La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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14 décembre 2015

Sahaj Marg et hindouisme védique


D'après un texte d'Alexis :

France : Le lobbying hindouiste du yoga
La SRCM France à l’origine d’une Fédération Védique de France

ENGLISH TRANSLATION

Le 18 juin 2015, la SRCM France et 7 autres organisations de «tradition védique» ont déclaré une nouvelle association, la Fédération Védique de France.

Outre Art of Living de Sri Sri Ravi Shankar et Embracing the World d’Amma, cette fédération compte 4 organisations citées dans la liste des sectes du rapport parlementaire français N°2468 de 1995 : Brahma Kumaris France, le Centre Shri Chinmoy, l’Association Parisienne de Bhakti Yoga (ex ISKCON ou Conscience de Krishna), et à tout seigneur tout honneur la Shri Ram Chandra Mission. Les 2 autres sont le Centre védantique Ramakrishna et TathataVrindham France.

L’association est domiciliée au siège de la SRCM à Paris ; Ekta Bouderlique (précepteur du Sahaj marg) en est la secrétaire.


Extraits du communiqué de presse de la Fédération Védique de France en date du vendredi 2 octobre, à Paris :
« Initiée sur le conseil de l’Ambassade de l’Inde en France et du ministère des Affaires Etrangères, en réponse à l’aspiration grandissante du public et des autorités, huit associations majeures de la tradition védique (…) se sont regroupées afin de constituer un interlocuteur représentatif de la spiritualité védique.
(…) La Fédération, porteuse de l’esprit et des valeurs essentielles des Vedas (…) proposera pour cela un site internet, des conférences, des séminaires de pratiques du yoga et de la méditation, des publications d’articles, de livres, des travaux de recherche. »

La France et ses territoires compteraient plus de 500 000 hindous. Le yoga est l'une des pratiques spirituelles les plus populaires de la planète, avec plus de 250 millions de pratiquants à travers le monde, dont au moins un million en France. L'année dernière, l'Onu a d'ailleurs décidé de lui dédier une Journée internationale, le 21 juin, sur proposition de Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde.

La SRCM et ses comparses hindouistes entendent bien en tirer profit…

Alexis

Pour en savoir +
- La Fédération védique de France au Journal officiel
- Liste des sectes du rapport parlementaire français N°2468 de 1995
- Brève d'Embracing the World
- La federation sur Hindu Forum

Et aussi : La religion et la spiritualité nous rendent dépressifs


22 octobre 2015

Les "guérisseurs" du Sahaj Marg

Frodon a dit… sur Le Sahaj Marg dès l’âge de douze ans

ENGLISH TRANSLATION

Bonsoir,
En réponse à Elodie, je ne détiens pas la preuve de ce que j'affirme, mais je suis certaine que les précepteurs prenant de futurs adeptes en thérapie (en fausse thérapie, puisqu'une personne exerçant une profession para-médicale n'a pas la compétence pour exercer en tant que psycho-thérapeute) cherchent à la fois à les valoriser et à les "accrocher" en leur suggérant qu'ils ont un don de guérison et qu'ils vont pouvoir à leur tour s'installer comme faux-thérapeute (psycho-généalogiste, kinésiologue, etc...). Des personnes les consultent sans jamais leur demander quel est leur cursus d'étude. Je peux vous donner, hors blog, des liens qui mènent à des adeptes (cette fois preuve à l'appui) affirmant sur le Net leur prétention à guérir. Je peux également témoigner de propos d'abhyasis affirmant devant moi qu'ils espéraient s'enrichir, en exerçant leur fausse-thérapie ou bien que cela faisait longtemps qu'ils voulaient exercer dans le "soin". Si vous observez bien autour de vous, il y a dans tous les villages et les quartiers des personnes san aucun cursus sérieux d'études, juste quelques stages dans l'année qui s'installent comme kinésiologue, pranathérapeute, psychogénéalogiste etc...Il n'est nul besoin d'être un abhyasi, mais les abhyasis vont plus vers ces pratiques de guérison magique que le reste de la population, c'est sûr. Sur les 1000 à 1500 abhyasis en france, ils sont légion, car c'est un moyen d'approcher det d'abuser financièrement les personnes malades, ou âgées pou en détresse psychologique, donc de permettre au groupe de croitre et de collecter de l'argent sans le déclarer bien souvent.

