La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

438 articles – 3447 commentaires – Dernier ajout le 10/06/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

6 février 2009

Morceaux d'anthologie

Morceaux d'anthologie sur l'Obéissance - Salient Features N° 4

Chariji dresse un bilan finalement assez négatif de la cohésion au sein de la Shri Ram Chandra Mission. La solution qu'il préconise est que chaque abhyasi réalise un travail sur son propre caractère, en mettant l'accent sur l'obéissance. Voici donc un long extrait de Salient Features sur l'obéissance, pour faire suite au message d'Alexis et mieux comprendre ce que propose le Maître.

La version originale et intégrale en anglais est disponible à l'adresse suivante :
http://www.sahajmarg.org/smrti/education/publications/salfeatures/series4/obedience/obedience.html

Le progrès spirituel est très exigeant. L'éducation et la pratique ne servent à rien. Seuls l'amour et l'obéissance sont importants. Mais il est plus difficile d'aimer que d'obéir. Chariji nous demande donc de commencer par obéir d'abord. Et pour bien obéir, il ne faut pas penser. C'est-à-dire obéir sans réfléchir, renoncer à nos désirs. C'est donc une dépendance absolue au Maître qui nous est demandée, un abandon entre ses mains.

Chacun appréciera.

N'hésitez pas à m'envoyer aussi vos réactions.

