La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

Affichage des articles dont le libellé est mariage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mariage. Afficher tous les articles

14 novembre 2013

Les mariages arrangés du Sahaj Marg

Chari exploite la bêtise et l’idolâtrie de ses adeptes

Eric B, abhyasi français depuis 28 ans, regrettait que Chari ait accepté de bénir les unions de ses adeptes occidentaux : « (…) Des pratiquants se sont donnés eux mêmes des obligations (se marier devant le maître par exemple) en projetant des fantasmes que si le maître les a béni, leur mariage sera une réussite, comme ceux qui vont à l'église d'ailleurs.. je pense d'ailleurs que ces traditions sont plus indiennes,et la mission et Chariji n'auraient jamais du l'accepter pour les occidentaux, mais ceux sont des occidentaux eux-mêmes qui ont insisté. (…) Pour info je me suis marié à la mairie, (ni à l'église, ni dans la mission), et j'ai toujours trouvé cela effectivement folklorique et exagéré, mais je crois que ce sont les pratiquants occidentaux qui ont demandés cela. Ceci n'aurait effectivement jamais du se faire, pour la confusion engendrée, comme si le maître spirituel pouvait garantir la durée, l'équilibre d'un couple, et d'une famille, dont les difficultés sont les mêmes pour tous, dépendants directement de nos histoires psychologiques et affectives. (…) »

Effectivement, Babuji ne mariait pas ses disciples entre eux, Sœur Kasturi l’a confirmé et expliqué que c’est une des raisons qui l’a poussée à prendre ses distances avec Chari.

Chari aurait pu refuser de marier les abhyasis entre eux ou se limiter à bénir leurs unions. C’était sans compter sur son caractère opportuniste. Plutôt que de refuser, il a décidé d’utiliser ce besoin des abhyasis à d’autres fins. Ainsi il encourage les mariages mixtes, il les arrange au besoin et les érige comme règle d’accouplement de ses abhyasis.

Rappelez-vous ce témoignage que je publiais en septembre 2006 : « Le Maître m'a demandé si je voulais me marier à un Indien. Oui, oui, vous avez bien entendu… Je Lui ai répondu pourquoi pas. Il a ajouté que les hommes indiens sont mieux que les Européens. Je Lui ai dit que Lui seul sait ce qui est bon pour moi. Il a hoché la tête en signe de confirmation (…) Le Maître m'a demandé si je voulais toujours me marier avec un Indien, si j'étais sérieuse. Il m'a dit que ça signifierait que j'allais habiter en Inde. J'ai répondu que c'était OK alors Il a ajouté : je vais te trouver un bon gars, tu le rencontreras ce soir. Autant dire que c'était du rapide. J'ai passé l'après-midi assez cool, mais quand même avec une certaine pression (…) Un Indien rentre dans la chambre suivi de sa famille. Il salue le Maître qui me montre du doigt : c'est cette fille (…) Quel bonheur de voir le Maître content. Je Lui ai demandé s'Il était heureux de cette union et Il a répondu que oui, parce que c'est ce qu'Il souhaitait. Je peux vous dire que ça fait bizarre… mais c'est merveilleux. Le Maître est vraiment enthousiaste, Il en a parlé plusieurs fois le lendemain à tout le monde. Il m'a vraiment fait un beau cadeau. Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout… »

Autres temps, autres mœurs. Le Sahaj Marg est une spiritualité aux valeurs morales très évolutives.  Chari recycle ces mariages dans une philosophie plus vaste inspirée par Whispers.

Chari prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg.
Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’êtres humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.

Chari veut conquérir le Monde et il utilise la bêtise de ses adeptes pour parvenir à ses fins.

Elodie

19 mai 2013

Les gastro-entérites du Sahaj Marg

ENGLISH TRANSLATION


114th Birth Anniversary Celebrations of Pujya Babuji Maharaj (Echoes of India, mai 2013)

Résumé des célébrations du 114ème anniversaire de la naissance de Babuji : un Kamlesh Patel en grand ordonnateur des 4 jours de cérémonie, qui rappelle le « Grand Plan de Régénération de l’Humanité » selon Whispers, à quelques 33 000 personnes présentes, adultes et enfants réunis et qui célèbre rien moins que 16 mariages.
Le rapporteur de ces événements ne sait plus que dire sinon que de se répandre sur la merveilleuse organisation de ces journées qui a permis de ramener le nombre de gastro-entérites et autres touristas de 202 cas l’an passé à seulement 102 cette année.
Heureusement, l’annonce d’un message vidéo de Chari détend un peu l’atmosphère. L’annonce de l’organisation de célébrations pour l’anniversaire de Chari à Tiruppur en juillet permet de clore ces journées sur une note un peu plus optimiste.

“(…) On Sunday 28th May, Br Kamlesh conducted five weddings after the morning satsanghs. (…)
He read out two of Babuji’s messages from the Whispers and explained the role of the abhyasi in the grand plan of regeneration of humanity.
When the announcement was made on 29th about Master’s expected address the next day through video telecast, the rejoicement of abhyasis was palpable.(…)
In addition to the weddings on 28th, Br Kamlesh conducted four weddings on 29th, three weddings on 30th and four weddings on 1st. These weddings in the Sahaj Marg way, stand for simplicity and a way of integrating families across the boundaries of cultures and languages.
33,000 abhyasis and children took part in this year’s celebration. (…)
How would one explain a kitchen that cooked for 25,000 people on an average, thrice a day, yet managed a near ‘zero wastage’? The campus had twentythree security posts from where our abhyasi brothers were working in three shifts a day. The brothers and sisters in the accommodation team, who were the first to start work nearly two months ago, made our stay comfortable within the confines of our limited resources. It was hard to miss the absence of flies in the campus, especially in the kitchen and canteen. The hygiene house, sanitation and housekeeping teams worked in unison to give us a healthy and comfortable stay. They spent sleepless nights while ensuring our comfort and spent their resting time amidst barrels containing organic septic tank dousing solution, sanitisers and segregated waste. The result of their hard work is evident from the the fact that in the 2012 bhandara, 202 cases of gastroenteritis were recorded at the medical facility. This year it was only 102 cases of travel diarrhoea and no case of on campus occurrence. Another reason for this was the drinking water treated in the RO plant. Given the hot weather of Tiruppur, 6 lakh litres of RO treated drinking water and 24 lakh litres of water for other usage were consumed in these three days.None could have missed the wi-fi enabled travel desk consisting of twelve counters which catered to the travel needs of abhyasis.
Several new publications were released during these celebrations. Some special releases, some new books and videos as well as some reprints in several languages were part of this release. There was an overwhelming array of Mission publications to choose from. A photo gallery extended this with beautiful framed photographs of our Masters. (…)
The added bliss came on the last day when it was officially announced that beloved Master’s birthday celebration will be held at Tiruppur this year. Time has once again started ticking towards that occasion, when the beloved would fill our hearts with love.”

Les effets des préjugés et de l'auto-jugement sur notre vie spirituelle (Vidéo discours de Chari du 1er janvier 2013) :
Chari a tenté de convaincre ses lions et moutons de ne pas préjuger ni juger.
Voici ce qu’il disait dans un discours du 12 octobre 2010 : “(…) So you see, it is from below to the top or the other way down, when churches condone same-sex marriages, perform same-sex marriages. Soon a day will come when perhaps, in Athens or Barcelona or somewhere, you will find a man marrying a cow. (...)”
Que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre, Chari ferait mieux de balayer devant sa porte.

Elodie

29 janvier 2013

Celui qui vous aime n’exige pas


Suite du témoignage de Nobello

À propos du « BON site web de la SRCM »... et donc du « Mauvais ».

Lorsque j’ai commencé à comprendre tout ce que ma compagne m’avait – incroyablement – caché des mois durant, truquant, mentant, niant chaque évidence que je lui faisais douloureusement constater, j’ai voulu me renseigner à propos de cet étrange « Sahaj-Marg » qui m’était inconnu, aux effets si dévastateurs.

Recherche « Google », je tombe sur LE site de la SRCM.
Son adresse Internet en montre bien l’évidence, sachant que « srcm » est une marque déposée par monsieur Rajagopalachari. Ce site est sa propriété, dont il dispose à son gré :

Le site est simple, presque dépouillé, et l’accès aux pages se fait les unes après les autres, avec un accès compliqué aux informations.
Ces informations sont destinées aux abhyasis, afin de leur permettre de « perfectionner » leur pratique.

Et c’est immonde.
Ignoble, spirituellement dégradant, cynique.

N’importe quelle personne vivant une spiritualité éprouvée frémirait en lisant ce que j’y ai lu.
Vu d’ici, c’est la négation-même de l’Amour... Que dire du sentiment « Divin » ?

C’est aussi une manipulation mentale outrancière.
N’importe quelle personne familiarisée avec les procédés d’endoctrinement et de manipulation mentale le confirmerait... le temps de se remettre de son effarement.

J’ai cru que ça pouvait représenter une PREUVE FLAGRANTE aux yeux de n’importe qui - donc de mon épouse - et je lui ai demandé de venir voir ce que racontait ce site, le propre site de la srcm, de monter les quelques marches jusqu’à mon ordinateur.
Elle ne me l’a pas accordé.
Pendant vingt jours, je l’ai incitée, engagée, priée, suppliée de venir en lire quelques lignes, juste quelques lignes. Elle a multiplié les « raisons » les moins vraisemblables pour y échapper, et elle ne me l’a pas accordé.

C’est normal, elle avait sa réponse. Parce qu’elle ne m’en parlait pas à moi, mais elle en avait parlé à sa préceptrice : « Ce n’est pas le BON site ! » m’a-t-elle affirmé deux jours plus tard.
Elle avait sa réponse, elle n’en est pas sortie jusqu’à son départ, deux semaines après.

