La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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6 mars 2016

Sahaj Marg : Les bons et les mauvais abhyasis




Les bons et les mauvais abhyasis, les bons et les mauvais précepteurs. Les vrais êtres humains et les autres.

ENGLISH TRANSLATION

Fidèle aux façons de faire de Chari, Patel ne déroge pas à la règle : il y a de bons et de mauvais abhyasis, de bons et de mauvais précepteurs : « je nettoie les abhyasis et je suis supérieur à eux. »

Les mauvais ne sont même pas dignes d’être considérés comme des êtres humains : « leurs manières et leur attitude sont si pauvres qu'ils ne sont même pas proche de l'être humain »

Je n’ose imaginer comment il perçoit ceux qui sont en dehors de son mouvement : pire que des animaux ?

Mais ce qui l’inquiète n’a rien à voir avec l’humanité ou la spiritualité. Ce qui l’inquiète, c’est le regard extérieur, le jugement des autres : « Comment vont-ils représenter notre mouvement spirituel Sahaj Marg et inspirer les autres à nous rejoindre? » Une information à rapprocher de sa recherche d’orateurs hors pairs.

L’image du Sahaj Marg et de Heartfulness que Kamlesh Patel tente de vendre à l’extérieur a-t-elle un fondement de réalité ou bien n’est ce qu’un rêve illusoire ?

Elodie


“Serve with Anonymity”, un discours de Kamlesh Patel le 29 January 2016 à Chittoor (Andhra Pradesh, Inde)
Extrait :
 (…) Another problem we face is that some abhyasis can be so uncivil in their approach. Even though they may know a little bit of Sahaj Marg, their mannerisms and their attitude are so poor that they don’t even come close to being human. How will they represent our Sahaj Marg Spiritual Movement and inspire others to join us?

We will not be able to fulfil our own spiritual goal, let alone help others, unless and until we remain calm, peaceful and dedicated from within. Our behaviour matters. To serve as a preceptor does not give us some sort of privilege to enter the Brighter World. In fact, I have observed again and again that when a person is made a preceptor, generally his or her progress is arrested for a long, long time until he or she wakes up and says, “No, this is not the way I should live my life.” Why? Because they feel they have achieved something, and the ego inflates instead of becoming less and less.

Becoming a preceptor does not mean that you have achieved something. Nothing has been achieved yet. It is an extra responsibility given. It is like volunteer work; whether you clean the toilet or whether you clean the abhyasi's heart, it is the same thing. Those who are cleaning toilets think themselves to be too low and they continue to receive Grace from above, while the preceptors think, “I am cleaning the abhyasis and I am superior to them.” How to redeem such cases? It is very difficult. (…)
  

20 décembre 2015

Heartfulness, une transformation radicale de l’image du Sahaj Marg ?


Des chercheurs spirituels aux consommateurs de mieux-vivre

ENGLISH TRANSLATION

C’est aujourd’hui la date anniversaire de la mort de Chari. Un an, le temps passe vite. Et pourtant la SRCM actuelle ne ressemble déjà plus du tout à ce qu’elle était il y a un an. Comme si une éternité s’était écoulée depuis sa mort. A-t-on seulement pris le temps d’y penser ?

Le Sahaj Marg de Chari et Babuji c’était une méthode spirituelle de fusion avec le divin. La méditation Heartfulness de Patel c’est l’expérience du bien-être.

Le Sahaj Marg était une méthode unique, relativement ésotérique, réservée à un petit club très fermé de chercheurs spirituels, après un parcours initiatique, dont l’objectif était universaliste et ambitieux. Heartfuness, c’est une technique de développement personnel comme il y en a tout plein sur le marché du bien-être, à visée individuelle, immédiate et pratique.

En moins d’un an, on est passé de la secte ésotérique au marché du bonheur individuel. Mais est-ce que cela produit le même type de public ? Les abhyasis de la SRCM étaient des adeptes fanatiques, Heartfulness touche des consommateurs de mieux-vivre.



Illustrations avec quelques témoignages / articles récents sur le « besoin de spiritualité » et les « bienfaits de la méditation », tous issus d’adeptes du Sahaj Marg ou de Heartfuness meditation :

Benefits of Heartfulness (Sahaj Marg Meditation offered by Shri Ram Chandra Mission)
Internal skills development such as clarity of mind, self-confidence, empathy, awareness and focus are just a few of the benefits of Heartfulness relaxation and meditation. Our unique cleaning technique helps in liberating oneself from those hard to get rid of habits and tendencies. We also experience higher energy in our activities and a great sense of purpose and fulfillment. In a nutshell, it strengthens our strengths, weakens our weaknesses and makes us more holistic.

Full-time Mom, Part-time Human
10 Benefits of Spiritual Meditation for Mothers
Provides the much needed peace of mind
Makes you a compassionate being.
Reminds you of your real purpose in life
Increases self-confidence
Keeps you focused on the present moment.
Helps you to synchronize different aspects of life – smoothly.
Gives a fresh and positive attitude towards life
Helps you deal with your anger
Helps develop a better understanding of others – especially your children.
Disciplines you.

The Need for Spirituality
Effective relaxation technique for children
In today's world, children undergo lot of stress. There is immense pressure to perform well. Fortunately there is one technique that not only helps them to relax but also improves their ability to concentrate. Their performance improves naturally.
This relaxation technique has worked wonders for my son (…). I am sure it will have the same results on your children.

5 Impediments to Spiritual Growth
1. Mindless spiritual practice
2. Desires
3. Attachments
4. Not listening to your heart
5. Lack of decision making

How I Lost 50 Pounds in 3 Months While Meditating in Sahaj Marg
Start meditating
Cut your current food intake in half
Avoid all sweets, unhealthy fats, and processed items
DON'T Calorie Count!
Eat when you are hungry
Cut your red meat/meat intake
Conclusion
After losing 50 pounds, I haven't felt better in a long time. I love how I look, and more importantly, how I feel.
I'm happy to say that after my 50-pound weight loss, I am in a normal cholesterol range, out of risk of diabetes, in a healthy weight range, along with being on no medication!