Elodie


"(…) le meilleur disciple est celui qui est le plus obéissant. (…) Au Sahaj Marg, sans obéissance, rien ne peut être obtenu, absolument rien. (…) C’est ma conviction, confirmée par mon expérience personnelle avec le Maître pendant plus de 20 ans, après beaucoup d’analyses et de réflexion. Aussi voyez-vous, le succès n’est pas du à l’éducation, ni à l’application, ni à la pratique, c’est seulement l’obéissance qui finalement, aujourd’hui reste dans mon esprit, comme le premier et seul facteur de notre développement spirituel.(…) Donc, si quelque chose garantira le succès total dans la vie spirituelle, c’est l’obéissance, parce que l’obéissance signifie que nous ne pensons pas à ce qu’il nous demande de faire, nous le faisons.(…) Aussi l’obéissance signifie faire quand Il dit, « fais », s’arrêter quand Il dit, « stop ». Je connais certaines personnes à qui il a dit, « maintenant vous devez faire cela ». Ils ont dit, « Non, mais la dernière fois vous m’avez dit autre choses ». Pourquoi non ? Le Guru a le droit de changer ses instructions. Si vous L’acceptez comme le But, et si vous L’acceptez comme un Maître de votre Soi, n’a-t-il pas le droit de changer ses instructions pour votre bénéfice ? (…). L’obéissance signifie une obéissance juste, explicite. (…) L’obéissance doit être totale. (…) Si un homme est obéissant, son but est déjà en vue. Aussi, la spiritualité devient une façon de vivre, dans laquelle la pratique est entreprise par soucis d’obéissance au Maître. (…) Comme Babuji l’a dit, « nous devons avoir trois choses : le satsangh avec le Maître, l’obéissance au Maître, l’amour pour le Maître ». Aussi, chaque fois que nous parlons de progrès, nous devons commencer avec la pratique, pour aucune autre raison que l’obéissance au Maître. Il l’a dit, donc je dois le faire. Et il n’est pas suffisant de simplement pratiquer. Je pratique à cause de mon obéissance au Maître. (…) En obéissant et en suivant l’instruction du Maître, pas seulement dans la sadhana spirituelle mais aussi dans tous les aspects de la vie, on en vient à réaliser que le Maître n’est pas seulement le Maître de la vie spirituelle, mais un Maître infiltrant tout avec un droit sur l’ensemble des fonctions humaines de quelqu’un. Le développement de cette attitude renforce l’attachement au Maître et commence à développer chez le disciple un sentiment de totale dépendance au Maître. (…) L’obéissance totale est ce qui est exigé à celui qui choisit ou qui souhaite être parfait. Ce qui signifie que la perfection marche de pair avec l’obéissance. La perfection, dans l’état parfait, correspond avec l’obéissance ultime. (…) si vous réfléchissez à ce que le Maître dit, vous êtes déjà sur le chemin de la destruction. Vous ne devez pas penser, parce que si vous pensez, vous placez votre processus mental à l’opposé du Sien.(…) Il ne m’appartient pas de penser, seulement d’obéir. (…) J’ai réfléchi à l’importance de la seconde ligne de notre prière. Nos désirs font obstacles à notre avancement. J’en suis venu à la conclusion que ce que nous devons réellement faire quand nous allons vers le Maître, est d’arrêter les désirs et de rendre nôtre Ses désirs. Ainsi, je vous offre une nouvelle définition de l’obéissance. Substituez vos souhaits aux Siens, et alors ce problème de faire obstacle à notre avancement ne peut se produire, parce que Ses souhaits sont pour nous. (...) Là où il n’y a pas d’obéissance, il ne peut jamais y avoir de foi. (…) Je vois d’une manière croissante des abhyasis concernés par leur propre indépendance de pensée, indépendance de croyance. Faites attention à de telles libertés car elles sont illusoires. Faites attention à toute liberté, parce que la liberté est un concept illusoire. Elle n’existe pas. Il n’y a qu’une liberté, c’est celle d’obéir au Maître. (…) Quand nous sommes avec le Maître, nous ne devrions pas avoir de désirs – pas même pour un sitting, pas même pour un conseil, pas même pour des questions et réponses, rien ! Nous devrions être comme le chien qui est simplement heureux d’être aux pieds du maître et de regarder son visage! Babuji, lui-même, utilisait l’exemple du chien. Donc, ne pensez pas que je vous insulte. Babuji a toujours loué la dévotion d’un chien pour son maître. C’était l’une de ses plaisanteries permanente: si vous inversiez le mot « dog (chien) » vous obteniez le mot « God (Dieu) ». Voyez, il voulait une dévotion comme celle du chien en nous, une obéissance inconditionnelle. Maintenant je voudrais dire qu’il y a peu d’abhyasis qui ont la volonté d’obéir sans savoir pourquoi ils devraient obéir. Nous voulons savoir pourquoi nous devrions obéir, avant de devenir obéissant. Nous devons avoir l’attitude du chien, l’amour pour le Maître, la foi dans le Maître, l’obéissance au Maître. C’est ce qui est attendu qu’un abhyasi ait. Nous devons devenir comme nous étions le chien parfait devant lui. Il mange quand il lui donne sa nourriture. Le chien parfait mange seulement quand le maître le nourrit. Si un étranger vient et lui donne quelque chose, il ne le prendra pas. Si le Maître dit, « assis », et s’en va, trois jours après il doit encore être assis là. Quand il lui dit, « vient », il va avec lui. Il ne demande pas, « Où allez-vous ? Pourquoi y allez-vous ? Quand rentrerons-nous à la maison ? » (…) L’obéissance signifie le service du Maître. La