Le fameux « caprice » hors de nos maigres moyens : ce « voyage en Inde pour décompresser avec une copine », pour laquelle elle lui aura emprunté (entre abhyasis et sans m’en parler) la somme importante dont nous ne disposions pas, pour aller s’enfermer dans un ashram...

Partis entre abhyasis pour une semaine prévue et définie, ils n’auront rien vu de « l’Inde » tant revendiquée dont un époux soudain abusif voulait la priver : tout est prévu, organisé dans le détail. On va les chercher et On les ramène à l’aéroport.
Et entre les deux, le « renforcement » Ultime, attendu, et les puissants verrous mentaux qui empêcheront désormais les bienheureux pratiquants d’exprimer d’eux-mêmes autre chose que ce que le « Maître » y aura autorisé. Tellement trop peu pour une vie d’Amour...

Déjà assujettie, elle m’a refusé cent fois de gravir dix marches afin de nous rester.
Elle a fait 18 000 kilomètres pour être auprès de monsieur Gopalachari, que je sais avec certitude desséché, malveillant et manipulateur  : il n’y a plus de chemin.

Et il n’y avait plus vraiment de « nous », depuis des mois. Il m’a fallu m’y faire.
Mais elle reste dans cette obscurité stérile, même si elle s’y montre aussi sereine qu’une héroïnomane comblée par l’assouvissement momentané de son manque, béate entre deux poubelles et refusant aveuglément la moindre perspective de sevrage, la moindre bribe de conscience de ce qu’elle devient.
Qui peut l’aider si je l’abandonne, moi ?!

Après son départ, j’ai voulu revenir sur ce site révoltant de la srcm et l’étudier avec attention, en désarticuler les évidences les plus grotesques, en dénoncer l’indignité, les malveillances les plus sournoises.
J’avais évoqué ici-même, dans mon premier envoi, mon trouble (...) face à ces horreurs, en citant ce site.

– Surprise ! – le site... est toujours là.
Mais désormais en accès réservé.

Pas supprimé par monsieur Rajagopalachari parce que « ce n’est pas le BON site » : ce serait sot, puisque c’est le bon site. Le bon site... pour les abhyasis confirmés, par pour les curieux.

Le site pour les curieux, le « vrai BON site » désigné à mon épouse par sa préceptrice, c’est celui-ci : la Vitrine internet de la srcm, diaphane et précautionneuse à souhait :


Et pour éviter que les curieux se mêlent des « affaires internes » de la srcm, le « mauvais » site est désormais inaccessible.
Protégé par identification et mot de passe. Comme ça, On reste entre Soi.

Et, surtout, il n’y a plus moyen d’y chercher de quoi convaincre une « assujettie débutante » de l’ignominie qu’on lui prépare, sitôt qu’elle sera bien ferrée.
Après l’un ou l’autre « indispensable » voyage en Inde, par exemple.

Ces gens sont impressionnants d’assurance, tant ils se sentent sûrs de pouvoir se montrer sans frais parfaitement cyniques. Et ils ont raison : même débutant, aucun abhyasi digne de ce nom n’osera se demander POURQUOI ce site « qui n’est pas le BON ! » (c’est donc le MAUVAIS ?) n’a pas été fermé plutôt qu’interdit d’accès aux « non-initiés ».


C’est toute la puissance de ce conditionnement : le Maître peut cumuler les sottises, les errements et cumuler les signes d’une évidente rouerie, « Il est au-delà de la Dualité, hors de notre compréhension limitée ».

Ouiche... Bien sûr. Évidemment. Même lorsqu’il affirme sans rire que « Dieu est mâle et la Nature femelle », ce qui en dit pourtant très long quant à son « dépassement de la Dualité » !

Bref : c’est finalement simple, et parfaitement machiavélique.

Cette femme que je sais noble, belle et sincère est devenue égoïste, dissimulatrice, menteuse  et hermétiquement fermée au raisonnement ou à la discussion : la Vérité de monsieur Rajagopalachari ne se discute pas.


Et moi, j’ai mon compte.
Je sais que son « Maître » ne lui apportera de « Lumière » que la consolation passagère des souffrances qu’elle endurera en continu, quoi qu’elle en affirme. Et je suppose que ça va durer des années, jusqu’à la lie.

Je sais aussi que celle que j’aime - et qui m’aime - depuis si longtemps se trouve quelque part au fond de la femme étrange qui partage désormais si peu ma vie. Et je souhaite que ce conditionnement implacable soit aussi parfait que ses effets le laissent supposer, parce qu’il m’est insupportable de supposer de sa détresse à elle, à l’occasion d’un rai de Lumière Intérieure furtif qui lui rendrait une part de sa conscience comateuse... 

Je n’ai pas la force, pas la place de lutter.

Je vais divorcer de cette femme que je ne reconnais pas, que ses enfants eux-mêmes ne reconnaissent pas : monsieur Rajagopalachari devra loger ailleurs que sous notre toit commun.
C’est aberrant. Je ne parviens pas à m’y faire tant c’est incroyable, invraisemblable, irrecevable. Crétin.

S’il vous plaît... Faites ce que bon vous semble, mais RENSEIGNEZ-VOUS avant. Sérieusement.

Et réfléchissez, raisonnez, même si c’est « mal ».
N’a-t-il pas fallu que vous réfléchissiez, que vous raisonniez (avec vos émotions, comme d’habitude) pour choisir d’écouter ce que prétend monsieur Rajagopalachari ?

Pourquoi faut-il si impérativement refermer derrière lui tout accès au raisonnement ?

Pourquoi votre Créateur vous aurait-il doté d’intelligence, s’il faut s’en passer impérativement « pour Le rejoindre » ?

Après avoir « voué spirituellement » votre agrément personnel  à cette impitoyable nasse psychique, il n’est plus temps.
Et vous serez alors longtemps coupés de l’Amour, le Vrai : celui qu’on trouve partout.

Dieu exige-t-Il ? OÙ est-ce écrit en vous-mêmes ? À l’extérieur de vous-même, où est-ce écrit hors sur les dogmes infirmes de quelques richissimes « maîtres ultimes » lointains ?
Dieu est l’Amour, la somme de tous les amours, jusqu’aux plus malingres, jusqu’aux plus fragiles. Et l’Amour est simple.

Celui qui vous aime n’exige pas.
Et celui qui exige n’exige
jamais au nom de l’Amour : par nature, une prostituée ne plaide pas pour la virginité.

Nobello

15 janvier 2013

Quelle pauvre qualité d’amour croit-on pouvoir offrir au Divin ?


Quelle pauvre « qualité » d’amour croit-t-on pouvoir offrir au Divin, parmi celles qui se seraient refusées à se polir aux reliefs humains ?

Nobello exprime son chagrin et son incompréhension (commentaires publiés hier sous le message « Ma compagne médite » ):


Bonjour, Élodie, bonjour les autres.

 Une récente confrontation à ma vie – donc à moi-même – m’a amené, sans intérêt préalable et contre mon agrément, à prendre connaissance de ce qu’est le Sahaj-Marg au travers de l’intérêt de ma (future-ex...) compagne pour ce qui est présenté comme « Une technique d’épanouissement gratuite sans effets autres que positifs sur la vie courante ».

Désagréablement « interpellé » dans mes sensations dès les premières (discrètes, et étrangement timides) informations que m’avait accordé ma Chérie à ce sujet, j’en ai presque immédiatement conçu une impression a priori déplacée, étonnamment faite d’un refus primaire, l’un de ceux contre lesquels on s’arc-boute pour assurer sa défense contre le danger pressenti, prêt à s’y briser les bras plutôt qu’à y céder.

J’ai cette chance d’être un homme suffisamment singulier pour qu’on ne s’étonne généralement pas de mes « atypismes », et j’en ai fait tout aussi immédiatement, auprès d’elle et auprès de proches, une « prophétie » argumentée, aux étapes précises et dont je décrivais les prévisibles conséquences.
Je m’y suis trompé : j’estimais que les évènements domestiques ainsi décrits et conduisant à ce résultat adviendraient sur l’espace d’un an. Cela n’aura mis que quelques mois à arriver.

Le plus désolant de l’histoire, c’est que L. (ma compagne depuis plus de vingt ans, qui nous a fait trois fils aussi beaux, futés, gentils et pertinents qu’il se puisse raisonnablement souhaiter) est une femme droite et sincère, animée d’un authentique besoin de « Clarté » et... habitée d’une cohérence ordinaire, d’une perspicacité qui auraient dû, pour ce que je croyais en savoir, la garder de se soumettre « avec enthousiasme » aux nuisibles navrances dont j’ai fini par découvrir l’existence, sitôt entamée une recherche motivée : vu d’ici, il suffit de tourner les pages du site de la srcm pour, bien avant le terme, devoir choisir entre l’éclat de rire et les larmes.

Si L. avait éprouvé ma curiosité native, elle n’aurait pas prêté de son âme à ce que lui racontait, à propos de la « méthode Magique », son « amie » de plus ou moins fraîche date, collègue de travail et devenue, petit à petit, le réceptacle privilégié de ses complicités-de-femme.
Elle aurait cherché ce site de la srcm, ou je le lui aurais trouvé.
Et je suis sûr – certain ! – qu’il lui aurait suffi d’en lire quelques pages avec son regard ordinaire pour s’inquiéter aussitôt de « ce que nous pourrions faire pour aider son amie », si visiblement ancrée dans un piège psychique particulièrement putride.

