La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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29 mars 2015

Le Sahaj Marg messianique


Le Sahaj Marg est-il un mouvement messianique agitant l’imminence du jour du Jugement dernier ?


Le messianisme, c’est la Croyance en la venue d'un messie libérateur, sauveur ou rédempteur qui mettra fin à l’ordre présent considéré comme mauvais et instaurera un ordre nouveau dans la justice et le bonheur, d’où l’avènement d'un monde idéal sur terre.

Beaucoup de religions ont un concept de messie, comme le messie juif, le Christ du christianisme, le Mahdi dans l'islam, l'avatar Kalki hindou et le maitreya bouddhiste.

Les utopies à caractère messianique sont porteuses d’une espérance fondamentale, celle d’un renouvellement du monde dans le sens du bonheur humain, de la justice et de la paix. Elles ont pourtant donné lieu à toutes sortes de violences au nom d’un ordre nouveau à instaurer – de gré ou de force.

La violence messianique s’alimente de la certitude de correspondre aux exigences d’un absolu, connues en toute certitude. Mais de quel absolu s’agit-il? Et de quelle certitude? Est absolu ce qui échappe à la limite et à la relativité, et qui ne peut donc être identifié à quelque cause particulière que ce soit. Tout pouvoir qui s’auto-légitime sur la base d’un absolu – qu’il s’agisse du bien, de la vérité, de la nation, de la religion ou de la prospérité – instrumentalise à son profit circonstanciel ce qui appartient par définition à l’au-delà du provisoire. C’est la racine du totalitarisme.

Il y a là un travestissement de l’absolu que les religions nomment Dieu, une idolâtrie qui conduit à brimer la liberté et à compromettre le vivre-ensemble. Les religions ont elles-mêmes souvent cédé à ce penchant en revendiquant une soumission aveugle au nom d’une autorité de droit divin.

Avec Whispers from the Brighter World, le Sahaj Marg se positionne clairement dans cette trajectoire messianique et totalitaire. Selon la (les ?) médium(s), Babuji et la Hiérarchie des grands saints prônent la recherche d’un absolu d’ordre divin. Cet absolu est conditionné par la venue d’une sorte d’apocalypse qui permettra de balayer le monde actuel, sans autre discernement que l’appartenance au Sahaj Marg ou non.

« Ici est le vrai but à atteindre, tout le reste est éphémère, sans véritable raison. Un jour, le vrai but d’une vie se dessine et s’impose en toute logique. Il suffit alors de s’y tenir et d’apprécier qu’il en soit ainsi. Tellement d’êtres humains errent en ce monde, sans but précis, ignorant même qu’il puisse exister un ailleurs où le plus important existe. Les ténèbres persistent sur cette Terre, nous agissons dans le but d’amener les êtres humains à cette prise de conscience collective, les amenant à comprendre ce qu’il convient de faire pour que véritablement ce monde change. » (Whisper du 18 mars 2015)
Elodie
Alire aussi :

8 février 2015

Le Sahaj Marg de Chari


Un système régressif et protecteur
«Rien ne remplacera jamais l'expérience et le ressenti intérieur» répondent Fabrice et les autres abhyasis à nos critiques.
Honneur aux sensations, au détriment de l’évolution spirituelle.
Babuji prétendait rien de moins qu’offrir à ses disciples une méthode pour réaliser la fusion divine (accès à la région centrale) durant leur courte vie terrestre.
Avec Chari, nous avons oublié cela. Nous sommes heureux d’avoir des sensations, et cela nous suffit.
Nous ressentons quelque chose « le temps d’un moment, d’une médit, d’un séminaire » et tout est pour le mieux. Un instant partagé auprès de Chari, un temps d’extase fugace autour de l’expérience méditative ou de l’égrégore d’un séminaire, voilà qui suffit à hisser le Sahaj Marg sur le piédestal de la spiritualité, de quoi se croire supérieur aux autres, trop matérialistes pour ressentir quoi que ce soit.
Les Whispers des médiums, ces milliers de messages distillés au quotidien, ont remplacé la région centrale et la fusion divine par trop inaccessibles par un accès au Monde lumineux et aux grands maîtres quand nous mourrons : « Lorsque nos abhyasis quittent ce monde, ils peuvent alors mesurer le chemin parcouru et ils s’en réjouissent. »
Chari et les abhyasis ont construit un système où le Divin a disparu, remplacé par le maître vivant incarné et les promesses des Whispers pour le futur et l’Au-delà.

Concurrence et surenchère extatique,  sensation fugace, domaine de l’égo et pensée magique, «  le problème ... c'est NOUS !! NOUS avec notre immaturité , NOUS avec notre naïveté, NOUS avec nos demandes avides d'un PAPA idéal (Chari) et d'une MAMAN protectrice et aimante (la SRCM), NOUS avec cette peur enfantine d'être moins aimé, si on se met à critiquer (cela ne vous rappelle rien ?), NOUS avec cette peur viscérale d'entrer dans la vie, NOUS avec notre petit ego de plus en plus subtil, et... de plus en plus dur, NOUS avec tous ces mécanismes de défense (voir Anna Freud…), NOUS avec cette tentation très humaine de nous replier sur nous mêmes (Voir l'excellent Film d'un réalisateur indien "The Village" disponible dans tous les vidéos-clubs…), NOUS avec cette quête du Graal quasi obsessionnelle, NOUS avec ce penchant très égotique de vouloir sortir de la masse (J'AI une voie spirituelle, J'AI un Maître en Inde, JE ressens plein de choses, bref JE suis différent de vous (vous = masse laborieuse et matérialiste), NOUS avec ce transfert de responsabilité (nous sommes censés ne rien savoir, ne rien comprendre, et vivre ce pseudo-abandon comme une qualité spirituelle) alors qu'en fait il s'agit simplement de laxisme et d'irresponsabilité.
Nous cultivons donc les sensations... ce qui nous permet de nous en tirer à bon compte. Car la véritable spiritualité est exigeante, demande un effort considérable, une éthique exceptionnelle, un don de soi hors du commun et peut-être peu d'entre nous sommes capables d'envisager la spiritualité sous cet angle (cela nous remettrait beaucoup trop en cause). Et grâce à toutes ces sensations, nous avons l'impression de sortir de notre torpeur… le temps d'un moment, d'une médit, d'un séminaire...
Mais, au tout début... rappelez-vous… il n'était pas question de rechercher des sensations... mais d'évoluer !! De se sentir plus humain, plus aimant… bref de GRANDIR !! Au lieu de tout cela, NOUS avons participé à ce système régressif. » (Peter)

Patel ne dit pas autre chose : « Jalousie, discorde et compétition » (Discours du 27/12/2014 Serve our Master by Serving Humanity)

Elodie

18 janvier 2015

Sahaj Marg et nationalisme hindou




Alexis a dit…
Apaisement pour le « vivre ensemble », oui bien sûr… mais vigilance ! Voici ce que j’ai conservé sous le coude avec la mort de Chari. Voilà qui mérite quelques explications de la part de la SRCM…

Quand le Sahaj marg se mêle aux mouvements nationalistes

Où l’on retrouve la SRCM associée à des organisations nationalistes et hindouistes pour encourager les conversions religieuses (Ghar Vapsi) :
in The News Minute | December 22, 2014 | 3.00 pm IST

Extrait : “(…)’We successfully brought back 40 Christians and 10 Muslims to Hinduism over the past few days‘(…). Rakesh [VHP’s Ernakulam district, Kerala] said that the VHP [Vishwa Hindu Parishad] is coordinating with Arya Samaj, Sree Ram Chandra Mission [souligné par Alexis], Ayyappa Seva Sangham and Hindu Mission for help. He said that these are the four organizations that have been entrusted the task of re-conversions (…).”

