La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
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“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

13 octobre 2012

Les principes malsains du Sahaj Marg


D’après le texte de Michael intitulé "Un-Sound Principles of SRCM" en date du 11 octobre 2012

Régulièrement, nous mettons au grand jour ici les contradictions, tractations et basses manœuvres de la SRCM. Avec le temps qui passe, nous nous sommes focalisés sur l’événementiel au détriment de la critique de la méthode spirituelle prônée par Chari, enseignée par ses précepteurs et diffusée par tous les abhyasis. Nous l’avions fait au début, c’était il y a bientôt 7 ans, et puis nous l’avons peu à peu abandonnée. Cela s’avère être une erreur regrettable, car les abhyasis qui doutent ou s’interrogent sur la pratique ne trouvent finalement plus aucun élément de réflexion de notre part sur ce sujet.


Heureusement, le vide va être partiellement comblé : Michael a récemment été sollicité à de multiples reprises par des disciples actuels et anciens de la SRCM, il leur a répondu pour les aider dans leur réflexion, et il synthétise maintenant ses réponses sur son blog.

Qui est Michael ?
Michael est un vrai chercheur spirituel, en quête depuis plus de 40 ans. Il a passé 10 années de sa vie comme abhyasi, il a été nommé précepteur par Chari et destitué aussi par Chari. Il l’a côtoyé lors d'une période charnière de la SRCM, durant les dernières années de Babuji, au moment des troubles querelles de succession et quelques années encore au sein du groupe de publication des discours de Chari (un comité de relecture et de censure selon ses termes). Après son départ de la SRCM, Michael n’a jamais abandonné sa quête spirituelle, bien au contraire. C’est tout cela qui fait de lui un véritable chercheur spirituel, un homme qui porte un regard juste et éclairé sur les méthodes spirituelles utilisées par le système Sahaj Marg. Quelqu’un qui a pris du recul et de la hauteur par rapport à ce système, mais quelqu’un pour qui la dimension spirituelle est essentielle, un homme toujours en quête et qui va de l’avant.

Que dit Michael ?
La pratique du Sahaj Marg et tout le système mis en place par son fondateur Babuji reposent sur des principes spirituels erronés et dangereux. De ces principes découle ce que l’on observe à la SRCM aujourd’hui. L’issue ne pouvait pas être différente, les principes la portaient en germe depuis le début.

Michael reprend ensuite les éléments de la pratique quotidienne (abhyas), point par point :

La prière se compose d’affirmations spirituellement nuisibles et fondamentalement contre nature. Elle affirme l’insuffisance spirituelle du disciple «slave of wishes putting bar to advancement ». Elle affirme que le Maître est indispensable à l’avancement spirituel, elle crée la dépendance vis-à-vis d’un autre être humain vivant, le "Maître". Le disciple renonce donc a son propre cheminement spirituel pour adopter celui d’une autre personne. La prière, tout comme l’une des dix maximes, insiste sur l’urgence d’atteindre le but spirituel. Or les savoirs spirituels anciens nous enseignent l’exact contraire : il n’y a pas de but, la quête spirituelle est infinie, seul le voyage compte.

La méditation sur la lumière divine dans le cœur reste un principe vague et peu mis en application, car les précepteurs insistent depuis les débuts sur le fait que méditer sur la forme d’un maître extérieur vivant dans le cœur est plus efficace. La méditation sur le cœur est très puissante, permettre d’y introduire un être extérieur est dangereux. Il est indispensable de mettre des limites à cette intrusion. Sans protection, le risque d’être spirituellement traumatisé par des prédateurs, nombreux dans la hiérarchie SRCM, est très important.

Le nettoyage ou « cleaning » affirme que le chercheur spirituel est impur et indigne. Les savoirs spirituels anciens nous enseignent que le Divin est en chacun d’entre nous et que chacun peut se connecter directement au Divin. La purification spirituelle s’effectue alors naturellement à son contact. Au contraire, faire consciemment un cleaning quotidien nous sépare du Divin et de notre quête spirituelle. Cela renforce notre sentiment d’insuffisance spirituelle et la nécessité d’un relais (précepteur ou maître) pour y parvenir. Cela renforce la fausse croyance que l’on ne peut avoir de relation directe avec le Divin sans le Maître.

La hiérarchie spirituelle de la SRCM encourage le matérialisme spirituel. Depuis sa création, la SRCM a créé deux hiérarchies, l’une spirituelle et l’autre organisationnelle, qui séparent les plus démunis des nantis. Les membres de la hiérarchie organisationnelle bénéficient d’un accès physique à « Master ». La hiérarchie spirituelle a aussi ses barons, les « full précepteurs », certificat à l’appui pour attester qu’ils ont bien atteint la Région centrale. D’autres sont dans une Région indéterminée mais plus élevée que celle de la masse des abhyasis. La pratique renforçant la dépendance, ceux-ci apparaissent comme des privilégiés. Les simples chercheurs spirituels sont donc entourés d’une caste de bénis des Dieux ou de favoris du Maître. Cela crée des jalousies, des divisions et une spiritualité transformée en bien de consommation. C’est exactement ce que nous observons actuellement au sein de la SRCM et dans les groupes dissidents.

