dans le moment présent… génère des sensations positives et énergisantes comme en témoigne la littérature très abondante actuelles sur le sujet, et ce, quelque soit le mode de méditation pratiquée.
L’arnaque majeure et centrale de la srcmTM est de donner un sens particulier et très original à ce bien être naturel.
Elle explique à ses adeptes que les bienfaits ressentis de la méditation, façon srcmTM, ne sont ni plus ni moins que les effets de la transmission en provenance du gourou, via son percepteur, de la présence divine dans le cœur de l’adepte.
Le gourou est donc l’émetteur universel d’une énergie divine, qu’il est bien sûr le seul à générer (™), et qui promet aux adeptes qui viendront s’abreuver à sa source une élévation spirituelle garantie qui les mettra à l’abri du cycle des réincarnations douloureuses…

Et le tour est joué… ou presque, encore faut-il appliquer strictement la méthode.

Arnaque n°4 : La méthode srcmTM
Mon amie est percepteur depuis 25 ans environ, rapidement nommée après quelques mois de pratique sans formation particulière, probablement grâce à sa bonne tête rassurante et à son sourire avenant.
Rappelons les rituels de bases dont la seule énumération en dit long sur le niveau d’investissement personnel nécessaire :
- 3 sitings d’initiation rapprochés, séance particulière, pris auprès d’un percepteur
- méditation quotidienne au réveil sur la présence divine dans le cœur
- cleaning du soir, autre rituel de nettoyage méditatif
- prière à 21 heures précises de vénération du maître
- 2 méditations de groupes par semaine le mercredi soir et le dimanche matin (satsangs)
- 1 à 2 sittings hebdomadaires avec un percepteur (qui lui-même doit en donner et en recevoir…)
- des séminaires locaux, régionaux, nationaux ou internationaux, 3 à 5 fois par an
- un voyage en Inde annuel si vous n’avez pas eu la chance de croiser le regard du gourou en direct, c’est la règle, lors de ses pérégrinations qui se font plus rares aujourd’hui.
Tout ceci étant bien entendu présenté comme facile et totalement compatible avec une vie familiale et professionnelle normale, y compris quand dans un couple l’un joue et l’autre pas…je vous garantis que, sauf pour les amateurs de ménages à trois, dans la durée, c’est impossible !

Arnaque n°5 : du Raja Yoga, en veux-tu… en voilà !
A l’entrée de la salle de méditation de mon amie est scellée une belle plaque dorée sur laquelle sont gravées les mentions « SRCM – Centre de Raja Yoga ».
Le Raja Yoga est une évolution supérieure du yoga accessible aux yogis confirmés après des années, voire des décennies, de pratiques.
A la srcmTM, il suffit de s’asseoir en tailleur pour accéder en deux temps trois mouvements à ce que des maîtres yogis mettent des vies entières à approcher.
Mais il y a un hic, le professeur qui vous initiera, en l’occurrence mon amie, n’a pourtant jamais fait de yoga, dont acte !
Pire, des ouvrages de référence du yoga mettent en garde sur les dangers d’aborder le raja yoga sans passer par les phases préalables.

Arnaque n°6 : Comment le piège se referme
Un nouvel adepte éprouvant les bienfaits de la méditation, rassuré par l’effet de groupe, ne peut se poser, ou poser, des questions sur les tenants et aboutissants de cette organisation.
La pratique et les rituels l’apprivoiseront insensiblement, le conditionneront, pour le rendre ensuite totalement perméable aux messages du maître.
Quelques morceaux choisis sur l’obéissance et la soumission qui sont à la base du processus d’emprise ( et bizarrement manquant dans les mots clés de ton blog, Elodie) :
" Tout ce qui est maintenant nécessaire c'est une obéissance aveugle aux instructions du Maître. Ceci seul, garantira l'heureux aboutissement de la quête spirituelle, rapidement et sans danger."
" Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de volonté ; la volonté d'agir et d'obéir au Maître dans le moindre détail de son instruction."
" Pour ceux qui ont eu assez de chance pour parvenir à cet état élevé, le Maître n'est plus un guide pour la spiritualité seule. Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi. Il a pris l'abhyasi totalement en charge. Ainsi, nous voyons que seulement notre abandon à Lui, peut déterminer la condition où il peut nous prendre en charge complètement ! "
" Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "

