La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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24 août 2010

Une Arme de séduction massive


La Jeunesse, un temps de promesses et d’efforts

L’UNIC instrumentalisée par la SRCM

Forte de son succès de l’an passé, la SRCM renouvelle ses tentatives de légitimation à l’aide du Centre d’information des Nations unies en Inde (UNIC). A l’occasion de l’année internationale de la Jeunesse, elle organise à nouveau un concours de dissertation autour de la formation du caractère au sein des écoles indiennes. Dans le même temps, elle s’efforce d’accroître la diffusion de son programme d’éducation fondée sur des valeurs dans les écoles (VBSE). Rappelez vous ce que disait cette abhyasi américaine en juin dernier :
“A few years ago when I first heard about the Mission’s observance of United Nations Days, I was confused. I admit it. I didn’t understand why we were doing them or what our involvement with the UN really meant. (…) In terms of benefits, these United Nations Days provide a fantastic way to reach out to our communities. Here in America our culture can tend to be suspicious of a spiritual organization that has a guru. However, the United Nations is generally considered a positive, upstanding global organization. When we reach out to our communities via our association with the United Nations, we may become a bit more legitimized in the eyes of a society that views the unfamiliar with apprehension. That’s a good thing in terms of opening people’s minds and hearts to the wonders of Sahaj Marg.”La SRCM fait preuve d’un grand opportunisme en instrumentalisant certaines officines des Nations unies, uniquement à la recherche d’une certaine légitimation.

Objectif : exporter le VBSE en EuropeL’innovation de l’année réside dans l’ouverture du concours en dehors de l’Inde avec pour objectif de mieux exporter le VBSE en Europe et ailleurs. Cela fait déjà deux ans que les responsables du SMRTI tentent de reproduire ailleurs le succès obtenu par sa directrice indienne, Seetha Kunchithapadam. Le VBSE a maintenant pris deux directions selon l’âge du public visé : la formation du caractère pour les adultes, l’éducation fondée sur des valeurs pour les enfants. Dans cet esprit, un programme de formation a été mis au point par l’équipe pilotée par Elizabeth Denley pour les adultes, et force est de constater que les séminaires de formation se multiplient en Europe et dans les CREST indiens. Quant aux enfants, l’objectif poursuivi par Tilde a Trødni et Dominique Descartes est de leur proposer des activités fondées sur les valeurs dans les ashrams, pendant les séances de méditation collective des adultes ou pendant les célébrations indiennes pour se faire la main, puis de les proposer aux écoles quand elles seront bien rodées.
Quelques exemples d’activités pour les enfants énumérées en Europe : visites de fermes, ballades en forêt, chasses au trésor, jeux d’eau ou de plage, etc. Il s’agit seulement d’occuper les gamins pour permettre à leurs parents de se livrer tranquillement à leur activité spirituelle. Quand on pense que ces actions doivent s’inspirer du modèle de la LMOIS, on mesure à quel point l’objectif reste illusoire pour le moment.
Rappelez vous la colère de Chari à Augerans et le courrier de son manager aux enfants. C’était le 21 mai 1991, il y a presque 20 ans :
« (…) Une bonne nouvelle pour nous tous ! Le Maître, notre Chariji revient bientôt (…) S'il nous a mis en pénitence à Noël, c'était pour nous obliger à réfléchir et à comprendre qu'on ne vient pas à l'ashram, à Augerans, comme on va en vacances (…) Vous viendrez donc à l'ASHRAM voir le MAITRE et participer à un SEMINAIRE SPIRITUEL.»Chari n’acceptait pas d’être dérangé par des enfants turbulents et mettait les abhyasis en pénitence. Cela ne s’est pas arrangé avec l’âge. Le manager d’Augerans écrivait un courrier bien maladroit aux enfants pour les gronder, aujourd’hui on leur propose des activités pour les canaliser ! Le VBSE n’est pas près d’entrer dans les écoles européennes avec ça…
Pour l’instant, ce ne sont que des actions très maladroites, et leur succès semble très incertain, mais il suffit de peu de choses pour transformer l’essai. L’Inde en est un bon exemple…


