La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

438 articles – 3445 commentaires – Dernier ajout le 14/05/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

7 septembre 2009

Le témoignage de Sameer

Voici le témoignage de Sameer Sachdeva. J'en ai traduit très approximativement (avec beaucoup de difficultés) la première partie où il parle de son expérience. Vous pouvez retrouver la suite et le texte original sans erreurs de traduction où il nous livre ses réflexions sur les religions sur

Si vous voulez en savoir plus sur lui, voyez sa biographie sur
Elodie


Adorer de Faux Dieux.... Peut-il y avoir autant de Dieux ?
Un incident survenu récemment dans une secte en Inde m'a fait me demander s'il peut y avoir autant de Dieux ? Chaque chef de secte clame qu'il est celui qui assurera la rencontre de l'âme avec la source. Cela m'a fait repenser à mon expérience d'adhésion à une secte religieuse et à ce qui m'est arrivé.

Un de mes amis m'a emmené à l'un des prédicateurs locaux du groupe et il m'a introduit à la méditation. J'étais déjà en crise émotionnelle et j'étais très enclin à ces suggestions. Il m'a parlé de la transmission effectuée par le principal prédicateur de la secte et a mentionné qu'il est le Maître et que nous, les humains, sommes ses esclaves. Il m'a présenté une prière qui avait un sens similaire. Il y avait tant de suggestions de ce prédicateur local que j'ai suivi ses suggestions et commencé une expérience d'autosuggestion similaire. Mais aujourd'hui, quand je regarde en arrière, je me sens comme si j'avais été victime d'hypnose. J'ai rejoint cette secte, je l'ai quittée, rejointe à nouveau et requittée, puis rejointe encore une fois. Et pendant toutes ces années, j'ai fait face à tout un tas d'échecs dans ma carrière. De performeur d'élite je suis devenu le moins performant, échouant dans chacun de mes jobs. J'ai commencé à penser que j'étais une âme éclairée venue sur cette terre avec un objectif. J'ai commencé ma mission de changer le monde plutôt que d'essayer de me changer.

Quand je regarde en arrière, je pense que je suis devenu émotionnellement de plus en plus faible. J'ai sombré par moments dans une profonde dépression et à d'autres dans l'obsession. J'ai commencé à avoir des hallucinations et à ressentir des odeurs alors que je méditais, visualisant parfois des fleurs, de la lumière, de l'obscurité et ainsi de suite. Mais quand je regarde en arrière, je pense que les premières séances étaient de l'hypnose. Ensuite, mes séances personnelles d'autosuggestion commençaient par une prière et m'ont conduit à encore plus d'autosuggestion. Puis il y a eu des séances de groupe qui ont été faites pour nous infecter par l'effet de groupe, de telle sorte que nous croyions tous à ce que nous faisions. Au nom de l'obéissance à ce qu'on appelle si bien le Maître, j'ai commencé à détruire ma vie. J'étais de plus en plus faible et n'étais pas en mesure de prendre une décision par moi-même. Parfois je sentais dans les sittings individuels que le maître me guidait vers le chemin. Mais c'était des suggestions faites à mon esprit lors de ces sessions d'hypnose, ou bien des suggestions faites dans ma tête par mon prédicateur local.

Il fut un temps où je prenais mes propres décisions ou bien ma famille m'aidait à les prendre, mais ensuite il y eut un moment où le maître a commencé à prendre ces décisions. J'ai commencé à sombrer dans un état d'obsession (comme le psychiatre l'appelle) et je me sentais comme atteint par un état d'illumination. J'ai démissionné de cinq ou six emplois, dans cette phase obsessive, pensant que j'étais le meilleur et que les gens qui étaient avec moi avaient une connaissance limitée ou une vision limitée. Il n'y a pas de doute, j'ai commencé à chercher de plus en plus un sujet de recherche et j'ai atteint un certain niveau de réussite, mais l'obsession et la dépression m'ont conduit par moments à la réussite comme à d'autres moments à de grandes échecs. Certains psychiatres m'ont dit que j'étais dans un état de trouble bipolaire de l'humeur, d'autres pensaient que, depuis que j'avais senti l'effet de l'hallucination, c'était comme de la schizophrénie, d'autres regardant mon évolution dans mon environnement ont déclaré que c'était un trouble de la personnalité borderline. Mais quand je regarde en arrière je me doute que c'était l'impact de l'hypnose. Quoi qu'il en soit, je ne veux blâmer personne, mon esprit appartenait à quelqu'un d'autre.