3 Days Without My Phone With My Guru Kamlesh Patel, And This Is What I Learned
1. Phone withdrawal symptoms are real
2. My surroundings became noticeable
3. My relationships grew deeper
4. As a society, we are moving away from the beauty of silence and calling it "awkward silence"
5. Everyone doesn't "need" an answer now
6. Should spaces that are meant to connect, encourage cell phones?
Conclusion
My three days was a struggle, but something that I think everyone in the professional world should experience. Not only to feel grateful for the power that technology has on all of us, but to appreciate the importance of being present.
For many of us, doing even three days may seem impossible. I challenge you to take a step back and analyze your priorities and what you value in your life. Start with letting go of your phone for ½ a day, or even having designated places in your home that should be focused on connecting on a human level, versus connecting on the web.

La recherche du divin a laissé la place à la gestion du stress et au bien-être individuel. Sont cités ici entre autres : développement des compétences, clarté d'esprit, confiance en soi, empathie, paix intérieure, concentration, gestion de la colère, technique de relaxation, performer, assumer son rôle de mère de famille, calmer un enfant, le régime minceur ou savoir se passer d’un téléphone.

La révolution est en route. Heartfulness n’a plus grand-chose à voir avec le Sahaj Marg et la Shri Ram Chandra Mission. On est passé de la quête spirituelle à un utilitarisme consumériste.

Mais attention, derrière tout cela reste bien présent le patrimoine historique de ce mouvement sectaire, son maître et ses adeptes fanatiques. Ne vous laissez pas prendre impunément dans leurs filets. Masqués, ils sont plus dangereux que jamais.

Elodie

22 octobre 2015

Les "guérisseurs" du Sahaj Marg

Frodon a dit… sur Le Sahaj Marg dès l’âge de douze ans

ENGLISH TRANSLATION

Bonsoir,
En réponse à Elodie, je ne détiens pas la preuve de ce que j'affirme, mais je suis certaine que les précepteurs prenant de futurs adeptes en thérapie (en fausse thérapie, puisqu'une personne exerçant une profession para-médicale n'a pas la compétence pour exercer en tant que psycho-thérapeute) cherchent à la fois à les valoriser et à les "accrocher" en leur suggérant qu'ils ont un don de guérison et qu'ils vont pouvoir à leur tour s'installer comme faux-thérapeute (psycho-généalogiste, kinésiologue, etc...). Des personnes les consultent sans jamais leur demander quel est leur cursus d'étude. Je peux vous donner, hors blog, des liens qui mènent à des adeptes (cette fois preuve à l'appui) affirmant sur le Net leur prétention à guérir. Je peux également témoigner de propos d'abhyasis affirmant devant moi qu'ils espéraient s'enrichir, en exerçant leur fausse-thérapie ou bien que cela faisait longtemps qu'ils voulaient exercer dans le "soin". Si vous observez bien autour de vous, il y a dans tous les villages et les quartiers des personnes san aucun cursus sérieux d'études, juste quelques stages dans l'année qui s'installent comme kinésiologue, pranathérapeute, psychogénéalogiste etc...Il n'est nul besoin d'être un abhyasi, mais les abhyasis vont plus vers ces pratiques de guérison magique que le reste de la population, c'est sûr. Sur les 1000 à 1500 abhyasis en france, ils sont légion, car c'est un moyen d'approcher det d'abuser financièrement les personnes malades, ou âgées pou en détresse psychologique, donc de permettre au groupe de croitre et de collecter de l'argent sans le déclarer bien souvent.

@ Elodie, je réponds à votre 2ème question. L'association RYE a été créée par une enseignante pour promouvoir le yoga à l'école. Tous les textes concernant l'emprise sectaire présentent les cours de yoga comme un des modes d'accroche les plus courants pour les groupes psycho-spirituels aux pratiques de guérison magique souvent dangereuses. La SRCM recrute soit à partir des fausses thérapies exercées par les abhyasis ou les précepteurs qui orientent leur victime vers les réunions à l'ashram. J'ai des témoignages dans les familles de jeunes ayant été recrutés de cette manière. Le deuxième facteur d'entrée dans des groupes à dérive sectaire, c'est la jeunesse. Il est plus facile de "modeler" un cerveau jeune! Je peux vous envoyer des documents prouvant qu'un abhyasi a rejoint l'association RYE, agrée récemment par le ministère de l'education, et propose des cours de yoga aux familles, aux écoles et aux enfants! Alors qu'avec la réforme Peillon à l'Ecole primaire, dont l'objectif est tout à fait louable, les cours de sport (ouvrant sur l'apprentissage de la natation, la danse etc...)ont été supprimés car les municipalités ne peuvent plus les financer, on va proposer du yoga aux enfants avec des "animateurs" aux formations plus que floues et aux accointances dangereuses auprès d'un gourou!!! Je peux vous envoyer des copies des pages internet d'un certain nombre d'association intervenant dans les écoles. Tous le monde peut les trouver, il suffit de taper "yoga à l'école" dans votre département, après c'est un travail de longue durée pour trouver les liens avec les groupes signalés par les associations.

Frodon

8 mars 2015

Sahaj Marg : la Perfection contre le Chaos


Les abhyasis sont des sages en route vers la perfection. Ils ne critiquent rien ni personne. Ce sont des Justes, les représentants du Bien contre le Mal.

Chaque jour un message venu d’ailleurs rappelle « la laideur inhérente au genre humain », que le Monde est au bord du gouffre et que le Sahaj Marg sauvera les abhyasis en leur faisant « gagner un temps précieux ».



Résultat : les adeptes de Patel et de la Mission sont convaincus de leur supériorité. Tout est mauvais, rien ne trouve grâce à leurs yeux. Le Sahaj Marg ne se définit plus que par son opposition au monde qui l’entoure. Devenu une spiritualité vide de contenu, il est incapable de se définir autrement qu’en critiquant le Monde dont il tente vainement de s’abstraire.

