La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

438 articles – 3447 commentaires – Dernier ajout le 10/06/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

26 mai 2008

Ennemie de la spiritualité ?

Voici un nouvel extrait de "He, the Hookah and I" (The Master and the abhyasi 11) qui me concerne, qui nous concerne directement :

«Le commun des mortels, ce sont des gens qui viennent, qui jugent, qui jugent encore et qui entament des blogs sur l’ordinateur, ce qui est aujourd’hui une malédiction due au fait que tout le monde a un ordinateur. Et ces blogs peuvent influencer l’esprit d’un abhyasi plus que la vérité de la pratique (…) Pourquoi ignorons-nous la preuve que nous produisons en nous-mêmes au terme d’un certain niveau de relation avec le Gourou, et préférons-nous les affirmations venant de personnes mécontentes qui ont quitté la Mission, qui ont abandonné, qui ont renoncé, qui sont des ennemis de la spiritualité.»

Serais-je une ennemie de la spiritualité ?

Le titre de ce blog - faut-il le rappeler ? - c'est "Pour que vive le Sahaj Marg… débarassé des dérives de la Mission".
Je n'ai rien abandonné, je n'ai jamais renoncé. Je n'ai pas abandonné la pratique et je n'ai pas renoncé à la spiritualité. J'ai pris mes distances avec la Mission, je suis revenue aux fondamentaux du Sahaj Marg. J'ai renoncé à l'idolâtrie, j'ai choisi la voie de la spiritualité.

Ennemie de la spiritualité ?
Non, mille fois non. Je me suis opposée à ce qui freinait le développement de la spiritualité au sein de la Mission.

J'ai renoncé à l'idolâtrie.
J'ai abandonné la Mission.
J'ai choisi la spiritualité.


Faites comme moi, réfléchissez. Prenez de la distance avec votre idole. Alors, vous aurez fait le premier pas vers une vraie spiritualité.


Elodie

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo Elodie!

Je lis ce blog depuis longtemps et je trouve tes analyses et commentaires tres equilibres. Merci et bonne continuation.

Theo

Alexis a dit…

Vigilance sur les mensonges

Quelques lignes sous l'extrait que tu cites, Elodie, au début du paragraphe suivant, Chari a écrit : "Les abhyasis sont des millions ; les disciples sont peu nombreux."

On savait Chari aimant la démesure. Le voilà soudain grandiose ! La Mission annonce 200 à 300 milles abhyasis, pour ma part j'estimerais plutôt la réalité voisine de 100 milles. Mais lui, c'est en millions qu'il les comptabilise… A quand le milliard ?

Comme quoi, il vaut mieux rester vigilant !

Anonyme a dit…

Bonjour Elodie,

"Pourquoi ignorons-nous la preuve que nous produisons en nous-mêmes au terme d’un certain niveau de relation avec le Gourou, et préférons-nous les affirmations venant de personnes mécontentes qui ont quitté la Mission, qui ont abandonné, qui ont renoncé, qui sont des ennemis de la spiritualité."

It is clearly from this statement:
(1)that it is about the relation with the Guru, and;
(2) those who are not in the Mission are ennemies of spirituality

Anyone with a healthy mind will clealy recognize the characteristics of a dangerous "sect" and an egoistic leadership in this statement. Those who don't, have to be protected.

Those looking for spirituality are advised to look elsewhere.

Theo

Alexis a dit…

Quasi incognito
Après avoir tout annulé, Chari revient subrepticement en France. Il est à Paris du 28 au 30 mai, puis il va faire un tour chez son vieux copain près de Grenoble du 31 mai au 5 juin, avant de re-déposer ses valises à Dubaï !
Seuls les mieux informés auront la possibilité de le voir. L'abolition des privilèges n'est pas encore pour aujourd'hui…

Anonyme a dit…

"Those who don't, have to be protected"

Hi Theo,

Don't worry, the sick guy is almost dead. Rather be worried about what is coming next. New people, new forces, and a new step of the agenda.