« L’amie » - devenue entre-temps une Âme-sœur, ainsi qu’il se doit - n’aura pas eu de ces scrupules-ci à son égard.
À l’abri de mon attention, elle a cultivé l’ordinaire du parcours : faisant, disant ce qu’il faut pour que tu me le demandes, j’oppose à ta légitime curiosité les « modestes précautions d’usage » destinées à me dédouaner de ma responsabilité morale mais, devant ton « insistance »... amicale et bonne comme tu me connais, je ne peux que t’accorder (discrètement, hein...) de satisfaire ton irrépressible envie qui ressemble tant à un Appel – surtout que tu en as besoin, d’après ce que tu m’as confié de toi et qui m’emplit de Compassion.

Je la comprends, sincèrement.

Abhyasi convaincue et Chariphile dévote et zélée, la vie de cette femme, est si vaine, si triste - jusqu’à en ressentir spontanément l’évidence en sa présence - que la perspective d’en partager les « reliefs » avec une si chouette nana lui était un Signe, en même temps qu’une issue présumée joyeuse à ses propres frustrations : si une L. s’en laissait convaincre avec enthousiasme, c’est qu’elle-même avait eu Raison, elle qui erre depuis vingt ans dans les méandres tracés par Rajagopalachari sans traces pérennes d’une lumière convaincante...

Cela date de quelques mois, mais il y a quelques semaines que j’ai pris une conscience aiguë de ce qui venait, sans que je m’en aperçoive vraiment - pas assez, au moins, pour y prêter l’attention suffisante -, de vaporiser tout ce que je savais être le prix de notre union, m’acculant à ne savoir en faire que le triste constat.

Notre couple est mort à ce qu’il fut, m’en reste mon amour pour elle : pas sûr que Chari m’en laisse l’espace, jaloux et exclusif comme on le connaît en matière d’Amour.

L’os, pour Chari et ceux qui lui accordent ce que je ne saurais lui reconnaître sans rire, c’est que je ne sais pas non plus être un autre.

J’aime L., d’un amour dont connais les allures, et les chemins qu’il emprunte : j’ai ressenti un déchirant sentiment de trahison sitôt que me fut confirmé (par son comportement et quelques mots très peu adéquats) qu’elle avait, s’en revendiquant, donné sa Foi à... une méthode gratuite etc ?
Non : à Rajagopalachari, au nom de sa très improbable promesse du retour au Divin par la Fusion Mystique, le Maître « assumant » ses peines et l’amenant tendrement à sa Joie... pourvu qu’elle accepte d’inscrire au chalumeau sur son âme - pire, sur son Cœur - et donc dans son esprit, pourtant réputé s’absenter afin que s’accomplisse « l’œuvre », que sa Joie ne saurait s’entrevoir hors la joie du Maître, et d’en raviver la plaie Glorieuse en passant le couteau dedans le plus régulièrement possible.
J’avoue que l’idée qu’elle puisse, ainsi que je l’ai lu sur le site de la srcm, « projeter hors d’elle tout ce qui ne serait pas fait exclusivement de son Désir (tiens ?!...), de sa volonté (re-tiens ?!) d’accueillir le Maître, de s’abandonner afin qu’il la pénètre jusqu’au cœur etc. », ça passe plutôt difficilement : un truc de mec, sûrement...
J’ai du mal, tant de mal à la voir possédée par un homme que je trouve si laid, d’où que je le regarde.

Il se trouve aussi que, parmi les singularités évoquées, figure une – coupable, modestes abhyasis, bien coupable – tendance à ne me sentir, au plus sincère de moi-même, aucun besoin d’un « Intercesseur » entre ce Tout-Cela que nous avons coutume de nommer Dieu et moi.
Et, pour être totalement franc, je suis tant convaincu de l’évidence de l’impasse spirituelle misérable si pitoyablement imposée que je m’en prends à douter, au détour d’un triste sourire de compassion, que la plupart d’entre les plus zélés des abhyasis puissent se trouver à même de reconnaître l’un de ces hommes que les divers credo nomment « bodhisattva » ou « saint » - ou autrement -, s’il leur advenait la grâce d’en croiser un...

En bref, je n’ai pas eu non plus la réaction « typique », attendue, soit :
- je la boucle en espérant que l’orage passe : improbable ;
- je m’y colle aussi comme on devient alcoolique : irrecevable ;
- je m’oppose, avec une vigueur croissante... et des arguments souvent aisément contournables à leur profit par ceux qui ont plus ou moins l’habitude d’être confrontés à ce genre de situation, encore une fois attendue : vain, énergivore et... « infirme ».

J’ai fait le constat de la perte - cruellement irréparable - de mon quotidien, et de ce qui pouvait me faire ressentir L. en tant que ma compagne : convaincu qu’il y eut entre nous, avant le « Nettoyage » de rigueur, bien plus que ne se reconnaissent généralement ceux qui savent s’aimer, j’y entretenais avec elle la certitude d’une relation d’ordre spirituel, jusqu’à la survenue dans nos vies de la nasse mise en place par Rajagopalachari.
Sans doute n’y ai-je pas mis les « pompes » qui lui auraient été « nécessaires ». Mais je ne sais pas où trouver en moi de quoi le déplorer.

Je me suis senti cocu de l’Âme, infiniment, et condamné à voir « mon » fidèle amour, adultère et légère, secrètement « animée » d’un désir unique très lisible et si visiblement éprise de ce méprisable manipulateur répéter ma torture semaine après semaine, s’imprégner de cet homme et de ce qu’il promet - hélas...- si visiblement, au-delà des fantasmes contrefaits qu’il fait briller ainsi qu’on plaçait autrefois des miroirs pour attirer les alouettes.

La nature profonde de ma compagne m’aura empêché d’en supposer cet adultère ultime si douloureux, et je sais combien je lui aurais préféré, pourtant paisiblement certain d’avoir été cet homme qui n’en revendiquait rien et s’en étonnait avec une reconnaissance tendre, celui-d’entre-les-hommes qui avait reçu d’elle en offrande, en témoignage de sa Foi en Nous le partage de toutes ses intimités, qu’elle n’en renie auprès d’un autre que la part dont un sourire, une douche et une explication sincère peuvent parfois régler le compte.

Le voyage en l’ashram béni approche, et accepter d’en convenir alors que nous avons de très modestes moyens, sachant ce que je ne peux plus ignorer, revient pour moi à agréer son impatience à s’offrir, au Regard du Divin ou ce qu’elle en présume, à ces Noces hautement symboliques célébrées entre amants enfin légitimes après l’adultère éprouvé, en confirmation Sacrée d’un Amour aussi Pur qu’indéfectible.
Parce que nous n’avions, nous, échangé ce type de Foi dans aucun autre temple que nous-mêmes et que je n’y « exigeais » rien, je n’ai rien à y faire, plus rien à y voir.
Et je manque de motifs crédibles pour trouver à y renoncer à ce que je suis, à ce qui je suis qui fait le goût et le prix de ma vie en même temps que sa « substance » spirituelle.

Je me propose de beaucoup écrire à propos de tous ces évènements, de ce que ça m’inspire, de ce que j’aimerais en communiquer dans l’espoir d’éviter à certains la peine que j’ai pu éprouver, et à d’autre la détresse mortifère de l’impasse spirituelle que j’en augure.
Et j’ai écrit beaucoup, déjà, à mesure que débordaient de moi les atterrements, colères et compassions diverses que m’inspiraient ce que je découvre à mesure.

Il me semble que votre blog (visiblement quasi-commun, au moins tant qu’à l’esprit qui l’anime) serait un bon support pour ces réflexions, ces ressentis-ci... dont j’espère qu’ils ouvrirons droit à des échanges fertiles.

Outre la présente intervention et pour vous en montrer quelque chose, je vous propose un étrange parallèle qui s’est imposé à moi, clair jusqu’à en devenir incongru, voire dérangeant.
Mais je n’ai pas eu à chercher ni les mots ni la forme qu’ils voulaient prendre, tant ce qu’il exprime est ancré dans chaque recoin de ma symbolique intime.
Je vous le propose ainsi que c’est venu en moi

J’aimerais pouvoir me dire que je n’y comprends rien, ne pas comprendre autant sans n’y pouvoir rien empêcher...

Comment peut-elle supposer devoir « trouver l’Éveil » en s’acceptant soumise à une telle hypnose, à tant d’oubli, de fermeture, de séparation et d’aveuglement ?

Ce qui me vient spontanément, c’est une parabole.

Supposons l’histoire d’une fille claire, sincère et habitée de bonne foi et de bienveillance à « l’autre », aimante aux siens et au-delà, fidèle sans effort à son compagnon et à laquelle les relations à l’autre, justement, mais aussi à l’estime de soi, à l’amour, à la sensualité, à « l’influence », au plaisir, à la culpabilité seraient altérées par un passé qui en explique simplement une bonne part.

Elle aurait aimé danser, y trouvant de quoi se vivre, parfois, en harmonie avec son présent. Mais désolée, chaque fois, de ne savoir conserver cet agrément-ci au-delà de ses danses, de se ressentir convaincue de devoir se goûter sans agrément durable.
Souvent, par d’improbables chemins de cœur et d’esprit, elle en aurait trouvé en elle de quoi s’éprouver coupable d’on-ne-sait-quoi. Même si on-ne-sait vraiment pas, et elle pas plus que quiconque.

Supposons que, mue par le besoin d’en être soulagée, elle se soit laissé conter par une « amie » (évidemment creusée des mêmes failles) le Charme absolu, ultime, envoûtant d’un homme, Danseur exceptionnel dont l’enseignement (gratuit et sans portée autre que positive sur l’environnement ordinaire des enseignés, ainsi que clairement exposé au préalable dans les brochures éditées dans le but avoué de « partager » discrètement mais au mieux ces louables dispositions) et la fréquentation assidue «délivrent » par la Danse de toutes ces malédictions supposées... mais sans préciser immédiatement que ces bénédictions ET cette capacité définitive à Danser à l’égal des « meilleurs » ou des plus gracieux dans l’Harmonie Divine promise aux Danseurs sur la terre comme au Ciel... ne seraient « délivrables », transmissibles QUE (et exclusivement) pourvu qu’on se livre à lui corps et Âme, liens affectifs, sociaux et sagacité ou pertinence personnels expressément EXCLUS, et le tout expressément accepté, SOLLICITÉ CONSCIEMMENT COMME TEL par la future supposée « Délivrée ».