manière de servir signifie la manière d’obéir. Je ne peux pas choisir de quelle manière je servirai mon Maître. Je le servirai de la manière qu’Il dit. (…) le Maître ne vous force pas à obéir, mais Il attend de vous que vous obéissiez et si vous n’obéissez pas, votre progrès va en souffrir. C’est seulement dans le champ de la spiritualité que l’obéissance donne un bénéfice total. (…) Dans le champ de la spiritualité, l’obéissance donne des résultats positifs, des bénéfices positifs. Aussi je recommande l’obéissance comme un début. Et essayez de commencer avec les dix maximes, n’importe laquelle, cela importe peu. Il n’est pas nécessaire de commencer avec la première, et puis la deuxième. Commencez n’importe où. Dans l’obéissance, la chose la plus importante à se souvenir est : ne pensez pas, commencez à faire. (…) Qui sommes-nous pour juger ce que le Maître veut, pourquoi Il le veut ? Les abhyasis qui prétendent être dévoués doivent réaliser que l’obéissance est le premier signe de la dévotion et là où l’obéissance fait défaut, la dévotion ne peut être là. Et là où il n’y a pas de dévotion, je ne pense pas qu’il y ait aucune grande chance ou énorme occasion de s’élever vers des hauteurs spirituelles. Cela devient le devoir des précepteurs d’expliquer aux abhyasis que, sans obéissance aux directives du Maître, la spiritualité devient quelque chose qui ne peut être pratiquée par de telles personnes. L’amitié ne devrait pas interférer pour un précepteur faisant son devoir envers un abhyasi. Là où l’amitié interfère avec la croissance spirituelle, alors une telle amitié doit être sacrifiée dans l’intérêt de son propre développement. (…) L’obéissance est une parfaite discipline dirigée vers la perfection de nous-mêmes. Celui qui obéit parfaitement est la personne parfaite. L’obéissance, au début, est une chose très difficile parce que cela signifie la servilité, la soumission de notre ego à une personne supérieure. Par conséquent, l’ego se rebelle. La désobéissance découle toujours d’une rébellion de l’ego. Mais les gens oublient que, vous êtes obéissant, vous n’avez plus de responsabilité pour ce que vous faites, ou ne faites pas, sous son commandement. (…) Aime Le, suis Le, obéis Lui. Les trois actions sont corrélées. Nous ne suivrons pas quelqu’un que nous ne pouvons pas aimé. Nous pouvons obéir aux gens qui nous forcent à obéir, mais il y a toujours une rébellion intérieure. (…) Mais dans une obéissance orientée amour, il n’y a pas de rébellion, il n’y a pas d’angoisse, il n’y a pas de soumission de l’ego parce que nous le lui avons transféré et lui avons dit, « Ceci est vôtre. Gardez le ». Aussi voyez-vous, d’un seul coup, L’aimer, Lui obéir, Le suivre, notre responsabilité n’existe plus envers personne. Il veille sur nous comme Il veille sur chacun. Donc en exprimant notre humanité limitée, nos limitations à aimer, à obéir, à suivre, à accomplir, nos limitations de capacités, c’est une voie simple par excellence. Aimez Le, obéissez Lui, suivez Le et soyez acquitté de tout de reste. (…) Je pense que l’obéissance au Maître montre réellement que nous sommes très raisonnable et que nous aimons aussi le Maître. Maintenant nous sommes seulement raisonnables, mais je suis toujours enclin à comparer l’obéissance et l’amour. Et un amour croissant doit être reflété dans une obéissance croissante. Et quand ceci est absolu, l’obéissance doit être absolue. (…) Pour moi, c’est une relation directe : obéissance-amour ; plus d’obéissance, plus d’amour ; la plus haute obéissance, le plus haut amour. (…) l’obéissance est la première loi de la spiritualité. Je la place au dessus de l’amour parce que la véritable obéissance ne vient qu’avec l’amour. (…) Il n’est pas facile d’aimer, mais il est facile d’obéir. Et c’est mon expérience que, si vous obéissez, simplement et continuez encore et encore, c’est plus facile que d’essayer d’aimer quelqu’un. (…) Et quand nous l’aimons absolument, nous lui obéissons absolument. Aussi un indicateur sûr de votre amour pour le Maître est le degré de votre obéissance, il doit y avoir un amour absolu derrière elle. Avec l’amour absolu, il y a dépendance absolue. Avec la dépendance absolue, il y a abandon absolu. (…) L’obéissance mène à l’abandon. (…) Maintenant, il y aura beaucoup de gens qui compareront l’obéissance à la perte de liberté. Cela ne signifie rien de cela. Je ne peux obéir que si je suis libre d’obéir. Donc, seul un homme libre obéit. Celui qui est un esclave n’obéit pas. Il exécute seulement. L’obéissance signifie que je suis libre d’obéir de par ma volonté libre, par amour pour le Maître, quoi que ce soit et tout ce qu’il me dit de faire. Aussi l’obéissance est un signe de liberté. (…) Quand une personne s’abandonne à un Maître, cela signifie qu’elle s’est abandonnée complètement de toutes les manières. Il est devenu simplement un instrument dans les mains du Maître. (…) Aussi en étant obéissant au Maître, nous sommes capables de travailler pour Lui. Si vous êtes complètement obéissant, vous êtes totalement comme le Maître. Et cela Lui apporte quelque chose qu’Il n’a jamais eu dans Sa vie – le bonheur, comme chaque père, voyez-vous. Quand nous l’acceptons et Lui obéissons et travaillons pour Lui, et devenons comme Lui, Il est heureux. Ainsi l’obéissance, l’amour, l’abandon, ils sont les trois faces de la même chose. (…)"