Hello Elodie, te voici ennemie de la spiritualité, je suis désolé pour toi :-(

Chari porte la responsabilité, non seulement des dérives de la mission mais aussi de l'égarement collectif des abhyasis. Il porte également sur ses épaules la transmutation d'âmes ayant une aspiration réelle en "ennemies de la spiritualité".

Le gars est fou à lier et probablement sénile. Il ressemble de plus en plus à un ayatollah. Au lieu d'être dans l'ouverture sur l'infini, il est dans le contrôle et le pouvoir.

Remarquez qu'il utilise toujours les mêmes techniques manipulatoires, basées sur la peur, l'intimidation et le mensonge. Non seulement Chari est un escroc, mais en plus c'est un terroriste.

Donc les blogs ont une influence, on est contents de l'apprendre de façon très officielle, mais en doutait-on vu les faits qu'ils exposent et analyses basées sur le bon sens ?

Les blogs sont, comme Chari le dit, une malédiction. Mais consolez-vous vite: Pour les escrocs seulement. Car les blogs permettent de les exposer au monde pour ce qu'ils sont.

Chaque discours qu'il fera contre la liberté d'expression donne la preuve supplémentaire à ceux qui en doutent encore de sa malhonnêteté.

Non seulement nous l'avons critiqué et l'avons fui, mais en plus il ne s'est pas produit de chute. Au contraire, une ouverture a eu lieu, que pour ma part je n'ai jamais eue tant que j'étais sous l'influence toxique de la SRCMtm.

Puisqu'il le dit, faites-le, car c'est irremplaçable: Expérimenter par soi-même au lieu de laisser quiconque penser pour vous.

Celui qui vous donne un système de croyances est votre ennemi spirituel, non votre guide. Le guide est bien plus subtil et efficace. Le guide n'a pas besoin de vous contrôler, car pour le guide, quoi d'autre que le divin ?

Cricri

Anonyme a dit…

Hi Theo...

Welcome...

Je suis d'accord avec toi...I agree with you, it has become a cult of a person, a method, a Mission... as is as corrupt as the "currupt religions" that Chari attacks all the time so as to grow his own MISSION at the cost of the "malcontents" on other Mission, the LOST SHEEP...He is a "sheep rustler", a money launderer (see english section for accusation by another abhyasis)...Apparently, the money for the pre-sale of the french version of Whispers from the Brighter World, had to be delivered in person in cash (no Cheques), to Chari in Denmark... She figures he picked up over 100,000 Euros and travelled with it to India, via other countries in Europe and Asia, Crossing International borders with the LOOT...

SRCM is as crooked and as Corrupt as the Religions he attacks...

"Methinks he doth protest too much"
(Shakespeare)

4d-don

Check out my blog, Michaels's blog (ex-preceptor and ex-inner circle member) and the Sahaj Marg Project blogs...

Anonyme a dit…

«Le commun des mortels, ce sont des gens qui viennent, qui jugent, qui jugent encore et qui entament des blogs sur l’ordinateur, ce qui est aujourd’hui une malédiction due au fait que tout le monde a un ordinateur. Et ces blogs peuvent influencer l’esprit d’un abhyasi plus que la vérité de la pratique (…) Pourquoi ignorons-nous la preuve que nous produisons en nous-mêmes au terme d’un certain niveau de relation avec le Gourou, et préférons-nous les affirmations venant de personnes mécontentes qui ont quitté la Mission, qui ont abandonné, qui ont renoncé, qui sont des ennemis de la spiritualité.»


Je ne résiste pas à une petite analyse de surface de ce texte.

Le commun des mortels, c'est qui ?
Quelqu'un de commun, quelqu'un de mortel, et quelqu'un qui juge. C'est celui qui critique la mission et l'action du maitre de telle manière que le contrôle de ce dernier ne peut plus s'appliquer.