La droite nationaliste indienne soufflerait-elle sur les braises communautaires ? En décembre 2014, plusieurs cas de conversions forcées, réelles ou fantasmées, agitent médias et politiques en Inde, sur fond de renforcement de la droite nationaliste, depuis les succès électoraux du BJP au printemps. Chrétiens et musulmans en sont les cibles.
A qui est associée la Shri Ram Chandra Mission ici ?
-    Vishwa Hindu Parishad : un groupe militant hindouiste extrémiste parfois ultra-violent, dont l’influence nationaliste hindoue touche jusqu’à la diaspora hindoue.
Ārya-Samāj (noble société) : encore une organisation nationaliste hindoue, créée en 1875 pour réformer l'hindouisme, en réaction à l'extension de l'islam et au prosélytisme chrétien.
-    Ayyappa Seva Sangham & Hindu Mission : encore et toujours des groupes hindouistes

Que vient donc faire la SRCM, mouvement théoriquement spirituel sans frontières et trans-religieux, dans cette affaire ? Le Sahaj marg aurait-il une dimension nationaliste et hindouiste qui nous aurait échappé ?
A rapprocher du Whisper qui rappelle l’idée de l’apocalypse et de la suprématie de l’Inde ?
« Tellement de bouleversements se produiront sur la Terre, l’Inde sera préservée ; là est la volonté divine. »

Alexis

11 novembre 2014

Le Sahaj Marg exploite les peurs

Quand Chari critique les religions, ce qui lui arrive souvent, il n’y va pas avec le dos de la cuiller, tout est mauvais. Avec la montée médiatique des extrémismes et du fanatisme religieux, c’est un peu facile et par trop simpliste. Hindous, Musulmans, Juifs, Chrétiens, etc. sont pour la plupart des personnes aux croyances éminemment respectables.

Quand le Babuji de Whispers, mort et enterré depuis plus de 30 ans, critique le monde actuel, il n’y va pas non plus avec le dos de la cuiller. Tout est mauvais, l’humanité court à sa perte, la catastrophe est inéluctable. En ces temps anxiogènes de crise économique, financière et surtout existentielle, c’est un peu facile et par trop simpliste. Jeter de l’huile sur le feu tient plutôt d’une attitude irresponsable et infantilisante.

Ces prédicateurs de l’apocalypse cultivent l’inquiétude, la crainte et l’angoisse. Ils exploitent nos peurs, cette émotion engendrée par des menaces si souvent imaginaires, pour mieux nous asservir. Chari et Babuji jettent de l’huile sur le feu pour affirmer qu’il n’existe point de salut hors le Sahaj Marg.

Quand les prédicateurs prospèrent, l’humanité sombre dans ses plus bas instincts. En émanent les idéologies les plus viles et les régimes politiques les plus détestables.


« Un Homme qui n’a pas peur est libre… trop libre, incontrôlable. »

Elodie

23 janvier 2013

Un incommensurable aveuglement



La recherche spirituelle est une quête individuelle, un voyage intérieur sans début ni fin ; C’est cette autonomie personnelle qui est le gage de la rencontre avec le divin et d’une véritable transformation intérieure.

La méthode spirituelle proposée par Babuji s’écarte de toutes les traditions spirituelles en fixant un but, un résultat à atteindre, et en décrétant l’urgence de la réalisation divine. Pour accélérer le processus et atteindre le but fixé, le guide spirituel transmet l’énergie divine dans le cœur de ses disciples. Ce faisant, sans le savoir, Babuji rejoint l’utilitarisme de nos sociétés modernes, d’où le probable succès de sa méthode auprès d’Occidentaux à la recherche d’un Dieu plus proche, incarné par cette nouvelle idole qu’est le maître vivant, sans renoncer aucunement à la vie moderne, familiale et professionnelle.

Avec l’augmentation du nombre de ses disciples, Babuji a commencé à nommer des précepteurs pour lui servir de relais, canaux de transmission, et Chari a poursuivi dans cette voie. La relation simple et directe entre maître et disciple s’est distendue et a favorisé l’émergence d’une vaste hiérarchie collective. Idolâtré, le maître vivant suscite concurrence et compétition pour mieux l’approcher, le servir et bénéficier de son attention. L’Amour de Dieu a cédé la place à l’amour pour le Maître, ce que Chari a traduit en Obéissance et Service. La quête individuelle et spirituelle a disparu au profit d’une sorte de religion avec son autorité suprême, manipulatoire, qui dicte quoi faire et quoi penser : une espèce de Dieu extérieur en lieu et place du divin intérieur.

Cette Nouvelle religion du Sahaj Marg s’est forgée une culture, une philosophie avec son système de croyances et ses mythes. D’abord le but, la fusion avec le divin, un résultat à atteindre devenu l’accès à une Région centrale indéfinie, le Monde plus lumineux de Whispers. Ensuite la Personnalité spéciale, Babuji, au sommet de la Hiérarchie spirituelle des Grands saints de l’Histoire, qui séjourne dans cette Région centrale, secondé par un Maître vivant qui doit être aimé, donc obéi et servi. Enfin le Grand dessein mystérieux, en partie révélé dans Whispers par une Prophétie attribuée à Babuji, où cohabite une population d’élus, des êtres humains en devenir, au milieu de la fange d’une Humanité qui n’en mérite pas le nom.

On peut, on doit juger le Sahaj Marg à ses résultats, c’est-à-dire à ses adeptes, nous dit-on. Des modèles d’amour, de compassion et de tolérance qui déclarent sans sourciller que le terme d’être humain est une « exagération » sinon un « mensonge », qu’il ne suffit pas d’« avoir 2 bras, 2 jambes et le cerveau le élaboré des mammifères » pour faire de nous des êtres humains. Voilà donc ce que sont ces soi-disant Elus spirituels, tandis que la spiritualité demeure et demeurera toujours un voyage intérieur personnel sans fin.

Elodie

7 décembre 2012

Une religion en train d’éclore

ENGLISH TRANSLATION

Le mythe fondateur de la religion du Sahaj Marg 

Depuis la Région centrale (Brighter world), au milieu de la Hiérarchie spirituelle des grands saints de l’Histoire, une Personnalité spéciale nommée Babuji annonce un Grand dessein intelligent. Tel est le grand tournant entrepris par Chari en 2005 avec la publication des Whispers, élaborés par une médium française anonyme, en provenance d’un soi-disant Babuji, décédé il y a presque 30 ans. Ces murmures de Babuji depuis le Monde lumineux (Whispers from the Brighter world) constituent progressivement les fondations d’une nouvelle religion, déjà en germe depuis de nombreuses années au sein de la Mission. Ainsi voit-on au fil des jours éclore une religion du Sahaj Marg, portée par les murmures quotidiens de Babuji.

Quel message nous délivrent les murmures de Babuji ? 
Le message de Babuji est une prophétie qu’il nous dit être hors de portée de notre compréhension, et dont il ne peut ou ne veut nous dévoiler la stratégie pour le moment. Ce qu’il veut bien nous dire pour l’instant c’est que l’humanité a perdu la raison, que son comportement est destructeur et qu’elle entre dans une grande tourmente, une ère de dislocation, de mutation et de cataclysmes. Le châtiment divin et l’apocalypse arrivent. Mais une nouvelle race déjà à l’œuvre apportera un savoir prodigieux pour bâtir un monde nouveau et complètement différent. Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus, ils sont différents et incompris. Cette élite régénérera l’humanité et sauvera le monde.
Pour en savoir plus, voir le dossier de décryptage des Whispers effectué par Alexis

Cataclysmes, apocalypse, châtiment divin, prophétie, nouvelle race, élite, etc. Le Grand dessein, mythe fondateur d’une nouvelle religion, est en place. La religion est une pratique collective avec des rituels qui relient les individus entre eux à partir de croyances communes, mais elle crée aussi de l’intolérance par rapport à ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances. On est très éloigné de la spiritualité, démarche personnelle qui libère et donne un sens à la vie.
Face à la menace d’éclatement de la SRCM, Chari a fait le choix osé de forger un mythe religieux, une religion unificatrice, générant dépendance, concurrence et compétition. Elle est instillée pernicieusement dans l’esprit des abhyasis par la diffusion quotidienne des Whispers qui répètent inlassablement le même message.

