La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
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438 articles – 3444 commentaires – Dernier ajout le 25/03/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

2 décembre 2012

Chari brasse plus de 30 millions de dollars par an

ENGLISH TRANSLATION

Un texte d’Alexis

Chiffre d’affaire et patrimoine
La Multinationale de Chari : Estimation 2012 

Selon le gouvernement indien rapporté par Tehelka en 2007, l’empire de Sri Sri Ravishankar, grand patron de "Art of living", était estimé à environ 57 millions d’euros de chiffre d’affaire (4 milliards de roupies ou 73 millions de dollars), tout comme ceux de Amma Mata Amrita ou Baba Ramdev.
D’après le FCRA (Foreign contributions regulation act du Ministère indien des affaires intérieures), SRCM et SMSF réunies pèsent 37% du chiffre d’affaire des différentes ONG de Mata Amrita en moyenne sur 6 ans. Si cette proportion est respectée, l’empire Sahaj Marg générerait 21 millions d’euros de chiffre d’affaire par an (1,5 milliards de roupies ou 27 millions de dollars US).
En 1997, Umesh Chandra Saxena, fils de Babuji et concurrent direct de Rajagopalachari, estimait le patrimoine de la Shri Ram Chandra Mission à 200 millions d'euros, alors qu'elle comptait seulement 55 000 adeptes. Si patrimoine et effectifs étaient proportionnels, on atteindrait aujourd’hui un patrimoine de 269 millions d’euros (19 milliards de roupies ou 342 millions de dollars).

Depuis longtemps j’essaie de chiffrer le poids de l’empire financier du Sahaj marg, avec plus ou moins de bonheur en raison de l’omerta sur ce sujet.
Aujourd’hui, on connaît précisément la comptabilité sur plusieurs années de 4 associations nationales de la SRCM, en France, Suisse, Royaume-Uni et Canada, soit près de 25% des effectifs hors Inde. Des informations récentes ont filtré sur le Centre de méditation de Chennai, l’un des plus gros centres indiens, qui compte environ 3% des précepteurs indiens. Et enfin, on dispose aussi maintenant du montant des contributions étrangères à la SRCM et la SMSF indiennes (FCRA, Ministère indien des affaires intérieures).
Voilà de quoi travailler ! Ce qui n’empêche pas qu’il me soit encore nécessaire de poser trois hypothèses de travail, forcément contestables, pour aller au bout de mes calculs :

  • Les observations faites sur les 4 associations nationales et au Centre de Chennai peuvent être extrapolées à l’ensemble des associations nationales et de l’Inde, proportionnellement aux effectifs, et plus précisément au nombre de précepteurs. 
  • A la fin des années 90, avant la mise en place des fondations et du SHPT, cotisations, donations et ventes des publications généraient à peu près les mêmes chiffres d’affaire. Je considère qu’il en va de même aujourd’hui, même si les fonds sont répartis sur des structures différentes. 
  • Les observations faites sur les "foreign contributions" du FCRA peuvent être extrapolées à l’Inde dans les mêmes proportions. 

Selon ces hypothèses, à l’extérieur de l’Inde, la Multinationale du Sahaj marg aurait un chiffre d’affaire annuel de 8 à 9 millions d’euros, un capital financier de 43 millions d’euros et un patrimoine immobilier de 6 millions d’euros avec 17 ashrams, CREST et centres de retraite. Le cotisant moyen verserait donc 438 euros par an à la multinationale, dont 146 euros de cotisations. Le patrimoine par cotisant serait de 3 769 euros.
Ces chiffres paraissent assez solides, grâce aux chiffres du Ministère des affaires intérieures indien sur les contributions étrangères et aux comptabilités de 4 associations pesant le quart des effectifs hors Inde.