Par opposition, le hors du commun, l'immortel, celui qui est au-dessus du jugement parce qu'il le vaut bien, c'est-à-dire parce qu'il est soumis.

Remarquez aussi la confusion entre jugement (négatif) et discernement (positif).
Remplaçons le mot jugement par le mot discernement pour avoir un point de vue moins manipulateur et plus proche de la réalité.
Remplaçons aussi "commun des mortels" par "Chercheur de Réalité" pour les mêmes raisons.
Remplaçons enfin deux autres mots : malédiction (pour Chari) par bénédiction (pour le genre humain et la vérité) et plus par autant (pourquoi plus si ce n'est pour manipuler encore une fois son lectorat ?).

Nous obtenons:

"Le Chercheur de Réalité, ce sont des gens qui viennent, qui discernent, qui discernent encore et qui entament des blogs sur l’ordinateur, ce qui est aujourd’hui une bénédiction due au fait que tout le monde a un ordinateur. Et ces blogs peuvent influencer l’esprit d’un abhyasi autant que la vérité de la pratique"

Voici une affirmation qui est conforme à ce qui se passe effectivement. On s'apperçoit immédiatement, par effet de contraste, du caractère manipulateur de la version Charijique.


Pour la deuxième partie, il convient encore de procéder à quelques modifications de surface (ignorons et préférons par considérons, et mécontentes par lucides), mais cela ne suffit plus lorsque nous arrivons au passage final, et pourquoi celà ? Parce que ce passage est totalement excessif en plus d'être totalement mensonger.

Pour parler en mon seul nom, j'ai bien quitté la mission parce que je n'abandonnais pas ni ne renonçais à ma quête de la spiritualité, mais parce que rester dans la mission ne me conduisait à rien, et ce après avoir tourné en rond des années à chercher une solution au sein du système.

Il faut donc changer "qui ont abandonné, qui ont renoncé" (remarquez la répétition afin que dans l'espace cognitif du lecteur, le discrédit vis-à-vis des bloggeurs s'il s'agit d'abhyasis de la SRCMtm, le doute s'il s'agit d'opposants bloggeurs, s'installe dans les esprits), par exemple en "qui ont souhaité aller au-dela des limites qu'impose aujourd'hui notre système aux progrès spirituels de l'aspirant réel".

Finalement, avec le "qui sont des ennemis de la spiritualité", nous ne sommes plus très loin des fatwas des Islamistes. Comment un "maitre de l'univers" peut-il prononcer une affirmation aussi grave, qui vise bien sûr à discréditer l'opposition et à la déstabiliser psychologiquement, lorsqu'il est lui-même la cause des dérives de la mission, de l'altération de l'enseignement de son maitre, et de la transmutation d'aspirants spirituels en "ennemis de la spiritualité" ? Suggérons de remplacer "ennemis" par "amis", et nous obtenons la phrase:

"Pourquoi considérons-nous la preuve que nous produisons en nous-mêmes au terme d’un certain niveau de relation avec le Gourou, et considérons-nous les affirmations venant de personnes lucides qui ont quitté la Mission, qui ont souhaité aller au-dela des limites qu'impose aujourd'hui notre système aux progrès spirituels de l'aspirant réel, qui sont des amis de la spiritualité."

En effet, pourquoi considérons-nous tout cela, et le niveau d'avancement qu'on atteint à la SRCMtm, et les arguments de ceux qui critiquent la secte ? Mais aussi, pourquoi refusons-nous de considérer ces deux points ?



Enfin, pour rebondir sur l'autre passage cité par Alexis:
"Les abhyasis sont des millions ; les disciples sont peu nombreux."

Nous n'avons cessé de vous parler de hiérarchie à la SRCMtm: Le "tous frères et soeurs" est complètement pipo.

