La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

Affichage des articles dont le libellé est yoga. Afficher tous les articles
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20 décembre 2015

Heartfulness, une transformation radicale de l’image du Sahaj Marg ?


Des chercheurs spirituels aux consommateurs de mieux-vivre

ENGLISH TRANSLATION

C’est aujourd’hui la date anniversaire de la mort de Chari. Un an, le temps passe vite. Et pourtant la SRCM actuelle ne ressemble déjà plus du tout à ce qu’elle était il y a un an. Comme si une éternité s’était écoulée depuis sa mort. A-t-on seulement pris le temps d’y penser ?

Le Sahaj Marg de Chari et Babuji c’était une méthode spirituelle de fusion avec le divin. La méditation Heartfulness de Patel c’est l’expérience du bien-être.

Le Sahaj Marg était une méthode unique, relativement ésotérique, réservée à un petit club très fermé de chercheurs spirituels, après un parcours initiatique, dont l’objectif était universaliste et ambitieux. Heartfuness, c’est une technique de développement personnel comme il y en a tout plein sur le marché du bien-être, à visée individuelle, immédiate et pratique.

En moins d’un an, on est passé de la secte ésotérique au marché du bonheur individuel. Mais est-ce que cela produit le même type de public ? Les abhyasis de la SRCM étaient des adeptes fanatiques, Heartfulness touche des consommateurs de mieux-vivre.



Illustrations avec quelques témoignages / articles récents sur le « besoin de spiritualité » et les « bienfaits de la méditation », tous issus d’adeptes du Sahaj Marg ou de Heartfuness meditation :

Benefits of Heartfulness (Sahaj Marg Meditation offered by Shri Ram Chandra Mission)
Internal skills development such as clarity of mind, self-confidence, empathy, awareness and focus are just a few of the benefits of Heartfulness relaxation and meditation. Our unique cleaning technique helps in liberating oneself from those hard to get rid of habits and tendencies. We also experience higher energy in our activities and a great sense of purpose and fulfillment. In a nutshell, it strengthens our strengths, weakens our weaknesses and makes us more holistic.

Full-time Mom, Part-time Human
10 Benefits of Spiritual Meditation for Mothers
Provides the much needed peace of mind
Makes you a compassionate being.
Reminds you of your real purpose in life
Increases self-confidence
Keeps you focused on the present moment.
Helps you to synchronize different aspects of life – smoothly.
Gives a fresh and positive attitude towards life
Helps you deal with your anger
Helps develop a better understanding of others – especially your children.
Disciplines you.

The Need for Spirituality
Effective relaxation technique for children
In today's world, children undergo lot of stress. There is immense pressure to perform well. Fortunately there is one technique that not only helps them to relax but also improves their ability to concentrate. Their performance improves naturally.
This relaxation technique has worked wonders for my son (…). I am sure it will have the same results on your children.

5 Impediments to Spiritual Growth
1. Mindless spiritual practice
2. Desires
3. Attachments
4. Not listening to your heart
5. Lack of decision making

How I Lost 50 Pounds in 3 Months While Meditating in Sahaj Marg
Start meditating
Cut your current food intake in half
Avoid all sweets, unhealthy fats, and processed items
DON'T Calorie Count!
Eat when you are hungry
Cut your red meat/meat intake
Conclusion
After losing 50 pounds, I haven't felt better in a long time. I love how I look, and more importantly, how I feel.
I'm happy to say that after my 50-pound weight loss, I am in a normal cholesterol range, out of risk of diabetes, in a healthy weight range, along with being on no medication!

3 Days Without My Phone With My Guru Kamlesh Patel, And This Is What I Learned
1. Phone withdrawal symptoms are real
2. My surroundings became noticeable
3. My relationships grew deeper
4. As a society, we are moving away from the beauty of silence and calling it "awkward silence"
5. Everyone doesn't "need" an answer now
6. Should spaces that are meant to connect, encourage cell phones?
Conclusion
My three days was a struggle, but something that I think everyone in the professional world should experience. Not only to feel grateful for the power that technology has on all of us, but to appreciate the importance of being present.
For many of us, doing even three days may seem impossible. I challenge you to take a step back and analyze your priorities and what you value in your life. Start with letting go of your phone for ½ a day, or even having designated places in your home that should be focused on connecting on a human level, versus connecting on the web.

La recherche du divin a laissé la place à la gestion du stress et au bien-être individuel. Sont cités ici entre autres : développement des compétences, clarté d'esprit, confiance en soi, empathie, paix intérieure, concentration, gestion de la colère, technique de relaxation, performer, assumer son rôle de mère de famille, calmer un enfant, le régime minceur ou savoir se passer d’un téléphone.

La révolution est en route. Heartfulness n’a plus grand-chose à voir avec le Sahaj Marg et la Shri Ram Chandra Mission. On est passé de la quête spirituelle à un utilitarisme consumériste.

Mais attention, derrière tout cela reste bien présent le patrimoine historique de ce mouvement sectaire, son maître et ses adeptes fanatiques. Ne vous laissez pas prendre impunément dans leurs filets. Masqués, ils sont plus dangereux que jamais.

Elodie

14 décembre 2015

Sahaj Marg et hindouisme védique


D'après un texte d'Alexis :

France : Le lobbying hindouiste du yoga
La SRCM France à l’origine d’une Fédération Védique de France

ENGLISH TRANSLATION

Le 18 juin 2015, la SRCM France et 7 autres organisations de «tradition védique» ont déclaré une nouvelle association, la Fédération Védique de France.

Outre Art of Living de Sri Sri Ravi Shankar et Embracing the World d’Amma, cette fédération compte 4 organisations citées dans la liste des sectes du rapport parlementaire français N°2468 de 1995 : Brahma Kumaris France, le Centre Shri Chinmoy, l’Association Parisienne de Bhakti Yoga (ex ISKCON ou Conscience de Krishna), et à tout seigneur tout honneur la Shri Ram Chandra Mission. Les 2 autres sont le Centre védantique Ramakrishna et TathataVrindham France.

L’association est domiciliée au siège de la SRCM à Paris ; Ekta Bouderlique (précepteur du Sahaj marg) en est la secrétaire.


Extraits du communiqué de presse de la Fédération Védique de France en date du vendredi 2 octobre, à Paris :
« Initiée sur le conseil de l’Ambassade de l’Inde en France et du ministère des Affaires Etrangères, en réponse à l’aspiration grandissante du public et des autorités, huit associations majeures de la tradition védique (…) se sont regroupées afin de constituer un interlocuteur représentatif de la spiritualité védique.
(…) La Fédération, porteuse de l’esprit et des valeurs essentielles des Vedas (…) proposera pour cela un site internet, des conférences, des séminaires de pratiques du yoga et de la méditation, des publications d’articles, de livres, des travaux de recherche. »

La France et ses territoires compteraient plus de 500 000 hindous. Le yoga est l'une des pratiques spirituelles les plus populaires de la planète, avec plus de 250 millions de pratiquants à travers le monde, dont au moins un million en France. L'année dernière, l'Onu a d'ailleurs décidé de lui dédier une Journée internationale, le 21 juin, sur proposition de Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde.