Visiblement, les danses de l’Amie, malgré vingt ans de fréquentation assidue, ne trahiraient aucune Grâce particulière notable.
Spontanément accepter, agréer le Maître Exigeant - et tarifé ! - derrière la « saine pratique gratuite » vantée ? Ça aurait été, à ce stade, de nature à faire reculer n’importe quelle femme sincère disposant d’une capacité d’analyse supérieure à celle d’un bulot cuit...
Celle-là, au moins, pour ce que j’en présume. Mais elle n’aurait pas beaucoup aimé lire.

Et puis les deux copines – qui se trouvent tant d’affinités électives – décideraient, dans la plus grande discrétion possible à l’égard du mari de la seule qui en ait un et une vie de famille convaincante, d’aller ensemble danser « en boîte », toutes frémissantes de la complicité partagée.
Juste pour danser gaiement, entre complices-de-près.
Justement dans un petit club (confidentiel) de la chaîne « Précepteurs de l’Eden », où l’Amie a ses habitudes.
L’une des « Franchises » de « L’Ultime Eden », vaste hôtel aussi lointain qu’exotique où Le Bienveillant et généreux Danseur Altruiste – mais tarifé, donc - recevrait (parfois, au compte-goutte et dans les conditions qui lui conviennent) chez lui et à leurs frais augmentés celles d’entre ses Promises qui auront, au bout du parcours conçu pour ça, accepté « de bonne grâce » d’abolir tout ce qui pouvait en faire ce qu’elles sont affectivement, socialement, intellectuellement et émotionnellement et qui ne cadrerait pas avec cette soumission inconditionnelle préalable indispensable.
Indispensable ainsi que très clairement indiqué au Contrat Moral auquel se réfèreront les signataires (signataires par le Cœur, avec toute l’implacable portée symbolique que notre culture commune lui reconnaît spontanément, éprouvée avec plus ou moins de conscience par le sot et l’érudit...) bienheureuses, même si « on » explique à merveille aux aspirantes « déjà très compétentes et douées » qui se refuseraient à l’une ou l’autre des simagrées associées (et trop visiblement louches...) pourquoi il ne faut pas croire ce qui est indiqué dans les publicités officielles diffusées (le plus discrètement possible) pour le Lieu, fut-ce par ceux qui, au-delà de leurs dénégations, « l’animent » avec un enthousiasme tout empreint de prometteuse Sérénité.

Il faut imaginer un Lieu « unanime », où chacun des présents confirmerait cette atmosphère si singulièrement confraternelle, axée vers l’Accueil chaleureux de la belle arrivante et si avenante nouvelle Promise aux objectifs communs, vers son Intégration formelle au Lieu, à l’Élan commun, à la Foi commune en ce Maître commun aussi Humble (il vous prouvera aisément qu’il n’a jamais rien « vraiment » demandé pour lui) que Puissant au-delà de toute imagination puisqu’Il Peut (–peut-être, hein, si les conditions indispensables sont vraiment toutes réunies chez l’impétrante –) transmettre la capacité à la Fusion avec le Divin. Si, il Peut le faire !
Et, de toutes façons, il suffit de se mettre d’accord sur une compréhension commune de ce que recouvre le Divin évoqué : lorsqu’il n’y a plus que la compréhension du Maître qui compte, ça facilite l’exercice.

Irrésistible, la sensation si gratifiante d’être ici acceptée, accueillie, apaisée, « comprise », reconnue : Aimée, avec la fraîcheur optimiste de la nouveauté amoureuse, et prémunie de la promesse certaine - promis-juré ! - d’être exaucée en l’ultime de ses vœux, apaisée en l’ultime de ses peines.
Et - bien sûr - sensiblement « favorisée » à l’exercice de son quotidien ordinaire, sans même évoquer la perspective de l’étape finale assurée par son zèle à venir, en apothéose : rien moins que cette Fusion avec le Divin promise, une quasi-exclusivité de l’endroit.

Et même si ce désir-ci - qui peut, malgré tout, paraître particulièrement conséquent (voire présomptueux...) - serait présenté en tant que la si souhaitable « absence de désir » de rigueur, la Présence Exclusive du Maître Chéri d’Avance, supposée Pénétrer (« accueilli », bien sûr. Mais quand même.) « jusqu’au Cœur » l’audacieuse, emplissant de Droit et de ses Bonnes Intentions présumées chaque part de ce qu’elle aurait accepté de n’être plus ni pour elle-même ni pour personne, autoriserait le paradoxe.

Pile de quoi avoir envie d’y retourner le plus souvent possible.
Et puis ça tomberait bien, parce que – justement – cette présence régulière (mais discrète, dans un premier temps. Puisqu’on vous le dit...) au Lieu serait hautement nécessaire à une vraie perspective d’Évolution vers la Béatitude promise en la Divine Pénétration.

Aux motifs d’Amour, de Compréhension et d’Enseignement vers Tellement Mieux, des techniques de persuasion, de conviction, d’imprégnation simples (connues, faciles d’accès et dont de nombreuses références bibliographiques démontrent clairement l’efficacité partout reconnue) qui auraient été soigneusement déployées à cet effet par les autres protagonistes eux-mêmes zélateurs enthousiastes de la chose, auraient aussi – incroyablement ! – réussi à convaincre petit à petit, imprégnation après imprégnation, la jolie jeune femme de la nécessité absolue de l’exercice, dut-elle y laisser tant d’elle-même, en plus de la conscience – voire du souvenir – des dénis qui lui en sont imposés si « naturellement ».

Dans une « boîte » réputée ordinaire, cela aurait équivalu à accepter de verser elle-même dans son propre verre, à chaque visite, une dose massive de GHB (la « drogue du viol »...), étrangement confiante en ce que feraient ensuite d’elle, une fois les effets inévitables avérés (dont l’apaisement par l’oubli du douloureux avec l’oubli de tout le reste), ceux à qui elle estimerait sage, sensé et positif de remettre ainsi ses angoisses, contre sa responsabilité et sa conscience d’Elle-même afin qu’ils les lui échangent par des félicités (une spécialité de dealer, normalement...), et dont les démonstrations d’affection « Élevée », si rassurantes, ne lui auraient laissé aucune voie émotionnellement admissible susceptible, sur place, de l’en prémunir.
Parce que nous sommes aussi des « animaux » sociaux, tellement...
Tellement qu’elle en aurait bu la drogue d’oubli, lui semblant même devoir convaincre, devant les modestes, légitimes et si louables précautions ordinaires évoquées sans honte par ses « bienfaiteurs » en pareil cas, de l’étendue de sa volonté à s’y livrer sincèrement et de la Foi éprouvée, de la Confiance intimement ressentie à cette perspective.

Un piège psychologique parfait, concernant une femme en butte aux paradoxes supposés de l’existence, qui aspire naturellement à la Sincérité, et particulièrement vulnérable aux « mises en cause » personnelles : où irait-elle, dès lors qu’elle y serait soumise et enfermée, chercher l’extraordinaire courage de douter, d’affronter, par un improbable retour à elle-même, son Démon Ricanant aux pouvoirs décuplés sachant l’affreuse détresse à devoir s’en éprouver « fausse » et si vaine - peine injuste, bien sûr, mais promise au verdict de son « Tribunal personnel ordinaire » ?

Ceci avéré, que croyez-vous qu’il puisse se passer, trouvez-vous en votre bonne foi le moindre tout-petit-lieu où supposer que cette jeune femme-ci se soit ainsi garanti... ne serait-ce que le premier signe de la Paix, de l’Harmonie et de l’Amour auxquels elle aspire ?

Se sera-t-elle seulement garanti de danser, alors-même qu’il sera supposé ne rien rester d’elle pour en goûter la saveur, selon l’Idéal clairement édicté, que ce qu’y aura généreusement – ou pas – déversé le Maître-Danseur, dont la Satisfaction demeure présumée faire la sienne, laquelle y restera désormais soumise quoi qu’il en soit ?

Même s’il danse Divinement - ce qu’il semblerait extrêmement optimiste d’espérer au vu de ce qu’il exprimerait communément de lui-même -, le pari demeure particulièrement téméraire, pour qui se reconnaissait seulement « manquer d’assise » et ne cherchait initialement qu’à danser au mieux et à son aise.

Sans joie aucune, je vous laisse ici face au trouble d’en imaginer la trop prévisible suite logique.
Même sous un angle « strictement » spirituel...

Quelle pauvre « qualité » d’amour croit-t-on pouvoir offrir au Divin, parmi celles qui se seraient refusées à se polir aux reliefs humains ?

Nobello

Suite : Commentaire de Nobello sur « Même l’amour n’y peut rien » :

L'amour lui-même n'y pourrait rien, paraît-il...

Je suis très « neuf » à éprouver désormais ce qui vous fit partager ici votre réponse commune face à vous-même, à vos propres évidences relatives à la présence du Sahaj-Marg dans votre existence... avec ou sans votre agrément.
Pour moi, ce fut sans.

Ce n’est pas pour autant que je m’en reconnaîtrais une absence d’intérêt (...) pour ma propre spiritualité, dont il serait simple au lecteur Convaincu-d’Avance de considérer que, si évidemment absente qu’elle ne saurait en discerner la moindre lueur misérable de ce Foyer Rayonnant d’Amour Pur que constitue, d’évidence, monsieur Gopalachari (dont rien en moi, décidément, ne valide le « Raja »...), je ne serais en rien non plus « légitimement fondé » à juger de l’éventuelle validité des pratiques dont il se revendique.