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Voilà de quoi nous rassurer !
Par ce discours subtil et sournoisement structuré chari explique que l’obéissance est la condition essentielle de toute élévation spirituelle.
Et comme il est plus facile d’obéir que d’aimer, il propose de commencer par là.
Effectivement, si l’obéissance dépend de la volonté, l’amour est un état qui n’en dépend pas. De la même façon une autorité, à plus forte raison spirituelle, ne s’impose pas, elle est, elle se reconnaît, et ne requiert donc aucune obéissance…
La nuance est essentielle, en demandant ce travail d’obéissance, le guru cherche à compenser son manque d’autorité naturelle.
L’image du chien est très opportune, car elle nous rappelle que seul un chien bien dressé obéit à son maître, et que cette obéissance exprimée par le chien révèlera non seulement sa dépendance à son maître, mais surtout le sentiment très égotique pour son maître qu’il est aimé par son chien !
Les abhyasis doivent donc se plier à ce dressage, cette obéissance exclusive et sans réserve, jusqu’à cette obligation d’amour induit, soumis et obligatoire qui en suivra….
Ce n’est ni plus ni moins que du viol avec pour prémisses de la manipulation, de l’abus de confiance et du conditionnement !
Sa tirade sur la liberté « Faites attention à toute liberté, parce que la liberté est un concept illusoire. Elle n’existe pas. Il n’y a qu’une liberté, c’est celle d’obéir au Maître » est une offense à l’humanité toute entière et justifie à elle seule la dangerosité de la dérive sectaire de son entreprise.