La SRCM et ses comparses hindouistes entendent bien en tirer profit…

Alexis

Pour en savoir +
- La Fédération védique de France au Journal officiel
- Liste des sectes du rapport parlementaire français N°2468 de 1995
- Brève d'Embracing the World
- La federation sur Hindu Forum

Et aussi : La religion et la spiritualité nous rendent dépressifs


12 mars 2014

Standardisation du Sahaj Marg et radicalisation de la SRCM


Pour aborder les Occidentaux tentés par la méditation, la Mission banalise le contenu de ses enseignements de manière à séduire le plus grand nombre sans rebuter personne. C’est ce que décrivait en détails Alexis dans son précédent message sur Meetup et le nouveau portail internet de la SRCM.
Si cette approche est nouvelle dans les vecteurs de transmission qu’elle utilise (internet et réseaux sociaux), cela fait longtemps que nous dénonçons l’appauvrissement du Sahaj Marg dans son contenu le plus essentiel.
Le Docteur K.C. Varadachari s’inquiétait déjà en 1970 auprès de Babuji des libertés prises par les précepteurs vis-à-vis de son enseignement. Dès son arrivée, Chari a tout misé sur la quantité – le prosélytisme – au détriment de la qualité. Imaginez ce que cela peut donner avec plus de 3 000 précepteurs aujourd’hui, quand il y en avait moins d’une centaine alors.
Résultat : l’évolution spirituelle promise par le Sahaj Marg, cette méthode unique au monde, n’est plus au rendez-vous pour la plupart des abhyasis. Seuls quelques privilégiés bénéficient de toute l’attention du Maître et des "bienfaits" de son enseignement spirituel.
Pour tous les autres, le commun des mortels, les effets dits spirituels se réduisent à peau de chagrin : les bénéfices d’une méditation ordinaire (bien-être et gestion du stress) et le sentiment d’appartenance à un groupe (le tout est plus que la somme des parties), ce qu’ils prennent pour le côté exceptionnel du Sahaj Marg, une expérience spirituelle soi-disant unique et inoubliable.

La mondialisation a distendu le lien traditionnel entre les religions et leurs territoires d’origine, disait Olivier Roy. Le marché du religieux s’est globalisé et les produits religieux n’ont plus de frontières. Il annonçait ainsi le temps de religions standardisées, déculturées et déterritorialisées.
Ce chercheur au CNRS précisait : « Mais, pour qu'un produit [religieux] soit accessible partout et au plus grand nombre, il faut qu'il soit standardisé. S'il est trop identifié à une culture donnée, il ne se vendra pas en dehors de cette culture. D'où le phénomène de déculturation. » (voir article d’Alexis de septembre 2009, citant un entretien d’Olivier Roy au journal Le Monde le 21/12/2008).
Remplacez religion par spiritualité, le constat est identique ; puis remplacez les par Sahaj Marg et vous verrez une nouvelle fois que rien ne change. L’évolution du Sahaj Marg et de la SRCM est un parfait exemple de ce que décrit Olivier Roy.
Dans sa course effrénée vers l’Occident et son public New Age, Chari a vidé l’enveloppe Sahaj Marg de tout son contenu initial. Ce système spiritualiste et philosophique indien conçu par Babuji, mais transposé par Chari sur tous les continents, a souffert de sa mondialisation. Il a été standardisé pour convenir à tout le monde. En deux mots, déterritorialisé et déculturé.
L’enseignement prodigué par la Mission, Chari et ses précepteurs, s’apparente aujourd’hui ni plus ni moins qu’à une vulgaire méthode de développement personnel, un outil ordinaire de gestion du stress dans la mallette du bien-être, via une technique de méditation parmi tant d’autres. Mais c’est aussi ce que recherchent les gens aujourd’hui, qu’ils soient des Occidentaux adeptes du New Age ou bien des Indiens déracinés et déculturés issus des classes montantes.

La technique de méditation pratiquée aujourd’hui à la SRCM n’offre rien de mieux que les autres. Et, comme le disait Alexis, « l’offre mondiale de techniques de méditation est pléthorique alors que les parts du marché mondial de la méditation ne sont pas extensibles à l’infini. »
Comment séduire et attirer de nouveaux adeptes dans ces conditions ? D’autant plus que, contrairement à beaucoup d’autres groupes de méditation, la Mission impose ses propres contraintes, non négligeables : un Maître Gourou, de la discipline, l’obéissance au Maître et le service à la Mission, par exemple. Ce n’est pas la gratuité de l’accès au Sahaj Marg qui peut faire seule la différence et contrebalancer toutes ces contraintes supplémentaires.
Chari et ses experts en communication et marketing ont trouvé une solution simple : vendre leur technique enrobée d’une philosophie New Age haut de gamme. A défaut de résultats sensibles et immédiats, il faut produire du rêve, enrichir l’imaginaire des adeptes, proposer un idéal pour le futur. Bref, offrir une vision du monde, c’est-à-dire créer une religion avec son apocalypse et son avenir, son Paradis et son Enfer.
Inspirés par les thématiques New Age, ils sont parvenus à merveille à élaborer ce mythe religieux. Une médium s’entretient au quotidien avec Babuji, la Personnalité spéciale réfugiée dans un Monde plus lumineux (la fameuse Région centrale que seuls deux ou trois adeptes atteindront). Cette personnalité spéciale nous promet d’abord l’Apocalypse et tous ses avatars. Mais elle promet aussi l’égrégore d’une élite future pour régénérer l’Humanité, une élite déjà en formation dans son école Omega. Manière de souffler le chaud et le froid tout à la fois.
La Mission arrive ainsi à une situation faussement paradoxale : aux besoins spirituels de ses membres elle n’apporte plus qu’une simple technique de méditation, mais elle développe un mythe collectif très riche autour duquel tout le monde s’extasie. Ce n’est plus la méthode du Sahaj Marg qui est extraordinaire et unique, c’est le mythe véhiculé aujourd’hui par la SRCM qui séduit et fédère les adeptes. Le groupe restreint auquel ils appartiennent devient le nouveau graal du Sahaj Marg.
Appauvrissement de la méthode, enrichissement du mythe. La coquille est vide, mais plus elle est vide plus on l’enrobe de jolis atours censés séduire ses partisans. Reste qu’il faut savoir les séduire sans les faire fuir. Le mythe est riche mais dangereux et sectaire, d’où l’importance de le diffuser progressivement, à petites doses, pour ne pas faire fuir les nouveaux arrivants. C’est là que le groupe acquière tout son poids : il doit être suffisamment attractif et réservé à une élite, pour que le sentiment d’appartenance soit plus fort que tous les effets centrifuges que pourrait provoquer la SRCM et Chari.

Ceux qui succombent à ce charme vénéneux ne peuvent plus être séduits par la quasi absence d’évolution spirituelle liée aux méditations. Ils succombent à la fausse croyance d’appartenir à un petit groupe d’élus en avance sur son temps (l’expérience extatique, inoubliable et incomparable du groupe). Alors ils font tout ce que le Gourou leur réclame : discipline, obéissance et service.


Elodie

6 mars 2014

Le Sahaj Marg : tu l’aimes ou tu le quittes


Un nouvel article d’actualités d’Alexis :

Deux personnes sur trois quittent la Mission

Le 21 septembre 2013, Kamlesh Patel adressait un courrier aux ZIC et CIC (responsables de zones et de centres de la SRCM), où il insistait sur la nécessité d’entourer les nouveaux arrivants pour qu’ils ne soient pas tentés d’abandonner le Sahaj marg au bout de quelques semaines.
“(…) Thanks to the good work being done by all, the Mission has been growing slowly, yet steadily. The growth of our Mission needs to be well balanced on 2 counts - Quality & Quantity. We need to ensure that we are able to offer the necessary support to ensure that those who commence their practice, get to stay on, instead of dropping away after a few weeks or months.(…)”
On savait le taux d’abandon élevé, en voici une nouvelle confirmation. Rappelez-vous les mots de son prédécesseur Ajay Kumar Bhatter : il faut 3 introductions pour faire un nouvel abhyasi ! Autrement dit, 2 personnes introduites au Sahaj marg quittent la mission quelques temps plus tard…

Prasanna Krishna, regional in charge pour l’Océanie, ne dit pas autre chose lors de sa visite au printemps 2013 :
“When asked about why abhyasis leave the mission and how we can prevent this, Br Prasanna mentioned that in most cases it is noticed that abhyasis leave after two to three years of practice. They complain that they don’t feel anything happening and basically reach a state of stagnation. (…)“
Le constat est le même, seule l’échelle de temps diverge de quelques semaines à quelques années.