Il est à craindre, vu d’ici – paisiblement, et sans vouloir en rien froisser qui que ce soit –, que l’argument ne fasse pas écho à grand-chose : il y a longtemps que je ne sais plus me dénier mon « droit divin » à m’éprouver tel que je suis.
Et il est, plaidant pour moi sans « faute » pour personne, peu probable qu’un marcheur douloureusement assoiffé qui poursuit sa Quête Vitale vers le Fleuve espéré, les yeux rivés au Chemin dans ce sentiment d’urgence si âpre qu’engendre la Soif, sache comprendre en quoi l’invite de l’homme assis auprès de « son » propre ruisseau n’est pas un « cruel appel à la dispersion » destiné à l’égarer, quand bien même la précaution du marcheur à cet égard l’empêcherait de seulement VOIR le ruisseau, puis d’en humer l’eau simple avant de décider s’il y reconnaît de quoi étancher sa propre soif...

...Voire, éventuellement et après s’être désaltéré, décider en paix de savoir si la seule Promesse d’Étanchement Éternel et Définitif de Sa Soif, au nom de laquelle il se vouait au Fleuve avec tant de foi préalable exclusive, vaut encore, assis près d’une source certaine, d’y consacrer l’intégralité de ses disponibilités sociales, culturelles, affectives, intellectuelles, émotionnelles et amoureuses en reprenant le chemin du Fleuve-du-Chemin.

S’il n’a pas encore croisé, sur ce Chemin supposé, une vraie certitude quant à la réalité du Fleuve-du-Chemin en y croisant l’un(e) ou l’autre EX-assoiffé satisfait en ses attentes, dont tout ce qu’il exprime de lui-même témoigne sans détour de ce qu’aucune Soif douloureuse ne peut désormais l’habiter, ça peut passer pour un parti sincèrement raisonnable, « spirituellement » inattaquable.


Je suis, en ce moment-même et au travers de ce qu’il reste de compréhension entre l’abhyasi qu’est désormais mon épouse et moi, confronté aux « précautions d’usage » popularisées parmi les abhyasis Fidèles concernant la « malveillance » de ceux qui animent ce site, anciens abhyasis présumés aigris par leur « échec spirituel » supposé, et sottement revanchards par étroitesse d’âme.

Je ne suis pas un ancien abhyasi, je ne me ressens en rien aigri - pas même après ce si triste épisode, c’est dire -, je n’ai pas d’énergie à consacrer aux vanités stériles d’une quelconque « revanche », et j’ai bien l’intention de participer désormais à cette initiative altruiste, du mieux que je pourrai.

Je ne parviens pas à « justifier » raisonnablement, concernant les intervenants locaux, que de si nuisibles malveillants, mus par les gluants, mouvants paradoxes personnels où ils se débattraient sans espoir, passent autant de temps et d’indulgence à se faire engueuler par l’un(e) ou l’autre Bienveillant Détenteur de l’Ultime Vérité qui n’hésite pourtant pas, parfois et afin de soutenir sa si lumineuse Conviction, à prétendre à plusieurs « personnalités » afin d’intervenir au débat local dans le même sens depuis plusieurs sources, voire à tendre des « pièges » (grossiers, et visiblement vains...) dans l’espoir de décrédibiliser cette gênante initiative à l’encontre de ladite lumineuse Conviction.

Parce que - quand même... - on peut trouver que ça « vibre bas » et que ce n’est pas exactement ce qu’on pourrait attendre d’une personne « installée » sur une paisible certitude spirituelle : « Au delà du bien et du mal », je veux bien. Il me semble même, dans ma crasse pénombre, savoir comprendre comment et pourquoi, moi que votre Foi ne saurait concerner.
Mais rappelez-vous la Parole du Maître, humbles abhyasis : « Au delà du bien et du mal »... pour le Maître, seulement pour le Maître. S’afficher à l’égal du Maître en revendiquant ce que vous ne sauriez soutenir seul, c’est de l’orgueil myope.

De quelle Foi témoigne-t-on ainsi ?!

La Foi ressentie, qu’il s’agisse d’un Maître ou d’une source, se doit d’être un constat, pas une « condition » sans laquelle la Promesse ne se tient pas..
Si je n’ai plus soif, je Sais – avec une Foi certaine, qui ne se satisfait plus d’en présumer - que l’eau de la source a aboli le « souci » d’un chemin en me désaltérant simplement.

Je sais aussi qu’il me suffit désormais de vivre auprès de la source pour ne plus craindre ma soif, et de suivre le cours des ruisseaux qui en débordent pour trouver rivière et fleuve sans manquer de ce qui me nourrit et m’abreuve.

Les fruits, les fleurs et les êtres animés préfèrent l’eau à sa promesse : je préfère méditer ce constat en m’allongeant dans l’herbe à l’ombre d’un arbre élu pour son agrément plutôt qu’en parcourant seul-à-plusieurs, sous un soleil accablant qui n’a plus de la lumière que le feu, plus de la clarté que les reflets de l’astre sur les cailloux aigus qui le parsèment, un chemin si visiblement desséchant, fut-ce en chantant à tue-tête des chants légers.
Surtout lorsque le parcourir m’interdit parce qu’il les contourne consciencieusement, soucieux de sa propre Intégrité, les sources, les mares, les ruisseaux, les flaques, les rivières et les fleuves étrangers jusqu’à la Mer Promise – dont je Sais pourtant, malgré la Vie qu’elle héberge et l’agrément éprouvé à ses Générosités à mon égard, l’eau IMBUVABLE pour moi, et la rapide « dispersion » qui s’entamerait à coup sûr s’il me prenait l’étrange désir de m’y immerger plus longtemps que sa nature et la mienne m’y invitent.

L’eau a toujours raison dans son parcours : avez-vous, comme moi, remarqué combien les chemins âpres et exigeants exhalent une caractéristique odeur de poussière, lorsque descend la pluie ?

Avez-vous remarqué que ces chemins ne savent, pas plus qu’autre chose, éviter la pluie qui les disperse là où elle emplit flaques et mares, faisant chanter sources et ruisseaux, gonflant les rivières et les fleuves jusqu’à leur autoriser leur si sûres épousailles à la Mer, neuves à chaque instant ?

Nobello

3 mai 2011

La face cachée du Sahaj Marg

ENGLISH TRANSLATION

Lorsque vous voulez méditer selon le Sahaj Marg de Chari et que vous adhérez à la Shri Ram Chandra Mission, vous ne connaissez pas encore tous les mensonges de cette organisation, ni l’importance de ses dérives.
ONG reconnue depuis 2005 par le Département de l’information publique de l’ONU, la SRCM surfe sur cette pseudo vague de respectabilité pour mieux cacher son projet de société qui ferait fuir n’importe quelle personne normalement constituée si elle en prenait connaissance avant d’adhérer.

Ce projet, face cachée de ce mouvement spiritualiste, le voici résumé (dans une version d’Alexis légèrement modifiée) :

Le Monde part à la dérive. L’Humanité court à sa perte, elle est sans morale, divisée par les religions, les ambitions et l’avarice. Le cataclysme est proche, l’apocalypse inéluctable. Il reste à prier pour les générations futures.
Les abhyasis doivent changer de l’intérieur, car seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut les rendre humains, seul espoir de voir un jour changer le Monde. Et la meilleure manière de progresser spirituellement, c’est d’obéir et de servir le Maître.
La SRCM est arrivée à un carrefour de son histoire. Chari est un meneur d’hommes, un organisateur né. Il prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a déjà célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg.
Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’être humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Le Sahaj Marg veut conquérir le Monde.

Avant d'adhérer, informez vous !

Pour plus d’informations, lire Le Sahaj Marg dénaturé :
- Babuji parle à tous les temps
- Chari promet qu’il va changer le monde
- Le projet politique
- Apocalypse now

Elodie

5 avril 2011

Changer le monde

ENGLISH TRANSLATION

Chari nous promet qu'il va changer le Monde...
Le Sahaj Marg dénaturé (2)

A l’aube de l’an 2000, on craignait des actes irréversibles de la part de certaines sectes apocalyptiques. Rien de tel à la SRCM ! En ces temps reculés, Chari se gardait bien de se mêler des affaires du monde : ni critique ni velléité de changement ne transparaissaient dans ses discours. Seule comptait la croissance ininterrompue du nombre de ses adeptes… Aujourd’hui, rien n’est plus pareil, tout a changé !

