La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

8 janvier 2006

Pour que vive le Sahaj Marg, débarrassé des dérives de la Shri Ram Chandra Mission

Une critique de la Shri Ram Chandra Mission par une abhyasi adepte du Sahaj Marg
Je pratique la méditation selon le Sahaj Marg depuis de nombreuses années. C'est un enseignement spirituel dont je n'ai jamais trouvé l'équivalent nulle part ailleurs.
J'aurais aimé pouvoir dédier ce blog à la gloire du Sahaj Marg. Mais aujourd'hui je ne comprends plus la Shri Ram Chandra Mission ni mon Maître Chariji.
On nous demande sans arrêt toujours plus d'argent. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
J'ai demandé des explications. Mais dans mon centre, on a refusé de me répondre et même de m'écouter. J'ai longtemps réfléchi mais ça ne peut plus continuer comme ça.
Je sais que d'autres abhyasis se posent aussi des questions comme moi.
Pour moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est la sortie de "Whispers from the Brighter World".
Au printemps dernier, Chariji nous a demandé d'acheter ce livre les yeux fermés. Il n'était pas encore imprimé, il n'avait pas de titre et Chariji a refusé de nous dire ce qu'il y avait dedans.
Il nous a dit de payer 250 €, rien que ça, parce que nous devions lui faire confiance. Après ce serait trop tard, même si nous lui donnions des millions.
Dans mon centre, vu le montant, tous les abhyasis se sont cotisés pour en avoir un exemplaire. Mais une fois obtenu, le livre était en anglais et on nous a interdit de le traduire et même d'en citer des extraits en groupe. La raison officielle était qu'une version française viendrait plus tard.
Effectivement, à l'automne, on nous a demandé 300 € pour obtenir la version française, à verser avant la fin 2005, mais livrable début 2007 ! Et on nous a interdit les achats en groupe...
N'en déplaise à Chariji, ces pratiques de vente sont dignes d'une société commerciale, pas d'une organisation spirituelle.
Je ne connais pas beaucoup de livres qui coûtent aussi cher, même à compte d'auteur. Ce qui fait qu'il n'ira qu'aux plus riches d'entre nous. A moins de désobéir.
Sont-ce là des manières de faire normales pour une organisation spirituelle ?
Le Sahaj Marg est un enseignement merveilleux, mais la Shri Ram Chandra Mission est entrain de se fourvoyer. La méthode est bonne, l'organisation pourrie. Quant à notre Maître bien aimé Chariji, je ne sais plus...
Puisqu'on nous refuse la discussion à l'intérieur, je vous invite à le faire depuis ce blog pour que vive le Sahaj Marg, débarrassé des dérives de la Shri Ram Chandra Mission...
Elodie
Une abhyasi désespérée

11 commentaires:

Krys a dit…

Bonjour Elodie
J'applaudis des 2 mains à ton heureuse initiative
Il était temps vque quelqu'un réagisse enfin
Merci de l'avoir fait
Dans mon centre, nous sommes plusieurs à nous poser aussi des questions...
Je vais leur parler de ton blog
Fraternellement
Krys

Youssouf a dit…

Ma copine elle aime bien ton gourou là. Y en a qui disent que c'est une secte. Moi j'en sais rien et je veux pas juger. N'empèche qu'il veut des dons pour toutes les catastrophes et qu'il a oublier pour le tremblement de terre au Pakistan alors qu'il avait pas oublié pour les Twins et Ben Laden. Un tamoul ça aime pas les musulmans. Un indien ça aime pas les Pakistanais. Ton Chari il est comme les autres. C'est toujours pareil : 2 poids 2 mesures.
Et puis si tu fais attention pour les dons, tu verra que Chari il peut décider ou il veut envoyer ton blé sans rien te demander. Alors tu sais jamais ou ça va.

Agnès B. a dit…

Chrissie m'a indiqué ton blog.
Tu as raison, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. Mais que peut-on faire à notre niveau ? Et pourquoi est-ce que ça ne va pas ?
As tu des réponses ?
Bien à toi
Agnès

Inès a dit…

Bonjour à tous!

Je viens de recevoir par un ami vos coordonnées... alors que ce matin même, nous achevions dans notre centre une lettre ouverte exprimant toutes nos inquiétudes et notre désaccord par rapport à la tournure que prend la SRCM.
Je pratique depuis... 17 ans cette année le Sahaj Marg et j'ai pu éprouver les bénéfices de cette méthode. Mais aujourd'hui, je suis dans l'incompréhension la plus totale quant aux options financières et "commerciales" que prend la SRCM.
On se pose la question... ne va-t-on pas vers une spiritualité élitiste qui serait à l'opposé du but et des objectifs initiaux de l'association créée par Babuji?

Je suis "contente" que ce blog existe; il a au moins le mérite de constituer un forum d'échanges libres et authentiques...