Avant de me livrer à des extrapolations indiennes, il faut bien reconnaître que les choses sont plus délicates. Extrapoler les résultats de 3% des effectifs sans disposer du montant des donations indiennes relève d’une très grande approximation. Evidemment, cela ne peut constituer qu’un ordre de grandeur…
Ces restrictions étant faites, la Multinationale du Sahaj marg en Inde aurait un chiffre d’affaire annuel de 17 millions d’euros, un capital financier de 71 à 72 millions d’euros et un patrimoine immobilier de 9 millions d’euros. Le cotisant moyen verserait donc 203 euros par an à la multinationale, dont 74 euros de cotisations. Le patrimoine serait de 1 321 euros par cotisant. En moyenne, un indien représenterait 35 à 51% du poids financier d’un étranger, selon qu’il s’agit du patrimoine ou du chiffre d’affaire…
Une remarque déjà sur les ashrams indiens en 2012, la SRCM ne sait elle-même pas les compter puisqu’elle a communiqué sur 2 chiffres : 140 ou 200, à vous de choisir ! Il y a quelques années, un document interne précisait un peu les choses en créant 3 catégories de centres en plus du Babuji memorial ashram. Le premier groupe comptait 8 grands ashrams, le deuxième 21 ashrams moyens, tous les autres étant considérés comme de petits centres. Depuis, il faut tout de même leur ajouter 2 CREST, 2 centres de retraite et la LMOIS qui a déjà englouti à elle seule plus de 1,8 millions d’euros…

Au plan mondial, le chiffre d’affaire de la multinationale serait ainsi de l’ordre de 26 millions d’euros (1,8 milliards de roupies ou 33 millions de dollars). Son patrimoine financier et immobilier s’élèverait à 130 millions d’euros (9 milliards de roupies ou 165 millions de dollars). Restent le foncier et la fortune perso de Chari & Co…
“I don’t want more and more land holdings without money to build ashrams.” Chari l’a dit dans son discours aux ZIC du 10 janvier 2009, on ne cesse d’offrir des terres à la SRCM, mais il manque de moyens financiers pour construire des ashrams ! Ah bon…

Sans compter qu'en mai 2008, lors du Conseil d'administration de la SRCM France à Vrads, Rajagopalachari ne faisait pas que doubler la cotisation française. Il suggérait aussi de créer en toute discrétion un Fonds international du président basé en Suisse pour rassembler les donations petites et grandes, l'idée étant que le maître puise à volonté dans cette cagnotte pour ce que bon lui semble. Aucune communication écrite ne devait en être faite, mais seulement des annonces orales dans les centres pour proposer des donations mensuelles.
Parallèlement et tout aussi discrètement, des Comités de projets immobiliers étaient mis en place pour seconder Santosh Khanjee et PR Krishna dans la recherche de bonnes affaires immobilières. Mais il ne s'agit plus seulement d'investissements pour les fondations. Ce sont maintenant des projets privés aux montages juridiques et fiscaux parfois complexes où avocats spécialisés, architectes et professionnels de l'immobilier réfléchissent aux montages les mieux adaptés, incluant des personnes physiques et des sociétés.

Alexis

6 commentaires:

Elodie a dit…

Bonjour à toutes et tous,
Fabrice a répondu à mon témoignage sur "Renégate". N'hésitez pas à aller le lire et poursuivre la discussion avec lui si vous le souhaitez.
Bien affectueusement,
Elodie

Anonyme a dit…

Ceux qui prétendent que Babuji est le maître de toute éternité du fait qu'il aurait été la personnalité spéciale commettent peut-être une erreur fondamentale en introduisant dans le dogme une croyance fausse qui sert leurs intérêts personnels et prises de position dans des conflits de personnes.

En effet, Babuji considérait qu'il aurait un représentant spirituel. C'est si vrai que c'est écrit en bas de page 108 dans l'édition de 1989 de la SRCMF, traduction française du texte de Ram Chandra "Efficacité du Raja Yoga" - Le Sahaj Marg, une nouvelle Tradition Spirituelle.

"(...) je peux révéler ces choses à mon représentant, quel qu'il puisse être. J'ai bien des choses à révéler. Certaines viendront au jour au cours de ma vie, d'autres me suivront lorsque j'aurai cessé d'exister sous forme matérielle."