En résumé, les principes fondamentaux du Sahaj Marg sont la cause première des problèmes qui se posent à la SRCM aujourd’hui : une organisation controversée et divisée, provoquée par le matérialisme spirituel ; des disciples qui bataillent avec leur estime de soi en s’entendant rappeler constamment que leurs progrès sont insuffisants.
D’un côté, la pratique du Sahaj Marg crée une barrière entre le disciple et son Créateur divin ; de l’autre côté le disciple ouvre son cœur à des forces extérieures souvent prédatrices, à cause des suggestions répétées de la méditation et de la prière. Pour accéder au Divin, le disciple doit progresser. Il peut atteindre cet objectif uniquement dans une association exclusive à un Maître qui reste inaccessible au commun des mortels. Tel est le mythe répandu par la SRCM.
La pratique du Sahaj Marg est tout le contraire d’une Voie naturelle (Natural path), cela n’a rien à voir avec la spiritualité. C’est juste un moyen de créer une secte basée sur le Pouvoir, ce que sont effectivement la SRCM et ses dissidents.
Evidemment, il existe quelques rares privilégiés qui y trouvent avantage.

 A la lecture du texte de Michael et en y réfléchissant, j’ajouterai que la pratique du Sahaj Marg a l’effet inverse de celui qui est désiré initialement : plus le chercheur spirituel progresse, plus il se coupe de son accès au Divin, et plus il s’éloigne de la spiritualité finalement.

En 2006, Michael publiait déjà une première analyse très semblable. Babuji a instillé chez ses disciples un sentiment de l’urgence de la réalisation spirituelle. Cela a renforcé le rôle du Maître dans la progression spirituelle comme celui de l’insuffisance du disciple. Une chose en entraînant une autre, la dépendance au Maître s’est accrue. Une compétition entre disciples pour gagner les faveurs spirituelles du Maître s’est installée. Le but à atteindre de la fusion dans le Divin s’est peu à peu confondu avec l’Amour pour le Maître. En pratique, la compétition a transformé cela en Obéissance au Maître et Service de la Mission. Le disciple est devenu esclave du Maître, à des années lumières de toute réalisation spirituelle.

Elodie

La copie intégrale du texte de Michael :

THURSDAY, OCTOBER 11, 2012

Un-Sound Principles of SRCM

I've received many enquiries from current and former disciples of SRCM recently. Many agonize over their predicaments, questioning the hierarchy or are simply spiritually unhappy. Some struggle with difficult decisions to either join a splinter group or leave SRCM all together. I have always offered to assist in what ever way I can, asking nothing in return. I have found myself repeating a common theme in most of these correspondences. As a result I have decided to summarize some of my statements made privately below:

I believe that the practice of Sahaj Marg, and the entire system established by its Founder, to be based upon spiritually flawed and dangerous principles. Other than completely discarding the core principles and practices of the system, there is no possible outcome other than that which we see unfolding today.

More specifically:

1. The Prayer is comprised of affirmations which are spiritually harmful and are fundamentally un-natural. The prayer affirms that the one reciting the prayer is inadequate, having not achieved some unspecified but often mentioned Goal. This Goal, as the prayer states is only achievable through an elusive "Master".

  • The prayer makes a dangerous affirmation of ones separateness from the Divine: While humility is essential in spirituality, this prayer affirms the disciple's spiritual inadequacy - claiming them to be "slaves of wishes putting bar to advancement". This affirmation is completely counter to spiritual principles which I have come to believe are core spiritual truths. True Spirituality re-affirms ones divinity in order to redirect any thoughts AWAY from spiritual inadequacy and separateness from Creator. The SRCM prayer is a series affirmations which do the opposite!
  • The statement "Thou are the only God and Power to bring us up to that stage" yet again affirms the disciple's spiritual inadequacy. It states ones dependence EXCLUSIVELY on another living human "Master" to reach some spiritual goal. It establishes a human authority with no peers, no checks and balances. This affirmation causes a disciple to question their own inner spiritual discrimination, and become completely dependent on a a single and exclusive external force. This, in and of itself, puts the disciple at risk of ceasing their own spiritual Journey and giving their power needed for that journey to another person.
  • The SRCM prayer, along with one of the accompanying 10 maxims, insists that the disciple urgently strive to reach some ultimate spiritual goal and "rest not until it has been achieved". This is completely counter to the ancient spiritual truth that, The Journey Is Infinite! This ancient spiritual truth states that the only true goal, is to embark on one's infinite spiritual journey, which can be done by anyone at any time. Likewise one can choose to dis-embark on their Infinite Spiritual Journey and seek a finite goal instead, however, in true Natural Spirituality, THERE IS NO GOAL, THERE IS ONLY THE JOURNEY!
2. Meditation on light or the form of the master in the heart puts the disciple at risk of letting external and potentially unwanted forces into their inner being. While the standard practice makes a vague suggestion to meditating on divine light in the heart, it is mentioned by preceptors and in the various literatures since the Founder's days, that meditating on a "true" masters form in the heart is "more effective".