Fraternellement

Inès

Inès a dit…

C'est encore moi... j'avais oublié de dire qch d'important... concernant votre refus de laisser des personnes comme Alexis s'exprimer librement sur ce forum... J'ai pu apprendre plein de choses grâce à son site et à nos échanges; même si je ne partage pas totalemnt son point de vue, il a le courage de venir "démasqué" sur votre forum .. Ne faites pas avec lui ce que vous reprochez à l'association... ne soyons pas "sectaires", osons communiquer librement avec nos frères pratiquants ou non pratiquants!
Nous apprendrons certainement des choses intéressantes qui pourront enrichir nos débats.
What do you think about it?

Fraternellement

Inès
France

Elodie a dit…

Bonjour Inès,
Merci de ton message, on va le publier. C'est super ! Peux tu nous envoyer votre Lettre ouverte.
Concernant les non abhyasis, bien sûr ils peuvent participer au débat, mais nous ne voulons pas des gens qui ne connaissent rien au Sahaj Marg et nous qualifie de secte à tout bout de champ.
Fraternellement
Elodie

Christian a dit…

Hello Guis !

Les problèmes que vous soulevez sont les plus visibles. Il ne s’agit pourtant que des conséquences d’une dérive plus fondamentale qui touche la transmission de l’enseignement lui-même. J’affirme que celui-ci est incompris en occident, qu’il se perd, et donc qu’il ne peut se transmettre au futur.

Essayons de recentrer le Sahaj Marg sur l’essentiel pour qu’il donne de nouveau faim et soif, plutôt que la nausée, pour qu’il redevienne un cadre qui permet la croissance spirituelle, plutôt que l’égarement, les certitudes et le doute. Nettoyons-le de toutes ces interférences humaines, de cet imaginaire délirant, afin que le futur reçoive autre chose qu’une église de plus.
Pour cela, n’ayons pas peur d’affirmer au Maître : le Sahaj Marg, c’est aussi nous, tout en sachant que malgré son blabla, il se fout certainement de notre point de vue. En effet, soyez assurés que son business tournera sans nous, car 10 de perdus c’est 100 de gagnés, ce qui paraît-il lui fend le cœur.

Nous sommes tous d’accord pour dire que la forme du Sahaj Marg devrait être telle qu’elle n’exclue personne a priori, conformément à la volonté de Babuji. Il y a donc un énorme travail d’analyse à réaliser avant même de penser à acheter de nouveaux ashrams, ce qui, aucun doute, conduirait à revenir à la simplicité que prônait le fondateur de la mission. Mais qui oserait le dire, et comment se faire entendre ?

Je souhaite contribuer à alimenter de manière substantielle à travers ce blog une réflexion de fond sur les dérives du Sahaj Marg, qui ne concernent hélas pas seulement les aspects financiers dont vous avez débattu, et si vous m’en donnez l’autorisation.

Cordialement.

Christian a dit…

PS: j'ai pu lire le site d'Alexis comme Inès, et je pense qu'elle a raison. Les points de vue extérieurs sont des pressions à l'évolution, et si ton site se veux un point de réflexion et d'échange, tu dois laisser à ce gars la liberté d'expression. Je n'aime pas toujours ce qu'il dit et je ne suis pas certain qu'il soit au clair avec le SM, mais il a des arguments qui peuvent enrichir le débat. De toutes manières, chacun pourra se faire par lui-même une idée sur son degré d'honnêteté intellectuelle. Comme dit Inès, ne lui fait pas ce qu'on t'a fait au SM!

Christian a dit…

Concernant les défaillances de l’enseignement du SM que j’ai évoqué hier, voici un exemple très concret relatif au respect.
Dans certaines voies spirituelles, on apprend à l’élève à respecter le lieu dans lequel il pratique, ainsi que son enseignant et les autres étudiants. Par exemple, dans les budo Japonais (voies), on s’agenouille et on salue obligatoirement le lieu en entrant (symboliquement la voie), puis le guide sur la voie, en inclinant son buste vers le sol. C’est un geste très fort, qui génère un état d’esprit particulier et qui prépare l’élève à recevoir.
Il y avait une affichette à l’entrée du hall de méditation à Augerans, incitant les abhyasis à respecter le lieu et l’enseignant, signée Chariji. Bien sûr, la manière de présenter les choses était, comme toujours, tellement rebutante, que ces bases ont été comprises comme une atteinte à la liberté individuelle. On n’insiste donc plus sur la question, si bien que les nouveaux arrivants, mais aussi les anciens pratiquants, par défaut de structure et de repères, ne développeront peut-être jamais les attitudes nécessaires au progrès spirituel. Celui-ci ne peut découler d’un gavage à la transmission, que les abhyasis s’en convainquent pour éviter de perdre leur temps.
L’institution, en occident, aurait donc été rendue défaillante, car le respect évolue spontanément vers la gratitude, et la gratitude est une voie royale et facile vers l’amour, qui donne lui-même la direction vers la spiritualité.
Bien que le respect soit un point central du Sahaj Marg, on en trouve très peu dans l’attitude générale des abhyasis parce que son importance capitale est très peu mise en lumière. Pour ma part, j’ai découvert ces aspects récemment, et par l’intermédiaire d’une autre voie, alors que 7 maximes sur 10 !, les maximes 2, 5, 6, 7, 8, 9, et 10, que j’avais lu et relu, en traitent plus ou moins directement !
J’en ai conclu que l’enseignement que j’avais reçu et extrait par moi-même était fortement lacunaire, et je me suis interrogé sur les mécanismes qui conduisent à une pensée unique de laquelle il est difficile d’abstraire sa perception. Or, à force de baigner dedans, nous ne voyons plus rien d’autre, ce qui est extrêmement dangereux. Dommage que l’enseignement de Babuji tel qu’il nous est transmis et tel que nous sommes capables de le recevoir, souvent de manière dogmatique, voire fanatique, soit incompris dans l’importance essentielle de ses quelques bases. Je ne peux donc qu’inviter chacun à réfléchir à ce cas concret. Il a des implications fondamentales pour un recentrage du SM sur l’essentiel.