Les abhyasis ne critiquent rien ni personne, ils rejettent TOUT en bloc.

Opposer le spirituel au matériel, le cœur au mental, l’abhyasi au mécréant, la SRCM au Monde ou le Bien au Mal, c’est sacrifier au simplisme, abandonner pluralisme et tolérance.

Ils sont les Gentils, nous sommes les méchants mécréants. Les valeurs du Sahaj Marg, c’est orgueil, narcissisme et manichéisme.

Elodie

 - What or who is human ?

15 décembre 2014

Les enfants de Chari

à la recherche de l’image rassurante du Père


ENGLISH TRANSLATION

Le 15 août 2012, un Chari vieilli, malade et fatigué apparaît aux abhyasis du monde entier en visioconférence sur internet pour annoncer en direct sa démission, dans un gigantesque bhandara organisé spécialement pour cette occasion. Son départ est organisée, son successeur est présent, prêt à prendre la relève.
La stupéfaction immédiate fait place à l’effarement puis à l’accablement. Presque aussitôt, la réaction des abhyasis présents dans la salle fuse : ils refusent sa démission. Conséquence : ce refus des abhyasis condamne Chari à mourir à l’ouvrage.
Un peu plus de deux ans après, Chari est toujours aux commandes. Dans l’ombre, son successeur attend patiemment son heure. Pourtant, les abhyasis n’ont jamais été aussi inquiets quant à l’avenir de la Mission. Dans leur imaginaire, Chari est irremplaçable.

Balayons devant notre porte. Moi-même en 2005, je critiquais la Mission mais défendais bec et ongles la figure du maître, d’où le titre initial de ce blog. J’attribuais les dérives du Sahaj Marg à des problèmes internes à l’organisation et aux Hommes, j’étais encore incapable d’accepter l’idée que Chari porte une part de responsabilité dans cet échec. Et même après avoir tout quitté, il m’a fallu du temps pour l’admettre, au moins deux ans ont été nécessaires avant que je commence à lui faire des reproches.

Quel est le rêve de tous les abhyasis ? Approcher, rencontrer, toucher Chari. On est loin de la soi-disant quête spirituelle qui amène théoriquement tous les abhyasis vers le Sahaj Marg.
Le charisme de Chari explique à la rigueur son ascension dans les années septante, huitante voire nonante, mais certainement plus son indéniable succès actuel. Les raisons sont ailleurs, ni spirituelles ni charismatiques, elles sont d’ordre psychologique.
Il n’y a pas 36 explications possibles. Les abhyasis ont besoin de ce maître vivant qu’est Chari. Ils ont besoin d’un leader, de la figure du chef, de l’image rassurante d’un Père autoritaire.
Les Hommes ont tué les religions (Dieu est symboliquement mort). Orphelins, les Hommes recherchent un autre Maître pour le remplacer. Les chercheurs spirituels sont obsédés par le besoin d’un maître, un chef suprême et incontestable. Ils ont besoin du pouvoir infaillible du chef, celui qui sait mieux que les autres et qui les guide. Les abhyasis l’ont trouvé, c’est Chari, l’imposteur le plus doué pour se faire passer pour Dieu.
L’adhésion à la SRCM et au Sahaj Marg repose sur un malentendu, une méprise, un fourvoiement, une imposture : les abhyasis ne recherchent pas vraiment la lumière divine qui est en eux, inconsciemment ils sont comme des enfants à la recherche d’une protection paternelle.
Et comme l’enfant met en danger sa famille s’il ne se soumet pas à l’autorité parentale, l’abhyasi qui doute met en danger la Mission parce qu’il n’obéit plus aveuglément à Chari.

La Mission n’est pas un mouvement spirituel, c’est la famille de Chari, figure rassurante à la fois autoritaire et paternelle. Demain, quand les enfants de Chari seront en deuil, à nouveau orphelins du Père, quel accueil réserveront-ils à Kamlesh Patel ?


Elodie

7 décembre 2014

Spiritualités orientales et Sahaj Marg

Ne vous méprenez surtout pas, je ne rejette pas les enseignements spirituels orientaux, bien au contraire.

J’ai quitté la Mission et les enseignements du Sahaj Marg mais je crois plus que jamais en la présence intérieure d’une lumière divine. La recherche de l’harmonie intérieure, de l’unité de l’âme et du corps sont pour moi des enseignements essentiels qui me guident au quotidien. J’essaie, avec les moyens du bord, de faire de ma vie tout entière une quête spirituelle dont je sais qu’elle ne finira jamais. Et je ne rejette pas non plus les bienfaits du yoga ou de la méditation, quoi que vous en pensiez.

Pendant que nous Occidentaux découvrions les spiritualités orientales, les Orientaux ont été rattrapés par les valeurs occidentales, du fait de la mondialisation. Chari avait adopté les valeurs du profit et du temps qui passe dès avant le début de sa carrière dans l’industrie. Côté occidental, le New-age s’est considérablement nourri des expériences orientales. Mais ce fut aussi la porte ouverte pour de nombreux pseudo-gourous qui en ont largement profité pour abuser les simples gens en quête spirituelle.

Cela choquera le plus grand nombre, mais le Sahaj Marg en est un très bon exemple. C’est un produit marketing mis au point par Chari et son équipe à leur profit exclusif, sous couvert d’un vernis philosophique oriental pour des techniques new-age occidentales.

Ils ont détourné le sens traditionnel de la quête ou du voyage spirituels en lui affectant un but précis et en insistant sur la nécessité de l’atteindre le plus vite possible. Ils nous ont détourné de la quête intérieure du divin en nous imposant un intermédiaire (le Maître) qui la concentrerait toute, alors qu’il ne nous en resterait que des miettes. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour convaincre et emporter l’adhésion du plus grand nombre. Ils nous parlent expérience, mais ils en profitent pour nous vendre un dogme et ses mythes associés sans qu’on en prenne conscience.