Or, les opposants à Chari dénient que Babuji puisse jamais avoir un représentant spirituel, jouant sur le fait que le terme représentant seul est utilisé. Mais un représentant, pour recevoir les révélations dont parle Babuji après que celui-ci soit mort, ne devrait-il pas être implicitement spirituel pour intercommuniquer?

Qui se ment à soi-même et donc aux autres ? Mais surtout, pour les chercheurs, comment savoir, comment faire la part des choses, comment trouver la voie véritable dans tout ce micmac ?

Elodie a dit…

Bonjour Anonyme,
Votre intervention soulève une question intéressante et je partage globalement votre avis. L’affaire du « représentant spirituel » de Babuji a longtemps constitué une ligne de fracture entre Chari et ses principaux opposants. Elle divise les mouvements issus du Sahaj Marg.
Mais l’évolution récente de la SRCM de Chari, depuis la sortie des Whispers en 2005, remet en cause cette différence, ou du moins l’atténue sérieusement.
Whispers réhabilite Babuji comme Personnalité spéciale, certes décédé, mais s’exprimant au quotidien depuis la Région centrale, où il occupe le sommet de la Hiérarchie spirituelle des grands saints de tous les temps. C’est du moins ce que l’on veut nous faire croire.
En cela, Chari se replace sous l’autorité directe d’un Babuji de nouveau omniprésent, d’autant plus qu’il n’inter communique pas directement avec lui. Chari accepte de se placer sous l’influence d’une médium omnipotente.
Son acceptation de cette dépendance est très surprenante, il ne nous avait pas habitués à cela.
Bien affectueusement,
Elodie

4d-Don a dit…

Salut toutes et toutes...

Au Sahaj Marg, on parle d'une medium(e) anonyme qui n'est en seulement en communication avec un Babuji décédé depuis 1983, mais aussi avec la mère et l'épouse de Chari, avec Lalaji et avec des "êtres de lumière" (latin: Lux=lumière, fere= porteur ... alors des "lucifers"??) Et c'est qui (ou "quoi") que cette Médiume apporte aux disciples égarés de Babuji ...

Aussi, la "personalité spéciale", selon Babuji qui a inventé ce terme, ce n'était pas lui-même, mais c'était pour le future ... le future lointain (1,000 ans ?)... Babuji n'était pas si "égoiste" (comme Chari qui prétend "Maitre") qu'il prétendait être "sa propre invention"!!

Selon Don S., mon ex-précepteur (décédé), un Maitre "vivant" était le "point de vente" du Sahaj Marg ... Ce qui, selon lui, faisait du Sahaj Marg un "groupe Spirituel" et le différenciait des religions propres ...

Maintenant, avec Whispers, c'est un groupe "spiritualiste" ou "spiritiste" avec une MÉDIUME, et un 'egrégore", qui remplace le Maitre vivant et qui communique avec l'esprit d'un Maitre qui est mort depuis 1983.

Et ils vendent ces WHISPERS a un prix de "millionaires" ... du matérialisme?


Don ...

Anonyme a dit…

Et vous ne croyez pas que cela prouve l'échec de TOUS les disciples de Babuji ?

Ou pensez-vous qu'il s'agisse d'un acte politique subtil de Chari, qui, en rendant son dogme semblable à celui des autres mouvements (Babuji = le maître), chercherait ainsi à rassurer les brebis égarées pour les faire revenir sous son girons ?

Une dernière alternative est celle de l'aveu de Chari : qu'il n'est pas le maitre plus que les autres.

Se pose alors la question, une nouvelle fois, du représentant spirituel de Babuji: qui est-ce ? Y en a-t-il un ?

S'il n'y en a pas, pourquoi faire perdurer un corps maintenu artificiellement en vie ?

Pensez-vous que Chari puisse être le représentant spirituel de Babuji mais se fasse passer pour autre chose afin de rester en vie ?

Elodie a dit…

Bonjour à toutes et tous,
Je vous invite à poursuivre ce débat sous mon dernier message "Une religion entrain d'éclore", où je recopie les commentaires précédents.
Bien affectueusement,
Elodie
PS pour 4d-Don : Fabrice t'a répondu sous "Renégate"