La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

438 articles – 3447 commentaires – Dernier ajout le 10/06/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

10 mars 2009

Effectifs : c’était de l’intox…

Depuis l’an 2000, on entend tout et n’importe quoi de la part de Chari, de la SRCM et d’autres aussi d’ailleurs. Chari avait ouvert le bal en prétendant avoir multiplié par trois les effectifs indiens en trois ans. La SRCM a continué en annonçant des effectifs de 200 à 300 000 abhyasis, d’autres ont même évoqué le nombre de 600 000. Après tout, quand on est dans la démesure, à quoi bon se limiter…

En fait, personne ne sait exactement ce qu’il en est. Pas même Chari qui, quand il est honnête avec ses lieutenants, doit se résoudre à dire seulement que la mission est présente dans une centaine de pays, qu’elle compte autour de 2 600 précepteurs et réunit plus de 50 000 personnes pour les grandes cérémonies (bandharas) qu’elle organise. Voilà qui ne peut être démenti, mais ne nous renseigne pas vraiment !

Heureusement, plus le temps passe, plus on en apprend sur la Mission et moins les rumeurs d’intoxication lancées par Chari ne peuvent tenir bien longtemps. Dernier exemple en date : le Centre de la SRCM à Chennai, fief de la Mission de Chari. En 1998-99, il comptait 1 500 cotisants et, après un gros effort de réorganisation, on est passé à 2 500 l’année suivante avec 65 précepteurs. Aujourd’hui, on atteint 8 500 personnes enregistrées et 92 précepteurs, soit une progression record de 30% par an du nombre de cotisants. Sauf que, de l’aveu même de la Mission, les abhyasis qui participent régulièrement au satsangh du dimanche à Manapakkam ne sont plus que 2 500, soit moins de 30% des cotisants et qu’il faut introduire trois personnes pour obtenir une seule adhésion…

Entendons nous bien sur les définitions. Pour la SRCM, le nombre de pratiquants réguliers du Sahaj Marg a été estimé lors d’un recensement mondial ordonné par Chari qui voulait mieux connaître l’état de ses troupes. Il correspond au nombre de personnes qui ont assisté au satsangh du dimanche 30 avril 2008. Les abhyasis enregistrés sont ceux qui ont cotisé à la SRCM durant l’année, sachant que c’est une démarche obligatoire pour toute personne qui souhaite assister aux grandes cérémonies de la Mission. Enfin, les personnes qui ont été introduites sont toutes celles qui ont eu droit aux trois premiers sittings d’introduction, sans qu’on sache si elles ont poursuivi leur pratique ensuite. En gros, elles savent à peu près en quoi consiste la méthode du Sahaj Marg et constituent la nébuleuse qui gravite autour de la Mission, et donc ce que j’appelle un peu rapidement les "sympathisants".

Extrapolons à l’Inde les données du Centre de Chennai. Avec environ 1 500 précepteurs et à raison d’un précepteur pour près de 30 pratiquants réguliers, on aurait donc 40 à 45 000 réguliers, qui ne représentent eux-mêmes pas tout à fait 30% des cotisants. Ce qui signifierait 140 à 160 000 abhyasis enregistrés, eux-mêmes trois fois moins nombreux que les introduits. La nébuleuse du Sahaj Marg compterait donc 417 à 477 000 personnes en Inde.

Dans le reste du monde, les choses sont quelque peu différentes. Cotisants et pratiquants réguliers sont plus proches en nombre. Quant aux sympathisants, ils représenteraient 25% des cotisants en France. Extrapolons à nouveau. Cela nous donne 10 à 12 000 réguliers, 12 à 15 000 cotisants et donc 15 à 19 000 personnes, sympathisants compris.

Récapitulons ! Globalement, on aurait donc une nébuleuse d’un peu moins de 500 000 personnes introduites au Sahaj Marg dans le monde (de 430 à 500 000), un peu plus de 150 000 cotisants (150 à 175 000) et 55 000 pratiquants réguliers (50 à 60 000). Mais qu’est ce donc qu’un abhyasi ? Sûrement pas tous ceux qui ont été introduits au Sahaj Marg, sinon j’en ferais moi-même partie. Sûrement pas non plus la totalité des cotisants, notamment indiens, sinon il faudrait compter parmi eux ceux qui s’acquittent de leur cotisation uniquement pour venir assister à l’anniversaire de Chari. Mais sûrement pas non plus les seuls recensés au satsangh du dimanche. La réalité est donc quelque part entre ces deux derniers chiffres, entre 50 et 175 000 abhyasis. La fourchette est grande, mais ces extrapolations sont malgré tout beaucoup plus fines et précises que tous les effets d’annonce de Chari. On n’est donc sans doute pas très éloigné des 100 000 abhyasis. Ce qui n’est déjà pas si mal, mais tout de même très en deça de ce qu’on a voulu nous faire croire…

Reste la question du pourquoi de cette intox ? Et à destination de qui ? A priori pas de ses détracteurs ! Plutôt sans doute à destination de ses troupes pour mieux les galvaniser. Peut-être aussi à destination de ses concurrents, notamment en Inde, pour mieux faire croire à sa suprématie sans partage sur la nébuleuse du Sahaj Marg…

Mais parmi cette nébuleuse de près de 500 000 personnes, combien ont définitivement abandonné cette voie spirituelle et combien sont proches de Kasturi, Navneet, Narayana ou d’autres ? Chari n’en compte véritablement pas le quart ! Mais tous les autres ?

Alexis

1 commentaire:

Alexis a dit…

Notre chère trsorière SRCM française, qui consulte régulièrement ce blog, a donc jugé utile de rassurer ses ouailles, et peut-être elle-même un peu aussi...

Donc, au 4 mars, jour de la publication par elodie de mon commentaire sur les cotisations, elle a fait le point. soi-disant 50% environ des cotisants 2008 auraient versé leur cotisation 2009. mais elle appelle aussitôt les précepteurs à relancer les nouveaux par des appels personnalisés, comme les mauvais payeurs, en insistant sur le fait que payer c'est signifier son intérêt à la Mission (et donc à Chari, sous entendu). elle ajoute aussi de vérifier que ceux qui exercent des fonctions locales ont bien payé leur cotisation, ce qui veut dire que ce n'est pas toujours le cas. Sans compter le refrain sur l'étalement du versement de la cotisation dans l'année et des solutions au cas par cas pour ceux qui connaissent des difficultés financières.

Au total, une phrase sur les règlements déjà réalisés. Et tout le reste du message sur les relances. preuve que les choses ne sont pas évidentes cette année.
Sans compter qu'il n'y a pas un mot sur la part du local et du national. un sujet trop houleux pour être abordé en ce moment ?