Alexis

14 octobre 2009

A la conquête de l'Europe

Le VBSE pour l'Europe ?
Il est temps de développer l'éducation spirituelle basée sur des valeurs (VBSE) dans toute l'Europe, vient d'annonce Ajay Kumar Bhatter. Tous les coordinateurs VBSE devraient présenter et développer les activités VBSE aux abhyasis dans leurs pays européens. Une première rencontre aura lieu à l'ashram de Berlin du 16 au 18 octobre 2009...
Il est grand temps de s'inquiéter, le VBSE a fait des ravages en Inde. Il ne faudrait pas qu'on en arrive au même résultat en Europe.
Je vous propose un bref retour sur quelques faits saillants en guise d'illustration.

Le Sahaj Marg Research and Training Institute (SMRTI) s'est intéressé au jeune et au très jeune public dès 2000. Il a développé des fables et comptines pour développer la "Culture du Sahaj Marg" auprès de la petite enfance et mis en place toute une gamme de services pour les jeunes, ainsi que des programmes pour leurs enseignants. Il a aussi encouragé la constitution de groupes de méditation dans les universités, américaines notamment.
Tout cela a amené l'institut à créer une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation et la formation des enfants et des jeunes par les adeptes du Sahaj Marg. Il serait aujourd'hui utilisé par plus d'une centaine d'écoles en Inde, selon la Shri Ram Chandra Mission. Sous des dehors très humanistes, il véhicule la pensée de Rajagopalachari, souvent moins reluisante.
Mais cela ne lui a pas suffit. Toujours en quête de reconnaissance et de respectabilité, Chari a créé sa propre école le 28 février 2005, la Lalaji Memorial Omega School qui est devenue plus tard internationale (LMOIS), où est largement utilisé le VBSE. Echoes India de juillet 2008 s'attardait sur les camps d'été de la SRCM pour les enfants et les jeunes, citant pas moins de 8 exemples indiens, où est encore largement utilisé le VBSE.
Il ne lui restait alors plus qu'à profiter de son accréditation auprès de l'UNDPI. Tout cela s'est donc concrétisé le 12 août dernier dans une compétition nationale de dissertation proposée aux jeunes dans toutes les écoles de l'Inde à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, organisée par la SRCM en collaboration avec le Centre d'information des Nations unies pour l'Inde et le Bhoutan (UNIC).

Selon la SRCM, cette action aurait mobilisé près de 75 000 enfants et jeunes participants de 10 à 24 ans en 2008, sans la collaboration de l'UNIC.

Combien y en a-t-il eu cette année avec l'UNIC ?
Est-ce cela que nous souhaitons pour l'Europe ?
Alexis

11 septembre 2009

Quand la dépression mène au Sahaj Marg

Voici le texte complet d'Alexis. Comme 4d-Don le disait l'autre jour, Alexis me confirme que Blogger Google a limité la taille des commentaires à 4096 caractères. Si votre texte est plus long, n'hésitez pas à me le dire et nous l'échangerons par email.
Elodie


Il y a un an, Ajay Kumar Bhatter s'étonnait de la quantité de précepteurs dépressifs. J'ai rapporté ses propos en m'interrogeant sur la question : est-ce que la Shri Ram Chandra Mission rend les gens dépressifs ? Et les derniers témoignages viennent conforter cette incertitude.
Il semblerait que l'inverse soit vrai aussi, selon certains. On peut passer de la dépression à la spiritualité, grâce à la méditation. En un mot, soigner la dépression par le Sahaj Marg et guérir par la méditation à la SRCM…