@ Elodie, je réponds à votre 2ème question. L'association RYE a été créée par une enseignante pour promouvoir le yoga à l'école. Tous les textes concernant l'emprise sectaire présentent les cours de yoga comme un des modes d'accroche les plus courants pour les groupes psycho-spirituels aux pratiques de guérison magique souvent dangereuses. La SRCM recrute soit à partir des fausses thérapies exercées par les abhyasis ou les précepteurs qui orientent leur victime vers les réunions à l'ashram. J'ai des témoignages dans les familles de jeunes ayant été recrutés de cette manière. Le deuxième facteur d'entrée dans des groupes à dérive sectaire, c'est la jeunesse. Il est plus facile de "modeler" un cerveau jeune! Je peux vous envoyer des documents prouvant qu'un abhyasi a rejoint l'association RYE, agrée récemment par le ministère de l'education, et propose des cours de yoga aux familles, aux écoles et aux enfants! Alors qu'avec la réforme Peillon à l'Ecole primaire, dont l'objectif est tout à fait louable, les cours de sport (ouvrant sur l'apprentissage de la natation, la danse etc...)ont été supprimés car les municipalités ne peuvent plus les financer, on va proposer du yoga aux enfants avec des "animateurs" aux formations plus que floues et aux accointances dangereuses auprès d'un gourou!!! Je peux vous envoyer des copies des pages internet d'un certain nombre d'association intervenant dans les écoles. Tous le monde peut les trouver, il suffit de taper "yoga à l'école" dans votre département, après c'est un travail de longue durée pour trouver les liens avec les groupes signalés par les associations.

Frodon

24 mars 2014

SRCM et Sahaj Marg en France

ENGLISH TRANSLATION

La SRCM en France, un article d'Alexis

En bref
1 200 abhyasis en 2013 (estimation)
9% des effectifs hors Inde (27% de l’Europe de l’ouest)
0% de croissance annuelle (stabilité depuis 2000)
Pénétration : près de 20 abhyasis par million d'habitants (15 dans le monde)
Précepteurs : 110 en 1995, 97 en 2007 – Estimation 2013 : 110-120
Ashrams : Château d’Augerans, siège européen de la Mission, de 1988 à 2003
Autres principaux ashrams : Paris, Montpellier & Nice
43 centres et 6 zones en 2006-09 : 8 grands centres (dont 3 avec un ashram) et 35 petits centres, dont 8 sans précepteurs...
1 association loi 1901 SRCM créée le 9 août 1986 à Dôle (Jura), rapatriée depuis à Paris
- Chiffre d’affaires > 300 000 €, variable selon les années
- Patrimoine > 2 millions d’euros
- Montant de la cotisation de base : 150 € depuis 2009, 75 € auparavant
836 000 € de donations françaises aux SRCM et SMSF indiennes sur 7 ans (période 2006-12, d’après le FCRA (Ministère indien des affaires intérieures)