Quel en est l’impact sur les abhyasis ? 
Quelques exemples révélateurs :
Influencé par Whispers, un abhyasi de la Mission écrit : “It is assumed that the society today has come to a state where calling its members “human” is something like an exaggeration or a lie. The homo sapiens has the complete form but it is lacking in ‘human content’.” (Mukul S. Mukherjee, dans une étude intitulée : Efficacy of a coping strategy for developing human qualities). Selon le Sahaj Marg, nous ne sommes pas dignes de nous appeler des êtres humains.
Ma propre mère regarde ses petits-enfants comme des enfants indigo, la future élite du Nouveau monde annoncée par Whispers.
Sur un site internet appelé “Afraid of The Future Survival Network”, les abhyasis de pocketsofthe future discutent : “We have a spiritual community, the Shri Ram Chandra Mission based in Chennai but there are heavy concentrations of members throughout India. Aside from the community aspect Indians are better equipped to adapt after the collapse and the country itself is much more mature than America. (…) So this means the best, smartest so called elite of society who have perhaps the best genes to pass on to future generations have drastically less children than uneducated people who have many advantages and a rich environment to offer future generations. Our spiritual practice teaches that higher developed souls who are inclined towards spiritual evolution often do not have suitable environments to incarnate into where they can pursue spiritual advancement.” (septembre à novembre 2012)
Peur de l’avenir, effondrement du monde, une élite aux gènes renouvelés : et tout cela sur un portail qui surfe sur la crainte de la fin du monde et la fin du calendrier maya pour mieux vendre leur camelote, ces abhyasis seraient mieux inspirés d’aller voir ailleurs plutôt que de pratiquer le racolage auprès de ce type de public. 

Chari use et abuse des techniques de manipulation des foules 
Je vais paraphraser Serge Moscovici (L’âge des foules) et Gustave Le Bon (Psychologie des foules) :
Seule la religion (Sahaj Marg) suscite encore un attachement fanatique. Son prophète (Chari) est l'archétype du leader contemporain parce qu’il suscite autour de lui la foi la plus robuste. La religion (Sahaj Marg) est la forme la plus aboutie d’un système de croyances (Whispers). Elle comporte un dogme, des textes sacrés auxquels on obéit, des héros ayant qualité de saints (Lalaji, Babuji, etc.). Elle fournit au croyant désemparé (abhyasi) le besoin de protection que tout homme éprouve depuis l'enfance, une conception du monde où chaque problème rencontre sa solution, une vision totale (Whispers). Elle explique l'origine de l'univers et prévoit son avenir (Whispers). Après avoir exacerbé les menaces qui pèsent sur notre monde, elle apporte l’espoir, elle garantit aux élus (abhyasis) qu'ils sortiront victorieux de la tourmente et définitivement, à condition de s'identifier avec l'idéal qui les dépasse et de respecter les prescriptions qu'elle édicte. La religion (Sahaj Marg) dissimule un secret (le Grand dessein) et cultive son mystère. En son nom elle impose des règles et proclame des vérités sur lesquelles elle ne s'explique pas. Ce secret justifie la hiérarchie (maître, précepteurs, abhyasis). L'individu qui en gravit les échelons s'approche de ce point sacré, les autres demeurent à distance. La religion (Sahaj Marg) est l'oeuvre du fils spirituel (Chari), du successeur du père fondateur (Babuji). Elle le disculpe et le légitime à la fois, en dissimulant ses crimes.
L'intolérance et le fanatisme constituent l'accompagnement nécessaire du sentiment religieux. Ils sont inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel (abhyasis). Ces sentiments de fanatisme font que l'homme trouve son bonheur dans l'adoration et l'obéissance et est prêt à donner sa vie pour son idole (Chari).
Pour en savoir plus, voir le dossier d’Alexis sur la psychologie des foules

Elodie

25 novembre 2012

Spiritualité vs Religion

ENGLISH TRANSLATION

J’ai interrompu l’autre jour ma réflexion personnelle et les débats autour de l’idée que, faute de s’être écarté de la spiritualité, le Sahaj Marg est devenu une sorte de religion. Sous la houlette de Chari et grâce aux mythes véhiculés par Whispers, on a vu éclore une religion où Dieu serait incarné par une Personnalité spéciale nommée Babuji, résidant dans la Région centrale au milieu de toute la Hiérarchie spirituelle des grands saints de l’Histoire. Cette religion nouvelle s’est dotée d’un projet, un Grand dessein intelligent mais mystérieux et caché qui surviendrait après de multiples cataclysmes et l’apocalypse. Et Whispers promet aux abhyasis qu’ils sont les élus, l’avant-garde de ce soi-disant monde de demain.

Pour poursuivre la réflexion, je vous propose un patchwork de citations extraites de diverses interviews de Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, historien des religions, directeur du magazine français Le Monde des Religions. Cet homme n’est pas mon maître à penser, ni même mon guide spirituel, mais je le trouve extrêmement passionnant.
On peut retrouver nombre de ses interviews sur internet, l’écouter sur la radio française France culture, lire ses essais ou ses romans. Cette fois, j’ai volontairement sélectionné des citations ayant trait aux différences entre spiritualité et religion et aux définitions qu’il donne à ces deux termes :
« La spiritualité c’est personnel, la religion c’est collectif. (…) La religion c’est vraiment une pratique collective, c’est des rituels qui organisent une société à partir de croyances communes. La spiritualité, c’est individuel. C’est un chemin, c’est une quête personnelle. (…) C’est l’individu qui cherche quel est le sens de sa vie. (…) La religion relie, religare en latin, et la spiritualité délie, elle libère. Elle libère pour mieux relier. La religion relie parce que ça fait du lien social. Partager les mêmes croyances religieuses, ça crée des liens entre les individus mais la religion crée aussi de l’intolérance par rapport à ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances. La spiritualité c’est un travail sur soi, la sagesse c’est à peu près la même chose pour moi, c’est un travail sur soi dans lequel on apprend à se connaître. (…) Du coup on arrivera en se déliant, c’est-à-dire en étant pleinement soi-même, à être libre et du coup à pouvoir mieux aimer, à être relié aux autres de manière plus juste parce que le but de la spiritualité c’est l’amour. La liberté conduit à l’amour. » 

 A l’inverse, Chari dit dans Salient Features N° 4 sur l’obéissance : « (…) le meilleur disciple est celui qui est le plus obéissant. (…) Au Sahaj Marg, sans obéissance, rien ne peut être obtenu, absolument rien. (…) C’est ma conviction, confirmée par mon expérience personnelle avec le Maître pendant plus de 20 ans, après beaucoup d’analyses et de réflexion. Aussi voyez-vous, le succès n’est pas du à l’éducation, ni à l’application, ni à la pratique, c’est seulement l’obéissance qui finalement, aujourd’hui reste dans mon esprit, comme le premier et seul facteur de notre développement spirituel. » 

 Elodie

12 mars 2012

« La religion divise, la spiritualité unit » ?

ENGLISH TRANSLATION

Voici quelques extraits du discours de Chari intitulé “ Attach Yourself to the Heart” le 11 février 2012 devant les abhyasis réunis pour un "International Scholarship Training Program" :

“(…) In my mind, it is religion that divides people more than any other single force. (…) All religions claim that God is in their religion. (…) Then why do we fight about my god and your god? (…) How can there be religious wars? Because people never thought, you see. They were drunk with their religious fervour, [with] whatever their religious chief or their king said. (…) Religions have only dogmas, have popes, have priests, have whatever else you call them; they dictate to us. (…) That is why in Sahaj Marg we have no priest, we have no temple, we have no worship. Only my heart. (…) So spirituality says, meditate. (…) This is all that Sahaj Marg is, this is all that Sahaj Marg requires, and this is all that is possible to take you to Him who is inside you. (…) And for that I thank my master. I thank my master who is in my heart, who is my God.”

Toutes les religions ont le même Dieu et, pourtant, il y a des guerres de religions. C’est la religion qui oppose le plus les Hommes entre eux, nous dit Chari. Parce que les religions ont un pape, des prêtres, des temples, des cultes et des dogmes. Rien de tout cela n’existe dans la spiritualité : le Sahaj Marg, c’est juste de la méditation, affirme Chari le plus sérieusement du monde.

Chari a un Dieu, c’est Babuji. Le Sahaj Marg a un pape, c’est Chari. Il a ses prêtres, ce sont les précepteurs. La SRCM a des temples, ce sont les ashrams. Le Sahaj Marg a un culte, c’est la sadhana et ses abhyas quotidiens (prière, cleaning et méditation, etc.). Il a un dogme, l’obéissance au maître et le service de la Mission.
La meilleure preuve que le Sahaj Marg s’est transformé en un culte dogmatique, c’est justement cette formation que suivent les abhyasis (International Scholarship Training Program). S’il s’agissait seulement de méditer, ils n’auraient aucun besoin de suivre une telle formation.
Le Dieu de Chari, c’est Babuji, et c’est lui qui le dit. J’ai du mal à croire que les autres religions partagent ce même Dieu avec lui. C’est d’ailleurs Chari qui oppose la spiritualité aux religions et dresse ses adeptes contre les religions.
Veut-il donc créer une nouvelle guerre des religions ?