Suite au passage de Prasanna et en réaction à ses dires, un abhyasi local ajoute : “I realised that Sahaj Marg is really like a large family. When we are all together, something changes at a subtle level, we begin to feel that there is no real difference between people inspite of apparent differences which tend to be more superficial in nature than core. Just being together fills us with an inexplicable inner joy. We are all a team of people with our imperfections, working on ourselves, trying to achieve the same goal in one glorious journey together.”
Pour que la magie du Sahaj marg opère, il est indispensable que les abhyasis se regroupent autour d’un objectif commun qu’ils partagent, "comme une grande famille", et c’est seulement alors que quelque chose "change à un niveau subtil"
Voilà donc l’explication fournie quant à la magie du Sahaj marg : la nécessité d’une vie de groupe, une vie de famille. Ils appellent ça un égrégore, les sociologues parlent plus couramment et surtout plus prosaïquement des effets de groupe, de psychologie des foules ou de conscience collective.

“(…) Lastly Br Prasanna touched on the topic of pain and suffering. He mentioned that suffering in our lives is important for spiritual growth. Many times apparently what seems to be suffering or loss helps in spiritual evolution.“
Comme si cela ne suffisait pas, avec le Sahaj marg, il faut savoir souffrir avant de pouvoir connaître une évolution spirituelle. On comprend mieux pourquoi tant de personnes décrochent rapidement, on est loin très loin du paradis sur terre. Au Sahaj marg, la souffrance est au cœur de l’apprentissage…

MeetUp et Natural Path Meditation

Traditionnellement, la croissance de la Mission est dévolue aux précepteurs qui doivent faire du prosélytisme tous azimuts. Mais les parts du marché mondial de la méditation ne sont pas extensibles à l’infini, alors que l’offre mondiale de techniques de méditation est pléthorique.
La croissance de la SRCM marque le pas, les abandons sont nombreux. Alors, comment rebondir et s’adapter au marché du XXIème siècle ?
Il faut s’adapter : une présence accrue sur le web et dans les réseaux sociaux, se focaliser sur la gestion du stress et le bien-être, en occultant tout ce qui peut faire fuir un Occidental moyen : le gourou fait penser aux sectes, whispers et l’égrégore sont trop ésotériques. Alors on oublie, on efface, on gomme ! Toutes les aspérités…

Premier pas, dénoncé depuis 2 ans déjà par Michael : la présence de groupes d’abhyasis sur MeetUp.com, réseau social pour "des voisins qui se rencontrent pour apprendre quelque chose, faire quelque chose, partager quelque chose…". Proximité et centres d’intérêt sont les 2 entrées principales de ce réseau.
Dès 2010, les abhyasis nord-américains ont été parmi les premiers à s’engouffrer dans cette voie, mais l’expérience se développe partout, comme le montre l’exemple ci-dessous. Une requête rapide sur google renvoie immédiatement à pas moins de 2 douzaines de groupes locaux d’abhyasis affiliés au Sahaj marg.

Ainsi, peut-on lire dans Echoes of Oceania d’avril 2013 : “Over the past quarter, we discussed initiatives in Melbourne to find ways to bring Sahaj Marg to the community. We all know the system is simple, we've all heard about ‘Meditation through Human Integration’. So, it was time to really put it to action. We received approval to trial a site on www.meetup.com.
These days when people want something the first thing they do is to search the internet. So, we found many people were searching for meditation, something that will help them unburden their thoughts, better deal with their stress etc. The site allows us to organize ‘Meet-ups’ with the interested persons seeking to know about meditation and plan to hold an open house called a meet up. We prepared a very simple presentation and for our first meetup, four people attended, all of whom took introductory sittings. About a month later we had to schedule a second meetup because of the demand of the members at our site. This time ten people attended and eight decided to take introductory sittings.
In the last five months we have had at least twenty introductions. We found the best way to present was to be simple, keep it simple and keep HIM in our hearts. Let HIS fragrance spread. This is our Master's Mission and it is in our hands to take it further.
During Cultural Diversity Week we set up a stall, talked to people and gave out pamphlets. (…) There was a quite a lot of interest with many people taking brochures.

Deuxième étape, Natural path meditation a partout remplacé Sahaj marg, sans doute jugé moins accrocheur, plus clivant et pas assez fédérateur.
Remplacer Sahaj marg par Natural path meditation sur MeetUp est une chose, mais il faut aller plus loin, jusqu’au website sahajmarg.org. Qu’à cela ne tienne, le site a été l’objet d’un complet lifting-relooking courant 2013. Certes rien n’a été effacé du contenu précédent, mais il est masqué, caché. Il faut maintenant cliquer sur un tout petit lien en haut de la seconde page pour accéder vraiment au site. Un lien nommé [abhyasi], terme abscons s’il en est pour n’importe quel primo-arrivant.

Un nouveau portail d’accès a donc pris lieu et place de l’ancien contenu. Page dépouillée, « Sahaj marg, the Natural path, Learn to meditate » constitue la totalité du texte de ce nouveau portail centré sur un imposant et joli symbole ésotérique dénué de toute signification. Une flèche [Explore] invite à en savoir plus… Change, Balance, Heart, Yoga et Infinity sont les seuls mots clés de cette deuxième page presque aussi dépouillée.
Opération séduction du grand public, vaguement tenté par la méditation ou le yoga. Pas un mot sur le maître spirituel ou le gourou…
Chaque mot clé renvoie à une autre page assortie d’une belle et grande image choisie pour son pouvoir évocateur et le texte accrocheur ci-dessous : une question, une réponse et quelques mots en relief, c’est tout.
A ces 5 pages associées aux 5 mots clés s’ajoutent seulement, sous Learn to meditate, [The practice] et [How to start]. Une présentation ultra-light pour séduire le public le plus large possible.
Pas un mot sur la nécessaire souffrance indispensable à la progression spirituelle ! Quand on vous disait que le Sahaj marg s’était transformé en un produit spirituel mondialisé et aseptisé…

Growth - change - evolution
Have you ever wanted to change something about yourself, and found it difficult?
Our life on Earth is one of change and evolution, yet we often resist moving into the unknown and out of our comfort zone.
It is not easy to remove habits, fears, and beliefs. They are like walking tracks or riverbeds - over time they become fixed. The challenge is to remove them in a way that is deep and permanent.
If you are interested in letting go of unwanted patterns and rising above yourself, there is a daily practice called 'cleaning' in Sahaj Marg that helps.

Simplicity - balance - integration
Is your mind filled with thoughts? Do you find it hard to concentrate?
We are bombarded from all sides most of the time, and it is not so easy to still the mind. This affects the very fabric of our lives, our quality of sleep, and our mental and physical wellbeing.
We need to find time for ourselves, and to be in touch with the simplicity and beauty of the inner Self. Then balance, harmony and integration are possible. This is best done through a spiritual practice of heart-based meditation.
As we continue to meditate, we find that we become progressively more balanced and simple.

Joy - heart - feel
How often do we look for happiness in life through pleasure?
We have been taught to look for happiness externally: be it through family life, friendships, work and worldly pursuits. Sometimes we find it, but as soon as the external reasons for happiness are gone, the happiness goes too.
What brings long-lasting happiness and purpose to human life? This question takes us on an inward journey of discovery, into the heart of the human being.
It is a great relief to realise that happiness is not dependent on the outer circumstances of life, but can be found within us. This inner joy is stable, silent, subtle and nourishing, and gives life a deeper purpose. In fact, through the heart we discover a dimension of our existence with limitless potential.
How do we discover this inner joy and purpose? We find it through meditation.