Créé en 1972, Nice est le premier centre occidental de la SRCM avec le célèbre full précepteur André Poray. Et longtemps, la France a été le premier pays après l'Inde pour l'importance de sa communauté d'abhyasis. Les effectifs ont flirté avec la barre des 2 000 à la fin des années 90, pour s'effondrer ensuite autour du millier. Non pas à cause de la politique française sur les sectes mais en raison d'importantes dissensions internes.
Chari n’a pas que des amis en France. Une part importante des abhyasis de Babuji a refusé de suivre Chari à sa mort, André Poray en tête. Plusieurs communautés frondeuses et autonomes existent encore aujourd’hui, notamment autour de Vendôme et Lyon.
En 1986 était créée l'association SRCM France. En 1988, le château d'Augerans (39) était acheté pour devenir le siège européen de la Shri Ram Chandra Mission et le premier ashram occidental. Il a été revendu en 2003, sous la pression de Chari.
La répartition géographique des abhyasis est très inégale. Ils se concentrent principalement en région parisienne et dans le sud, autour de Montpellier et Marseille-Nice-Toulon. Déjà en 1995, l'Ile de France et la zone sud réunissaient trois quarts des abhyasis, deux tiers des précepteurs et la moitié des centres.
Le Management committee se confond avec le conseil d'administration de cette association loi 1901. Il est composé du président Chari, d'un vice-président (Country-in-charge), un secrétaire, un trésorier, un auditeur interne et une personne chargée des relations extérieures ainsi que de quelques membres, dont une grande partie sont étrangers. Il existe aussi différents secteurs d'activités : finances, information interne, séminaires, aspects juridiques, éditions-publications et centres.
Sur le plan de l'organisation spirituelle depuis 2012, la France et son vice-président 5CIC) sont sous la responsabilité d’un Regional coordinator "West Europe" (RC), lui-même sous un Region-in-charge "Europe" (RIC). Ensuite, la France est elle-même découpée en 2 zones, nord et sud avec leur Zone-in_charge (ZIC). Ces découpages "administratifs" changent régulièrement, au gré des humeurs de Chari et des faveurs/punitions qu’il veut accorder aux uns et aux autres (ainsi, il y avait 6 zones en France dans la période 2006-09). Il y a quelques années, sont venues se greffer sur cette hiérarchie des "développeures", en charge du développement des petits centres de la zone à laquelle elles sont rattachées.
En 2009, Chari a décidé unilatéralement du doublement de la cotisation de 75 à 150 €. Auparavant, 3 quarts des abhyasis étaient cotisants : la moitié des cotisants payaient 75 €, 48% versaient plus, 2% moins. Sur les 75 € de base, 60 € partaient au niveau national, 15 € seulement restaient au centre local…

Alexis

A lire aussi :


2 juillet 2012

Un guide pour créer une SRCM locale

ENGLISH TRANSLATION

Créer une structure locale devient indispensable quand le nombre d’abhyasis augmente et qu’il est nécessaire d’acheter ou louer des biens (ashrams ou centres de méditation), et d’ouvrir des comptes bancaires pour collecter les "contributions volontaires".
Mais le caractère démocratique des différents types d’organisations proposés par tous les Etats de la planète s’accorde vraiment bien mal avec le fonctionnement d’une Mission spiritualiste comme la SRCM de Chari, totalement a-démocratique.
Concilier les deux est un travail d’orfèvre.
D’où la mise en place par la SRCM d’un guide pour créer une structure locale ad hoc. Cette note interne de 19 pages, datée de 2008, récapitule les principales questions à se poser pour déterminer le type d’organisation le plus pertinent, les étapes clés à respecter, et propose des modèles de statuts pré-rédigés.
Habituellement en démocratie, l’assemblée générale des membres adhérents à une organisation est plénipotentiaire. L’objectif majeur de Chari (et de cette note) est de lui ôter tous ses pouvoirs…

La SRCM est basée sur les adhésions de ses membres mais elle est dirigée par un leader. Aucune élection de ses dirigeants n’est prévue. Le Président, du fait de son rôle de guide spirituel, est l'autorité suprême. Son autorité ne peut être mise en question. Malheureusement, il faut que ce soit conforme aux lois du pays d’accueil, d’où les difficultés pour choisir le meilleur type d’organisation.
Le président doit absolument conserver le contrôle général de l’organisation, mais avec une responsabilité limitée et si possible le moins de risques juridiques à encourir. L’organisation doit permettre le transfert des excédents financiers vers d’autres structures, dans et hors du pays. Le Président doit également pouvoir fixer une limite maximale de retraits sur le compte bancaire de la structure locale pour ses dépenses.

“The Mission in India is a membership based organization but it is leader-driven. It does not provide for elected officers or elected working committees/supervisory commissions. There are officers and there is an advisory body but these are appointed by the President. The President (by the nature of his role as a spiritual guide) is supreme and his authority cannot be questioned. All this is of course in compliance with the laws of the land where the Mission is active. (…) It is also common practice for surpluses to be transferred to the Mission or an entity designated by the Mission so that they may be applied in another country where local voluntary contributions are not enough to support the local organization. Thus contributions may flow both ways into and out of a given country. (…) Is it a body corporate and is the liability of the founders/owners limited? What are the legal risks that the President and the office-bearers face under law? (…) Can we provide safeguards within the constitutional document of this organization to ensure that the President retains overall control of the organization? (…) The local signing officers being the members of the Executive Committee must have a preset authorized spending limit based on local economic conditions, above which requires written consent from the President.”