Elodie

14 mai 2011

Anonymous French Lady Medium

Anonymous French Lady Medium a dit... Ce n'est pas parce que le Sahaj Marg compte moins de partisans que les prédictions de Babuji Maharaj ne se réaliserons pas. Elles sont déjà inscrites dans notre futur.


4d-Don a dit...
Salut AFLM ...

Si toutes les pseudo-prophesies se realizent alors le DIVIN contrôle tout et nous ne sommes pas libres... Alors pourquoi nous punir avec votre Apocalypse Spritualiste?

Vous, et vos "vendu(e)s" aux impérialistes étrangers, nous donnez des "niaiseries" sous le nom de la SPIRITUALITÉ ... Afin d'effrayer les bons gens et vous bâtir une pyramide de pouvoir.

Le paradigme de cet ère, ce n'est pas un pyramide comme les religieux, les businessmen, les militaires, etc..., mais une spirale, comme les SPIRITUELS ... Une spirale permet à tous d'entrer et de sortir de la structure LIBREMENT ... et il n'a a pas de: "dedans et de dehors", pas de "eux et nous". L'Univers ça veut dire: UN - vers (ou UN verset ... ;-))

Je vous fais une prophésie:

Toutes les structures du pouvoir pyramidale (religieux), qui divisent le monde en "eux et nous", en les "élites", les "spéciales", et ceux qui ne sont pas attiré(e)s au pouvoir temporel (matérialiste), mais à l'énergie qui parvient du DIVIN, (ces structures pyramidales tel le Sahaj Marg(tm)) ne survivront pas longtemps comme paradigme SPIRITUEL. ...

Les structures pyramidales, c'est pour le militaire, la police, les Business(es), le spiritualisme ou le spiritisme !! Pas pour la SPIRITUALITÉ!

Don
http://4d-don.blogspot.com/


Martin a dit...

AFLM !!!

Dans le monde réel des vivants ordinaires, deux négations valent une affirmation.
L’affirmation d’ AFLM : « Ce n'est pas parce que le Sahaj Marg compte moins de partisans que les prédictions de Babuji Maharaj ne se réaliserons pas » devient donc : « c’est parce que le Sahaj Marg compte moins de « partisans » que les prédictions de Babuji se réaliseront »
Bien curieuse justification dont la pertinence ne saurait échapper aux abyasis en quête de vérité.
Mais qu’ils se rassurent : « Elles sont déjà inscrites dans notre futur » !
Ils doivent aussi comprendre que chez eux même le temps n’existe pas ?
Plus de passé, ni de présent, ni de futur ?
Bien sûr… mais à une condition : accepter de muter en zombis, morts-vivants, pour oublier au présent tant leur humaine finitude future que les aberrations du passé de la srcmTM.

Ce qui frappe en fait c’est l’arrogance égotique avec laquelle les adeptes les plus contaminés clament avec tant d’assurance des certitudes ou postulats dans un domaine, la spiritualité, où la progression invite au doute, questionnement, cheminement et modestie.

Et si, ces égos malmenés par tant de conditionnements, soumission et autres maltraitances finissaient par se rebeller et brûler ce qu’ils ont adoré !

C’est l’ happy end que je leur souhaite…

Martin

3 mai 2011

La face cachée du Sahaj Marg

ENGLISH TRANSLATION

Lorsque vous voulez méditer selon le Sahaj Marg de Chari et que vous adhérez à la Shri Ram Chandra Mission, vous ne connaissez pas encore tous les mensonges de cette organisation, ni l’importance de ses dérives.
ONG reconnue depuis 2005 par le Département de l’information publique de l’ONU, la SRCM surfe sur cette pseudo vague de respectabilité pour mieux cacher son projet de société qui ferait fuir n’importe quelle personne normalement constituée si elle en prenait connaissance avant d’adhérer.

Ce projet, face cachée de ce mouvement spiritualiste, le voici résumé (dans une version d’Alexis légèrement modifiée) :

Le Monde part à la dérive. L’Humanité court à sa perte, elle est sans morale, divisée par les religions, les ambitions et l’avarice. Le cataclysme est proche, l’apocalypse inéluctable. Il reste à prier pour les générations futures.
Les abhyasis doivent changer de l’intérieur, car seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut les rendre humains, seul espoir de voir un jour changer le Monde. Et la meilleure manière de progresser spirituellement, c’est d’obéir et de servir le Maître.
La SRCM est arrivée à un carrefour de son histoire. Chari est un meneur d’hommes, un organisateur né. Il prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a déjà célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg.
Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’être humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Le Sahaj Marg veut conquérir le Monde.

Avant d'adhérer, informez vous !

Pour plus d’informations, lire Le Sahaj Marg dénaturé :
- Babuji parle à tous les temps
- Chari promet qu’il va changer le monde
- Le projet politique
- Apocalypse now

Elodie

13 avril 2011

Le projet politique de la SRCM

ENGLISH TRANSLATION

L’influence délétère du spiritisme médiumnique

Le Sahaj Marg dénaturé (3)