Raja yoga - mind
Raja yoga focuses on the mind, through meditation.
In raja yoga, the mind gradually becomes purified, so that it is a perfect instrument for the heart's evolution.
Sahaj Marg is a refined practice of raja yoga, simplified for modern life. It is designed to be a natural part of your everyday routine, balancing the material and spiritual aspects of existence.
Have you ever tried meditating on your own?
It is not easy to still the mind. In Sahaj Marg meditation, we are able to progressively train the mind to ignore thoughts and turn our attention deeper within ourselves. This is made possible by an ancient yogic technique called pranahuti or transmission, which was rediscovered by one of the guides of the Sahaj Marg system. Transmission is at the heart of Sahaj Marg and gives life to meditation.

Towards infinity - oneness
When have you felt drawn to something greater than yourself?
It is hard to express this pull in words, but the feeling is unmistakable. Human beings have always had a deep yearning to understand who we are beyond the physical existence - to explore our original nature, our essence. This yearning has been at the base of religious and scientific enquiry throughout human history, and is also the purpose of yoga.
The spiritual journey is infinite and full of wonder.
Through the heart, we explore an inner universe that has no beginning and no end. We have been on that journey, without conscious awareness, since the beginning of time. We continue it consciously through a guided individual practice of meditation that becomes part of our daily life.

Voir aussi :

Alexis


17 décembre 2012

Une expérience inoubliable ?

ENGLISH TRANSLATION

Modeste contribution à un débat compliqué sur l’intensité éminemment subjective du ressenti procuré par la méditation.

Notre monde occidental est trépidant et stressant, il exige toujours plus de notre part, il nous lessive et nous vide de notre substance. Or chacun, à un moment ou à un autre de sa vie, aspire au calme et à la sérénité. Paradoxalement, l’hyper matérialisme de nos sociétés nous ramène inexorablement vers la quête de sens et la recherche spirituelle. Dans ce contexte, les techniques de développement personnel voient un boulevard s’ouvrir à leurs pieds.

La méditation a le vent en poupe, elle aide à gérer le stress quotidien, elle donne accès à un relatif mieux-être, à défaut d’un total bien-être. Techniquement, elle consiste à se relaxer et faire le vide intérieur, s’ensuit alors mécaniquement un sentiment de calme et de plénitude que quiconque peut atteindre avec un petit peu de pratique. Le ressenti de cette expérience est généralement très positif.

Un peu plus poussée, la méditation s’accompagne de sentiments très variables tels que celui d’être traversé par une spirale d’énergie, des sentiments d’une joie infinie, d’amour, de paix et de compassion ou de visions mystiques, paranormales ou magiques, d’extase. Puis elle procure le sentiment d'une présence ou d'une vérité universelle. On parle alors parfois d’éveil de la conscience, d’états transcendants ou d’états altérés de la conscience. Ces expériences semblent bel et bien réelles pour les personnes qui les vivent, mais chacun les interprète de manière personnelle, selon sa culture ou son système de croyances.

L’Occident s’est emparé de cette technique ancestrale, comme il le fait pour toute chose, c’est-à-dire goulûment, avidement. Les mouvements spirituels se sont ainsi développés depuis l’Orient vers l’Occident avec un grand succès. Chacun d’entre eux tente d’expliquer en quoi sa méthode est spécifique et meilleure que celle de son voisin, si possible unique au monde. Mais le bouddhisme, l’hindouisme et le soufisme proposent ces techniques depuis toujours ou presque.

Babuji a créé la méthode du Sahaj Marg vers 1945, une technique simplifiée et accélérée issue du Raja Yoga, grâce à un guide qui accompagne le chercheur spirituel dans sa méditation sur le cœur et lui transmet l’énergie divine. Bien qu’ils s’en défendent, les abhyasis de la SRCM colportent l’idée que cette méthode est unique, la meilleure, celle qui procure l’expérience spirituelle la plus intense le plus rapidement. Pour eux, le Sahaj Marg constitue LA voie spirituelle par excellence.

Lalaji, le prédécesseur et maître déclaré de Babuji, disait que c’est le maître (guide spirituel) qui fait tout le travail une fois que le disciple s’est abandonné entre ses mains. Chari, le successeur autoproclamé de Babuji, dit que le précepteur est au service du maître, il est son canal pour toucher des milliers d’abhyasis et leur transmettre l’énergie divine. Mais avec plus de 3 000 précepteurs, parfois nommés par téléphone au bout de quelques jours de pratique, la qualité du canal s’est considérablement appauvrie, parfois tarie. Aujourd’hui, la plupart des adeptes de la SRCM n’éprouvent ou ne ressentent rien de plus que ce procure n’importe quelle autre technique de méditation.

Au Sahaj Marg, la méditation procure donc un sentiment de mieux-être, c’est un fait indéniable, même si son intensité est très variable. Quand le guide spirituel est bon (maître ou précepteur), l’intensité du ressenti est forte et marque durablement les esprits. A la SRCM, on a coutume de dire que c’est dû à la qualité de la transmission, sous entendu grâce aux qualités spirituelles du guide. Mais ne serait ce pas dû plutôt au préjugé favorable de l’abhyasi envers son guide, ceci instaurant une confiance préalable propice à un abandon plus total, et donc d’emblée à un résultat plus intense ? Quand le ressenti est ainsi très intense, on a coutume de dire à la SRCM qu’on s’est approché de la Région centrale, de la fusion avec le Divin, un Saint Graal que l’on fait miroiter à tous. Il est brandi comme l’objectif ultime, indéfini parce qu’indéfinissable, mais à la portée de tous puisque les full précepteurs montrés en exemple l’ont soi-disant atteint.

Plus le ressenti est intense, plus la phase de descente qui le suit l’est aussi, tout comme dans l’usage de stupéfiants. L’adepte de la SRCM passe ainsi d’une phase de plénitude à une phase d’abattement et de dépression sévère en un cycle permanent que la SRCM a coutume d’expliquer par la réouverture de blessures inconscientes que tout être humain porterait en lui.

Quand l’intensité du ressenti est faible ou qu’elle n’est pas à la hauteur des attentes, on a coutume de dire à la SRCM que l’adepte était dans une mauvaise condition : amour pour le maître insuffisant, nettoyage ou travail sur le caractère insuffisants, etc. La coutume de la SRCM culpabilise alors l’adepte parce qu’il n’aurait pas fait assez d’efforts pour être dans la bonne condition.

Pour ma part, j’ai médité à la SRCM seule et avec deux précepteurs principaux. Le premier était imbu de sa personne et m’horripilait, je n’ai jamais rien ressenti d’autre avec lui qu’un sentiment de rejet non maîtrisable. J’ai tout fait pour en changer et découvert un second précepteur que j’avais choisi parce que notre contact était bon, mais il n’était apparemment pas un très bon canal vu que je n’ai jamais été transportée. Mais que n’ai-je pas entendu alors quand je tentais d’expliquer dans mon centre mon faible ressenti, le groupe m’a renvoyée à ma condition, mon manque de travail sur moi-même, j’étais la seule responsable, coupable. Il m’est arrivé épisodiquement de méditer avec d’autres précepteurs lors de rassemblements et, ô miracle, là tout se passait bien, l’expérience était merveilleuse. Depuis mon départ, je continue de méditer seule et parfois aussi avec des guides qui n’ont rien à voir avec la SRCM. J’ai vécu des expériences de toutes intensités, depuis rien jusqu’au merveilleux, seule comme accompagnée.