Comme dans un poulailler où il existe une hiérarchie stricte dans la volaille, on retrouve à la SRCMtm un coq (maitre) au sommet, puis un groupe de poules favorites (les "disciples"), de niveaux intermédiaires (préfets, administrateurs divers), et une masse de poulettes qui forment le gros des troupes (les "abhyasis").

Il est important de relever que chez les poules, la hiérarchie s'établit par coups de becs et dépends directement du rapport entre nombre de coups de becs donnés et reçus. Les favorites sont celles qui donnent le plus de coups de becs et en reçoivent le moins, tandis que la poulette moyenne est celle qui reçoit le plus de coups de becs et en donne le moins.

Un paradigme différent à la SRCMtm que le paradigme du poulailler ?

Puisque le coq vous le dit, vous n'êtes qu'une masse qui n'est pas là pour la spiritualité mais pour former la base de la pyramide du pouvoir afin que les prédateurs qui occupent le sommet puissent se rapprocher du soleil et de l'air pur sur votre dos de proie, pourquoi ne pas le croire ?

Nous n'avons cessé de dire que le système de la SRCMtm est dévoyé structurellement, et que pour générer de la spiritualité, il est nécessaire que chaque entraineur ou maitre n'ait qu'un petit groupe d'élèves (disciples, et non abhyasis), et vous en avez ici la confirmation par votre idole. Croyez-le, c'est lui qui le dit: La spiritualité n'est pas pour vous, seulement pour une élite. Et cette élite, c'est le cercle intérieur des prédateurs et autres pourritures dont l'idole aime s'entourer. Qui s'assemble se ressemble.

Cricri

Alexis a dit…

Extrait d'un discours de Chari à la réunion de précepteurs du 10 mars 2008, au CREST (Bangalore, Inde), intitulé "Nous travaillons pour nous-mêmes" :