Le Sahaj Marg repose sur les seules expériences de la méditation et de l’égrégore. Son gourou vivant nous détourne du divin en nous pour s’imposer à sa place, mettre un terme à toute quête spirituelle et la remplacer par la quête de l’approbation du Maître qui nous manipule.

Quand, dans une quête spirituelle, on aborde le Sahaj Marg, c’est la promesse d’un voyage spirituel interrompu. Le Sahaj Marg impose le maître vivant en lieu et place de notre voyage intérieur vers la lumière divine. Le Sahaj Marg n’est pas une spiritualité, il détourne le chercheur spirituel de la spiritualité au profit d’un homme et d’une organisation. Pour revenir sur les chemins de la vraie spiritualité, il n’y a qu’une solution : oublier Chari, sa Mission et le Sahaj Marg.

Le Sahaj Marg, pour la spiritualité, est une voie de garage, une voie sans issues.

Elodie


29 novembre 2014

Négation de l’individu et abandon au Maître



Vous êtes un abhyasi du Sahaj Marg et vous vous interrogez sur votre pratique ? N’en parlez à personne, surtout ne partagez pas vos doutes.

J’ai connu cela, c’était en 2005, au moment de la sortie des premiers Whispers. En un rien de temps, je me suis retrouvée sur le banc des accusés. Mauvaise abhyasi à l’égo surdimensionné, je n’aimais pas suffisamment Chari, je lui faisais de la peine et je faisais du tort à la Mission. En un mot, j’étais accusée de tous les maux.

Une interrogation, un doute ? C’est la faute à votre égo. La réponse ne varie pas, c’est toujours la même. Le Babuji de Whispers, mort et enterré depuis plus de 30 ans, ne dit pas autre chose : « Les résistances chez certains abhyasis dénotent un ego attristant, espérons que des années de pratiques spirituelles ont amené un état d’esprit d’abandon ».

Une interrogation, un doute ? Votre égo est surdimensionné, vous devez adopter un état d’esprit d’abandon, devenir un mort-vivant, tel un corps mort.

« Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. » (Chari, dans Mon Maître)

« Le moyen le plus facile et le plus sûr d'atteindre le but est de s'abandonner au Grand Maître et de devenir soi-même un mort-vivant (...). L'abandon de soi n'est rien d'autre qu'un état de complète résignation à la volonté du Maître, avec un complet désintérêt de soi. Demeurer en permanence en cet état mène au commencement de l'état de négation (...). En cet état un homme ne pense et ne fait que ce que la volonté de son Maître lui ordonne (...). Sa volonté sera complètement subordonnée à la volonté du Maître. » (Babuji, Rôle de l’Abhyasi dans le Sahaj Marg)

Votre égo est surdimensionné, vous devez vous abandonner entre les mains du Maître, devenir un mort-vivant. Pour cela vous devez effectuer un gros travail sur votre caractère et vous abandonner vraiment à la volonté du Maître.

C’est le commencement de l’état de négation de votre égo, le désintérêt de soi. Votre volonté sera subordonnée à celle du Maître, vous ne penserez et ne ferez plus que ce que le Maître vous ordonne.
Vous n’aurez plus ni doutes ni interrogations. On vous dira que vous participez à l’égrégore du Sahaj Marg, cette entité collective dépourvue d’égos individuels.

C’est faux, on vous aura juste bien lavé le cerveau : votre égo n’aura pas disparu, il sera seulement subordonné à celui du Maître.


Alors, vous êtes abhyasi et vous vous interrogez sur votre pratique ? N’en parlez à personne, surtout ne partagez pas vos doutes. Fuyez !

Elodie

27 octobre 2014

Le Sahaj Marg responsable de l’Apocalypse qu’il annonce


Les Whispers de Babuji ne cessent de répéter que l’Humanité va dans le mur et court à la catastrophe. Les Whispers ne font pas dans la demi-mesure, les Whispers n’expliquent jamais ce qui ne va pas. Une seule chose est sûre : tout est pourri, le salut viendra après la catastrophe, grâce au Sahaj Marg et seuls ses abhyasis seront sauvés.

Mais quand on voit, comme le montrent les derniers commentaires d’Anonyme, à quel point certains responsables de la SRCM sont impliqués dans la société actuelle, on s’interroge sur ce qui peut bien les distinguer du commun des mortels.

Les grands patrons du Sahaj Marg ont totalement investi la sphère du capitalisme moderne dans toutes ses composantes : individualisme et concurrence forcenés, course au profit, vision à court terme, etc.

Nouvelles technologies (Madhava Reddy, Shiv Kaushik, Sanjay Sehgal, …), industrie pharmaceutique (Madhu Kothapalli, Kamlesh Patel, …), manufacture textile (Ajay Kumar Bhatter, Chari, …), jusqu’au capitalisme le plus sauvage (le kleptocrate Ilya Kazmaly), etc.

En quoi leur comportement se différencie-t-il de celui du reste de l’Humanité ? Cette Humanité qui court à sa perte ?

Ils semblent parfaitement intégrés à ce monde que Babuji critique tant, peut-être même un peu mieux que la moyenne. Dans tous les cas, l’exemple de Chari montre qu’il a su pleinement profiter du système qu’il dit abhorrer, pour le plus grand bénéfice de la SRCM.

Les abhyasis du Sahaj Marg ne seraient-ils pas les premiers artisans de la catastrophe qu’ils annoncent ?