Le Monde part à la dérive. L’Humanité court à sa perte, elle est sans morale, divisée par les religions, les ambitions et l’avarice. Les abhyasis doivent changer de l’intérieur, car seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut les rendre humains, seul espoir de voir un jour changer le Monde. La SRCM est arrivée à un carrefour de son histoire. Chari est un meneur d’hommes, un organisateur né. Il prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a déjà célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, pour influer sur l’évolution de l’Humanité et décider de son avenir. Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’être humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité. Il ne reste plus qu’à conquérir le Monde…

Ce résumé n’est rien d’autre que l’agrégation par paraphrases de quelques discours récents et de whispers de Babuji ou de sa médium. En voici quelques extraits :

 

“Our Mission is at a crossroads in its history; many steps have already been taken but it has yet to conquer the world (…) You [Parthasarathi] are a leader of men, my dear son, a born organizer. This dimension gives you a special place in our Mission, where you will keep an iconic stature for centuries to come. Your personality marks people’s minds. We have touched the hearts and you will lift them up to the zenith in the context of a broad liberation movement (…) The world is drifting, without morality (…).”– 3 whispers d’avril 2010

« Ceux que vous appelez les enfants indigo ne s’accommoderont pas des concepts dépassés (…). Ils arrivent à une époque charnière de l’histoire du monde et sont différents (…). Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés. » – 1 whisper de juin 2004


“A specific force emanates from these days, which man cannot assess. As any participants, he benefits from it, but this fact goes well beyond by developing our Mission egregore. These days, which bring our brothers closer through the same surge of heart, have an incomparable positive impact. Whatever your possibilities, the fact of being united in spirit contributes to this large movement preparing the bright future of our way” – 1 whisper d’avril 2003

« Dans le Sahaj Marg, le Maître nous rend lentement conscients que (…) nos changements internes et externes vont influencer l'évolution de l'humanité et décider de son avenir. (…) Les êtres humains en général attendent le jour où le monde changera – moment pour eux de rentrer dans le rang. Mais ce jour ne semble jamais arriver parce que, comme le Maître le souligne, le changement individuel doit prendre la première place, et pour que l'individu en prenne la peine, utilise sa volonté, il doit imiter le Maître et attendre que l'impact se fasse sentir sur la société. (…) Nous sommes conscients que le monde entier court après la réussite dans tous les domaines de l'activité humaine. Cette course folle a donné naissance à la concurrence, l'égoïsme, l'agressivité et le mépris de la décence et de la civilité (...) au détriment des valeurs morales et éthiques. (...) Le Maître envisage une société qui est unie comme une famille transcendant les barrières mentales créées par nous (...). Il a célébré deux mille mariages au sein du Sahaj Marg – le début d’une révolution silencieuse (...) et ils formeront l'avant-garde de la nouvelle société. (...) Il est donc crucial que les abhyasis élèvent leurs enfants sur de solides valeurs morales, éthiques et spirituelles et leur permettent de se sentir proche du Maître.(...) Quand les abhyasis le feront sérieusement et régulièrement, le reste de l'humanité se tournera également vers la spiritualité. Mais ce processus interne doit être manifeste à l'extérieur ; il nous faut une masse critique d'êtres humains (…). Le Maître attend que les abhyasis jouent ce rôle critique qui représente un grand défi pour nous – externaliser notre changement et devenir les agents de ce changement. » – AP Durai – L’Impact d’un Abhyasi sur la Société

“(…) In fact, those of you who have been reading the Whispers [from the Brighter World] — I believe it appears every day on the computer — why has Babuji Maharaj to speak of a new world which can come into being only after massive, shall we say, unhappiness, misery, destruction? Destruction is only when total reconstruction is necessary. Something has to be eradicated, erased, taken out from the roots, and something new brought there. Are we conscious of what we are reading, what it means, and how much of the responsibility for that shall each one of us share? Are we conscious? So what do we read when we read these Whispers? (…) And more, how can I bring about that human existence of the future about which Babuji Maharaj speaks, that a new humanity is to come which would be all heart, not divided by language, not divided by custom, not divided by this much exalted thing which we call culture; not divided, most importantly, by religion, ambitions, avarice?” – Chari – Change the future for Humanity




Les références :
2000-2010 ! Que s’est-il donc passé en cette petite dizaine d’années pour observer de tels changements ?

De l’intérieur, la SRCM est menacée d’implosion par des courants réformateurs, ses effectifs stagnent ou régressent, beaucoup versent dans le new age. L’influence de la médium, relais de Babuji, s’est considérablement renforcée ces dernières années. Très souvent, Chari fait référence à des extraits des "Whispers", bientôt davantage qu’à ses souvenirs de Babuji, et beaucoup plus qu’aux écrits non posthumes de Babuji. A l’extérieur, le Monde s’est enfoncé dans la crise, la misère sociale progresse. Les gens cherchent quelque chose à quoi se raccrocher, quelque chose qui fasse rêver. En bon opportuniste, Chari tente de rebondir en ouvrant de nouvelles perspectives, quitte à sombrer dans le populisme et l’idéologie new age. Mais qui donc mène la barque aujourd’hui ? Chari, la médium ou les abhyasis tendance new age ? On peut se poser la question….

Alexis

A suivre…
L’influence délétère du spiritisme médiumnique (3)

19 mars 2011

Une hypocrisie infâme

ENGLISH TRANSLATION

21 mars, la Shri Ram Chandra Mission s’associe à la Journée internationale des Nations unies contre les discriminations raciales.
C’est oublier que Babuji était particulièrement préoccupé par la "couleur de peau" de sa bru, si préoccupé même qu’il envoyât Chari en mission de vérification du teint de la possible femme de son fils Umesh Chandra Saxena.
Entre temps, Chari a adopté un tout autre discours. Il encourage les mariages mixtes et les érige comme règle d’accouplement de ses abhyasis.
Autres temps, autres mœurs. Le Sahaj Marg est une spiritualité aux valeurs morales très évolutives.
Ce que la SRCM ne dit pas à l’ONU, c’est que sa médium fait dire à un Babuji mort et enterré depuis longtemps qu’il nous promet la venue d’une élite spirituelle éclairée pour régénérer l’Humanité, les enfants indigo. En publiant cela, la SRCM et Chari cautionnent l’instauration d’une nouvelle discrimination tout aussi infamante.
Ce que Chari cache aux Nations unies, c’est son ambition de conquête aux allures toutes guerrières, comme viennent de le rappeler si justement 4d-Don et Alexis (un discours intitulé “Soldiers of Spirituality” et une formation des cadres du Sahaj Marg en avril 2004, où l’on parle stratégie, territoire, général, etc.)
La SRCM entend remplacer nos élites mondiales actuelles démocratiquement élues, si imparfaites soient-elles, par un totalitarisme pseudo-spirituel abject et inacceptable.
Ce double langage est une hypocrisie infâme.

Elodie

7 janvier 2011

Mariage, sexe et amour : les perles de Chari

ENGLISH TRANSLATION

L’amour à la française

Ach… l’amour l’amour…
Non ! Chari n’est pas obnubilé par le sexe et l’amour, ce serait juste une impression…
A vous de juger avec ces morceaux choisis entre le 12 octobre et le 18 décembre 2010 :

(…) So you see, it is from below to the top or the other way down, when churches condone same-sex marriages, perform same-sex marriages. Soon a day will come when perhaps, in Athens or Barcelona or somewhere, you will find a man marrying a cow. (...) – Discours du 12/10/2010
(…) The heart no longer features in our human equations — not even in the much vaunted field of love (l’amour). The heart has lost its place; therefore all the misery in the world, the divorces, repeated divorces, multiplicity of liaisons. (…) Today’s world is full of children who hate their parents. “I hate my Mummy. I hate my Daddy.” Why? Because Mummy and Daddy are not Mummy and Daddy; they are just sex partners who have produced me and have left, so that we have these beautiful institutions called single-parent family. How can a child have a single parent? So when you break what should be whole, you have destroyed. So you see, everything follows from love which has become degraded, de-humanized, and become merely an animal thing; of couplings producing unwanted babies, who at best are left on the church step for adoption, and at worst become children of parents who are not their parents.(…) – Discours du 14/10/2010
(…) So, you cannot expect love without loving. Now in the modern world, it is very commonly used, “Darling, love me.” What does it mean? It generally refers to sex. It is only said in bed. But sex is not love. Love may be sex, but sex by itself is not love. You find it in the bazaars of any city or town or village. It goes by the name of love. And without love, if it is done, they still call it love-making. How can you make love? You can love but you cannot make love. So don’t be shy that I am speaking in front of ladies because you are all grown up, you all know what I am speaking about. It is possible to have ultimate sex through all your lives without ever having loved even your husband. Ditto for the males, who can do it probably much more, without ever loving their wives. And when this sacred bond between a husband and wife is misused like this, what to speak of the public? What to speak of morality?
Without love, true morality is impossible. Because then, like many people of the West, you just say, “Honey, it is just another hunger.” You are thirsty. You are hungry for food. You are hungry for sex. When skin touches skin there is no sin, and when two are agreed on it, it is allowed. Consensual sex, it is called you know, and everybody finds out; that is why sex is growing in such an enormous proportion. Everybody finds out that sex without love produces no result. Therefore you go on looking for it again and again in repetitive, sinful acts, it takes you nowhere. It is mere indulgence without any satisfaction, any emotional value. And as Chakrapani said in his morning’s speech, you become more and more hateful to yourself, and because you cannot hate yourself and harm yourself, you lash out at society. You become a criminal, you become a terrorist. “If I cannot kill myself, let me kill a hundred of them.” (…) – Discours du 30/11/2010
(…) People are not scared of sex, of SIDA (AIDS); they are scared of marriage. Why are you scared of marriage? A shrug is the answer. And there are so many couples where I have met the husband and the wife, and they say, "My suitcase is packed." "But," I say, "you have been married eighteen years, twenty years, fifteen years." "Yes, but you know how it is, Chari." That is the answer. Does this point to a happy, adjusted, real life, or does it point to some sort of artificial life when we all think we are happy, when we all think we are modern, living in a family as a group? And, like the world, we are expecting separation and unhappiness all the time.(…) – Discours du 18/12/2010

A propos de sexe et de mariage, Chari ferait bien de lire l’un de nos philosophes français, Luc Ferry et son livre « La révolution de l’amour ». Celui-ci décrit le passage du mariage traditionnel, institution patrimoniale de 2 familles qui unissaient biens et noms, au mariage d’amour, manifestation sociale du lien amoureux entre 2 personnes.
Mais c'est précisément parce qu'on s'est mis à se marier par amour qu'on s'est mis à divorcer et à se remarier. Le legs de cette révolution, c'est aussi la faillite du mariage pour la vie, et donc la banalisation du divorce et des familles recomposées.