"(…) Je voudrais déclarer que c’est probablement la seconde conférence de précepteurs sérieuse. Nous en avons eu littéralement des centaines depuis le moment où j’ai rejoint la Mission, en 1964. Des tas de discours — sans direction, sans objectif, sans orientation (…) Vous autres ici, vous devez tout d’abord reconnaître ceci — que vous n’êtes rien de plus que des machines, même dans votre travail de précepteur (…) Babuji a dit : « Les précepteurs sont les artères de la Mission. » C’est comme, vous savez, si vous imaginez le cœur comme, disons, l’ordinateur central d’où tout doit s’écouler, comme la circulation dans les artères. Et s’il y a un blocage dans une artère, il nous faut un pontage ou un ‘stent’(petit tuyau en plastique). Et la seule personne qui puisse faire cela est, là encore, le Maître. Aussi Babuji a dit : « J’ai fait des précepteurs et plus j’ai fait de précepteurs plus je me suis créé de travail pour moi-même. » (…) Et la seconde grande vérité : il a dit : « Là où j’ai plus d’un précepteur, j’ai créé des problèmes pour ce centre. » Car il y a deux groupes de pouvoir, il y a les problèmes d’ego, les luttes d’ego, les querelles d’ego, et parfois les centres se sont scindés en deux, en trois.
Nous avons vu cela dans un état très accentué, très exagéré, très dommageable, ici à Bangalore où l’un de nos précepteurs nous a quittés pour entreprendre cette chose stupide qui s’appelle la ‘Méditation Pyramide’ ; et deux groupes se sont créés, l’un pour et l’autre contre. Et là, l’un de nos ashrams fut occupé de force, illégalement et enregistré au nom d’une organisation fictive ; par la suite, nous avons pu le réintégrer dans la Shri Ram Chandra Mission avec l’aide de la police et de la justice. C’était illégal, c’était criminel et cela avait été commis par des soi-disant précepteurs hautement développés de la Mission (…) Ainsi va le Sahaj Marg, voyez-vous. Quand des seniors précepteurs censés se trouver dans la Région centrale peuvent violer les principes d’honnêteté, de décence pour adopter une conduite criminelle et illégale et transférer des biens de la Mission à une autre organisation, où va la Mission ? Ceci n’est arrivé nulle part ailleurs. Parce que trop de pouvoir avait été donné par Babuji Maharaj à cause, disons, d’une nécessité. Je lui ai demandé : « Aviez-vous confiance en ces personnes ? »Il y a longtemps. Il répondit : « Je devais démarrer le travail, » et je veux bien répéter ses mots en Hindi : il a dit : « Jo bhi latt mil gaya, humne usko khada kar diya. (J’ai donné la responsabilité à qui j’ai pu trouver.) »
Ainsi vous voyez, cette première génération de préfets ou de précepteurs, comme vous voulez les appeler, ils étaient tout à fait comme ces poteaux qu’on met pour étayer quand on construit un toit — ils sont là pendant vingt-deux jours, le temps que le béton durcisse, puis on les enlève et on les brûle. Il y en a ici beaucoup qui se sont opposés à la volonté de Babuji dès le début et qui ont vu, j’espère, la lumière, et leur présence ici est un témoignage de l’influence de Babuji sur leur cœur pour remettre leurs services dans le droit chemin. Le sang doit couler dans les artères qui sont destinées à cela et non pas suinter des artères ni couler dans le sens inverse vers les veines. Cela est désastreux. Vous savez, c’est comme le courant allant dans le mauvais sens, cela donne un court-circuit et il y a une coupure de courant.
Ainsi le travail des précepteurs doit être canalisé, doit aller dans le bon chemin, dans la bonne direction, selon les bons principes, avec de bons motifs, l’objectif étant seulement d’assister le Maître en nettoyant les abhyasis pour les préparer afin que le Maître fasse ce qu’il souhaite faire avec eux (…) Quand une artère est bloquée, elle est inutile. Si on doit créer un pontage, souvent on coupe une portion, la portion bloquée, et on fait une boucle.
Nous avons eu malheureusement trop de précepteurs dans un passé récent que nous avons dû éliminer. Pas plus tard que la semaine dernière, trois précepteurs de Thrissur ont dû être démis à cause de leur indiscipline, ils s’opposaient à l’autorité et cherchaient à créer du séparatisme. Malheureusement, dans le Sahaj Marg, il n’existe pas de mot tel que ‘punition’ car le Sahaj Marg ne reconnaît pas l’existence des opposés comme vice et vertu, bien et mal. Il reconnaît seulement celui qui travaille et celui qui ne travaille pas et si un précepteur, ayant volontairement accepté la responsabilité du travail, ne fait pas le travail, il est renvoyé avec la classification ‘d’abhyasi ne travaillant pas’.
Parfois je pense que c’est bien dommage, car des mesures punitives auraient fait le plus grand bien à la Mission (…) Il y a ici beaucoup de précepteurs qui ont insisté pour que les abhyasis tombent à leurs pieds — pour leur perte, leur perte personnelle. A chaque fois que quelqu’un tombe à vos pieds, vous devez tomber encore plus bas qu’il n’est tombé — rappelez-vous ceci (…) [Dans le Sahaj Marg] Nous recevons Rien, avec un ‘R’ majuscule. Souvenez-vous de ceci, s’il vous plaît. C’est pour cette Rien-té que nous sommes venus ici, que nous éliminons tout, couche après couche, ce à quoi l’ego s’oppose vigoureusement à chaque étape de ce processus, à tel point que nous devenons notre propre champ de bataille sur lequel nous nous combattons nous-mêmes, avec notre propre ego, perdant souvent la bataille (…) Ainsi vous voyez, c’est une chose très sérieuse que nous avons entreprise, pas par responsabilité envers la Mission ou le Maître ou la méthode — ce sont des illusions. J’ose dire : « Je ne travaille pas pour mon Maître. » Je n’ai jamais travaillé pour mon Maître. Si je dis que je travaille pour Lui, je prononce un mensonge. La vérité, c’est que je travaille pour moi-même (…) Ainsi vous voyez, qu’est-ce qui nous fait gagner la valeur spirituelle, la grâce spirituelle et l’évolution spirituelle que nous pouvons accepter sans rien avoir à faire pour cela ? La sincérité, l’honnêteté, la loyauté. Ou, comme l’a énoncé Babuji : l’obéissance au Maître, l’amour pour le Maître et le satsangh avec le Maître — trois choses."