Et j’en passe et des meilleures !!!
Ici, cher visiteur, de deux choses l’une : soit vous ressentez un frisson de frayeur et/ou de dégout à la simple lecture des extraits ci-dessus et, tout va bien, vous pouvez tranquillement reprendre votre vie normale, soit vous y trouvez du sens et de l’intérêt et vous êtes déjà contaminé.
Votre esprit critique est altéré et votre liberté individuelle, votre intégrité, votre identité sont en grand danger !
En admettant ces propos vous refermez vous-même, et sur vous-même, le piège puisque toute critique de l’organisation, du gourou, du percepteur, vous est définitivement impossible. Vous serez encouragé et gratifié d’avoir fait ce travail par vous-même et vous auto-maintiendrez dans cette emprise par ce simple effort.
La manipulation mentale est habile, l’emprise efficace et l’asservissement garanti : « tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire !"
Avec le temps l’addiction et l’auto suggestion vous muteront en véritable zombi et votre entourage assistera impuissant à votre perdition.

La liste des arnaques seraient encore longue à énumérer et vous pouvez les découvrir sur ce blog, mais revenons à notre histoire.

Durant les cinq premières années, j’ai tout tenté pour réveiller mon amie, convaincu qu’un facteur externe et intrus ne pouvait durablement interférer dans notre relation sentimentale et qu’un déclic finirait bien par se produire.
Le sujet n’était pas tabou mais nos discussions le plus souvent stériles, parfois même conflictuelles.
Nous vivions pourtant une vraie relation, intime, complice et très harmonieuse, sauf sur ce plan où aucune communication ne pouvait s’établir.
Dans les meilleurs moments j’avais parfois le sentiment qu’elle essayait, qu’elle aurait bien aimé, mais qu’elle n’y arrivait pas, ne le pouvait pas…
J’ai ensuite abandonné l’idée de la sortir de là, lui suggérant d’essayer de prendre un peu de recul ; d’alléger sa pratique sans y renoncer, mais sans aucun résultat.
Nous avons commencé à ne plus en parler, éviter le sujet qui fâche, et un silence pénible et contraint s’est installé sur ce sujet.
Des ruptures de courtes durées ont commencé à se succéder lorsque ses obligations de percepteur s’enchainaient à une cadence, pour moi, insupportable.
Sans la moindre amélioration, je constatais, impuissant, qu’au contraire, dans le temps, le processus d’addiction s’aggravait.
Une dépendance excessive s’installe conduisant à un comportement soumis, idolâtre, et à des angoisses de séparation ; c’est très inquiétant, sinistre, mortifère…

De même que la liberté de chacun finit où commence celle des autres ; la liberté de croire de chacun finit où commence l’abus de confiance des autres.
Je me suis beaucoup interrogé, torturé même, sur mon incapacité à respecter sa liberté de choisir, de croire, et à l’accepter en fait « telle qu’elle est ».
Elle me rappelait parfois : « je suis ce que je fais » et je lui répondais avec insistance : «Non, tu n’es heureusement pas ce que tu fais, tu t’efforces de devenir celle qu’ils veulent que tu sois ».
Mais je n’ai jamais pu douter de son statut de victime abusée, pas plus que des sentiments, assurément réciproques, qui m’inspiraient le devoir de l’aider.
C’est comme si constatant qu’un être cher est sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue dure, vous assistiez à son autodestruction sans tenter de le secourir !
Mais les dégâts de l’addiction à l’alcool ou à la drogue sont notoires et les solutions de sevrages disponibles et possibles.
Les dégâts de l’addiction à la srcmTM sont diffus, insidieux, sournois, méconnus et sans solutions de sevrages.
C’est le trou noir…à chacun de revenir de l’autre côté du miroir; par ses propres moyens, c’est une gageure, impossible sans une main tendue, et encore…

« Il n’y a pas d’humanité sans raison » ; les victimes de la srcmTM sont inéluctablement amenées à la perdre pour muter vers un état de zombi totalement à la merci de leur gourou et de son organisation.
Cette mutation est fatale pour un couple; condamnés désormais à se regarder l’un l’autre, comme des chiens de faïence, définitivement incapables de regarder ensemble dans une même direction.
La confiance s’étiole, le bonheur d’aimer se transforme en désespérance et rancœur douloureuse de pas avoir pu trouver de solution.
C’est une situation contre nature où les mots n’ont plus de sens, la raison et le bon sens plus d’emprise.
La réalité vacille, la vérité se voile et un insupportable sentiment d’échec ensevelit la belle histoire.
Quand je lui rappelais que « seule la srcmTM pourrait nous séparer », elle me répondait avec assurance : « si tu me quittais à cause de ça, je ne comprendrais pas… »

Puisse-t-elle comprendre un jour…

Malgré les sentiments, deux amoureux se séparent dans une intrigante douleur ; deux êtres malheureux, atterrés et désespérés de constater que même l’Amour n’y peut rien !