Maintenant, quand je regarde en arrière je me demande pourquoi Dieu serait si faible qu'il aurait besoin d'un messager pour parvenir à son peuple ? Est-ce que Dieu veut que nous restions loin de notre famille, que nous pratiquions la méditation et laissions derrière nous les belles créations de la vie. Lorsqu'il faut choisir entre la famille et le maître, de nombreuses personnes choisissent le maître car elles ont été conditionnées pour ça. J'ai étudié de nombreux cultes / sectes / religions et j'ai constaté que presque tous les cultes ont un motif caché de contrôle mental. Certains le font avec leurs prédications, certains le font avec des choses comme la méditation (ou ce que j'appelle l'hypnose).

[...]
Sameer Sachdeva, le 27 mai 2009

5 commentaires:

Alexis a dit…

Les abhyasis disent souvent que c'est parce que nous avons une approche occidentale des choses que nous ne comprenons rien au Sahaj Marg. Mais les Indiens aussi peuvent avoir à se plaindre des dégâts de la méditation sur leur santé mentale. Quand on pense au témoignage de Rajan, on voit que Babuji était très prudent mais, Chari ne s'entoure visiblement pas d'autant de précautions. Rajan, Jay Hind et maintenant Sameer Sachdeva, cela commence à faire beaucoup.

Anonyme a dit…

Alexis...

Je pense que c'est "cette sorte de méditation" (Sahaj Marg, et al) et pas toutes "méditations" qui crée ces "degats" sur la santé mentale de la personne (même pour Babuji).... Cette sorte de méditation avec une "transmission" par une autre personne (précepteur) qui concentre de son elan vitale sur le coeur et sur la vie d'une autre personne,(abhyasi) centré sur son coeur n'est pas "naturel" ... Cette echange d'énergie, c'est quelque chose que nous faisons en société, avec nos amis et notre famille, mais pas si rituellement, et pas si concentré. Alors cette concentration d'energie, (ce que j'appelle "deux sur un coeur") peut "affecter" notre "energie" (electro-magnetique et psycho-magnetique) personnelle, et certainement notre vie émotionelle, et même notre vie intellectuelle.

Et leur "mort vivant", et se proclamer plusieurs fois par jour "un(e) esclave" de ses désires", selon Vivekananda et son Maitre, est "stupide"... On attient jamais la "liberation" en affirmant chaque jour être "esclave".

Ensuite il y a leurs "égregore" que Charie leurs a ordonné de créer.

Alors il y a d'autres sortes de méditations qui ne rendent pas les adhérents si "co-dépendents" avec un Maitre et aussi avec un précepteur, et avec un groupe ...

Tout ce temps passé sur le rituel du groupe, c'est au prix du temps passé en famille, chez les amis, et en "santé" mentale, santé dont les amis, et la famille (notre cercle) partagent par choix plus Naturel que dans une "religion pyramidale", à la Sahaj Marg ou Le GROUPE sectaire.

Don...

Alexis a dit…

@ Elodie,
Je ne suis pas plus anglophone que toi mais mania que tu as traduit par obsession signifie aussi folie.
Je propose donc folie obsessionnelle, mais Don ou d'autres nous donneront peut-être une meilleure traduction...

Anonyme a dit…

Elodie et Alexis...

Le mot "mania" en anglais...


mania = noun en Francais est; manie f.(feminin... donc: "une manie")

mania nf folie (manie)
mania nf folie
mania (irrational motive) nf manie (motif irrationnel)



Le mot "manic" en anglais:

manic (adjective)

1. (manic-depressive) maniaco-dépressif/-ive;

(obsessive) obsessionnel/-elle;

2. figurative (activity, behaviour) frénétique.