L’analogie finale « Et cela Lui apporte quelque chose qu’Il n’a jamais eu dans Sa vie – le bonheur, comme chaque père, voyez-vous » est superbe ! Le voilà maintenant en flagrant délit de manipulation mentale ; il tente d’opérer un transfert en s’identifiant au père des abhyasis. La relation au père a été essentielle dans la construction de chacun.
Entre ceux qui n’en ont pas eu (absence-manque), et ceux qui n’ont pas su ou pu s’en libérer (omniprésence-dépendance), papa-chari propose enfin une solution.
Dommage qu’il n’ait pas lu Freud, mais il finira bien par se faire prendre à son propre piège, car les abhyasis se rendront compte un jour que pour grandir et se libérer « il faut tuer le père.. »
martin

Alexis a dit…

Après les lions et les moutons : le chien !
Dog, c'est l'inverse de God. Que faut-il comprendre ?

Est-ce que nous sommes un animal obéissant aux pieds du Maître ?

Alexis a dit…

Plus sérieusement que l'histoire du chien (bien que l'analogie soit quand même très intéressante) : Chari vous demande d'obéir sans réfléchir, et lui que fait-il ? Il réfléchit aux instructions de son maître pour en conclure qu'il faut d'abord obéir, avant d'aimer...
En clair, faîtes ce que je dis mais pas ce que je fais !
Décidément, il y aura toujours é niveaux à la SRCM : les esclaves et le patron. Les premiers doivent obéir sans réfléchir, le second réfléchit pour vous...

Alexis a dit…

"Là où l’amitié interfère avec la croissance spirituelle, alors une telle amitié doit être sacrifiée dans l’intérêt de son propre développement."

Soit disant, le sahaj marg est une méthode adaptée à la vie moderne familiale ou en société. Mais voilà, il faut sacrifier son amitié si elle gène la spiritualité. Et bien évidemment, les autres gènent toujours à la SRCM, SAUF s'ils sont eux-mêmes dans le sahaj marg.

En bref, le sahaj marg vous exclue de tous les autres ! Mais c'est quand même une méthode adaptée à la vie moderne ???