Qu'en est-il exactement ?
Un psychiatre suisse a fait une intervention intitulée "Dépression et Opportunités de la Crise" au 20ème Congrès du GRAAP à Lausanne le 14 mai 2009. Ainsi, il explique aux participants de ce Congrès du Groupe Romand d'Accueil et d'Action Psychiatrique que l'issue de la crise générée par une dépression peut être de trois ordres : régression, stagnation ou progression. Il poursuit aussitôt en disant que cette crise constitue donc une opportunité pour franchir un palier vers un stade supérieur de l'évolution existentielle. Et il ajoute que c'est souvent après un conflit d'ordre moral qu'on entre en crise, un conflit entre valeurs anciennes et nouvelles. Admirez le saut qualitatif, commençant par une lapalissade et s'achevant sur une généralisation abusive…
Selon lui, l'approche néo-structuraliste bio-psycho-spirituelle s'est développée en occident sous l'influence des traditions spirituelles orientales dans le courant des années 70. L'approche philosophique indienne met l'accent sur la notion de crise évolutive, avec la conviction qu'une crise est un cadeau de la Nature, une opportunité pour se rapprocher de la "Source Ultime", la fusion avec le Divin.
"Cette position dépressive, telle que je l’ai observée chez moi-même et chez la plupart des patients avec qui j’ai pu travailler efficacement, comporte un travail de deuil, autrement dit de désinvestissement d’un acquis de croyances, de conceptions, de buts ou d’objectifs existentiels, autrement dit une désidentification à une partie de soi-même, ou plutôt de l’image jusqu’ici préservée de sa propre identité. L’expérience montre en effet que ce n’est qu’en passant par ce travail de deuil préalable que le stade évolutif atteint jusque là pourra être suffisamment désinvesti pour être transcendé. Au cours d’un tel processus, le degré de conscience s’élargit suffisamment pour que la personne puisse entrevoir de nouveaux investissements, de nouveaux objectifs, un nouveau but existentiel. On observe ensuite que la personne s’unifie un peu plus et devient plus réaliste. Dans ces cas, la souffrance et la crise qui résultent de ce processus de deuil restent supportables et contenues, si bien que la personne en position dépressive ne présente pas de débordement symptomatique cliniquement repérable. Ses conflits intérieurs et extérieurs seront donc perlaborables et leur issue sera favorable, débouchant sur une progression évolutive."
Pour ce psychiatre, la dépression constitue donc une opportunité de progression évolutive vers de nouvelles dimensions spirituelles.
Texte extrait d'un article à retrouver intégralement sur :
www.psychologie-therapies-spiritualite.ch/articles/articles_pdf/correct_articles/ART-GRAAP.pdf

Mais qui est donc cet intervenant qui considère que la dépression constitue une opportunité spirituelle ?
Ferdinand Wulliemier. Né en 1942, ce psychiatre suisse découvre le Sahaj Marg à l'âge de 40 ans, devient rapidement précepteur puis membre du Sahaj Marg Research Institute et crée la fondation suisse Sahaj Marg Spiritualité. Parallèlement, il exerce durant 35 ans en tant que thérapeute et enseignant à la Faculté de Médecine, la Faculté des Sciences sociales et politiques et au Centre d’Etude de la Famille à Lausanne.
Précurseur du courant de la Psychiatrie spirituelle durant les années 90, il introduit dans le champ psychiatrique les notions d'invertendo et de région centrale si chères au Sahaj Marg, en ajoutant aux stades d'évolution psychologique de l'individu un dernier état dit transpersonnel ou spirituel.
Maintenant retraité, il a créé un website (http://www.psychologie-therapies-spiritualite.ch/ ) où il vend ses séminaires plus ou moins spiritualisés, de 2 à 8 jours pour 380 à 800 CHF (240 à 500 €).