Alors je suis d'accord avec Alexis que "mania" dans ce contexte est plus severe que "obsession"... la Manie de Sameer semble faire parti de sa maladie: qui serait appele: Maniaco-depressif ou "desordre bipolaire" et que le phase dont il parle, serait la phase "maniaco" ou une "folie" (obsessif et frenetique). Ce serait un peu plus serieux qu'une simple "obsession".


Don

Alexis a dit…

Guérir de la dépression par le Sahaj Marg ?

Quand la dépression mène au Sahaj Marg…

Il y a un an, Ajay Kumar Bhatter s'étonnait de la quantité de précepteurs dépressifs. J'ai rapporté ses propos en m'interrogeant sur la question : est-ce que la Shri Ram Chandra Mission rend les gens dépressifs ? Et les derniers témoignages viennent conforter cette incertitude.
Il semblerait que l'inverse soit vrai aussi, selon certains. On peut passer de la dépression à la spiritualité, grâce à la méditation. En un mot, soigner la dépression par le Sahaj Marg et guérir par la méditation à la SRCM…

Qu'en est-il exactement ?
Un psychiatre suisse a fait une intervention intitulée "Dépression et Opportunités de la Crise" au 20ème Congrès du GRAAP à Lausanne le 14 mai 2009. Ainsi, il explique aux participants de ce Congrès du Groupe Romand d'Accueil et d'Action Psychiatrique que l'issue de la crise générée par une dépression peut être de trois ordres : régression, stagnation ou progression. Il poursuit aussitôt en disant que cette crise constitue donc une opportunité pour franchir un palier vers un stade supérieur de l'évolution existentielle. Et il ajoute que c'est souvent après un conflit d'ordre moral qu'on entre en crise, un conflit entre valeurs anciennes et nouvelles. Admirez le saut qualitatif, commençant par une lapalissade et s'achevant sur une généralisation abusive…
Selon lui, l'approche néo-structuraliste bio-psycho-spirituelle s'est développée en occident sous l'influence des traditions spirituelles orientales dans le courant des années 70. L'approche philosophique indienne met l'accent sur la notion de crise évolutive, avec la conviction qu'une crise est un cadeau de la Nature, une opportunité pour se rapprocher de la "Source Ultime", la fusion avec le Divin.
"Cette position dépressive, telle que je l’ai observée chez moi-même et chez la plupart des patients avec qui j’ai pu travailler efficacement, comporte un travail de deuil, autrement dit de désinvestissement d’un acquis de croyances, de conceptions, de buts ou d’objectifs existentiels, autrement dit une désidentification à une partie de soi-même, ou plutôt de l’image jusqu’ici préservée de sa propre identité. L’expérience montre en effet que ce n’est qu’en passant par ce travail de deuil préalable que le stade évolutif atteint jusque là pourra être suffisamment désinvesti pour être transcendé. Au cours d’un tel processus, le degré de conscience s’élargit suffisamment pour que la personne puisse entrevoir de nouveaux investissements, de nouveaux objectifs, un nouveau but existentiel. On observe ensuite que la personne s’unifie un peu plus et devient plus réaliste. Dans ces cas, la souffrance et la crise qui résultent de ce processus de deuil restent supportables et contenues, si bien que la personne en position dépressive ne présente pas de débordement symptomatique cliniquement repérable. Ses conflits intérieurs et extérieurs seront donc perlaborables et leur issue sera favorable, débouchant sur une progression évolutive."
Pour ce psychiatre, la dépression constitue donc une opportunité de progression évolutive vers de nouvelles dimensions spirituelles.
Texte extrait d'un article à retrouver intégralement sur :
www.psychologie-therapies-spiritualite.ch/articles/articles_pdf/correct_articles/ART-GRAAP.pdf

Mais qui est donc cet intervenant qui considère que la dépression constitue une opportunité spirituelle ?
Ferdinand Wulliemier. Né en 1942, ce psychiatre suisse découvre le Sahaj Marg à l'âge de 40 ans, devient rapidement précepteur puis membre du Sahaj Marg Research Institute et crée la fondation suisse Sahaj Marg Spiritualité. Parallèlement, il exerce durant 35 ans en tant que thérapeute et enseignant à la Faculté de Médecine, la Faculté des Sciences sociales et politiques et au Centre d’Etude de la Famille à Lausanne.
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