Alexis a dit…

Chari persiste et signe dans son discours du 2 février dernier :
"Totally unquestioning obedience is the only requirement of this spiritual way that I know, Sahaj Marg. The moment you start asking questions, it is implicit that you are questioning the wisdom of your Master, the intentions of your Master and his existence itself - never done, except at the peril of your own evolution. "
Extrait souligné par Frank Waaldijk sur son blog

Alexis a dit…

On m’a enfin fourni des extraits du fameux discours de Chari devant les ZIC, prononcé à Manapakkam le 10 janvier. Tout cela confirme ce que je disais, sinon plus. Chari voit la SRCM se scinder en 240 missions. S’il pouvait faire son autocritique, il la ferait, mais c’est plus facile pour lui de faire porter les raisons de l’échec à ses abhyasis : "Avons-nous vraiment fait quelque chose durant ces soixante dernières années ?"

A l’heure où Don publie l’exemple du Centre-in-charge de la SRCM sur l’Ile Maurice qui évalue le coût de son job de "travailleur spirituel" (sic) à 50 000 US$, le message de Chari sur la discipline interne n’est pas du luxe.
Encore que cela ne gène peut-être pas Chari qu’un de ses sbires se fasse rémunérer pour propager le Sahaj Marg…

Le cauchemar de Chari s’intitule : The need for personal discipline. Voici d’abord la version originale en anglais, puis ma traduction approximative en français…

"We have been very carefully selecting people to be preceptors, but more and more I find that in an anxiety to fill the panel saying in Gujarat, or in Andhra Pradesh or in Punjab, we are recommending people who would not be normally acceptable. This is one main cause of indiscipline. They don’t work, so we have a full list of preceptors running into thousands, and I don’t know whether even half of them are really working. (…) with two thousand six hundred preceptors, we should be able to grow without more preceptors (…).It should not be necessary for me to make two preceptors a day, continuously every day. It only means — I mean I could understand it if I see the quality rising. But like the recent incident in Nagpur: a preceptor manhandling an abhyasi; the classic case of Kanpur which has been a thorn in Babuji’s flesh ever since I joined the Mission. Kanpur was always a problem. It continues to be a problem. Why? What is wrong that these places do not change? There are other centres I don’t want to mention. Bombay centre: I don’t see any growth. We have so many preceptors there (…).Small centres have been literally blackmailing the organization by buying among themselves the land, and then saying, “You have to accept this now,” without permission, without approval. It is a very serious legal problem. Who is going to manage this?
You know, sometimes in my nightmares I see the Mission breaking up, and there will be two hundred and forty Shri Ram Chandra Missions: Haldoi, one; Gorakhpur centre, another Mission; Tiplur in Maharashtra. We have had a problem in Thrissur centre in Kerala state. Serious disciplinary problems — people refusing to go to a place for satsangh. It’s easy to say, “You are no longer abhyasis.” They will start a new centre, and you will have one more group sitting by itself. Karnataka started this unhappy episode. We have several groups in Karnataka, all claiming to be Babuji’s favourite centres — not with the Mission (…).Discipline has to be instilled from the beginning. I know nowadays preceptors give sittings to new abhyasis, you know, helter-skelter: one in the morning, one in the evening, next tomorrow morning, and they are abhyasis. They are not spoken to, they are not told about the Mission. They are not explained the philosophy, nor are they told what are the disciplinary requirements. That is why the Mission is growing so fast (…) So I wonder what has been my failure, that this is the result of the Mission today. (…) Let us come to the physical problems: non-attendance, linguistic chauvinism, you know. And during presence in the satsangh, half the people with their eyes open, cell phones ringing even here in Manapakkam. And when I have spoken two or three times, they put it on vibration mode, and when their thigh vibrates, they just look at it to note the number and… I know this is happening. I know it is happening in every centre (…).So discipline has to be personal. Each person has to be disciplined. It’s not enough to have a police force acting, you know. It is not enough (…).So, you see, discipline is the order of the day. Otherwise, you know what happens when there is uncontrolled growth of cells in the human body: it is cancer. And cancer means death, as we all know. If our organization is growing like that, as I seem to think it is, it is a cancerous growth: unguided, unprincipled, disobedient. (…) Too many of us are just sitting quiet, saying that Babuji’s will will prevail but Babuji has said his will can prevail only when we execute his will. When he passed away and I had to take charge, we have seen how much his will prevailed: when all the preceptors of those times refused to obey his nomination, and many had to be sacked out of hand. And many left because they were not approving what I did. There was every chance that when I became the President, this Mission would disintegrate, because there were powerful preceptors from Babuji’s times. (…)We have now to exercise discrimination even when admitting abhyasis, because I find there is no discrimination. We are happy to have one more abhyasi. But is he of any value to the Mission? Will he add value to himself or herself? (…) I don’t want more and more land holdings without money to build ashrams. I mean, I am surprised that we have land in so many places where there are only twenty abhyasis, fifteen abhyasis — under pressure. (…) So you see, you must think of the Mission as a whole: not of Maharashtra or Gujarat or Uttar Pradesh (…) And there are some states of India which are very difficult to penetrate. They have their own cultural chauvinism, their own linguistic chauvinism. Even their saints are sacred — better than other saints! Sahaj Marg would appear not to have done anything except to put whitewash on the skin. Have we penetrated deep enough? Have we made human beings [into] human beings, or does Sahaj Marg still consist of Maharastrians and Bengalis and Malayalis and Tamilians?
Recently I had the case of a centre where there are several communities, all Hindus. One community has twenty members, and they said, “We want a preceptor from our community.” And this demand was sent to me by the preceptor. I was shocked! It’s like saying Jats must have a Jat preceptor, Brahmins must have a Brahmin preceptor. I mean, where are we going? What is the direction in which Sahaj Marg is moving? (...) Have we really done anything at all in all these fifty years, sixty years that the Mission has been there? "