Le Sahaj Marg offre donc une prestation gratuite du même ordre que les autres techniques de méditation, mais contrairement à nombre d’instituts de développement personnel, la SRCM livre cette technique accompagnée d’un mode d’emploi contraignant et inévitable, d’une grille de décryptage directement issue de son système de croyances. A la SRCM, on ne peut méditer selon le Sahaj Marg sans adopter sa culture et sa philosophie, et celle-ci explique aussi bien l’absence de ressenti que ses intensités les plus fortes ou ses moments de dépression. Elle fournit aussi bien la méthode que les clés d’interprétation des échecs et des succès, ne laissant rien dans l’inconnu pour ne jamais laisser l’adepte seul réfléchir sur son expérience. Pratiquez cette méditation avec un autre système de croyances, un autre cadre de lecture, et vous parviendrez à de toutes autres conclusions que celles que vous impose la SRCM.

Généralement, l’expérience méditative est donc au rendez-vous, même si son intensité peut varier, échec et succès sont expliqués. En revanche, son aspect spirituel est moins évident, il est affaire de croyances. La SRCM a coutume de dire qu’il s’agit de la transmission de l’énergie divine du maître vers l’adepte, parce qu’il faut méditer sur l’amour du maître et son souvenir constant. Une véritable quête spirituelle consiste à partir à la recherche de son Dieu intérieur par l’introspection et la méditation. A la SRCM, il s’agit d’un Dieu extérieur dans le meilleur des cas, du maître ou du précepteur plus vraisemblablement. A chacun sa quête du divin.

Je sais pertinemment que je vais en hérisser plus d’un avec de tels propos. Je n’ai sûrement pas fait tout le tour du sujet, j’en suis bien consciente. Je ne prétends pas détenir LA vérité, ceci constitue MA vérité en cet instant. A chacun la sienne, le débat est plus que jamais ouvert.

Michael a souvent des avis que j’apprécie énormément parce qu’ils m’aident à réfléchir et progresser. Je serais très heureuse d’avoir sa contribution sur ce sujet précis de l’expérience spirituelle. C’est un appel à contribution, merci à 4d-Don de lui relayer ma demande s’il ne lit pas ces lignes.

Elodie

1 novembre 2012

Le maître, le précepteur et le disciple

ENGLISH TRANSLATION

Que fait un chercheur spirituel ? Il entreprend un long voyage à la recherche de son Dieu intérieur.
Que propose le Sahaj Marg ? Une accélération du processus : la réalisation rapide de « l'union avec la source divine (…), dans le cadre d'une vie familiale et professionnelle normale. »
Le Raja-yoga de Patanjali comporte huit étapes. Dans le Sahaj Marg, Babuji occulte les six premières et commence avec la méditation (dhyana), dans le but d’atteindre le plus rapidement possible la dernière (samadhi), c’est-à-dire la fusion avec le Dieu intérieur (laya avastha), l’absorption dans l’absolu, le divin de la Région centrale ou Monde lumineux (brighter world).
Comment procède-t-il ? Babuji développe la méditation silencieuse du cœur de Lalaji, dans laquelle la relation entre le disciple et son maître devient cruciale, ce dernier étant responsable de la progression spirituelle de son élève. C’est le gage de la rapidité du résultat.
Ce faisant, le Sahaj Marg introduit un maître intermédiaire entre le chercheur spirituel et le divin. Il y a donc intrusion d’un être vivant extérieur jusqu’au fin fond du cœur de l’aspirant spirituel, avec tous les risques liés à une telle pratique. Babuji ne s’y est pas trompé, en ajoutant que « Mieux vaut ne pas avoir de guru du tout que d'avoir un mauvais guru. »

Les abhyasis du Sahaj Marg ont choisi leur maître, Babuji. En revanche, ils n’ont pas choisi leur précepteur. Le précepteur est nommé par le maître et lui sert en théorie de canal pour démultiplier son action auprès d’un grand nombre de disciples. Tant que Babuji a travaillé directement avec ses disciples, il ne semble pas y avoir eu de problèmes.
Force est de constater que les choses ont commencé à déraper dès que Babuji a dû se servir de précepteurs. Comme le rappelle Alexis, d’après les sources de la SRCM, Babuji à la fin de sa vie avait 3 000 disciples et 180 précepteurs. Si l’on en croit son petit-fils Sharad et S.C. Kishore, Babuji conscient des difficultés aurait même cessé de nommer des précepteurs et interdit qu’on en nomme après lui.

Que s’est-il passé ? D’une part, les abhyasis choisissaient leur maître, Babuji, mais pas leur précepteur. D’autre part, certains précepteurs n’ont pas répondu aux attentes de Babuji, développant des méthodes alternatives et profitant de leur pouvoir sur les abhyasis à des fins personnelles, comme le dénonçait le Docteur K. C. Varadachari en 1970.
L’intrusion jusqu’au cœur du disciple d’un être vivant extérieur animé d’intentions impures s’est avérée catastrophique. La progression spirituelle des abhyasis s’est ralentie dans le meilleur des cas, a complètement disparu le plus souvent. Une caste de petits potentats locaux a émergé et s’est installée entre Babuji et ses disciples, profitant de leur influence sur les autres pour acquérir un semblant de pouvoir.
Depuis, cette caste n’a cessé de se renforcer. Comment les contrôler et éviter les abus ?
Chari annonce qu’il a plus de 3 000 précepteurs aujourd’hui et il s’avère aussi critique vis-à-vis d’eux que le fut Babuji en son temps, même s’il n’a jamais voulu limiter leur nombre et surtout s’il rend les abhyasis responsables de leur absence de progrès, dans un formidable retournement de responsabilités.
Le Sahaj Marg, méthode spirituelle modernisée de Babuji, fonctionne peut-être très efficacement tant que le maître reste en relation étroite avec son disciple. Elle devient extrêmement dangereuse dès lors qu’un troisième larron s’immisce dans la relation. Le Sahaj Marg originel n’est pas accessible au plus grand nombre, sa limite est constituée par le nombre de disciples que le maître peut guider directement, sans intermédiaires.
Les premiers disciples de Babuji, comme Kasturi ou Varadachari, ont bénéficié de tous les bienfaits du Sahaj Marg, accédant rapidement à la fusion avec le divin. Les abhyasis d’aujourd’hui stagnent spirituellement, à l’exception d’une élite qui a la chance d’approcher le maître.

La caste des précepteurs et toute la hiérarchie érigée au fil du temps font barrage aux abhyasis. Consciemment ou non, personne n’est dupe. Tous les moyens sont bons pour se rapprocher du maître, Babuji hier ou Chari aujourd’hui, afin d’espérer enfin une progression spirituelle.
Pour cela, il faut soit progresser dans la hiérarchie, soit se démarquer pour se faire remarquer. La concurrence est forte, c’est une véritable compétition, une lutte entre abhyasis qui s’instaure.
Comment montrer son plus grand amour pour le maître que les autres ? A cela Chari apporte une réponse simple : il faut « obéir au Maître et servir la Mission ». Obéir et Servir, tels sont donc devenus aujourd’hui les tenants et les aboutissants de la méthode spirituelle du Sahaj Marg.

Où donc est passé la quête initiale du chercheur spirituel de la lumière divine qui est en lui ? Oubliée en route, sans que personne ne s’en émeuve, elle a été détournée à d’autres fins qui n’ont plus rien de spirituel. Le maître et le précepteur se sont interposés, interrompant définitivement la relation directe avec le Dieu intérieur. Le maître et sa hiérarchie se sont accaparés l’obéissance et le service de leurs adeptes à des fins personnelles.
Entre temps, le chercheur spirituel est passé du statut de disciple à celui d’adepte sans s’en apercevoir.
Le Sahaj Marg n’a finalement tenu aucune de ses promesses spirituelles.
Incroyable mais vrai, personne ne s’en émeut et tout le monde s’en satisfait.