En tant que psychiatre et cofondateur de la psychiatrie spirituelle, Ferdinand Wulliemier considère donc que la dépression constitue une opportunité spirituelle. Par le passé, il nous apprenait que près d'un quart de ses patients avaient suivi une psychothérapie avant de méditer, que près d'un tiers d'entre eux avaient une personnalité "peu structurée".
Les faits nous montrent que les abhyasis du Sahaj Marg sont souvent dépressifs, Ajay Kumar constate qu'un grand nombre de précepteurs de la SRCM le sont aussi.
Alors, est-ce la dépression qui mène à la méditation, ou bien la méditation qui mène à la dépression ? Répondre à cette question, c'est un peu comme tenter de répondre à la question qui de l'œuf ou de la poule était là le premier. Dépression et méditation vont de pair, et visiblement la méditation ne permet pas de guérir de la dépression, puisque les abhyasis du Sahaj Marg sont souvent dépressifs et méditent dans le même temps.
Est-ce que la méditation accentue la dépression ? Je n'ai pas la réponse, mais la question mérite d'être posée et examinée avec soin. Sameer Sachdeva et sa triste expérience de dépression et folie sont là pour nous le rappeler…

Alexis




Voir aussi à ce sujet :

31 août 2009

Coup de Maître

Chari a du talent.

Reconnaissons le, une fois n'est pas coutume, Chari a réalisé un coup de Maître !

La compétition annuelle de composition écrite "Annual All India Essay Writing Event" proposée aux jeunes dans toutes les écoles de l'Inde à l'occasion de la journée internationale de la jeunesse du 12 août 2009 constitue une publicité formidable pour la Shri Ram Chandra Mission.

La SRCM n'en est pas à son coup d'essai puisque, d'après elle, cette action est entreprise depuis 1989 et qu'elle aurait mobilisé près de 75 000 enfants et jeunes participants de 10 à 24 ans en 2008.

Mais cette année, la nouveauté c'est qu'elle est organisée par la SRCM en collaboration avec le Centre d'information des Nations unies pour l'Inde et le Bhoutan (UNIC).

Coup de maître ou génie de la communication, voilà l'accréditation de la SRCM auprès du Département de l'information publique de l'ONU obtenue fin 85 finement exploitée médiatiquement parlant.

C'est un succès considérable puisque sont présentés aux yeux des enseignants, élèves et parents d'élèves la SRCM, la SMSF et le SMRTI, tous étroitement liés à l'UNIC, donc aux Nations unies dans l'esprit des gens, sans parler de la reprise de l'info par les médias.

La communication de la SRCM n'a pas toujours été remarquable, loin sans faut. Mais cette fois, l'opération séduction est réussie au-delà de toutes ses espérances.

Certes, la SRCM n'est liée aux Nations unies que par sa seule accréditation auprès de son Département de l'information publique (UNDPI), comme plus de 1500 autres ONG avec elle. Et l'association d'une ONG à l'UNDPI ne lui donne rien de plus que l'accès aux locaux et à l'information des Nations unies, et en aucun cas un quelconque statut consultatif.

Mais dans l'opinion publique indienne, le nom de la SRCM est désormais associé à celui de la très prestigieuse ONU.

Voilà donc le rêve de Chari exaucé. Sa persévérance a payé, il est en passe de gagner son pari : exploiter à ses fins personnelles la petite accréditation de son mouvement auprès de l'UNDPI, pour promouvoir le Sahaj Marg® et gagner en reconnaissance et respectabilité auprès de l'opinion publique indienne.

Chapeau bas, Monsieur.

Vous nous avez bien eus !


L'ONU a décrété que l'année 2009 serait l'Année internationale de la Réconciliation. Ce que la SRCM décline en 3 catégories de concours selon l'âge des participants, soit des plus jeunes aux plus âgés : "Give Love Get Love", "Do unto others as you would have others do unto you", "Love has hope, Hatred is hopeless".

Les éléments de réflexion suggérés par la SRCM aux compétiteurs sont : "How does peace and friendship in society benefit the individual ? Can there be irreconcilable differences if everyone accepted this ? R. Ingersoll has said, “Give to every other human being every right that you claim for yourself.” What do you think ? Can Love be a potent instrument of reconciliation?"


Chapeau bas, Monsieur. Vous nous avez bien eus ! Mais nous ne sommes pas dupes. Quand la SRCM dit une chose, elle en fait une autre. Entre le discours et les actes…

Ainsi la SRCM s'est associée à l'année internationale de la réconciliation et aux journées internationales de la Paix, des Droits de l'Homme, de l'Enfance, de la Jeunesse et de la Famille.