Alexis

15 novembre 2010

Une Personnalité très très spéciale

ENGLISH TRANSLATION

On a beaucoup critiqué Chari, mais Babuji n’est pas irréprochable lui non plus. D’après la Mission, c’est une « Personnalité spéciale » pour la spiritualité, comme en témoignent les murmures en provenance du Monde lumineux (whispers from the brighter world).
Une Personnalité spéciale, si spéciale que le teint de la fille qui épousera son fils est l’objet d’échanges épistolaires entre Chari et lui. Tel est l’objet du commentaire que l’ancien zone-in-charge néerlandais Frank Waaldijk a posté ci-dessous.

Comme si le Maître n’avait rien de plus spirituel à dire à son futur successeur. Une Personnalité spéciale ? Certainement, une Personnalité très très spéciale, mais pas sur le plan spirituel.

Frank Waaldijk a posté ce commentaire le 9 novembre 2010…
[français corrigé pour une meilleure lecture, mais légèrement seulement pour éviter les erreurs d’interprétation]

Pour moi [Frank], après avoir perdu ma confiance que le sahaj marg ne soit pas une religion, il était utile de relire les discours et les livres, juste pour voir si mon nouveau point de vue sur le sahaj marg concordait avec ce qui a été dit et écrit. Ainsi, j’ai trouvé qu'il y a de nombreux passages où j'avais l'habitude de passer sur les incohérences, en confiance avec le maître et le système, mais qui, sans cette confiance tout simplement s'imposent comme une pression morale, de jugement et d'endoctrinement.


Je suis tombé sur quelques lettres de Babuji à Chari, où Babuji est préoccupé par le teint (de peau) d'épouses possibles pour son fils. croiriez-vous cela? on peut la retrouver dans le tome iii de "Letters of the Master" autour de 1969-1970. Culturellement / traditionnellement en Inde, le teint mat des épouses était (et est encore pour beaucoup de monde) considéré comme moins désirable, et vous pouvez lire vous-même que Babuji fait un point de demander Chari sur le teint d'une candidate éventuelle. Cela à partir d'une "Personnalité Spéciale" ...


Je reproduis les parties pertinentes de ces lettres ci-dessous, mais je vais remplacer les noms de famille avec des blancs, pour la protection de la vie privée, parce que Internet n'est pas la même chose que la publication d'un obscur groupe spirituel.


$$$$$$$$$$$$$$$ $$$$$$$$$$$$$$$


La description de cet aspect de l'épisode du mariage de chi. umesh (fils de babuji) commence à la page 57 de "Letters of the Master", tome iii.


Lettre du 31 octobre 1969 de Babuji à Chari: (seulement la citation pertinente):
"An officer in the Ministry of Home Affairs has started marriage negotiations for his daughter with Umesh. I have a mind to finalise the marriage of Umesh without consulting him if he does not object. I shall give him a good match. I received the photo of the girl today. The face-cut is good and I am told by one of my near relatives that she has white complexion."


{{Un fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur a entamé des négociations pour le mariage de sa fille avec Umesh. Je pense finaliser le mariage d’Umesh sans le consulter s'il ne s'y oppose pas. Je lui donnerai un bon mariage. J'ai reçu la photo de la jeune fille aujourd'hui. La coupe de visage est bonne et je suis informé par un de mes proches parents qu'elle a le teint blanc.}}


Ici la description de la jeune fille se termine complètement, il n'est plus fait mention d'elle dans cette lettre. Comme vous pouvez le voir, Babuji se concentre principalement sur la "coupe de visage" et le teint blanc ... c'est vraiment superficiel (d'autant plus à la lumière de ce préjugé culturel que je viens de noter), et aussi à mon avis totalement à l'encontre de tout ce que le sahaj marg est censé défendre.


Quelque temps plus tard, le mariage n'est pas encore conclu, et il y a encore deux lettres révélatrices, l'une de Chari, l'autre de Babuji. Les mots sont peu nombreux, mais je trouve qu'ils sont très révélateurs de leurs intentions.


Lettre de Chari à Babuji le 16 mars 1970 (page 72 du même livre):
"A gentleman by name Mr. S-- S-- and his wif called on us yesterday evening on behalf of Shri RPS-- of Hardoi, said to be a retired sessions judge and a close associate of your family for the last 25 years. They came to meet us and Chi. Umesh in connection with a proposal to marry Sow. C--, one of the daughters of the judge Shri RP--. The girl is stated to be an MA, a good artist in painting, well versed in domestic duties, but complexion is "savla". I have requested Mrs. S-- S--, who is related to Mr. RP--, that she should write to Mr. RP-- to contact you directly. I trust they will do so."


{{"Un homme par le nom de M. S-- S-- et sa femme nous ont visités hier soir au nom de Shri RPS -- de Hardoi, un juge de sessions à la retraite et un proche associé de votre famille durant les 25 dernières années . Ils sont venus à nous pour rencontrer Chi Umesh en lien avec une proposition de mariage concernant Sow C--.., une des filles du juge Shri RP--. La jeune fille est déclarée être une MA, une bonne artiste dans la peinture, bien versée dans les tâches domestiques, mais le teint est "savla". J'ai demandé à Mme S--. S--, qui est liée à M. RP--, qu'elle doit écrire à M. RP-- pour vous contacter directement. J'espère qu'ils le feront. "}}


Voilà le passage complet pertinent de la présente lettre. Je suis sûr que vous pourrez voir l'implication de cette petite phrase: ...Mais le teint est "savla "... ('savla' signifie mat et est généralement considéré comme moins désirable que clair ou blanc)
surtout quand on le compare avec les autres qualités ...!


Puis Babuji répond le 27 mars 1970:
"Mr. CA R-- has suggested a good match for Umesh at Bombay. The father of the girl is going to present Rs. 5000/- in cash to the boy, and jewellery worth Rs. 5000/- plus other things as a gift. I respect the opinion of your father but I have already given consent to the person at Moradabad. I have written to him that I like the girl and when you approve the boy I may proceed towards the finalisation. The girl is second class MA in Psychology, fair complexioned and having good cut and her height is good. There is no question of dowry from my side. The father of the girl is Divisional Signal Engineer, Northern Railway, Moradabad, and the family is well-educated. The father of the girl will also go to Madras after 4th April 1970 to see Umesh. His name is RN--."


{{"M. CA R-- a proposé un bon mariage pour Umesh à Bombay, le père de la jeune fille va présenter Rs 5000/-.. en espèces au garçon, et des bijoux d'une valeur Rs 5000/-, et encore d'autres choses comme cadeau. Je respecte l'avis de votre père, mais j'ai déjà donné mon consentement à la personne à Moradabad. Je lui ai écrit que j'aime bien la fille et lorsque vous approuverez le garçon, je pourrais procéder à la finalisation. La jeune fille est en deuxième classe MA en psychologie, ayant le teint clair et une bonne coupe et sa hauteur est bonne. Il n'est pas question de la dot de mon côté. Le père de la jeune fille est divisionnaire Signal Ingénieur, Northern Railway, Moradabad, et la famille est bien éduquée. Le père de la jeune fille se rendra également à Madras, après le 4 avril 1970 pour voir Umesh. Son nom est RN-. "}}


C'est le passage complet pertinent. Une fois de plus, tout ce que Babuji mentionne à propos de la jeune fille sont sa maîtrise, et trois qualités physiques qu'il doit juger utiles, de les mentionner comme ceci: teint clair, ayant bonne coupe [[de visage je crois qu'il veut dire -frank traducteur pauvre ;-)]] et sa hauteur est bonne. Comme s’il décrivait des animaux de ferme, je suis désolé de le dire.


Ne pensait-on pas qu'une personnalité spéciale aurait des préoccupations spirituelles plus pressantes concernant le mariage? Apparemment pas, quand il s'agit de son propre fils.
Donc oui, à mon avis, déjà Babuji n'était pas du tout aussi véritable qu'on voudrait nous le laisser croire. Cela ne signifie pas que ses enseignements sont tous complètement faux, juste que lui-même n'arrive pas à les suivre non plus...

6 novembre 2010

Dégradation morale

ENGLISH TRANSLATION + Les adresses où poster des réclamations

Frank Waaldijk, ancien zone-in-charge néerlandais démissionnaire de Chari, a posté ce commentaire qui fait suite aux précédentes remarques de 4d-Don sur les messages d’octobre de Chari, l’homosexualité et le SIDA. Voici son message, remis en forme par moi-même. Qu’il n’y voit aucune injure de ma part, j’aimerais pouvoir parler le néerlandais comme il maîtrise le français.

Frank a dit…

Don vient d'écrire un commentaire sur le message précédent :

Chari, dans son discours d’octobre 2010 aux précepteurs, pointe (avec trois pointant ses doigts vers lui-même) un doigt vers le Pape Catholique, qui apparemment a offert une prière spéciale pour les pauvres qui sont atteints du SIDA ... Chari appelle ça de la "dégradation morale" (moral degradation) ... parce que le Pape n'a pas n'offert de prières pour ceux qui sont atteints d'autres maladies (à cet instant particulier) ...
Et au Sahaj Marg(tm) eux, ils prient pour la Paix afin de s'enrober du drapeau de l'ONU et avoir un peu de crédibilité auprès des gens qui ne les connaissent pas ... tout en déclarant la guerre contre leurs "anciens précepteurs et préfets" qui ne voulaient pas servir Chari ...
Et la "prière spéciale" pour la paix, tout en oubliant les inondations, les tremblements de terre, les feux, etc. ... etc. ..., pour eux, c'est un signe de "sainteté"... ou de SPIRITUALITÉ !!