Elodie

1 avril 2011

Encore & toujours la Diaspora

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ENGLISH TRANSLATION

Swamiji, le Sahaja Marga & l’IUSCM

Dans la diaspora des disciples de Babuji, je viens de découvrir encore un autre mouvement.
L’IUSCM (Institute of Universal Self Conciousness Movement, www.iuscm.com) est piloté par un Maître appelé Satyanarayana Chillapa (Swamiji), depuis Hyderabad dans l’Andhra Pradesh.
Professeur retraité d’université en agriculture, son enseignement spirituel s’est essaimé autour de lui dans sa profession, ainsi que dans l’Océan Pacifique, principalement en Australie où il y a plusieurs ashrams.
Sa voie spirituelle est le Sahaja Marga Raja Yoga Dhyana Gruhastha Ashram (SMRYDGA), qui suit le précepte de "Marjalla Niti". Elle repose essentiellement sur le concept de Conscience universelle, qu’il a essayé de théoriser en une jolie formule mathématique (une déformation due à son parcours scientifique ?), à découvrir ci-dessous.
Ce mouvement publie une lettre d’information périodique depuis 2006 au moins. Lalaji, Babuji et Sainte Kasturiji y sont abondamment cités (on y trouve entre autres des extraits des correspondances de Babuji et de Kasturi), ainsi que dans une moindre mesure le Docteur KC Vardachari.

On notera que le président Swamiji parle de lui-même à la 3ème personne du singulier, comme Alain Delon [célèbre acteur français "imbu de lui même"], swami étant un titre honorifique qui signifie Maître, d’ailleurs ses disciples l’appellent Master… Enfin il dit ne pas avoir d’avis sur les autres personnalités et mouvements rattachés au Sahaj Marg, ni sur ce qui les différencient du sien, mais que tous les disciples de Babuji ont autant de droits à propager son enseignement.

Lire ses réponses à mes demandes de précisions.

Alexis

21 juin 2010

Matérialisme spirituel

Michael a fait partie de la Shri Ram Chandra Mission de 1979 à 1988 aux Etats-Unis, où il a été nommé très vite précepteur, avant de démissionner et de la quitter en raison des pratiques et jeux de pouvoirs auxquels il assistait dans le cercle rapproché (innercircle) du maître.

Voici ses dernières réflexions sur la spiritualité et ses dérives (à retrouver sur http://innercircleofsrcm.blogspot.com/ ).

Le vide fait partie de la réalité, beaucoup font semblant de ne pas le voir, d’autres l’instrumentalisent à des fins religieuses ou pseudo-spirituelles. Ces individus se disent formateurs spirituels, maîtres auto proclamé, saints ou gourous, et ils profitent de la peur du vide ou d’un sentiment d'insignifiance des gens pour les tromper. Ils affirment avoir obtenu une condition spirituelle et offrent à leurs disciples l'espoir d'atteindre le même état. Ce matérialisme spirituel est infiniment plus trompeur que notre abject monde matérialiste. Ce matérialisme spirituel est alimenté par les mêmes désirs que ceux que le matérialisme ambiant convoite, sur des choses matérielles (volonté de puissance, désir d'être important, satisfaction de soi). Il permet de justifier des actions et des comportements qui ne pourraient être justifiés ou excusés autrement. Il engendre des guerres, détruit des familles, il est cause de malhonnêteté et de tromperie. Il peut même être utilisé pour justifier la violence ou pour prendre la vie d'un autre être humain.


SPIRITUAL MATERIALISM
As SRCM and its offshoot organizations experience turmoil and disputes amongst its most senior members and leaders, it brings into question the founding principles of the organization and the meditation practice itself.
The Buddhist monk Chogyam Trungpa wrote the book "Cutting Through Spiritual Materialism in 1973 that inspired me in my early spiritual practice prior to my introduction to SRCM. Having gone through the SRCM experience for over 10 years and having yet another nearly 20 years since my departure to process that experience, I have had lots of time to develop some thoughts of my own on the subject of Spiritual Materialism. While my article on my other blog is not specific to SRCM, it seems a timely subject given the current circumstances that SRCM finds itself in.
The physical reality we perceive has its foundation on emptiness or void. Science provides some validation of this in claiming that our universe has a significant component that is empty and never changing - the void of space, the singularity. Out of this void exists an ever changing creation. Atomic particles are in fact vibrations churning in an empty void of space. In this process, matter and energy exist. We perceive this matter/energy individually and collectively to be our world, our universe, our existence.
A similar thing exists in the realm of the spirit and mind. A stillness or never changing aspect exists, over which churns a constantly changing and evolving series of thoughts, emotions and memories. Many of us are entrenched in this existence and choose not see the void.
Some of us perceive the void in our existence and experience depression or struggle to grasp the meaning of life. Fewer still simply embrace the experience for what it IS.
Is it possible that our physical existence is in fact a holographic illusion that resides in an empty void? Does all that we achieve and suffer cease to exist for us when we die? Regardless of the answer, while we are alive, this existence is everything to us - it IS what it IS. We can choose to live in it or create an illusion to avoid seeing it for what it IS.
One's Spiritual Journey could be said to be the interaction of our internal spiritual existence with our external universe. We can choose to experience reality and interact with it directly. Alternatively, through the power of will and deception, we can create our own reality. We can bring others into our sphere or influence to experience it with us and establish a collective perception of reality, or possibly even a collective illusion.
It could be said that we are all on an Infinite Journey, or at least that Journey lays before us if we choose to embrace it. We can either invent a reality for ourselves or choose to experience it for what it IS. The latter requires that we proceed on the Journey experiencing the universe for exactly what it is, without embellishments, without fantasy, without creating myths about what it might be or where it comes from.
It is the experience of the mundane nature of reality that compels us to embrace the void and embark on the Infinite Journey rather than stay static in a self or collectively created illusion. It is from this perspective that one can experience the true wonderment of creation and embrace infinite nature of our journey - to experience a Creation that continually blossoms, dies and blossoms again in the stillness of the void.
When one proceeds on this Journey of light, one must also embrace the shadow that falls on the path. One must either choose to embrace the void, embrace the emptiness, or live in fear and trepidation of it. A common experience for Infinite Journeyers is confronting the mundane experiences of depression, disillusion and emptiness. It becomes essential for the Journeyer to cease creating false realities or fantasies.
Unfortunately the creation of fantasy and illusion is a common trait of practitioners of religions and spirituality. This "Spiritual Materialism" is infinitely more deceptive than abject worldly materialism. At least worldly materialism is based on what we all commonly experience with our collective physical senses. Spiritual Materialism is based on faith in myths and concepts that cannot perceived directly. It is fueled by the same desires that cause one to covet material things - the desire for power, the desire to be important, self gratification. It is very often driven by fear of the void, emptiness or feelings of meaninglessness.
Spiritual Materialism allows one to justify actions and behavior that otherwise cannot be justified or excused. It spawns wars, destroys families, causes dishonesty and deception. It can be used to justify the abuse or taking the life of another human being.
Spiritual Materalism is often practiced by spiritual trainers, masters, self proclaimed saints or gurus in their promotion of goal based spiritual practices. They claim to have achieved great spiritual conditions and offer their disciples the hope of achieving the same.
An analogy might be that of a car mechanic who claims to have created the most advanced automobile and insists that all should entrust him to make their cars equally advanced. Like the car mechanic and his customers, neither the guru nor the disciple spends much time embarking on any journey of their own. Instead they pontificate endlessly about achieving spiritual perfection and speculate whose spiritual condition is the highest. Money and souls are exchanged for the privilege of achieving great spiritual heights. Meanwhile the Infinite Journey awaits as they covet and worship the Guru's spiritual condition wishing it was their own.
Automobile owners have the choice of having a pristine automobile on display in a covered garage for all to see. Alternatively they could risk getting their precious car dented or dirty and embark on a fabulous road trip to see the wonders of the world.
Similarly, our spirit/soul has the choice of remaining stationary to achieve what is perceived as a perfect spiritual condition as opposed to actually embarking on the Infinite Journey. While the Soul on the Infinite Journey might not appear to be the most pristine or impressive to the outside observer, it is on the Journey none the less.
Comparing higher or lower spiritual conditions is on par with judging whether the the music of a virtuoso musician, in all its technical splendor, is more moving to the Soul than a simple folk melody played by an uneducated musician. The Soul is moved by the music, not the technical prowess of the musician. The folk musician, having experienced life's journey more completely might just convey more than the virtuoso whose lived a sheltered life and only knows their instrument and nothing else.
This Journey begins when one chooses to see the world around them for what it is, not what they want it to be. On this Journey one experiences how one's actions impacts the world around them. This ever unfolding interaction between the Soul and the universe is in fact the Infinite Journey. It is not based on illusion or myth, but on experience and interaction. It is neither higher, lower, more evolved or less evolved. It simply IS.
Michael