Résumons !
Chari déclare qu'il travaille pour lui-même, non pas pour son maître. On s'en doutait bien un peu…
Sinon, l'essentiel de ce discours concerne les précepteurs, leur rôle et leurs dérives.
Ils apprécieront d'abord le fait que cette conférence ne soit que la deuxième vraiment sérieuse (quid de toutes les autres ?), et il ne précise même pas quelle était la première.
Si l'on croit en la véracité de la citation de Babuji faite par Chari, cela signifie que Babuji avait déjà remarqué les conflits d'ego entre précepteurs, ce qui fait remonter les problèmes de pouvoir au sein de la SRCM à plus de 25 ans. Là encore, on s'en doutait bien un peu, la nouveauté c'est que c'est Chari qui le dit…
D'après Chari, une telle scission de la SRCM ne s'est produite qu'une seule fois. On peut en douter aujourd'hui, on peut aussi regretter que ce qui semble le gêner le plus soit le détournement de biens de la SRCM, et non pas celui des âmes. Mais on peut aussi s'interroger comme lui sur l'absence d'honnêteté de senior précepteurs censés se trouver dans la région centrale.
Contrairement à Kasturi, Chari ne fait aucune différence entre préfet et précepteur.
Ils apprécieront aussi le rôle que Babuji (dixit Chari) leur attribue : des serviteurs dociles corvéables à merci et jetables après utilisation. Tout comme Chari !
On comprend aisément, dans ces conditions, pourquoi ils peuvent parfois être indisciplinés, qu'ils s'opposent à l'autorité et souhaitent créer du séparatisme. Surtout lorsque Chari annonce qu'il travaille pour lui-même, pourquoi n'en feraient-ils pas autant après tout ?
Selon Chari, il y a eu un cas de scission, trop de précepteurs éliminés. Le bilan est probablement plus important. La SRCM est gangrenée par les problèmes de pouvoir et il le reconnaît.

Voici ce qu'il disait dans "He, the Hookah and I" (Discipline 17) : "(…) Et plus important que tout – pas de politique dans la Mission. Je ne parle pas du Congrès ou du Hindu Sabha, ou de choses de ce genre. Je parle d’actions entreprises dans un but politique à l’intérieur de la Mission pour évincer quelqu’un du pouvoir, pour incriminer quelqu’un injustement, pour dire du mal de quelqu’un qui n’est pas mauvais, pour encenser quelqu’un qui n’est qu’un gredin et un vaurien. C'est ceci, faire de la politique, sous sa pire forme : assassinat de personnalité. A moins que les précepteurs ne surmontent ces tentations afin d’obtenir de l’avancement en marchant sur le cadavre de quelqu’un qu’ils ont détruit - la Mission ne pourra pas survivre, et elle ne sera qu’un nom sur quelques bâtiments vides. J’espère que la Shri Ram Shandra Mission n’en arrivera jamais là parce que, après tout, il y a une hiérarchie bienveillante, qui nous guide et qui veillera sûrement à l’avenir de la Mission, à son bien-être, à sa capacité à aider l’humanité et à l’encourager de plus en plus au fil du temps."

La SRCM n'aurait donc pas survécu à ces problèmes de pouvoir, elle ne serait plus qu'un nom sur des bâtiments vides.
A quoi doit-on cette soudaine honnêteté ? Est-ce un signe de sénilité ? de cynisme ?...