J'ai vu que l'ONU a un "high commissioner" [haut commissaire] pour les droits de l’Homme, elle s'appelle Navanethem Pillay et elle a récemment publié un discours dans le Washington Post sur `homophobia, the violence of intolerance'.[Homophobie, la violence de l’intolérance] (voir ici: http://www.un.org/ecosocdev/geninfo/afrec/newrels/homophobia.html  :

Là, elle dit que c’est une responsabilité claire des figures d’autorité de lutter contre la discrimination à l’encontre des gens homosexuels :

"But as important as decriminalization is, it is only a first step. We know from experience in those countries that have already removed criminal sanctions that greater, concerted efforts are needed to counter discrimination and homophobia, including both legislative and educational initiatives. Here again, we all have a role to play, particularly those in positions of authority and influence — including politicians, community leaders, teachers and journalists.
Sadly, too often those who should be exercising restraint or using their influence to promote tolerance do just the opposite, reinforcing popular prejudice."

Traduction d’Elodie :
« Mais aussi importante que soit la décriminalisation, ce n'est qu'une première étape. Nous savons d'après l’expérience des pays qui ont déjà abandonné les sanctions pénales, que des efforts concertés sont nécessaires pour lutter contre la discrimination et l'homophobie, y compris des initiatives législatives et éducatives. Ici encore, nous avons tous un rôle à jouer, en particulier ceux qui sont en position d'autorité et d'influence - y compris les politiciens, les dirigeants communautaires, les enseignants et les journalistes.
Malheureusement, trop souvent ceux qui devraient faire preuve de retenue ou utiliser leur influence pour promouvoir la tolérance font exactement le contraire, ils renforcent les préjugés populaires. »

Moi je ne comprends pas comment dans les ashrams -par exemple à Vrads Sande- ils veulent fêter le jour des droits de l’Homme (de l'ONU) quand leur maître dit dans son discours du 12 octobre (comme Don l’a indiqué) :

"...People like Bill Gates, he is willing to give billions, for AIDS. Even the pope, when Babuji Maharaj and I were [unintelligible] some years ago, said a special prayer for AIDS sufferers. This shows our moral degradation, you see. They don't want the tuberculotic patients, paralytic patients, heart patients..., the idea being that these people are rich enough to afford their own cure.
THAT is moral degradation, when a pope says [Chari chuckles] a special prayer [chuckles again].
So you see, it is from below to the top or the other way down...when churches condone same-sex marriages, perform same-sex marriages. Soon a day will come when perhaps in ... or ... [unintelligible place names] you'll find a man marrying a cow."


« ... Des gens comme Bill Gates sont prêts à donner des milliards pour le SIDA. Même le pape, quand Babuji Maharaj et moi étions [inintelligible] il y a quelques années, il a dit une prière spéciale pour les malades du sida. Cela montre notre déchéance morale, vous voyez. Ils ne veulent pas des patients tuberculeux, des patients paralytiques, des patients cardiaques ..., l'idée étant que ces personnes sont assez riches pour s'offrir leur propre guérison.
C’est la dégradation morale, quand un pape dit [Chari rit] une prière spéciale [encore des rires].
Donc, vous voyez, il est du bas vers le haut ou vers le bas dans l'autre sens ... quand les églises ferment les yeux sur les mariages de même sexe, célèbrent des mariages de même sexe. Bientôt, un jour viendra où peut-être ... ou ... [noms de lieux inintelligibles], vous trouverez un homme pour épouser une vache. »

(extrait de discours de 12 Octobre 2010 de Parthasarathi Rajagopalachari, à trouver ici : http://www.sahajmarg.org/audio/talks/oct-12-2010-chennai , audio en anglais)

Il vaudrait mieux écouter l'ancien archevèque Desmond Tutu qui disait:
“Whenever one group of human beings is treated as inferior to another, hatred and intolerance will triumph”.
« Chaque fois qu'un groupe d'êtres humains est considéré comme inférieur à un autre, c’est la haine et l'intolérance qui triomphent ».

Frank Waaldijk

17 octobre 2010

Impact d’un Abhyasi sur la Société

ENGLISH TRANSLATION

J’ai trouvé sur internet un texte d’A.P. Durai intitulé The Impact of an Abhyasi on Society. En voici quelques extraits significatifs (traduction d'Alexis) :

Dans le Sahaj Marg, le Maître nous rend lentement conscients que nous ne sommes pas seulement des individus qui poursuivent une voie spirituelle pour notre bien personnel, mais que nous sommes également des membres de la famille humaine et que nos changements internes et externes vont influencer l'évolution de l'humanité et décider de son avenir. Les impressions subtiles que nous créons dans l'esprit des gens qui vivent autour de nous vont aussi influencer leur destin spirituel. Par conséquent, il est important que nous apportions des changements dans notre vie personnelle, familiale et professionnelle comme dans la vie publique pour les fonder sur des valeurs en harmonie avec les enseignements du Maître.(...) Les êtres humains en général attendent le jour où le monde changera – moment pour eux de rentrer dans le rang. Mais ce jour ne semble jamais arriver parce que, comme le Maître le souligne, le changement individuel doit prendre la première place, et pour que l'individu en prenne la peine, utilise sa volonté, il doit imiter le Maître et attendre que l'impact se fasse sentir sur la société.(...) Lorsque nous adoptons le Sahaj Marg comme mode de vie, avec ses maximes, le changement dans notre mode de vie est inévitable. Nous ne pouvons pas être ici avec le Maître et en même temps là dans la vie mondaine, la course au matérialisme et aux compromis – une course fondée avec d'autres. Nous ne devons pas déplorer que nos relations et amis se sont éloignés puisque nous n'avons plus leurs valeurs et ne répondons plus à leurs attentes. Maintenant, notre seule famille est la famille du Sahaj Marg et notre seul ami est le Maître. A travers Lui, nous continuons à aimer tout le monde, l'humanité tout entière, mais d’une manière spirituelle – sans attachement émotionnel et sans attentes.(...) Un abhyasi doit briller dans sa profession comme dans son lieu de travail par la qualité de son travail. La méditation, le souvenir constant et un esprit éclairé nous aident à mieux nous concentrer sur le travail et nous incitent à explorer les limites de notre travail et en font les moyens de notre évolution spirituelle. Nous sommes en mesure de faire plus avec moins d'effort et nous avons donc plus de temps disponible pour le service à la mission et pour la sadhana. Notre Maître dit qu'il était en mesure de terminer son travail de bureau en deux ou trois heures et il utilisait le reste de son temps au service de la Mission. Ses performances étaient pourtant si bonnes qu'il progressait simultanément dans sa carrière aussi.(…) Nous sommes conscients que le monde entier court après la réussite dans tous les domaines de l'activité humaine. Cette course folle a donné naissance à la concurrence, l'égoïsme, l'agressivité et le mépris de la décence et de la civilité dans les transactions et les relations humaines.(...) Notre Maître nous éloigne de la poursuite des objectifs de ce monde qui se font au détriment des valeurs morales et éthiques.(...) [Un abhyasi] doit avoir une foi inébranlable en son Maître et ses enseignements, il doit prendre position du côté des valeurs de l'amour, de la compassion, de la véracité, de l'intégrité et de l'honnêteté. Un tel abhyasi aura le courage d’avancer seul. Il montrera un autre chemin et sera un leader pour son groupe, que ce soit dans sa famille, son lieu de travail ou dans sa rue.(...) L'éthique et la morale dans les domaines privé et public sont les valeurs mises en exergue par le Maître – non seulement pour notre propre évolution, mais aussi par voie d’obligation pour apporter un changement universel dans notre société – en phase avec le plan Divin pour l'humanité. Les abhyasis doivent briller comme des hommes (et des femmes) de caractère et de force spirituelle et constituer des modèles pour leurs semblables.(...) Notre cœur doit s'ouvrir aux pauvres, aux exploités et aux opprimés. Cela devrait nous donner le courage de parler quand il y a une injustice envers une personne de notre organisation ou de notre lieu de travail.(...) Le Sahaj Marg recommande à tous les abhyasis la vie d'un grihastha. Nous faisons partie de la société et devons nous acquitter de nos responsabilités civiques.(...) Le Maître envisage une société qui est unie comme une famille transcendant les barrières mentales créées par nous (...). Il a célébré deux mille mariages au sein du Sahaj Marg – le début d’une révolution silencieuse (...) et ils formeront l'avant-garde de la nouvelle société. (...) Il est donc crucial que les abhyasis élèvent leurs enfants sur de solides valeurs morales, éthiques et spirituelles et leur permettent de se sentir proche du Maître.(...) Le Maître nous a enseigné la prière universelle, qui est un effort spirituel pour parvenir à la vraie foi, l'amour et la dévotion (à l'Ultime/au Maître) parmi tous les êtres humains en préparant leur cœur pour ce grand changement intérieur. Quand les abhyasis le feront sérieusement et régulièrement, le reste de l'humanité se tournera également vers la spiritualité. Mais ce processus interne doit être manifeste à l'extérieur ; il nous faut une masse critique d'êtres humains qui puissent témoigner qu’une bonne vie communautaire, une bonne gouvernance, de saines pratiques commerciales et politiques peuvent être atteintes au travers de valeurs spirituelles. C'est dans ce contexte que les abhyasis peuvent jouer un rôle dynamique et apporter des améliorations dans la qualité de vie de notre société. Le Maître attend que les abhyasis jouent ce rôle critique qui représente un grand défi pour nous – externaliser notre changement et devenir les agents de ce changement. Une fois, le Maître a défini la spiritualité ainsi : « La spiritualité est l'amour, sans crainte ni favoritisme ». Si nous pouvons mettre cela en pratique dans toutes nos pensées et nos actions, sans crainte ni favoritisme, nous verrons bientôt l'impact du Maître et de Son Marg (Sa Voie) sur la société et dans notre vie !

C'est la première fois que j'entends parler de la vision du Monde et de son changement par le Sahaj Marg.

A lire aussi : ANALYSE D'ALEXIS

Elodie