Le Sahaj Marg a beaucoup évolué, il a été dénaturé. Babuji parle à tous les temps et, maintenant, Chari nous promet qu’il va changer le monde. "Whispers" et sa médium ont énormément contribué aux plus récents bouleversements…
Spiritualité, spiritualisme, religion et spiritisme
Lalaji incarnait une spiritualité, Babuji a viré dans le spiritualisme en dogmatisant les 10 commandements du Sahaj Marg, et Chari l’a caricaturé en créant une nouvelle religion aux ambitions planétaires.
Dernier maître d’une grande lignée soufie, Lalaji délivrait un enseignement spirituel syncrétique et ouvert, une philosophie de la vie, mêlant des apports du soufisme musulman comme du santmat hindouiste.
Babuji l’a plus ou moins récupéré, beaucoup adapté, re-nationalisé et ré-hindouisé, pour le baptiser Sahaj Marg.
Dès son arrivée dans la Mission et pour séduire les Occidentaux, Chari a codifié, ritualisé et travesti cet enseignement spirituel qu’il a peu à peu transformé en religion. Aujourd’hui, avec Whispers et sa médium, la SRCM sombre dans le spiritisme.
Entre un enseignement spirituel syncrétique et ouvert et un spiritisme religieux dogmatique et sectaire, le Sahaj Marg aura tout connu.
Whispers, la nouvelle Bible du Sahaj Marg
Rappelez-vous ! En 2005, Chari lance la vente de “Whispers from the brighter World”, un livre de 250 € dont nul ne connaît alors ni le titre ni le contenu. Il doit rester strictement personnel, alors qu’il est en édition limitée, ne doit pas être copié ni lu en public. La pompe à fric est enclenchée !
On découvre par la suite qu’il s’agit d’un recueil des paroles de Babuji (mort en 1983) prononcées de puis 1999 et adressées à une médium française.
En 2009, Chari annonce la sortie de quatre volumes supplémentaires au même prix qu’avant, à raison d’un par an, et n’hésite pas à baptiser "Whispers" de nouvelle « Bible ou Véda du Sahaj Marg ». Il ajoute qu’il ne devra pas y avoir de seconde édition avant 2030 ou 2035 de ces éditions limitées.
Malgré cette exclusivité revendiquée, une rubrique du website de la SRCM a été mise en place entre temps et “a Whisper a day” distille quotidiennement un message de Babuji. Mais Chari ajoute qu’internet ne délivrera pas les messages publiés dans le deuxième volume avant qu’il n’en donne le feu vert.
La pompe à fric est relancée…
"Whispers", la Bible du Sahaj Marg selon Chari remplace-t-elle les 10 commandements du Sahaj Marg écrits de son vivant par Babuji (Commentary on Ten Commandments of Sahaj Marg, Babuji, 1946) et soi-disant édictés par Lalaji depuis l’au-delà ? Il est vrai que Chari a déjà transformé les "Commandements" de Babuji en "maximes" depuis de nombreuses années.
L’influence pernicieuse et délétère de la médium
Le phénomène "Whispers" n’est pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, le maître vénéré de Chari auquel il dit se référer en permanence, "Whispers" a fini par le dépasser. Babuji ne parle pas directement à Chari, il passe par une intermédiaire. Cette médium dit ce qu’elle veut, elle distille ses messages progressivement, jour après jour. Son influence est pernicieuse, insidieuse.
Résultat ? Aujourd’hui, à la SRCM on parle couramment d’une élite pour régénérer l’humanité, d’égrégore, de mariages pour créer une nouvelle race humaine ou d’enfants indigo. Le spiritisme médiumnique a fini par accoucher d’un dessein intelligent pour la SRCM, entre new age et science fiction, qui n’a plus rien de spirituel.
A ma connaissance, le mot "apocalypse" n’a pas encore été prononcé, mais on n’en est pas loin et, surtout, il est déjà dans toutes les têtes…
L’exemple de la rencontre entre Catherine Lauret et Poonam Thaper en est un très bon exemple. Peu importe qui est Catherine Lauret, ses propos reflètent parfaitement l’état d’esprit de certains abhyasis dans les ashrams et leur nocivité. Une atmosphère de fin du monde…
Autre exemple représentatif du résultat obtenu par le martèlement des messages et le travail de sape entrepris, l’abhyasi Mukul S. Mukherjee, affirme que nous ne sommes pas dignes de porter le qualificatif d’être humain.
L’influence est énorme et délétère.
Cela me rappelle l’histoire de la grenouille. Jetée dans l’eau brûlante, elle saute aussitôt pour en sortir ; mais plongée dans l’eau froide qu’on fait chauffer peu à peu, elle s’accoutume et finit par en mourir. Les abhyasis se seraient enfuis en courant si on leur avait vendu l’ensemble de ces idées d’un seul coup. Instillées au quotidien, elles ont fait leur chemin et sont aujourd’hui partagées par tous… y compris Chari ?
Un projet politique entre New age et science fiction
Chari avait instrumentalisé le Sahaj Marg au seul profit de sa folie des grandeurs, au moyen d’un mouvement religieux soigneusement codifié pour attirer le plus grand nombre. Un objectif amplement partagé par ses adeptes, reconnaissons le… La médium a complètement détourné la structure, son gourou et ses adeptes au profit d’un nouveau dessein, encore un peu flou aux yeux d’un observateur extérieur.
La SRCM exploite les peurs et propose un projet politique alternatif : créer une nouvelle race humaine, spirituelle, pour constituer la nouvelle élite de l’humanité. Renverser la démocratie et le capitalisme au profit d’une dictature spirituelle. Rien de moins.
Un projet qui a peu de chances de succès ! Alors à quelles fins ? Renforcer la cohésion d’une SRCM menacée d’implosion et surfant sur LES peurs et offrant un objectif rassembleur ?
Pendant 20 ans, le projet de Chari fut la croissance. Parvenu à son terme, en cours d’essoufflement, il fallait un autre projet ! La médium lui en a offert un nouveau…


Alexis

A suivre…
Un retour aux sources ? (4)

5 avril 2011

Changer le monde

ENGLISH TRANSLATION

Chari nous promet qu'il va changer le Monde...
Le Sahaj Marg dénaturé (2)

A l’aube de l’an 2000, on craignait des actes irréversibles de la part de certaines sectes apocalyptiques. Rien de tel à la SRCM ! En ces temps reculés, Chari se gardait bien de se mêler des affaires du monde : ni critique ni velléité de changement ne transparaissaient dans ses discours. Seule comptait la croissance ininterrompue du nombre de ses adeptes… Aujourd’hui, rien n’est plus pareil, tout a changé !

Le Monde part à la dérive. L’Humanité court à sa perte, elle est sans morale, divisée par les religions, les ambitions et l’avarice. Les abhyasis doivent changer de l’intérieur, car seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut les rendre humains, seul espoir de voir un jour changer le Monde. La SRCM est arrivée à un carrefour de son histoire. Chari est un meneur d’hommes, un organisateur né. Il prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a déjà célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, pour influer sur l’évolution de l’Humanité et décider de son avenir. Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’être humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité. Il ne reste plus qu’à conquérir le Monde…

Ce résumé n’est rien d’autre que l’agrégation par paraphrases de quelques discours récents et de whispers de Babuji ou de sa médium. En voici quelques extraits :

 

“Our Mission is at a crossroads in its history; many steps have already been taken but it has yet to conquer the world (…) You [Parthasarathi] are a leader of men, my dear son, a born organizer. This dimension gives you a special place in our Mission, where you will keep an iconic stature for centuries to come. Your personality marks people’s minds. We have touched the hearts and you will lift them up to the zenith in the context of a broad liberation movement (…) The world is drifting, without morality (…).”– 3 whispers d’avril 2010

« Ceux que vous appelez les enfants indigo ne s’accommoderont pas des concepts dépassés (…). Ils arrivent à une époque charnière de l’histoire du monde et sont différents (…). Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés. » – 1 whisper de juin 2004


“A specific force emanates from these days, which man cannot assess. As any participants, he benefits from it, but this fact goes well beyond by developing our Mission egregore. These days, which bring our brothers closer through the same surge of heart, have an incomparable positive impact. Whatever your possibilities, the fact of being united in spirit contributes to this large movement preparing the bright future of our way” – 1 whisper d’avril 2003

« Dans le Sahaj Marg, le Maître nous rend lentement conscients que (…) nos changements internes et externes vont influencer l'évolution de l'humanité et décider de son avenir. (…) Les êtres humains en général attendent le jour où le monde changera – moment pour eux de rentrer dans le rang. Mais ce jour ne semble jamais arriver parce que, comme le Maître le souligne, le changement individuel doit prendre la première place, et pour que l'individu en prenne la peine, utilise sa volonté, il doit imiter le Maître et attendre que l'impact se fasse sentir sur la société. (…) Nous sommes conscients que le monde entier court après la réussite dans tous les domaines de l'activité humaine. Cette course folle a donné naissance à la concurrence, l'égoïsme, l'agressivité et le mépris de la décence et de la civilité (...) au détriment des valeurs morales et éthiques. (...) Le Maître envisage une société qui est unie comme une famille transcendant les barrières mentales créées par nous (...). Il a célébré deux mille mariages au sein du Sahaj Marg – le début d’une révolution silencieuse (...) et ils formeront l'avant-garde de la nouvelle société. (...) Il est donc crucial que les abhyasis élèvent leurs enfants sur de solides valeurs morales, éthiques et spirituelles et leur permettent de se sentir proche du Maître.(...) Quand les abhyasis le feront sérieusement et régulièrement, le reste de l'humanité se tournera également vers la spiritualité. Mais ce processus interne doit être manifeste à l'extérieur ; il nous faut une masse critique d'êtres humains (…). Le Maître attend que les abhyasis jouent ce rôle critique qui représente un grand défi pour nous – externaliser notre changement et devenir les agents de ce changement. » – AP Durai – L’Impact d’un Abhyasi sur la Société

“(…) In fact, those of you who have been reading the Whispers [from the Brighter World] — I believe it appears every day on the computer — why has Babuji Maharaj to speak of a new world which can come into being only after massive, shall we say, unhappiness, misery, destruction? Destruction is only when total reconstruction is necessary. Something has to be eradicated, erased, taken out from the roots, and something new brought there. Are we conscious of what we are reading, what it means, and how much of the responsibility for that shall each one of us share? Are we conscious? So what do we read when we read these Whispers? (…) And more, how can I bring about that human existence of the future about which Babuji Maharaj speaks, that a new humanity is to come which would be all heart, not divided by language, not divided by custom, not divided by this much exalted thing which we call culture; not divided, most importantly, by religion, ambitions, avarice?” – Chari – Change the future for Humanity




Les références :
2000-2010 ! Que s’est-il donc passé en cette petite dizaine d’années pour observer de tels changements ?