Christian a dit…

Bonjour à tous, je continue mon analyse.

1 + 1 = 0 : l’importance pratique d’une attitude d’aspiration

Chaque voie spirituelle génère des caractéristiques spécifiques dans la condition de ses pratiquants. Au Sahaj Marg, les pratiquants sont terriblement narcissiques et égocentriques, voire arrogants. Parfois, cette tendance est tellement exacerbée et tellement généralisée qu’on peut même s’interroger sur leur santé mentale. Aborder ce point n’a pas pour but de blesser quiconque mais d’ouvrir la réflexion. Je me suis moi-même trouvé dans cette dynamique mentale et je m’étais vraiment interrogé sur les causes d’un tel état. Avouez que c’est stupéfiant, puisque la méthode est censée conduire à l’oubli de soi.

Face à une telle observation, plusieurs questions se posent. Les pratiquants viennent-ils là pour eux-mêmes ? L’institution les guide-t-elle dans la bonne direction ? La cause est-elle le travail du Maître et le nettoyage des samskaras, comme on l’entend dire sans arrêt ? Et s’il existait aussi des raisons structurales, inhérentes à l’organisation de la vie dans la mission ?

En effet, on peut se demander si le Sahaj Marg ne pousse pas les abhyasis dans une direction "moimoimoi" à cause d’un faisceau implicite et convergeant d’éléments, tels que :
des pratiques institutionnalisées (tenue du journal, travail sur le caractère, méditation (orientation de l’attention vers le bas/moi/cœur), nettoyage (sentiment de moi faisant le nettoyage), etc.)
des idées véhiculées par le dogme ambiant (mon évolution, mes samskaras, mes pensées, mon mental, mon ego, ma culpabilité, ma pratique, ma condition, mon Maître, ma mission, etc.)
la dynamique du groupe (regard de l’autre, jugement du précepteur, ou jugement imaginé par l’abhyasi, discussions, rapport au Maître, etc.)
le développement de la sensitivité suite aux pratiques (attention à son ressenti et à soi)

Si tel était le cas, il faudrait en conclure que le risque est élevé, pour tout pratiquant, d’être diverti du but par l’organisation et les pratiques, impliquant que certaines choses devraient être repensées. Il y a un problème plus fondamental auquel je veux arriver : que cette défaillance structurelle ne soit pas compensée par l’enseignement théorique dispensé, au contraire utilisé pour justifier cette défaillance alors qu’il devrait pointer du doigt le danger et alerter les candidats. Mais pour cela faudrait-il encore que les cadres du SM, qui véhiculent cet enseignement, prennent la peine de mener une réflexion sur la situation. Je ne jette toutefois la pierre à personne, car peut-on encore sentir autre chose lorsqu’on a le nez dedans ?

Il existe une solution tellement simple au problème pris comme illustration : aider les aspirants à développer une attitude d’aspiration, pourtant décrite abondamment dans la littérature (souvenir constant, prière, attitude suppliante, sentiment d’humilité, abandon de soi, etc.), et jugée comme éssentielle par les Maîtres. Aspirer au divin ne résulte-t-il pas obligatoirement en l’oubli de soi ? Comme l’attitude de respect, l’attitude d’aspiration est indispensable : qui l’avait noté ?

Voici donc un deuxième exemple qui illustre ce dévoiement du système et de l’enseignement. Il montre que les problèmes sont complexes et subtils. Ils ne seront jamais résolus par une confiance naive amalgamant foi et irresponsabilité. Au contraire, les choses iront de mal en pis. Il est donc temps de mener une réflexion sérieuse pour retrouver la simplicité de l’essentiel et se débarrasser de l’activisme mégalomaniaque de la mission, qui n’est là que pour donner une impression de succès. Ne nous voilons pas la face : l’échec est fondamental et se mesure à la productivité spirituelle du mouvement.

Christian

Tu Charies un peu/beaucoup! a dit…

Question:
Pourquoi retrouve-t-on des responsables de la guerilla Tamoul à Mannapakkam?
Pourquoi tant de policiers indiens formés à l'ashram?
Pourquoi exite-t-il des liens politiques entre Chari et l'extrème droite indienne, ultra nationaliste et hindouiste?
Magistralement, tu Charies un peu... beaucoup!