Réconciliation, Paix et Droits de l'Homme : quand on pense aux procès qui opposent le famille de Babuji à la SRCM de Chari depuis des années, aux reprises d'ashrams par la force, à d'éventuelles tentatives d'empoisonnement…

Enfance, Jeunesse et Famille : quand on pense que Babuji interdisait aux enfants de méditer avant 18 ans, alors que la SRCM les courtise assidûment avec le VBSE et l'école LMOIS ou ce concours, que d'innombrables familles sont brisées par l'introduction de Chari au sein du couple, la séparation des hommes et des femmes pour la méditation ou les retraites…

Quid du droit des femmes, des homosexuels, et j'en passe ?

Voir aussi L'opération séduction de la SRCM vis-à-vis de l'ONU :
Alexis

21 août 2009

La multinationale du Sahaj Marg

Un maître vivant, 200 à 300 000 adeptes, des biens immobiliers et fonciers en pagaille, plusieurs marques et organisations nationales et internationales, une multitude de publications multimédias et une large présence sur le web.
Tel est le bilan de bientôt 30 ans de Charijisme ! La mondialisation s'est emparée du Sahaj Marg, ou bien Chari a mondialisé le Sahaj Marg… Un petit empire, une multinationale est née.
Trois maîtres dont un vivant à peine contesté et son successeur désigné… Environ 50 000 pratiquants réguliers, 150 000 cotisants et 500 000 sympathisants dans une centaine de pays… Des dizaines d'ashrams avec leur cottage pour le Maître un peu partout, des Centres de retraite et/ou de formation, un Institut de recherche, une école… Quelques marques dont le tristement célèbre Sahaj Marg ®, les noms de domaine les plus variés sur le web… Des livres vendus 250 € pièce et des coffrets de DVD à 1 000 € l'unité… Des Centres de lumière qui prodiguent des soins gratuits ou distribuent de la nourriture en Inde, un relais approximatif des thèses de l'ONU…

Il fut un temps où le Sahaj Marg n'avait qu'une seule et unique organisation pour le représenter et gérer ce petit empire, la Shri Ram Chandra Mission créée par Babuji en 1945. Cela n'a pas duré bien longtemps…
En 1969, le Docteur KC Varadachari crée le Sahaj Marg Research Institute. Il sera ensuite dirigé par son fils, KC Narayana, jusqu'en 1991. Puis Chari le transforme en SMRTI (ajout de training) et l'intègre au sein des fondations SMSF.
Avec les années 70-80 et l'internationalisation du Sahaj Marg, les associations nationales fleurissent partout sur la planète, la SRCM indienne restant l'association mère, même s'il y a conflit juridique avec les enfants de Babuji.
1994-2004 : c'est le temps des fondations. D'abord en Suisse avec la fondation Sahaj Marg Spiritualité, puis les Sahaj Marg Spirituality Foundations aux USA, en Inde et à Dubaï. Les associations SRCM deviennent peu à peu des coquilles vides, l'argent, le foncier et l'immobilier migrent vers les SMSF. L'école LMOIS en 2005, puis les CREST et les Centres de retraites sont créés sur ces fonds. Les SRCM nationales ne gèrent plus que le fonctionnement quotidien ordinaire.
Et il ne faut pas moins de 2 structures pour piloter la Lalaji Memorial Omega International School, la première pour sa gestion, la Baal Vatika Educational Society et la seconde pour son financement, la Baal Vatika Educational Trust devenues plus tard Lalaji Memorial Educational Society & Trust.
En 2009, les publications ne sont plus gérées par la SRCM ou les fondations mais par une nouvelle structure, la Spiritual Hierarchy Publication Trust ou SHPT.
De nouvelles structures associant des personnes physiques et des sociétés immobilières sont sérieusement envisagées…