Elodie

16 août 2014

La SRCM mourra avec Chari


“Abhyasis from all over the world were invited to attend this important event. Under Master’s guidance, the initial planning for the celebration was made for around 20,000 abhyasis with a budget prepared accordingly. Until shortly before the event, registrations had reached a little over this number. However, when Master fell ill just before the celebrations, a Sahaj Sandesh message was sent out encouraging all abhyasis to go to Tiruppur to attend the bhandara. This led to an unexpected last minute increase in arrivals at the venue. (…) The final count, including children, reached the impressive total of 33,000 participants.” (Echoes of SRCM, Numéro special et mondial de juillet 2014)

Incapable de faire le plein, Patel n’arrive pas à mobiliser les foules sous son seul nom. Les effectifs pour les célébrations sont en chute libre : quand Chari remplissait Tiruppur de 45 à 50 000 personnes, Patel atteint difficilement le score de 20 000 abhyasis ! Il aura fallu remobiliser les adeptes autour des problèmes de santé de Chari au dernier moment pour tenter d’égaler le score obtenu cette année pour l’anniversaire de Babuji…

Alexis

En 2012, Chari a présenté sa démission. Les abhyasis l’ont refusée. Chari a nommé son successeur : Kamlesh Patel. Mais que sait-on de lui ? Presque rien, sa biographie est absente du site internet, ses discours ne sont pas retranscrits. La SRCM s’est enfermée dans le culte d’une seule personnalité, Chari. Et dans ce modèle, il n’y a pas de place pour deux personnes.

La spiritualité enseignée par le Sahaj Marg est insuffisante à retenir ses adeptes. Les abhyasis ont besoin d’admirer un maître vivant et Chari a transformé les enseignements du Sahaj Marg en véritable culte à son image.

L’Amour pour le Maître. Sous la double influence de Chari et des abhyasis, la SRCM a évolué vers le culte de la personnalité. Chari le maître vivant et Babuji la personnalité mythique censée s’exprimer dans Whispers.

L’égrégore fonctionne grâce à Chari. Il n’y a pas d’autres places pour les petits nouveaux. Patel ne mobilise personne. La SRCM mourra avec Chari et le Sahaj Marg dépérira peu à peu.


Elodie

10 juin 2014

Françoise a dit…

Commentaire posté sur le blog d’Alexis :
Anonymous has left a new comment on your post "Le Sahaj Marg et ses composantes essentielles":

(J'ai du choisir "Anonymous" car je n'utilise pas les réseaux sociaux mais mon nom est Françoise)

J'ai personnellement été impliquée dans le SRCM pendant un dizaine d'années, jusqu'en 2003. Je pratiquais, je me suis rendue 3 fois dans l'ashram principal en Inde, j'ai rencontré le "maître", et j'ai été préceptrice pendant environ 4 ans. J'ai finalement renoncé à ma pratique et à mon préceptorat parce que la discipline quotidienne de la pratique ne me convenait plus. J'ai eu besoin d'être plus paresseuse et plus informelle dans mon rythme de méditations. Cela étant dit, je ne remercierai jamais assez le Sajaj Marg pour avoir croisé ma route. C'est une démarche qui m'a appris à me rencontrer moi-même en toute sérénité et, plutôt que de m'attirer vers une utopie, m'a appris mieux que jamais à joindre une certaine aspiration spirituelle avec la vie bien réelle.

Alors oui, il y a chez certains (pas obligatoire) la dévotion et l'abandon au maître physique mais ceci est notamment culturel. En Inde, même l'élève de tabla appelle son professeur un guru et lui est infiniment dévoué. C'est vrai que certains occidentaux prennent la voie de cette dévotion, mais le Christ était un être humain (magnifique semble-t-il mais un être humain tout de même) en qui les chrétiens voient Dieu. Si c'est pas un guru spirituel, ça ! Et puis, dans le catholicisme, même les prêtres sont dits être investis de certains pouvoirs divins, non ? Notamment quand ils effectuent des sacrements. Et le sermon, c'est la parole du prêtre que tous les fidèles sont sensés gober... Au Sajaj Marg, j'ai bien plus appris à m'écouter moi-même que dans mon éducation chrétienne... Le maître dont j'ai le plus entendu parler au Sahaj Marg, c'est notre maître intérieur à chacun.

Alors oui, il m'est arrivé de croiser des abyasis (méditants) allumés, d'autres plaçant dans toutes leurs phrases : "Le maître a dit que...", mais j'ai vu la même chose dans des camps chrétiens quand j'étais jeune. J'ai notamment le souvenir d'une nonne totalement déjantée.

Bref, le SRCM ne m'ayant jamais extorqué d'argent, ni cherché à m'éloigner de mon milieu ni de mon travail (au contraire), ni cherché à me mettre sous l'emprise mentale de quelqu'un, ni cherché à m'empêcher de renoncer au Sajaj Marg quand je l'ai quitté, je ne comprends pas très bien pourquoi certaines personnes veulent absolument y voir des dérives sectaires.
Des dérives dues à des personnes, je n'en ai pas connu mais il doit y en avoir, c'est tout de même un mouvement d'une certaine ampleur internationale, donc c'est inévitable et il est nécessaire que les familles concernées y soient très vigilantes, mais de telles dérives sont malheureusement le lot de tous les mouvements spirituels, non ? Les catholiques, musulmans et juifs ont leurs dérives aussi, dont certaines très graves (pédophilie, terrorisme...) Ce n'est pas pour autant qu'on les traite de sectes. Bizarremnt d'ailleurs, les dérives des grandes religions, on les qualifie de diverses manières mais rarement de "sectaires"...

Françoise

Les premières réactions :

Alexis a dit…
@ Françoise,
Les dérives sectaires ne sont pas l’apanage du Sahaj marg et des mouvements spirituels, dis-tu. Les religions ont aussi leurs propres dérives. Oui bien sûr, évidemment ! J’ajouterais même qu’il n’y a pas qu’elles : certains partis politiques et d’autres mouvements en font preuve…
Si tu attends confirmation de ma part, tu l’as, très largement ! Mais ces dérives sont pointées par beaucoup d’autres dans différents médias. Je ne vais pas m’étaler plus avant ici, ce n’est pas le lieu…
Tous les grands mouvements spirituels présentent des dérives sectaires. La SRCM et le Sahaj marg ne sont pas plus à l’abri. En grandissant (en taille et en âge), le Sahaj marg emprunte tous les codes d’une religion, tous ces codes qu’il dénonce à grands cris, y compris leurs dérives.
Mais pourquoi alors Chari se fait-il si critique vis-à-vis des religions et ne fait-il jamais son autocritique ou celle de son mouvement ?
Dénoncer l’autre pour ne pas se remettre en cause est un peu trop facile…