De l’intérieur, la SRCM est menacée d’implosion par des courants réformateurs, ses effectifs stagnent ou régressent, beaucoup versent dans le new age. L’influence de la médium, relais de Babuji, s’est considérablement renforcée ces dernières années. Très souvent, Chari fait référence à des extraits des "Whispers", bientôt davantage qu’à ses souvenirs de Babuji, et beaucoup plus qu’aux écrits non posthumes de Babuji. A l’extérieur, le Monde s’est enfoncé dans la crise, la misère sociale progresse. Les gens cherchent quelque chose à quoi se raccrocher, quelque chose qui fasse rêver. En bon opportuniste, Chari tente de rebondir en ouvrant de nouvelles perspectives, quitte à sombrer dans le populisme et l’idéologie new age. Mais qui donc mène la barque aujourd’hui ? Chari, la médium ou les abhyasis tendance new age ? On peut se poser la question….

Alexis

A suivre…
L’influence délétère du spiritisme médiumnique (3)

26 mars 2011

Babuji parle à tous les temps

ENGLISH TRANSLATION

Babuji est la référence commune à tous quand on parle du Sahaj Marg. Qu’il s’agisse de Kasturi, la sainte du Sahaj Marg, de KC Narayana, fils du Docteur Varadachari, de Navneet Kumar Saxena, petit-fils de Babuji, ou de Chari, tous se réfèrent à Babuji. Il est LA référence incontournable ! Mais Babuji parle à tous les temps : il a parlé par le passé, il parle au présent et il parlera encore dans le futur…

De son vivant, Babuji a beaucoup parlé, il nous a laissé de nombreux écrits et il est encore dans la mémoire de quelques uns, même s’ils sont de moins en moins nombreux à l’avoir connu.
Kasturi l’a côtoyé près de 40 ans, et Chari près de 20 ans, entre 1964 et sa mort en 1983. Ils le citent régulièrement, rappelant des anecdotes parfois invérifiables. Et il arrive que la mémoire nous joue des tours. Elle est sujette à des oublis, des omissions et des déformations, volontaires ou involontaires.
Cela affecte même ses écrits puisque sa célèbre citation sur la religion, la spiritualité, la réalité et la béatitude a été tronquée de ses deux derniers éléments, puis transformée par Chari en une comparaison entre union et division. Ainsi, quand Babuji disait : « Là où la Religion s’achève la Spiritualité commence, là où la Spiritualité s’achève la Réalité commence, là où la Réalité s’achève la Béatitude commence. », la plupart du temps, la SRCM n’en a retenu que les premiers termes : « La spiritualité commence là où s’arrête la religion. » Et Chari a fini par dénaturer complètement les choses en disant : « La religion divise alors que la spiritualité unit. »
Un changement complet de sens, sans aucun rapport avec la pensée de Babuji…

La mémoire est une chose, l’interprétation en est une autre. Quoi de commun entre Narayana, Kasturi ou Chari ? Le dogme érigé par KC Narayana repose sur les écrits de son père et ceux de Babuji, notamment sur ses dix commandements. Aucune attitude dogmatique chez Kasturi qui ne parle qu’Amour, prière et méditation, immersion dans Babuji. SP srivastava en a tenté une lecture scientiste et Navneet ne jure que par le document fondateur de l’association en 1945. Quant à Chari, il a ravalé les commandements de Babuji au rang de maximes, simplifié et ritualisé l’ensemble de ses enseignements jusqu’à en être caricatural.
Quand Kasturi parle Amour, Chari répond Obéissance et service. Deux visions aux antipodes l’une de l’autre…

Babuji parle à tous les temps. Il a parlé avant sa mort, mais il s’est remis à parler vingt ans plus tard, au moins dans le clan de Chari. Depuis 2005, “Whispers from the brighter World” fait revivre Babuji grâce à une médium qui sert de canal entre lui et Chari. Et il va encore nous parler dans le futur puisqu’on nous a promis au moins quatre volumes des "Whispers". Ce que Chari n’a pas hésité à qualifier de nouvelle "Bible du Sahaj Marg" ou bien encore des "Quatres Védas du Sahaj Marg". Et maintenant, “a Whisper a day” (rubrique du website de la SRCM) distille quotidiennement un message de Babuji, daté de 1999 à aujourd’hui.
De son côté, Kasturi s’est offusquée de la sortie des "Whispers" qu'elle considère comme néfastes, car ils colportent des messages "incorrects".
Quid des dix commandements ? Est-ce que "Whispers" les remplace ?

Kasturi écoute Babuji parler à son cœur, Narayana épluche les textes de son père et ceux de Babuji. Chari fait de plus en plus souvent confiance aux paroles d’outre tombe de Babuji. Et c’est ainsi qu’il commence maintenant souvent ses discours par des citations de "Whispers". A tel point que, le 30 avril 2010 à Tiruppur, le discours de Chari à l’occasion du 111ème anniversaire de Babuji ne comportait pas moins de trois citations extraites des "Whispers".
Le phénomène "Whispers" n’est donc pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, "Whispers" a fini par dépasser Chari. Il ne s’agit plus seulement de mémoire ou d’interprétation comme avant, il s’agit d’une intermédiaire que par définition il ne maîtrise pas totalement. Et cette médium dit ce qu’elle veut, à commencer par la promotion d’une élite pour régénérer l’humanité. Quant à la capacité de Chari à la museler, elle se réduit avec le temps.
Babuji parle donc vraiment à tous les temps, mais aussi dans toutes les bouches, et pour dire n’importe quoi. La profusion des médiums en est un signe évident. Depuis Catherine Lauret qui promettait la destruction de l’Angleterre, en passant par Erin, Babuji’s messenger et AFLM…
Le Sahaj Marg n’est vraiment plus ce qu’il était ! Il a été dénaturé…

Alexis

A suivre…
Chari nous promet qu’il va changer le monde (2)

14 mars 2011

Chari et la psychologie des foules

ENGLISH TRANSLATION

Il me semble avoir déjà fait cette analogie avec la drogue. Mais la remarque de Léa sur la psychologie sociale me fait penser à autre chose. J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de la pensée tronquée de nos amis sociologues qui n’envisagent les sectes que sous l’angle de nouveaux mouvements religieux et ce qu’ils apportent à notre société, sans se préoccuper de leur organisation interne.
Il est une discipline scientifique, déjà assez ancienne, qui s’est spécialement intéressé à la relation groupe-leader, c’est la psychologie des foules de Gustave Lebon et de ses successeurs, tel Serge Moscovici.
A l’inverse de l’individu, la foule y est présentée assez négativement. Irrationnelle et versatile, l’âme des foules est de nature psychopathologique et soumise à des croyances par nature dogmatiques et utopiques. Elle n’a de cesse de se chercher une idole et des boucs émissaires.
Dans cette théorie scientifique, le meneur lui donne un but (idéal), soude le groupe et organise son action. Toutes les explications de ce phénomène d’influence du leader sur la foule ont recours au mécanisme de la suggestion. Lebon parle du prestige du meneur et de son hypnose de la foule. Gabriel Tarde parle de suggestion de la part du leader et d’imitation par la foule qui l’admire, en quête d’un modèle. Freud l’explique à l’aide des hypothèses psychanalytiques, par le principe d’identification, dans une composante amoureuse la foule déracinée recompose la figure du père. Weber parle de charisme du meneur.

Gustave Lebon – Psychologie des foules, 1905 (Formes religieuses que revêtent toutes les convictions des foules, pp. 45-48) - Extraits :