"Nous avons soigneusement choisi les gens pour être précepteurs, mais de plus en plus je trouve que, dans le souci de compléter la liste, dans l'État du Gujarat, de l'Andhra Pradesh ou au Penjab, nous recommandons des gens qui normalement ne seraient pas acceptables. C'est l'une des principales causes de l'indiscipline. Ils ne travaillent pas, et nous avons donc une liste de milliers de précepteurs, mais je ne sais pas si la moitié d'entre eux travaillent vraiment (...) Avec deux mille six cent précepteurs, nous devrions être en mesure de nous développer sans autres précepteurs (...) Il ne devrait pas être nécessaire pour moi de faire deux précepteurs chaque jour, en continu tous les jours. Cela signifie seulement - je veux dire, je pourrais comprendre si je voyais la qualité en hausse. Mais, comme le récent incident à Nagpur: un précepteur frappant un abhyasi; le cas classique de Kanpur, qui est une épine dans la chair de Babuji depuis que j'ai rejoint la Mission. Kanpur a toujours été un problème. Il continue à être un problème. Pourquoi? Quel est le problème dans ces endroits qui ne changent pas? Il existe d'autres centres, dont je ne veux pas parler. Le centre de Bombay : je ne vois pas de croissance. Nous avons tellement de précepteurs là (...). Les petits centres ont littéralement fait du chantage à l'organisation en achetant des terres, et ensuite en disant: « Il faut accepter cela », sans autorisation ni approbation. Il s'agit d'un très grave problème juridique. Qui va gérer cela ?
Vous savez, parfois, dans mes cauchemars je vois la Mission se fragmenter, et puis il y aura ensuite deux cent quarante Shri Ram Chandra Mission: une à Haldoï, une autre mission au centre de Gorakhpur, à Tiplur dans le Maharashtra. Nous avons eu un problème au centre de Thrissur, dans l’état du Kerala. De graves problèmes de discipline - des personnes refusant d'aller à un endroit pour le satsangh. Il est facile de dire: « Vous n'êtes plus abhyasis ». Ils vont lancer un nouveau centre, et vous aurez un groupe qui se réunit tout seul. Le Karnataka a commencé ce malheureux épisode. Nous avons plusieurs groupes au Karnataka, tous prétendent être le centre préféré de Babuji – en dehors de la mission (...). La discipline doit être inculquée dès le début. Je sais que de nos jours, des précepteurs donnent des sittings aux nouveaux abhyasis n’importe comment : un le matin, un dans la soirée et le suivant le lendemain matin, et les voilà devenus abhyasis. On ne leur a pas parlé, on ne les a pas informés sur ce qu’est la mission. On ne leur a pas expliqué la philosophie, on ne leur a pas dit quelles sont les règles de discipline. C'est pourquoi la Mission grandit de plus en plus vite (...) Alors je me demande quel a été mon échec pour que cela soit le résultat de la Mission d’aujourd'hui. (...) Arrivons-en aux problèmes physiques : la non-fréquentation, le chauvinisme linguistique, vous savez. Et au cours du satsangh, la moitié des personnes ayant les yeux ouverts, les téléphones portables qui sonnent même à Manapakkam. Et quand j'en ai parlé deux ou trois fois, ils sont passés sur le mode vibreur, et quand ça vibre contre leur cuisse, ils jettent un regard pour noter le numéro... je sais que ça arrive. Je sais que ça arrive dans tous les centres (...). Donc, la discipline doit être personnelle. Chaque personne doit être disciplinée. Il ne suffit pas d'avoir une force de police, vous savez. Ca ne suffit pas (...). Donc, vous voyez, la discipline est à l'ordre du jour. Sinon, vous savez ce qui se passe quand il y a une croissance incontrôlée de cellules dans le corps humain : c’est le cancer. Le cancer signifie la mort, comme nous le savons tous. Si notre organisation grandit comme ça, comme je le pense, il s'agit d'une croissance cancéreuse : non guidée, sans principes, sans obéissance (...) Un trop grand nombre d'entre nous sommes simplement assis tranquilles, en disant que la volonté de Babuji prévaudra mais Babuji a dit que sa volonté ne saurait l'emporter que si nous exécutons sa volonté. Quand il est décédé et que j'ai dû prendre sa suite, nous avons comment sa volonté a prévalu : lorsque tous les précepteurs de l'époque ont refusé d'obéir à sa nomination, et beaucoup ont dû être renvoyés. Et beaucoup sont partis parce qu'ils n’approuvaient pas ce que je faisais. Il y avait toutes les chances que cette mission se désintègre lorsque je suis devenu le président, car il y avait des précepteurs puissants du temps de Babuji. (...) Nous devons maintenant faire preuve de discrimination lors de l'admission des abhyasis, parce que je trouve qu'il n’y a pas de discrimination. Nous sommes heureux d'avoir un abhyasi de plus. Mais a-t-il de la valeur pour la Mission ? Va-t-il ajouter de la valeur pour lui-même ou elle-même ? (...) Je ne veux pas de plus en plus de terres sans argent pour construire des ashrams. Je veux dire, je suis surpris que nous ayons des terres dans de nombreux endroits où il y a seulement vingt abhyasis, quinze abhyasis - sous la pression (...) Donc, vous voyez, vous devez penser à la Mission dans son ensemble : pas celle du Maharashtra ou celle du Gujarat, ou de l'Uttar Pradesh (...) Et il y a certains états de l'Inde qui sont très difficiles à pénétrer. Ils ont leur propre chauvinisme culturel, leur propre chauvinisme linguistique. Même leurs saints sont sacrés - meilleurs que les autres saints ! Le Sahaj Marg semble ne pas avoir fait quoi que ce soit, sauf à mettre du lait de chaux sur la peau. Avons-nous pénétré assez profondément ? Avons-nous créé des êtres humains à partir les êtres humains, ou bien le Sahaj Marg est-il encore composé de Maharastris, de Bengalis, de Malayalis et de Tamouls?
Récemment, j'ai eu le cas d'un centre où il y a plusieurs communautés, toutes hindoues. Une communauté a vingt membres, et ils ont dit: «Nous voulons un précepteur de notre communauté ». Et cette demande m'a été envoyée par le précepteur. J'ai été choqué ! C'est comme de dire les Jats doivent avoir un précepteur Jat, les Brahmanes un précepteur Brahmane. Je veux dire, où allons-nous ? Est-ce la direction dans laquelle va le Sahaj Marg? (…) N’avons-nous vraiment rien fait du tout depuis cinquante ans, soixante ans que la Mission est ici ? "