Un membre cotisant aujourd'hui n'accède qu'aux seuls comptes de sa SRCM locale. Tout le reste lui échappe complètement. Ni le fonctionnement de l'association mère en Inde, ni les publications, les donations ou les acquisitions immobilières ne lui sont un tant soit peu divulguées.
Chari l'a dit pour la LMOIS : "(…) there is no black money transaction-no trustees following the money. I am here to see to that", cela repose sur lui seul et sur la confiance qu'on veut bien lui accorder, et tout est à l'avenant...
Qu'il effectue une donation, qu'il achète une des luxueuses et coûteuses publications ou qu'il participe au financement d'un ashram, le membre de la SRCM n'obtiendra pas la moindre information supplémentaire.
Et Chari se réserve toujours le droit d'affecter l'argent d'une donation à ce que bon lui semble, sans même en avertir le donateur …
Quelle transparence !

SRCM, SMSF, SMRTI, SHPT, LMOIS, LMES et LMET…
Des associations par dizaines, 4 fondations, un Institut de recherche, une société de publication et de diffusion, une école avec ses 2 sociétés mères… telle est la partie émergée de l'iceberg ! Tel est le bilan de bientôt 30 ans de Charijisme !
La SRCM, une multinationale de la spiritualité ? Peut-être ! Mais plus sûrement une multinationale immobilière et financière, bientôt humanitaire aussi… dont l'opacité est totale.

Alexis

20 juin 2009

La SRCM sur le web

La SRCM a créé un nouveau website sur sahajmarg.org qui devient ainsi le site phare du Sahaj Marg, renvoyant ensuite vers celui de la SRCM (srcm.org) ou celui de la SMSF (spiritualityfoundation.org).

La stratégie internet actuelle de la SRCM est d'occuper le terrain au maximum. A peu près toutes les extensions internationales (.org, .com, .net, .info) et géographiques sont détenues par la SRCM, mais l'inventivité des noms de domaines n'a pas de limites non plus. Essayez les classiques lalaji, babuji ou chariji, mais aussi ram-chandra.fr ou mieux encore maitre.fr, voie-spirituelle.fr ou raja-yoga.fr…, vous retomberez toujours sur la SRCM !

Sans oublier les spiritualhierarchypublicationtrust.org ou omegaschools.org

Alexis

7 mai 2009

Publications : la Grande braderie d'un côté, les Collectors de l'autre

60 000 € de donations fin avril pour le 2nd volume de "Whispers" en français ! Combien de fois plus pour la version anglaise ?
Si les abhyasis francophones ne veulent pas tout perdre, il leur faudra encore trouver plus de 50 000 € avant la mi juin, soit 350 nouveaux donateurs en 45 jours. Faute de quoi la SRCM empochera les donations sans publier la moindre version française…
Et ce n'est pas tout ! Les coffrets de DVD "Hubble bubble" et "July 2008" se vendent aussi respectivement à 85 et 40 € pièce, des donations à effectuer à la SRCM Inde. Encore de l'argent qui évite l'association SRCM France et ne sera donc pas intégré aux comptes nationaux. Personne n'aura à vous rendre des comptes sur son utilisation…

Et ne voilà-t-il pas que Chari a créé une nouvelle organisation, une de plus, chargée uniquement des publications de la SRCM. Ainsi la SMSF et la SRCM ont arrêté toute activité de publication au 1er avril 2009. C'est maintenant la SHPT (Spiritual Hierarchy Publication Trust, un bien drôle de nom) qui a pris le relais.
Verrons-nous bientôt diffusés les comptes de toutes ces structures ? En tous cas, la séparation des activités spirituelles (SRCM), immobilières (SMSF), scolaires (LMOIS) et de publications (SHPT) devrait aisément le permettre. Mais rien n'est moins sûr ! Et pourquoi de tels cloisonnements si ce n'est pas à des fins de transparence ?