« Nous avons montré que les foules ne raisonnent pas, qu'elles admettent ou rejettent les idées en bloc ; ne supportent ni discussion, ni contradiction, et que les suggestions agissant sur elles envahissent entièrement le champ de leur entendement et tendent aussitôt à se transformer en actes. Nous avons montré que les foules convenablement suggestionnées sont prêtes à se sacrifier pour l'idéal qui leur a été suggéré. Nous avons vu aussi qu'elles ne connaissent que les sentiments violents et extrêmes, que, chez elles, la sympathie devient vite adoration, et qu'à peine née l'antipathie se transforme en haine. (…)
Quand on examine de près les convictions des foules, aussi bien aux époques de foi que dans les grands soulèvements politiques, tels que ceux du dernier siècle, on constate, que ces convictions revêtent toujours une forme spéciale, que je ne puis pas mieux déterminer qu'en lui donnant le nom de sentiment religieux.
Ce sentiment a des caractéristiques très simples : adoration d'un être supposé supérieur, crainte de la puissance magique qu'on lui suppose, soumission aveugle à ses commandements, impossibilité de discuter ses dogmes, désir de les répandre, tendance à considérer comme ennemis tous ceux qui ne les admettent pas. Qu'un tel sentiment s'applique à un Dieu invisible, à une idole de pierre ou de bois, à un héros ou à une idée politique, du moment qu'il présente les caractéristiques précédentes il reste toujours d'essence religieuse. Le surnaturel et le miraculeux s'y retrouvent au même degré. Inconsciemment les foules revêtent d'une puissance mystérieuse la formule politique ou le chef victorieux qui pour le moment les fanatise.
On n'est pas religieux seulement quand on adore une divinité, mais quand on met toutes les ressources de l'esprit, toutes les soumissions de la volonté, toutes les ardeurs du fanatisme au service d'une cause ou d'un être qui devient le but et le guide des pensées et des actions.
L'intolérance et le fanatisme constituent l'accompagnement nécessaire d'un sentiment religieux. Ils sont inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel. (…)
Les convictions des foules revêtent ces caractères de soumission aveugle, d'intolérance farouche, de besoin de propagande violente qui sont inhérents au sentiment religieux ; et c'est pourquoi on peut dire que toutes leurs croyances ont une forme religieuse. Le héros que la foule acclame est véritablement un dieu pour elle. Napoléon le fut pendant quinze ans, et jamais divinité n'eut de plus parfaits adorateurs. Aucune n'envoya plus facilement les hommes à la mort. Les dieux du paganisme et du christianisme n'exercèrent jamais un empire plus absolu sur les âmes qu'ils avaient conquises.
Tous les fondateurs de croyances religieuses ou politiques ne les ont fondées que parce qu'ils ont su imposer aux foules ces sentiments de fanatisme qui font que l'homme trouve son bonheur dans l'adoration et l'obéissance et est prêt à donner sa vie pour son idole. (…)
Aujourd'hui la plupart des grands conquérants d'âmes n'ont plus d'autels, mais ils ont des statues ou des images, et le culte qu'on leur rend n'est pas notablement différent de celui qu'on leur rendait jadis. On n'arrive à comprendre un peu la philosophie de l'histoire que quand on est bien pénétré de ce point fondamental de la psychologie des foules. Il faut être dieu pour elles ou ne rien être. (…)
Aussi est-ce une bien inutile banalité de répéter qu'il faut une religion aux foules, puisque toutes les croyances politiques, divines et sociales ne s'établissent chez elles qu'à la condition de revêtir toujours la forme religieuse, qui les met à l'abri de la discussion. L'athéisme, s'il était possible de le faire accepter aux foules, aurait toute l'ardeur intolérante d'un sentiment religieux, et, dans ses formes extérieures, deviendrait bientôt un culte. »

Serge Moscovici – L’âge des foules, 1985 (Les religions profanes, pp. 467-476) - Extraits :
(Moscovici traite ici essentiellement des partis politiques et s’appuie notamment sur l’exemple du parti communiste russe, ce qu’il appelle une religion profane).

« Jusqu'ici, nous avons envisagé les meneurs pour autant qu'ils ont un charisme. Nous les avons définis comme la réunion de deux personnages en un seul : ombre portée du père fondateur et du fils héroïque. Mais ces ombres sont attachées à une doctrine, à un but qu'elles se sont fixé pour mission de réaliser. (…)
D'autre part, la psychologie des masses nous a appris que les meneurs ne peuvent accomplir leur mission sans recruter des individus momentanément détachés de leur groupe habituel. Ceux-ci forment l'embryon d'une foule. Ils subissent l'ascendant d'un chef qui transforme leur rencontre en une organisation stable. L'Église et l'armée, ce fut l'audace d'un Tarde et surtout d'un Freud de le reconnaître, sont le modèle de toute foule de cette nature. Le parti est la traduction de l'une et de l'autre dans une société comme la nôtre qui ne régit plus la tradition familiale, locale et aristocratique. En un mot, les partis sont à la fois les Églises et les armées de l'âge des foules. (…)
Le caractère commun à toutes ces foules artificielles, la preuve de leur bonne santé, demeure toujours et partout un système de croyances. Il les cimente, les tient ensemble et leur permet de mobiliser les hommes jusqu'à leur demander le sacrifice de leur vie. Un meneur ne saurait fonder et diriger un tel parti, nécessaire à sa tâche, s'il ne possède pas un tel système. Car les masses n'agissent que mues par une croyance - et les croyances n'existent que par les masses. Le prophète est devenu l'archétype du leader contemporain précisément pour cette raison : il faut qu'il suscite une foi robuste autour de lui.
Or l'exemple et la forme la plus achevée d'un système de croyances est la religion. (…)
Elles comportent un dogme, des textes sacrés auxquels on obéit, des héros ayant qualité de saints.
De plus, une telle religion profane répond strictement à certaines nécessités psychiques - le besoin de certitude, la régression des individus dans la masse, etc. - et à rien d'autre. (…)
Examinons de plus près une telle religion, en laissant de côté ses manifestations spectaculaires, que nous avons déjà décrites. Quelles en sont les fonctions ? La toute première est de composer une vision totale du monde, qui pallie le caractère fragmentaire et divisé de chaque science, de chaque technique et de l'a connaissance en général. Il existe, dans le tréfonds de la nature humaine, un besoin élémentaire d'harmoniser, au sein d'un ensemble parfait, tout ce qui, dans notre expérience, nous semble incompatible et inexplicable. Lorsque nous ne possédons plus de principes simples, de modèle unique pour expliquer ce qui se passe en nous et autour de nous, nous nous sentons menacés. Pire : réduits à l'impuissance, en face de la diversité des forces économiques, des problèmes psychiques et de la masse des événements incontrôlés. Ce défaut de cohérence nous empêche de participer à une action sociale définissable. Il n'y a ni ordre ni sécurité possible pour les individus dans une société où le nombre de questions excède le nombre de réponses. (…)
Certes le savant ou le technicien peuvent s'accommoder de ce morcellement, accepter l'oscillation perpétuelle entre des solutions contradictoires et l'incertitude des vérités éphémères. Mais l'homme, dans sa vie ordinaire, le rejette. Il est avide de certitudes solides, de vérités immuables. (…)
Par essence, les religions profanes lui fournissent une telle vision totale. Elles offrent une conception du monde où chaque problème rencontre sa solution. (…)
Toutes les religions sacrées proposent une conception du monde physique. Elles expliquent l'origine de l'univers et prévoient son avenir. Par contre les religions profanes se constituent autour d'une vision du monde social. (…)
Seules les religions (et leurs partis missionnaires) peuvent encore susciter de tels attachements. Elles amènent les individus à accepter dans leur for intérieur ce que la collectivité exige d'eux. (…)
Les religions reconnaissent l'aspiration au bonheur, le besoin de protection que les hommes éprouvent depuis l'enfance. Après avoir peint sous les couleurs les plus sombres les forces qui les menacent, elles proposent une solution. (…)
Ce sont donc des religions de l'espoir. Elles garantissent aux hommes qu'ils sortiront victorieux de la tourmente et définitivement, à condition de s'identifier avec l'idéal qui les dépasse et de respecter les prescriptions qu'elles édictent.
(…) dissimuler un mystère. Chaque religion a le sien. En son nom elle impose des règles et proclame des vérités sur lesquelles elle ne s'explique pas. Au contraire, elle jette sur leurs raisons des ombres épaisses et les dissimule de façon que nul ne les aperçoive. Tout est mis en oeuvre pour éviter un contact fortuit. Tout concourt à empêcher la révélation du secret ainsi dérobé à la vue du public des fidèles. Ce secret se présente tantôt comme une chose bénéfique, tantôt comme une chose maléfique. (…)
On peut affirmer que la plupart des foules artificielles - armées, Églises, partis - sont en rapport avec un tel mystère. Elles possèdent un ensemble de cérémonies, d'emblèmes, de mots de passe (songez aux francs-maçons !) qui le protègent et censurent toute tentative de le découvrir. Il sert à justifier la hiérarchie. L'individu qui en gravit les échelons s'approche de ce point sacré, les autres demeurent à distance. (…)
Les religions sont l'oeuvre des « fils », des successeurs du père fondateur d'un peuple ou d'une société déterminée. Elles les disculpent et les légitiment à la fois, en dissimulant leur crime au point que personne ne voit plus en eux ses auteurs. (…) »

Le phénomène sectaire, la Shri Ram Chandra Mission de Chari peuvent être examinés à l’aide des éléments que nous fournit cette discipline à la frontière entre psychologie et sociologie :
Adoration d'un être supposé supérieur, crainte de la puissance magique qu'on lui suppose, soumission aveugle à ses commandements, impossibilité de discuter ses dogmes, désir de les répandre, tendance à considérer comme ennemis tous ceux qui ne les admettent pas, besoin de certitude, régression des individus dans la masse, soumission de la volonté, ardeur du fanatisme au service d'une cause ou d'un être qui devient le but et le guide des pensées et des actions… inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel.
Tous les fondateurs de croyances religieuses ont su imposer aux foules ces sentiments de fanatisme qui font que l'homme trouve son bonheur dans l'adoration et l'obéissance et est prêt à donner sa vie pour son idole.
Les meneurs ne peuvent accomplir leur mission sans recruter des individus momentanément détachés de leur groupe habituel. Le prophète est devenu l'archétype du leader contemporain, il doit susciter une foi robuste autour de lui.