Martin

Post scriptum : Elodie, j'ai un peu galéré pour t'envoyer mon texte, mais je n'ai pas pu, ou su,mettre en caractère gras les sous titres arnaque n°1 2 3...
ainsi que certains passages citation de "mon maître" tels que:
"obéissance aveugle aux instructions du Maître"
"dans le moindre détail de son instruction"
"Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi"
"il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire"
"que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "

Si tu peux l'intégrer, c'est mieux!

Affectueusement,

Martin

Les compléments de Martin :

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.

C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »

Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.

Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.

Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…

Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

4 septembre 2006

« Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout…»

Veuillez excuser mon absence, j'avais un terrible besoin de me ressourcer. Cet été m'a permis de faire un break et de prendre un peu du recul dont j'avais tant besoin.
Me voilà donc de retour, plus forte et solide qu'avant.
On redémarre sur les chapeaux de roues avec ce témoignage d'une jeune femme occidentale qui illustre à merveille le degré de dépendance des abhyasis européens vis à vis de Chariji que cela ne gêne pas le moins du monde :

« Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout…»

« Le Maître m'a demandé si je voulais me marier à un Indien. Oui, oui, vous avez bien entendu… Je Lui ai répondu pourquoi pas. Il a ajouté que les hommes indiens sont mieux que les Européens. Je Lui ai dit que Lui seul sait ce qui est bon pour moi. Il a hoché la tête en signe de confirmation (…) Le Maître m'a demandé si je voulais toujours me marier avec un Indien, si j'étais sérieuse. Il m'a dit que ça signifierait que j'allais habiter en Inde. J'ai répondu que c'était OK alors Il a ajouté : je vais te trouver un bon gars, tu le rencontreras ce soir. Autant dire que c'était du rapide. J'ai passé l'après-midi assez cool, mais quand même avec une certaine pression (…) Un Indien rentre dans la chambre suivi de sa famille. Il salue le Maître qui me montre du doigt : c'est cette fille (…) Quel bonheur de voir le Maître content. Je Lui ai demandé s'Il était heureux de cette union et Il a répondu que oui, parce que c'est ce qu'Il souhaitait. Je peux vous dire que ça fait bizarre… mais c'est merveilleux. Le Maître est vraiment enthousiaste, Il en a parlé plusieurs fois le lendemain à tout le monde. Il m'a vraiment fait un beau cadeau. Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout… »

17 février 2006

Une totale obéissance

Aucune liberté d'expression

Richard a raison, l'argent n'est pas le seul problème.
La liberté d'expression est impossible au sein de la SRCM. Les abhyasis ne peuvent pas communiquer pleinement et ouvertement.

Notre Frère bien connu Clark Powell a créé un blog en mai 2004. Chari n'était pas content et lui a dit d'arrêter dès le début de juillet : "J'ai vu les mails proliférer entre vous et les gens et cela m'inquiête. Par ce mail je vous demande de fermer définitivement votre site invertendo.com. Je vous remercie pour votre obéissance."

Pourquoi les échanges de mails l'inquiètent ?
Pourquoi les abhyasis doivent avoir l'accord de Chari pour communiquer entre eux ?
Pourquoi Chari a peur quand il ne contrôle pas quelque chose ?
Que veut-il cacher ?

Dans son récent voyage vers Satkhol, un abhyasi a posé la question suivante à Chari : "Que recherchez vous le plus chez un abhyasi qui vient à vous" et sa réponse, rapportée justement par Clark Powell dans Sahaj Sandesh, fut : "Je ne sais pas ce que je cherche. Mais le mieux, c'est une obéissance totale. Une obéissance sans poser de question."

Mais pouvons nous accepter d'obéir totalement alors que nous ne pouvons plus lui faire confiance ?

Elodie