Mais à quoi donc sert le secteur "publications" de la SRCM France si toutes les nouveautés nécessitent une donation à la SMSF suisse ou à la SRCM indienne et maintenant à la SHPT ? A quoi sert-il donc ? Apparemment à jouer les camelots bonimenteurs !
A l'heure actuelle, pour l'achat de deux ouvrages, "Autobiographie" de Ram Chandra et "Messages universels", le livre "Religion et Spiritualité" vous sera gracieusement offert par la SRCM France. Le premier bouquin coûte 10 €, le second aussi, mais si vous prenez les deux, je vous les fait à 10 € les deux, et je vous en ajoute un troisième en cadeau ! C'est la Grande Braderie…

Conclusion : d'un côté les collectors qui enrichissent dont vous ne verrez jamais la comptabilité, de l'autre une grande braderie dont vous avez les moindres détails , mais qui ne rapporte rien.
C'est toujours pareil ! vous ne voyez jamais les comptes des activités qui brassent beaucoup d'argent et sont bénéficiaires…

Alexis

6 avril 2009

Une lettre ouverte

Lettre ouverte à la trésorière et aux membres cotisants de l'association SRCM France

La trésorière de la SRCM France vous a envoyé une notice explicative sur le fonctionnement financier de votre association. Elle vous propose aussi de "plus amples précisions" si vous le désirez. J'en profite donc pour faire quelques remarques et vous faire part de mes interrogations.

La trésorière confirme que 65 € par cotisant seront affectés en 2009 au fonctionnement national. Ce qui laisse entendre que le reliquat des cotisations restera dans les centres, soit une forte augmentation de leur budget. Cela ne signifie pas pour autant une plus grande autonomie puisque les investissements sont plafonnés à 500 €, à moins de demander une autorisation spéciale qui devra être validée aux plans national et international. Et puis Chari a bloqué tout investissement pour le moment ! Donc, vous n'avez d'autre possibilité que de louer une salle. Et si ce n'est pas le cas, vous terminerez l'exercice comptable en excédent…


Mes interrogations : Que devient l'excédent d'un centre d'une année sur l'autre ? Peut-il être réaffecté au centre ou bien est-il plus vraisemblablement aggloméré au résultat national ?
Le chiffre d'affaires de la SRCM France est d'environ 250 000 €, dont deux tiers en provenance des cotisations. Son patrimoine est supérieur à deux millions, dont largement plus d'un tiers sous forme de placements financiers (850 000 € avant la crise). C'est donc un patrimoine de près de 2 000 € par cotisant, presque dix fois plus que le chiffre d'affaires, et des placements financiers pour près de 750 € par cotisant.
Ces placements représentent près de trois fois le chiffre d'affaires, dix fois la cotisation annuelle de base avant son doublement de 2009, et permettent de payer cash trois fois l'ashram tant recherché pour le centre de Lyon…


Mes interrogations : Est-il bien naturel de doubler le montant de la cotisation quand il existe autant de réserves financières disponibles, surtout en ces temps difficiles ? Pourquoi conserver autant de réserves plutôt que d'investir ?

La comptabilité analytique mise en place par la SRCM montre que vos cotisations financent le fonctionnement quotidien habituel de l'association et des centres, que les séminaires doivent s'autofinancer et que la vente des publications n'est pas faite pour dégager des bénéfices. Les excédents permettent de financer l'entretien des ashrams existants, une participation aux achats d'ashrams en France et à l'étranger, des donations extérieures et enfin d'alimenter le compte des placements financiers.
Autant dire qu'on vous sollicite en plus de votre cotisation dès qu'il y a un séminaire ou quelque chose d'exceptionnel à financer.
Il y a quelques années, la SRCM France disait qu'elle était financée par les cotisations, les donations et les ventes de livres. C'est donc totalement faux puisque les donations partent directement à l'étranger vers des paradis fiscaux, de même que les ventes de publications bénéficiaires comme "Whispers"…


Mes interrogations : Pourquoi l'association SRCM France ne gère que le fonctionnement quotidien ? Pourquoi tout ce qui génère des bénéfices part à l'étranger ?