7 décembre 2009

Encore NaqshMuMRa !

Dinesh Kumar Saxena, petit-fils de Lalaji, continue de cultiver sa différence avec la Shri Ram Chandra Mission.
Il vient de créer un nouveau site internet intitulé "The NaqshMuMRa School of Spirituality"

Il y évoque de nombreuses choses :

- Naqsbandia lineage of Fatehgarh
- Nisbat
- Laalaaji Nilayam and its eponym
- importance of hath yoga in NaqshMuMRa esoterism
- Real goal of human life
- the Cleaning
- the Prayer and its practice
- the Meditation
- the Bay't
- Aromatic saints of NaqshMuMRa lineage
- Parampujya Laalaaji's vasihatnama
- Nectar of Proximity



Elodie

23 janvier 2009

Témoignage d'un Indien d'Australie

Blog traduit par 4d-Don : http://bewareofsahajmargsrcm.blogspot.com
après relecture et corrections de ma part.

Salut les amis,

Je suis un Indien d'Australie. J'ai fait partie de ce groupe pendant environ 1 à 2 ans, puis je l'ai finalement quitté en 2006. Je vais exprimer mon expérience à propos de ce groupe.


Je suis une personne ouverte d'esprit et j'ai rejoint ce groupe en l'an 2004 en raison de mon intérêt pour la spiritualité. Au départ, j'ai été très heureux de savoir que dans ce système il y a un Gourou et que l'on peut faire des progrès individuels en spiritualité. Pendant ce temps, Chariji a visité un ashram (en Indes) à la veille de l'anniversaire de Babuji. J'ai pris mon premier sitting ce jour là. Avant de nous asseoir dans le hall, mon cousin (il est aussi dans ce groupe) m'a dit d'effacer "Tilak" (un symbole que les hindous se font sur le front pendant le service). J'ai été très surpris de sa demande. Je n'ai pas aimé ca, mais j'ai pensé qu'il y avait peut-être une raison à cela... Peu à peu, j'ai commencé à faire la pratique sincèrement comme mon précepteur me disait de faire. Au cours de ma pratique de méditation, j'ai appris que ces personnes, et Chariji sont strictement contre les religions (en particulier l'Hindouisme). Selon les discours de Chariji et le comportement de ses adeptes, une chose était manifeste, c'est que tout ce qui est lié à l'hindouisme n'est pas accepté par ceux-ci et a été interdit...
Ils sont contre tout ce qui touche à l'hindouisme... c'est-à-dire les autres méditations (qui prennent plus de temps pour l'illumination et ils ont d'autres buts que l'illumination selon Chariji), le yoga, les exercices de respiration (pranayama), le culte des idoles ou tout autre moyen d'adorer Dieu. Ils étaient même contre les mudras qui sont traditionnellement utilisés dans le yoga afin de parvenir à un bon système de santé et à la guérison... On me disait techniquement ou indirectement de quitter ma religion. Je sentais que je devais changer de religion ou que je devais changer à un certain point. Selon Chariji, les autres méditations nous conduisent à la réalisation de pouvoirs surnaturels, ce qui n'est pas l'objectif d'un individu et quels que soient les types de méditations ou les méthodes spirituelles qui existent sur la terre, ils égarent les individus... La sienne est la seule méthode de méditation (trademark...) qui nous conduit vers la bonne voie... ("la mienne est mieux que la votre") et il a également affirmé qu'il est le seul maître capable sur cette terre (choisi par notre mère nature), a qui a été donné la responsabilité de la population sur cette terre...

J'ai été surpris par ce genre de déclaration qui me paraît stupide. En moi-même, je n'étais pas d'accord avec cette déclaration.

Je vais faire de mon mieux pour informer les gens qui sont encore attachés à ce groupe. Mon jeune frère en fait également partie, mais je ne peux pas l'informer tout de suite puisque je suis ici en Australie. Je lui ai parlé de votre communauté et lui ait passé les "liens". Donc aujourd'hui, il est moins attaché à eux (il ne va plus aux satsangs), mais participe encore aux sittings avec son précepteur. La soeur de mon cousin s'intéresse aussi à la méditation, elle a organisé des sittings avec son précepteur et puis elle a également dû se déplacer aux États-Unis pour des études plus approfondies. Après son arrivée aux États-Unis, elle a contacté un précepteur local et a pris quelques sittings. Maintenant je l'ai aussi mise en garde et lui ai fait découvrir votre communauté, d'abord elle s'est fâchée contre moi parce qu'elle a ressenti un flux de reiki au cours de ses 3 première séances. Alors, elle était convaincue que ce système n'est pas faux. Mais je lui ai dit que ça (la transmission) peut être le reiki, tout au plus... il ne s'agit pas de méditation, et il n'est pas nécessaire d'être dépendant d'un gourou pour faire du reiki. Après quelques temps elle a réalisé que les gens de la srcm sont «aggresifs». Ils disent toujours "de faire ceci, de faire cela, d'assister au satsang, de venir à la venue, de voir son précepteur une fois par semaine, de prier Dieu, et bla bla bla..." et elle en est écoeurée . Elle a cessé de voir son précepteur et elle est devenue contrarié par les «pressions» qu'on lui inflige... elle a estimé que : "on perd un temps précieux pour ces activités inutiles tout en délaissant ses autres fonctions sociales et activités civiques", c'est l'approche des gens de la srcm... alors, finalement, elle a arrêté.

Un autre aspect important de la méditation srcm est que l'on n'a pas besoin de nettoyer les "chakras", c'est-à-dire le chakra racine, le chakra gorge, etc. afin de réaliser l’illumination, parce que leur "progrès" passe par différents points tel que décrit dans leurs livres. Maintenant, n'importe qui ayant fait une méditaion ou des exercices de respiration ne sera pas convaincu par cet aspect. Même moi je n'étais pas convaincu par ce bullshit. Parce que je faisais des exercices de respiration avant de rejoindre la srcm et JE SUIS SACREMENT CERTAIN QUE SANS LE NETTOYAGE DE TOUS LES CHAKRAS ET EN LES METTANT TOUS EN ACCORD ON NE PEUT PAS ALLER DE L'AVANT VERS L’ILLUMINATION. C'est la seule voie pour accroître son énergie. Et personne ne fait exception à cette loi fondamentale. Peu importe qu'il s'agisse de Chariji ou Swami Vivekananda ou Ramkrishna Paramhansa ou Osho ou un Maître Zen ou Bouddha ou Gurdjieff ou vous ou moi ou même le sage Patanjali lui-même... IL FAUT NETTOYER TOUS LES CHAKRAS / POINTS D'ENERGIE AFIN DE PROGRESSER. Et ce mec, Chariji fait un raccourci sur ce sentier spirituel... Comme c’est bizarre...