Elodie a dit…
Bonjour Françoise,
Babuji et la SRCM affirment que le Sahaj Marg est la seule voie spirituelle qui permet d’atteindre le but sans renoncer à sa vie sociale et familiale (grihastha), par opposition aux sannyasins qui se retirent du monde.
Commencer par reconnaître que vous n’avez pu suivre le rythme des pratiques imposé par Chari est une nouvelle preuve qu’il y a tromperie sur la marchandise, pour ne pas dire mensonge.
Vous confirmez par ailleurs qu’il y a parmi les abhyasis des « allumés », des gens qui ne jurent que par le maître (Chariji a dit que…), chez certains « la dévotion et l'abandon au maître physique ».
Expliquer ces comportements par les seules différences culturelles Occident/Orient me semble être un raccourci facile. La SRCM utilise constamment cet argument sans chercher à remédier au problème de fond. C’est trop facile, d’autant plus que Chari maîtrise parfaitement la culture occidentale. Du temps de Babuji, Chari était considéré comme un Occidental parmi ses compatriotes seniors précepteurs.
« Le sermon, c'est la parole du prêtre que tous les fidèles sont sensés gober » dites-vous, mais le discours de Chari et les Whispers de Babuji sont mieux encore gobés/ingurgités/absorbés par tous les abhyasis. Globalement, les chrétiens semblent faire preuve de plus de clairvoyance face à leurs prêtres et Pape que les abhyasis face à leurs Gurus.
Bien affectueusement,

Elodie

12 mars 2014

Standardisation du Sahaj Marg et radicalisation de la SRCM


Pour aborder les Occidentaux tentés par la méditation, la Mission banalise le contenu de ses enseignements de manière à séduire le plus grand nombre sans rebuter personne. C’est ce que décrivait en détails Alexis dans son précédent message sur Meetup et le nouveau portail internet de la SRCM.
Si cette approche est nouvelle dans les vecteurs de transmission qu’elle utilise (internet et réseaux sociaux), cela fait longtemps que nous dénonçons l’appauvrissement du Sahaj Marg dans son contenu le plus essentiel.
Le Docteur K.C. Varadachari s’inquiétait déjà en 1970 auprès de Babuji des libertés prises par les précepteurs vis-à-vis de son enseignement. Dès son arrivée, Chari a tout misé sur la quantité – le prosélytisme – au détriment de la qualité. Imaginez ce que cela peut donner avec plus de 3 000 précepteurs aujourd’hui, quand il y en avait moins d’une centaine alors.
Résultat : l’évolution spirituelle promise par le Sahaj Marg, cette méthode unique au monde, n’est plus au rendez-vous pour la plupart des abhyasis. Seuls quelques privilégiés bénéficient de toute l’attention du Maître et des "bienfaits" de son enseignement spirituel.
Pour tous les autres, le commun des mortels, les effets dits spirituels se réduisent à peau de chagrin : les bénéfices d’une méditation ordinaire (bien-être et gestion du stress) et le sentiment d’appartenance à un groupe (le tout est plus que la somme des parties), ce qu’ils prennent pour le côté exceptionnel du Sahaj Marg, une expérience spirituelle soi-disant unique et inoubliable.

La mondialisation a distendu le lien traditionnel entre les religions et leurs territoires d’origine, disait Olivier Roy. Le marché du religieux s’est globalisé et les produits religieux n’ont plus de frontières. Il annonçait ainsi le temps de religions standardisées, déculturées et déterritorialisées.
Ce chercheur au CNRS précisait : « Mais, pour qu'un produit [religieux] soit accessible partout et au plus grand nombre, il faut qu'il soit standardisé. S'il est trop identifié à une culture donnée, il ne se vendra pas en dehors de cette culture. D'où le phénomène de déculturation. » (voir article d’Alexis de septembre 2009, citant un entretien d’Olivier Roy au journal Le Monde le 21/12/2008).
Remplacez religion par spiritualité, le constat est identique ; puis remplacez les par Sahaj Marg et vous verrez une nouvelle fois que rien ne change. L’évolution du Sahaj Marg et de la SRCM est un parfait exemple de ce que décrit Olivier Roy.
Dans sa course effrénée vers l’Occident et son public New Age, Chari a vidé l’enveloppe Sahaj Marg de tout son contenu initial. Ce système spiritualiste et philosophique indien conçu par Babuji, mais transposé par Chari sur tous les continents, a souffert de sa mondialisation. Il a été standardisé pour convenir à tout le monde. En deux mots, déterritorialisé et déculturé.
L’enseignement prodigué par la Mission, Chari et ses précepteurs, s’apparente aujourd’hui ni plus ni moins qu’à une vulgaire méthode de développement personnel, un outil ordinaire de gestion du stress dans la mallette du bien-être, via une technique de méditation parmi tant d’autres. Mais c’est aussi ce que recherchent les gens aujourd’hui, qu’ils soient des Occidentaux adeptes du New Age ou bien des Indiens déracinés et déculturés issus des classes montantes.