Chari a mis en place un fonds international, la SMSF suisse, que vous alimentez par vos souscriptions à "Whispers" et par toutes vos donations, qui échappent ainsi au budget de la SRCM France. La raison généralement avancée, c'est l'absence ou la faible taxation des fonds qui y transitent, de manière à échapper aux taxes imposées par la législation française.

Mes interrogations : S'il n'y a que cette raison, pourquoi n'avez-vous pas accès aux comptes de la SMSF suisse ? Vous n'êtes pas responsables de la législation française… à moins que l'autre raison soit justement de ne pas vous les montrer. Réclamez au moins de savoir à quoi sont destinés vos fonds ? Quelles actions ils financent et à quelle hauteur ? Sinon, pourquoi une telle opacité ?

Chari l’a dit dans son discours aux ZIC de janvier 2009, on ne cesse d’offrir des terres à la SRCM. Mais il manque de moyens financiers pour construire des ashrams ! Quelle misère, la SRCM est devenue une entreprise de gestion de biens fonciers dont elle ne sait plus quoi faire.
Mais il a peut-être enfin trouvé la solution pour transformer ses biens fonciers en biens immobiliers. L'exemple de Vrads Sande constitue une formidable promotion pour des "lieux de vie" spécifiques aux abhyasis. Ainsi l'achat de logements par les abhyasis sur un domaine qui leur est réservé permettrait de financer la création d'ashrams. Il suffit de trouver quelques investisseurs pour amorcer la pompe… qu'ils soient ou non abhyasis. Ils achêtent le terrain, construisent des logements et les revendent aux abhyasis intéressés. Une partie des bénéfices leur revient, l'autre alimente les caisses de Chari.
Des comités pour les projets immobiliers recherchent déjà activement des financements privés auprès d'investisseurs étrangers.


Mes interrogations : Quelle sera la transparence financière de telles opérations financières privées quand l'opacité des comptes de la SRCM et de ses fondations est déjà totale, hormis seulement votre association nationale ? Ne craignez vous pas quelques beaux micmacs financiers à venir quand des intérêts privés se mêleront à la spiritualité ?

Alexis

9 janvier 2009

Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise

La collecte de fonds pour les projets immobiliers ne faiblit pas
Contre toute attente, la cotisation à la SRCM France augmente de 100%, malgré les propos de Chari, malgré la crise financière et la récession économique.

Contre toute attente ? Non, pas vraiment !

En mai dernier, lors du Conseil d'administration de la SRCM France à Vrads, Chari ne faisait pas que doubler la cotisation française. Il suggérait aussi de créer en toute discrétion un Fonds international du président basé en Suisse pour rassembler les donations petites et grandes, l'idée étant que le Maître puise à volonté dans cette cagnotte pour ce que bon lui semble. Aucune communication écrite ne devait en être faite, mais seulement des annonces orales dans les centres pour proposer des donations mensuelles à l'image de l'ancien fonds SMSF pour les "centres de lumière".

Parallèlement et tout aussi discrètement, des Comités de projets immobiliers étaient mis en place pour seconder Santosh Khanjee et P.R. Krishna dans la recherche de bonnes affaires immobilières. Il s'agit là de projets privés aux montages juridiques et fiscaux parfois complexes. Ces "lieux de vie", outre les logements de personnes privées, comporteraient éventuellement un cottage pour le Maître et une salle de méditation. Le tout est de les mettre ensuite à la disposition, gratuite ou en location, pour la Mission. Avocats spécialisés, architectes et professionnels de l'immobilier réfléchissent aux montages les mieux adaptés. Personnes physiques et sociétés seront sollicitées.
Vous n'en aviez pas entendu parler ? Normal, il n'est pas question que de spiritualité à la SRCM ! Il suffit de faire partie du gratin pour s'en apercevoir…

Une fois de plus, la question lancinante revient : la SRCM est-elle une organisation spirituelle ou bien une vaste entreprise de collecte de fonds en vue d'investissements immobiliers et financiers ?

Alexis