Mais toutes ces observations ne proviennent pas d’une personne qui est totalement neuve dans le domaine de la spiritualité. Or c'est le cas des nouveaux venus à la SRCM. Ils ne peuvent pas appliquer un raisonnement logique ni comparer avec leurs anciennes expériences spirituelles car ils n'en ont pas. Ils sont donc facilement impressionnés et pensent qu'ils ont trouvé le meilleur système et le meilleur Maitre. J'étais adepte de spiritualité (exercices de respiration) et pourtant j'ai cru ce qu'ils ont dit et suis tombé dans ce piège, alors pensez à ceux qui sont novices en spiritualité. Même aujourd'hui, je ressent quelques blocages émotionnels et je ne peux parfois réagir de manière adéquate lorsqu'il s'agit de pratiques de dévotion ou de questions religieuses. Et je sais quelle en est la raison. Les précepteurs transmettent de l'énergie (reiki plus précisément) pendant les 3 premiers sittings consécutifs. Au cours de ces séances, ils tentent de programmer le cerveau des nouveaux venus (inconscient) de façon qu'ils commencent à se détourner de leurs intérêts pour aller vers la srcm et contre la religion ou d'autres méthodes qu'ils poursuivent. Maintenant, cela va vous sembler absurde, les gars, mais c'est un phénomène psychologique profond que très peu de gens connaissent auquel ils ont accès. Il est facile de programmer son propre cerveau, mais il est très difficile de programmer le cerveau d'une autre personne. Alors, pour envoyer des suggestions au nouvel abhyasi, ils commencent peu à peu à lui envoyer de l'énergie, et dans la personne qui accepte cette énergie commence alors à naître un sentiment apaisant, un état d'esprit avec de très faibles fréquences de pensées. Maintenant, c'est l'état d'esprit dans lequel les pensées (remplies avec de l'énergie) sont envoyées par les précepteurs et entrent dans le domaine de l'inconscient de ce/cette Abhayasi. Sans le savoir, l’abhyasi se tourne vers la SRCM et contre la religion .....

Ce type de séances sont fréquentes pour un nouvel abhyasi, et les impressions sur la SRCM deviennent profondes. En plus, avant de commencer les séances de méditation, vous êtes chargé de penser que ce n'est pas le précepteur, mais Chariji qui fait la transmission de cette énergie. Et à l'instant où un abhyasi commence à penser de cette manière, commence la programmation de son cerveau que "c'est le Maître qui fait la transmission", et il devient inconsciemment tributaire de Master / Chariji. Et encore et toujours, cette pensée devient puissante, comme il est dit de le faire avant même que les séances de méditation ou même le nettoyage ne commencent... Beaucoup d'entre vous les gars ne sont peut-être pas au courant que la pensée sur laquelle nous nous concentrons le plus profondément ou à laquelle on pense souvent devient réalité après quelques temps, et ces personnes utilisent cette technique pour faire une forte impression sur l'esprit...

Pensez-y... comment puis-je "croire" une personne que j'ai vu seulement sur une photo ou dont j'ai entendu un discours ? Si quelqu'un de la SRCM vous dit que Chariji est le "Siddh Purush" et attend que nous les croyons sans même verifier. Ils nous disent de mettre notre foi en Chariji uniquement sur la base de leurs propres convictions envers Chariji... comment est-ce possible... nous, les gens, nous ne faisons même pas confiance à nos amis sans passer beaucoup de temps auprès d’eux. Une fois que nous nous rendons compte qu’un ami est digne de confiance alors et seulement alors nous avons confiance en lui. Donc, nous les gens, nous réfléchissons avant de faire confiance à un ami et ici, à la SRCM, on nous dit de croire quelqu'un comme votre Guru !!!!!!!!! Comment est-ce possible... Si nous le faisons, nous sommes des abhyasis "obéissants", et si nous ne le faisons pas, alors nous ne sommes pas de bons abhyasis...

J'ai vu les conséquences de la dépendance émotionelle à Chariji. Au cours d'une célébration d'anniversaire de Babuji j'ai vu un abhyasi (environ 70 ans) raconter ses méfaits à Chariji. Il y avait d’autre abhyasis en provenance d'autres endroits rassemblés autour de lui et ils l’écoutaient. J’ai également rejoint ce groupe et j'ai écouté cette personne assez âgée. Selon son exposé, il a été très rude, fier et indiscipliné envers Chariji depuis qu'il a rejoint sa voie. Il a vécu de nombreuses années avec Chariji et a été proche de la main droite de Chariji. Mais au cours de sa relation avec Chariji, il a fait quelque chose de mal (peut-être est-il allé à l'encontre de Chariji à un certain point) et Chariji l’a enlevé de son cercle et a dit aux gens de ne pas avoir de sentiments envers lui. Maintenant, alors que j'écoutais son histoire, l'un des abhyasi m'a dit que "Chariji a dit à tous les abhyasis ne pas s'associer à ce type".

À ce moment, une pensée a frappé mon esprit que ce n'était pas la faute de la personne âgée si Chariji l’avait enlevé de son entourage, mais que Chariji devait avoir fait une action contre laquelle cet ancien abhyasi avait du aller à l'encontre. Et pour le tenir sous contrôle, Chariji a du l’enlever de son cercle et dire aux autres abhyasis de ne pas avoir de sentiments pour lui. Comme il était sous la dépendance émotionelle de Chariji, il ne pouvait pas vivre normalement puisqu'il se sentait isolé et abandonné. Mais à qui pouvait-il se plaindre contre Chariji ? Qui pouvait-il convaincre d'être en sa faveur ? Et peut-être son épouse n'était-elle pas en sa faveur vu qu'elle était également une zombie. Alors, pour se repentir de ce qu'il a fait à Chariji, il se déclare lui-même criminel et il dit également qu'il est honteux de ses actes, mais le temps est passé maintenant...

Maintenant, après avoir écouté son histoire, je pense que cela pourrait être moi dans l'avenir, ou peut être n'importe quel abhyasi. Et je n'ai vraiment pas envie de me fier sur le plan émotionel à quelqu'un comme Chariji. Chariji ne rencontre pas à n'importe qui au cours de la célébration de son anniversaire et les gens font la queue et l'attendent comme s'il s'agissait d'une super star. J'ai aussi été l'un de ceux qui attendaient son arrivée, mais il ne nous a même pas regardés. Et je n'aimais pas ce genre de comportement. Je me suis senti très ignoré et insulté. Je ne suis pas une personne très importante ni une super star, mais j'ai mon propre respect et je n'aime pas du tout être ignoré comme cela. Qui est ce Chariji d’enfer ? Quel diable est-il pour critiquer les Hindous et les autres religions. Il fait toujours la comparaison entre sa tradition et l'hindouisme et il tente de prouver que l'hindouisme n'est pas efficace pour atteindre l’illumination. Il est plein de critiques et plein de haine envers la religion hindoue. Une chose que j'ai remarquée est qu'il ne parle pas beaucoup contre l'islam. C'est parce qu'il ne veut pas mourir... (je ne suis opposé à aucune religion, mais c'est juste mon observation)... il sait très bien que si il parle trop contre l'Islam, les musulmans rigides ne l'épargneraient pas et mettraient sa vie en danger. Mais il sait que les hindous ne sont pas aussi agressifs, alors il critique l'Hindouisme et les hindous...

Jai Hind