Heart meditation is powerful. Any intent, consistently established when doing heart meditation can result in its very manifestation if done repeatedly. Any intent that reinforces spiritual inadequacy will only be reinforced and can also be manifested within the disciple with repeated practice.

  • Allowing external influences (light from outside oneself or the form of an external master) into the heart risks inviting in things that are possibly not compatible to ones very existence. It is critical, while on the Spiritual Journey that one establish and maintain protective boundaries. Heart meditation should affirm what is already in the heart, and not indiscriminately allow external and untrustworthy forces in. This damages one's essential spiritual boundaries which must be upheld in order protect oneself from unwanted external forces. Damage to spiritual boundaries puts the disciple at risk of being spiritually traumatized by external spiritual influences and predators, of which there are many within the SRCM organization.
3. Evening Cleaning meditation further affirms that one is "unclean" and unworthy. True Spirituality reaffirms ones direct connection with the divine. It affirms that one IS divine. Cleaning occurs naturally as a result of ones direct relationship with Creator through the resulting the experiences on the Infinite Journey. Making "cleaning" a conscious practice only further separates one from the divine and the Journey itself.

  • While spiritual cleansing is a natural event that occurs in life, the daily reinforcing of ones "unclean-ness" risks the perpetuation of a disciples inner sense of inadequacy.
  • This perpetuation of spiritual inadequacy is further complicated by the belief within the SRCM that one must rely on a preceptor or the "master" to do the real deep cleaning to remove long standing samskaras/grossness. This encourages the formation of a lasting barrier for the disciple's direct relationship with Creator and the natural "cleansing" that occurs from that direct relationship, not to mention making claim that the inner condition of the disciple is gross!

4. The Spiritual Hierarchy established in SRCM encourages Spiritual Materialism. It commoditizes spiritual attainments, achievements and positions in the hierarchy. SRCM from its inception has created both organizational hierarchies and spiritual hierarchies which separate the haves and have nots. This further divides the "masses" from the chosen few in the inner circle.

  • Organizational Hierarchy members enjoy physical access to the "Master". Given that the practice reinforces ones dependence on the master, these members appear to the "masses" as having more advantageous access to spiritual benefits.
  • SRCM identifies members who allegedly have achieved the Brahaman Mandal or Central Region. Some are referred to as "Full Preceptors", receive certificates to attest to their spiritual achievements, others are simply stated to exist in a higher "region" than the masses. Spirituality is further commoditized as disciples request "Sittings" from these preceptors in order to receive cleaning and have divine grace bestowed upon them.
  • While the practice reinforces rank and file disciples inadequacies and creates urgent need to achieve spiritual progress, they are surrounded by members who have been "blessed" with organizational or spiritual gifts. This creates divisions, jealousies and commoditizes spirituality, exactly what we see happening in the various splinter groups and within the main SRCM organization today.
Summary:
The very core practices of Sahaj Marg can be directly attributed as the ROOT CAUSE of the problems facing SRCM today: A highly divisive and divided organization caused by festering spiritual materialism, and disciples within the ranks who struggle with self esteem while being constantly reminded that their spiritual progress is inadequate, etc. etc...

On one hand, the Sahaj Marg practice, through repetitive suggestions in meditation and prayer affirmations, tears down the protective barriers around the soul, allowing the possibility of external forces to due harm. On the other hand, the one boundary which DOES get reinforced through disciples constant affirmations, is the barrier that separates the disciple from Creator. According to SRCM myth, this barrier exists until the disciple achieves some elusive goal. A goal only accessible through the exclusive association with a Master, who for the most part remains inaccessible from the common disciples.

The practice of Sahaj Marg this is in fact quite the opposite of a Natural Path. Quite frankly this is not spirituality at all. It is, however, a formula for creating a power based Cult - Which, by the way is exactly what SRCM and its various splinter groups are.

Of course, a privileged few see benefits, and some within the rank and file are able to skirt the hazards and avoid inflicting significant trauma upon themselves. Some find benefit from meditating on light in the heart. Some find a sense of belonging to something far more powerful than themselves. Most if not all are motivated by ego, remaining "slaves" of the wish to achieve the spiritual goal created by the SRCM founder. In addition, the SRCM hierarchy constantly reminds disciples that they are "not progressing" while channeling messages from the dead which serve only to validate their authority. These behaviors are the blatant symptoms resulting from the very flaws I have outlined above. I apologize for offending so many with these words. What I state above comes from a sincere place, based on over 40 years actively pursuing my Spiritual Journey - more than 10 of those years as a disciple and preceptor of the SRCM. My heart affirms within me that what I say above is the TRUTH. The guidance I have been blessed with upon my departure from SRCM, now over 20 years ago, has revealed a true NATURAL PATH. I can say without a doubt that it bears nothing in common with the Sahaj Marg practice or the SRCM.

Michael

A lire aussi :
- L’urgence de la réalisation spirituelle
- Témoignage de Michael en 2006, à lire et méditer la Partie 8 – Analyse

1 commentaire:

Alexis a dit…
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