La technique de méditation pratiquée aujourd’hui à la SRCM n’offre rien de mieux que les autres. Et, comme le disait Alexis, « l’offre mondiale de techniques de méditation est pléthorique alors que les parts du marché mondial de la méditation ne sont pas extensibles à l’infini. »
Comment séduire et attirer de nouveaux adeptes dans ces conditions ? D’autant plus que, contrairement à beaucoup d’autres groupes de méditation, la Mission impose ses propres contraintes, non négligeables : un Maître Gourou, de la discipline, l’obéissance au Maître et le service à la Mission, par exemple. Ce n’est pas la gratuité de l’accès au Sahaj Marg qui peut faire seule la différence et contrebalancer toutes ces contraintes supplémentaires.
Chari et ses experts en communication et marketing ont trouvé une solution simple : vendre leur technique enrobée d’une philosophie New Age haut de gamme. A défaut de résultats sensibles et immédiats, il faut produire du rêve, enrichir l’imaginaire des adeptes, proposer un idéal pour le futur. Bref, offrir une vision du monde, c’est-à-dire créer une religion avec son apocalypse et son avenir, son Paradis et son Enfer.
Inspirés par les thématiques New Age, ils sont parvenus à merveille à élaborer ce mythe religieux. Une médium s’entretient au quotidien avec Babuji, la Personnalité spéciale réfugiée dans un Monde plus lumineux (la fameuse Région centrale que seuls deux ou trois adeptes atteindront). Cette personnalité spéciale nous promet d’abord l’Apocalypse et tous ses avatars. Mais elle promet aussi l’égrégore d’une élite future pour régénérer l’Humanité, une élite déjà en formation dans son école Omega. Manière de souffler le chaud et le froid tout à la fois.
La Mission arrive ainsi à une situation faussement paradoxale : aux besoins spirituels de ses membres elle n’apporte plus qu’une simple technique de méditation, mais elle développe un mythe collectif très riche autour duquel tout le monde s’extasie. Ce n’est plus la méthode du Sahaj Marg qui est extraordinaire et unique, c’est le mythe véhiculé aujourd’hui par la SRCM qui séduit et fédère les adeptes. Le groupe restreint auquel ils appartiennent devient le nouveau graal du Sahaj Marg.
Appauvrissement de la méthode, enrichissement du mythe. La coquille est vide, mais plus elle est vide plus on l’enrobe de jolis atours censés séduire ses partisans. Reste qu’il faut savoir les séduire sans les faire fuir. Le mythe est riche mais dangereux et sectaire, d’où l’importance de le diffuser progressivement, à petites doses, pour ne pas faire fuir les nouveaux arrivants. C’est là que le groupe acquière tout son poids : il doit être suffisamment attractif et réservé à une élite, pour que le sentiment d’appartenance soit plus fort que tous les effets centrifuges que pourrait provoquer la SRCM et Chari.

Ceux qui succombent à ce charme vénéneux ne peuvent plus être séduits par la quasi absence d’évolution spirituelle liée aux méditations. Ils succombent à la fausse croyance d’appartenir à un petit groupe d’élus en avance sur son temps (l’expérience extatique, inoubliable et incomparable du groupe). Alors ils font tout ce que le Gourou leur réclame : discipline, obéissance et service.


Elodie

12 février 2014

Sahaj Marg : les effectifs en Inde


D’après un message d’Alexis : [Moins de 100 000 abhyasis en Inde]

Chari et la SRCM nous avaient habitués (intoxiqués ?) à l’idée qu’il pouvait y avoir 200 à 300 mille abhyasis. En septembre 2012, je m’étais élevé contre cette idée en pronostiquant quelques 65 000 cotisants pour 2007 et 74 000 en 2011 ! Voilà enfin des éléments qui vont permettre de faire la part des choses…
En effet, sous prétexte de classer les centres de méditation indiens selon leur taille, la SRCM s’est livrée à un vaste recensement des abhyasis durant la fin de l’année 2013. Pour chaque centre, ont été relevés le nombre total de dépositaires d’une carte d’identité de la SRCM, le nombre de participants à la méditation collective du dimanche et à celle du mercredi.
Résultats : dans la longue liste interminable des centres de méditation recensés (plus de 2500), moins de 1300 sont ouverts pour la méditation collective du dimanche et 250 d’entre eux reçoivent moins de 10 personnes. Le chiffre d’un millier de véritables centres paraît assez correct : près de 800 d’entre eux ont moins de 50 méditants, une centaine entre 50 et 100, 65 entre 100 et 200, 31 entre 200 et 500, 17 entre 500 et 1000 et enfin 7 grands centres ont plus de 1000 participants.
L’effectif des abhyasis indiens présents à la méditation du dimanche (ce que j’appellerais volontiers les "pratiquants réguliers") est de 71 000. Ceux qui participent aussi à celle du mercredi ne sont plus que 34 000 (48%). Quant aux dépositaires d’une carte SRCM, ils sont 94 000 (ce qui se rapproche le plus de ma catégorie "cotisants" et de la définition d’un abhyasi, ne pratiquant pas forcément de manière régulière), soit 25% de plus que les méditants du dimanche. On est loin très loin des 200 à 300 000 adeptes…
Autre révolution dans les idées préconçues : Manapakkam, Chennai et le Tamil Nadu arriveraient-ils en tête du nombre d’abhyasis du fait de la présence de Chari et du Babuji memorial ashram ? Que nenni ! L’Andhra Pradesh compte près du quart des abhyasis, l’Uttar Pradesh un peu plus d’un cinquième, le Karnataka un dixième, etc. Et le Tamil Nadu arrive loin derrière à seulement 5% avec moins de 5000 abhyasis…
N’oublions pas qu’Andhra Pradesh et Uttar Pradesh sont les fiefs historiques de Babuji, Kasturi et Ragavendra Rao. Le recensement réalisé englobe des centres où se pressent de nombreux dissidents de Chari. Ceux qui lui sont fidèles ne sont pas si nombreux.
Dans leur communication, Chari et la SRCM ont volontairement confondu abhyasis et sympathisants…

Alexis
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– [Importance numérique et géographique] 

14 décembre 2013

Les célébrations 2014 du Sahaj Marg


Kamlesh Patel nous informe dans une circulaire de la SRCM publiée dans le Sahaj Sandesh du 1er décembre que les abhyasis du monde entier pourront se rendre à trois célébrations internationales en 2014 :

- Anniversaire de Lalaji à Tiruppur, du 1er au 4 février
- Anniversaire de Babuji à Tiruppur, du 29 avril au 1er mai
- Anniversaire de Chari au nouvel ashram de Tiruvallur (à 46 km de Chennai), du 23 au 25 juillet

Chari a consenti à donner son autorisation et, au ton de Patel, Il faut s’en réjouir : “Rev. Master has kindly consented (…).We are indeed fortunate that Rev. Master has been very kind to us to let us host 3 International Celebrations in a Single Year.”