Alexis

3 mars 2011

ABHYASIS, REVOLTEZ VOUS

ENGLISH TRANSLATION

« Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés. »

Incroyable, inimaginable ! A la lecture du ‘a whisper a day’ posté par Alexis, je suis restée sans voix, incapable de réagir. Chari et la srcmTM ont atteint les sommets de l’indicible.

Quiconque a connu Babuji ne peut croire un instant à cette déclaration. C’est un tissu de mensonges, une ineptie qui a vu le jour dans l’esprit torturé d’un pseudo médium retors, malade et fou furieux.

Babuji doit se retourner dans sa tombe, les seniors précepteurs devraient en pleurer et quitter en masse la Shri Ram Chandra Mission du non moins complice Chari. Sister Kasturi avait bien dit que rien de bon ne sortirait des ‘Whispers’, on n’imaginait pas à quel point elle pouvait avoir raison.

Que Chari cautionne ce message laisse sans voix et devrait nous interroger sur sa santé mentale.

Que vous, abhyasis qui nous lisez de temps à autres, ne vous révoltiez pas, ne réagissiez pas prouve à quel point vous êtes tombés sous l’emprise de ce vieux gourou délirant et irresponsable.
Au nom de quelle spiritualité, vous les abhyasis, acceptez ces propos infamants ?

Si vous ne vous indignez pas, vous participez de cette abjection, auquel cas le Sahaj Marg est définitivement mort et enterré.

Elodie

17 février 2011

Aurions-nous des préjugés à propos des gourous indiens ?

LéA a dit...

 
le sujet des mediums ne m'a pas emballée non plus, je vous en propose un autre, plus généraliste que la srcm mais volontairement polémique sur les gourous indiens.
c'est un article de francois gautier qui date de mars 2001. désolée, c'est en anglais, même si c'est un français qui l'a écrit.

http://www.vnn.org/world/WD0103/WD30-6678.html

il reproche aux journalistes indiens d'être trop critiques sur leurs gourous.
il faut savoir que f gautier a écrit un bouquin sur ravi shankar, il n'est pas neutre, on peut en savoir plus sur lui sur son site http://www.francoisgautier.com/

PS : je ne partage pas son avis, faut-il le dire ? c'est dans mes recherches biblio que je suis tombée sur son article, ma thèse contredira son point de vue, l'élément central en étant que les gourous modernes sont les héritiers du passé mais aussi le fruit de la globalisation, ce qui les a rendus très différents et beaucoup plus dangereux.

Léa


Why The Cynicism About Indian Gurus?
INDIA, Mar 30, 2001 (VNN VaishNava News) — By Francois Gautier
Westerners have often a deep suspicion of 'gurus' and are wary of anything which has a 'Hindu' flavor. It is true that some of the gurus teaching in the West might have brought a bad name to Hinduism; but is this a reason to clamp them all together under the same 'fake' label?
Indian journalists unfortunately share often the same resistance to gurus as their Western counterparts. And one can also understand their misgivings, given the problems there has been in India with certain gurus having political connections. But these are the exception to the rule. Why then brand all gurus as 'godmen,' a negative and slightly cynical term, as many Indian journalists do? Or why always ask gurus the same pointed and devious questions about their opinions on Ayodhya and 'Hindutva?'
Isn't it also strange that Indian journalists do not display the same aggressiveness towards Christian bishops or priests, whom they never call godmen, but 'holy father?' They also like to question the 'miraculous' powers of Indian gurus, as it was done a few months ago in an issue of India Today targeting Sai Baba. But is it less rational or Cartesian to think, as the Christians do, that Jesus Christ multiplied breads, or resurrected the dead?
Running down Hindu culture and Hindu gurus is fine -- but a huge majority of the Indian population -- which, let us remember, is 85 per cent Hindu -- sees nothing wrong in this culture: ordinary Indians meditate, do pujas, perform asanas, chant bhajans, or practice pranayama.
There is no sectarism here, no fake mysticism, no pagan obscure rites. The irony is that this very spirituality on which Indian intellectuals tend to look down, is taking root in the West: more and more sportsmen, for instance, are using pranayama to enhance their performances; ordinary Americans are meditating by the millions (see this week's Time magazine showing American children learning meditation); hata-yoga has long taken Europe by storm and has been copied by all kinds of gymnastics or aerobics.
Does India need the West to realise what an inconceivable spiritual inheritance it has in its hands? A knowledge which once roamed the shores of the world, from Mesopotamia to Egypt, from Greece to Babylon, but which today has disappeared in a world peopled by intolerant churches? Do Indian schools have to wait for the United States, before they start teaching Indian children their own culture?
Sri Sri Ravi Shankar, for example, the founder of the Art of Living has also been catalogued as a 'godman' by The Deccan Herald. Yet, he too is helping to spread both in India and abroad this wonderful spiritual inheritance, promoting as much the revival of Sanskrit and Vedic knowledge, as an ecological concern for plastic disposal, or trying to save the centenary trees which are in danger of being chopped down on the Bangalore-Kanakapura road, as it is being widened.
His numerous associations prove that he is not only a "guru of the rich," as he has been accused by The Indian Express: his village schools, for instance, do so well, that children have a 95 per cent rate of success in exams; his youth training programs bring to India's remotest hamlets in Karnataka or even in Naxalite infested Bihar, Housing, Hygiene, and Human values. His volunteers work with their own hands in villages to clear the garbage, clean the sewage infested roads and generally renovate the place. Finally, the medically- tested Sudarshan Krya technique is today taught in Tihar jail, or in corporate offices in California.
The Kumbh Mela has just concluded. It was an extraordinary event: probably the biggest spiritual gathering in the history of the human race. At a time where the West has lost its spiritual moorings and when, even Eastern countries such as China or Japan are submerged by Western culture -- MTV, Coca-Cola and McDonald's -- India has shown that in spite of tremendous odds, she has succeeded in keeping her spirituality alive. But once again during the Kumbh Mela, the Indian media coverage showed the same Western slant against gurus, saints and sadhus.
Instead of highlighting the remarkable degree of cleanliness, orderliness and efficiency demonstrated by the organizers, the UP Government and the police, it chose to focus on naga sadhus smoking ganja, or the VHP "hijacking the mela," or on Western "hippies" in search of enlightenment.
Indian journalists could have shown a little more pride in their own culture by saying, for instance, that it is miraculous that there are still men in the world who are ready to give-up everything, including their clothes, for the love of God; or that as long as Indian villagers were smoking ganja, they did not beat their wives, gobble-up their salaries and drink themselves to death, as they are doing today, now that (foreign owned) alcohol has invaded India; or that any religion worth its name tries to protect its own interests, as the VHP is doing (the VHP is not trying to convert other religions, yet they are subjected to a much greater bashing by the Indian press than Christian priests or Muslim mullahs); or that it is to India's credit that Westerners come here searching for the spirituality they can't get any more in the West.
It is part of the freedom of the Press to be able to criticize anything and anybody. And we must acknowledge that Indian journalists have often played a positive role by highlighting injustice or corruption in public life.
But the spitefulness that they sometimes display towards the saints, sadhus and gurus of India seems a little bit unfair. For however much poverty there is in this country, however many problems it is facing, India's gift to the world in the 21st century will be its spirituality, this eternal knowledge which alone She has preserved.