La SRCM renoue avec une tradition délaissée. Chari avait limité ces dernières années le nombre des célébrations internationales à une seule, son anniversaire. Mais Chari vivant, tout continue de se passer à proximité de Chennai. Il n’est pas question de s’éloigner du gourou et d’organiser quoi que ce soit à l’étranger, comme ce fut le cas jusqu’en 2005 (France, Danemark, etc.).

L’avertissement de Patel à la fin de cette invitation est intéressant et révélateur, non pas tant par ce qu’il dit que dans ce qui est sous-entendu dans ces quelques phrases. Il invite les abhyasis à prendre en considération leur situation professionnelle, financière et familiale ainsi que leurs congés, avant de décider de leur participation à ces événements.

“It is but natural for all abhyasis to have an inner desire to attend all the birthday celebrations and be in the presence of our Beloved Master. While such a desire or longing is natural, abhyasis must also take into consideration several factors like Holidays & also their Professional, Financial and Family situations before deciding on their participation.”

Ce que je comprends : certains abhyasis sont dans une telle idolâtrie qu’ils feraient n’importe quoi pour être en présence du Maître, quitte à mettre en péril ou sacrifier leur situation professionnelle, financière et familiale.

Patel rappelle aussi au personnel encadrant de l’organisation que la décision finale d’assister ou non aux célébrations doit être laissée aux abhyasis en dernier ressort.

“The Prefects or Functionaries of the Mission must not put any pressure on abhyasis' participation and must allow it to be a natural "Heart Based Call" from the abhyasis' side. There should be a sense of joy when abhyasis come forward on their own accord and attend the celebrations, the final choice being left to the abhyasis.”

Ce que je comprends : certains cadres font du zèle pour s’attirer les bonnes grâces du Maître en faisant pression sur les abhyasis, si bien qu’ils n’ont aucune joie à participer à ces événements contre leur gré.

Le public des célébrations est-il composé de gens contraints à participer et de fanatiques idolâtres ?

Cette double recommandation sonne comme une alerte aux abhyasis, précepteurs et employés de la Mission, une exhortation à un peu plus de retenue, symptomatique des débordements observés depuis plusieurs années au sein de la Mission.


Elodie

14 novembre 2013

Les mariages arrangés du Sahaj Marg

Chari exploite la bêtise et l’idolâtrie de ses adeptes

Eric B, abhyasi français depuis 28 ans, regrettait que Chari ait accepté de bénir les unions de ses adeptes occidentaux : « (…) Des pratiquants se sont donnés eux mêmes des obligations (se marier devant le maître par exemple) en projetant des fantasmes que si le maître les a béni, leur mariage sera une réussite, comme ceux qui vont à l'église d'ailleurs.. je pense d'ailleurs que ces traditions sont plus indiennes,et la mission et Chariji n'auraient jamais du l'accepter pour les occidentaux, mais ceux sont des occidentaux eux-mêmes qui ont insisté. (…) Pour info je me suis marié à la mairie, (ni à l'église, ni dans la mission), et j'ai toujours trouvé cela effectivement folklorique et exagéré, mais je crois que ce sont les pratiquants occidentaux qui ont demandés cela. Ceci n'aurait effectivement jamais du se faire, pour la confusion engendrée, comme si le maître spirituel pouvait garantir la durée, l'équilibre d'un couple, et d'une famille, dont les difficultés sont les mêmes pour tous, dépendants directement de nos histoires psychologiques et affectives. (…) »

Effectivement, Babuji ne mariait pas ses disciples entre eux, Sœur Kasturi l’a confirmé et expliqué que c’est une des raisons qui l’a poussée à prendre ses distances avec Chari.

Chari aurait pu refuser de marier les abhyasis entre eux ou se limiter à bénir leurs unions. C’était sans compter sur son caractère opportuniste. Plutôt que de refuser, il a décidé d’utiliser ce besoin des abhyasis à d’autres fins. Ainsi il encourage les mariages mixtes, il les arrange au besoin et les érige comme règle d’accouplement de ses abhyasis.

Rappelez-vous ce témoignage que je publiais en septembre 2006 : « Le Maître m'a demandé si je voulais me marier à un Indien. Oui, oui, vous avez bien entendu… Je Lui ai répondu pourquoi pas. Il a ajouté que les hommes indiens sont mieux que les Européens. Je Lui ai dit que Lui seul sait ce qui est bon pour moi. Il a hoché la tête en signe de confirmation (…) Le Maître m'a demandé si je voulais toujours me marier avec un Indien, si j'étais sérieuse. Il m'a dit que ça signifierait que j'allais habiter en Inde. J'ai répondu que c'était OK alors Il a ajouté : je vais te trouver un bon gars, tu le rencontreras ce soir. Autant dire que c'était du rapide. J'ai passé l'après-midi assez cool, mais quand même avec une certaine pression (…) Un Indien rentre dans la chambre suivi de sa famille. Il salue le Maître qui me montre du doigt : c'est cette fille (…) Quel bonheur de voir le Maître content. Je Lui ai demandé s'Il était heureux de cette union et Il a répondu que oui, parce que c'est ce qu'Il souhaitait. Je peux vous dire que ça fait bizarre… mais c'est merveilleux. Le Maître est vraiment enthousiaste, Il en a parlé plusieurs fois le lendemain à tout le monde. Il m'a vraiment fait un beau cadeau. Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout… »

Autres temps, autres mœurs. Le Sahaj Marg est une spiritualité aux valeurs morales très évolutives.  Chari recycle ces mariages dans une philosophie plus vaste inspirée par Whispers.

Chari prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg.
Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’êtres humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.

Chari veut conquérir le Monde et il utilise la bêtise de ses adeptes pour parvenir à ses fins.

Elodie