Les statuts de l’organisation locale doivent permettre la reconnaissance de l’autorité suprême du Maître, un Président omnipotent et de nationalité étrangère.
Dans ce cas de figure, le schéma manageurial recommandé est composé de 3 niveaux : le conseil de direction, le comité exécutif et les membres. Le conseil de direction comprend Chari, le Maître Président, ainsi que son successeur et le ‘region-in-charge’, tous 2 désignés par Chari. Le comité exécutif comprend un vice-président (ou ‘centre-in-charge’), un trésorier et un secrétaire, tous sélectionnés par Chari qui conserve en outre le droit de veto sur toutes leurs décisions. Les membres constituent le plus bas niveau, ce sont les abhyasis.
Ce schéma manageurial correspond donc à l’idéal organisationnel imaginé par Chari. Les pays où ce type de structure est légalement possible constituent ce que la SRCM appelle la catégorie A. Malheureusement, la plupart des pays ne permettent pas un tel déni de démocratie. D’où les cas de figure B et C dans lesquels il faut contourner et/ou détourner les statuts pour permettre d’arriver aux mêmes résultats.

“The supreme authority of the local legal entity must be our Master in his capacity as President, SRCM India. This is implemented in countries where the law so allows (“Category A Countries”) by defining the highest ranking position in the organization, the office of the President, as being occupied by the then current President of SRCM India. (…)
The President, being our Master, must also be in a position to exercise overall authority over the organization including the right to veto decisions of the management council or other governing body. (…)
It is our approach to adopt a membership-based form of organization where possible. However, laws governing membership-based organizations in many countries do not permit any other body or person to have greater control over the affairs of an organization than its general members in assembly. While this is reasonable as a principle it poses some hurdles for a spiritual organization such as ours which cannot give way to procedures such as voting and election of officers. Thus, Master’s position as President although set forth in the Governing Documents, may not be secure because the general membership typically has the power to amend the Governing Documents. For this reason, it may also be difficult to enshrine the President’s veto rights in the Governing Documents. Furthermore, there are countries where foreign nationals or non-residents cannot be founders or members or officers (“Category B Countries”). Despite such restrictions we may approach this with the object that every effort must be made to reflect Master’s real authority in the organizational rules and governance structure to the extent possible and in accordance with the law. (…)
While Master must be the supreme authority, it is prudent that a separate body remains responsible (under law and the rules of the organization) for day-to-day affairs since this is likely to buffer Master from the immediate risk of any liabilities that may arise under contract or law due to the acts or omissions of functionaries. Where Master is the President of the membership-based organization, we can have a supervisory body and an executive body as depicted in the figure below.
(…) A list of key officers (Step 1b – See Section 5 on Management) must be prepared and kept ready for Master’s review and approval while the type of legal entity is considered and decided upon. It is preferable that more than one name be proposed for key positions such as the Chief Financial Officer and Compliance Officer. A record of their background, work experience and photographs may also be kept on file. The volunteers who agree to act as officers must be clear that there are no restrictions under contract or otherwise on their ability to serve as officers of our organization.”

Une fois traité le cas le plus facile des pays de la catégorie A, il va falloir commencer à ruser et/ou tricher avec les lois en vigueur. La SRCM propose donc une option B pour les pays où il n’est pas possible que Chari occupe la présidence. Contrairement au schéma précédent, le premier niveau n’existe plus. Le ‘centre-in-charge’ est donc le président par la force des choses, et il est membre du comité de management, avec le trésorier et le secrétaire.
Dans ce cas de figure, on va jouer sur le niveau le plus bas, celui des membres, les abhyasis actifs. Pour ce faire, la SRCM distingue parmi eux les précepteurs (désignés par Chari), au sein desquels il nomme des ‘membres délégués’, seuls habilités à voter. Tous les autres membres actifs sont appelés ‘membres généraux’, ils n’ont pas le droit de vote (sauf si le président en décide autrement), ne sont pas comptabilisés dans le quorum, et n’ont pas plus de rôle consultatif. Le président peut aussi déterminer si un membre est actif ou non. Aux Etats-Unis, la SRCM applique à la lettre ce schéma de 2 groupes de membres généraux non votants et de membres délégués votants…
Enfin, Chari doit pouvoir exercer son pouvoir de veto sur le comité de management. Il va donc falloir jouer avec les documents fondateurs constitutifs de l’organisation. Ils sont souvent de 2 types : les statuts fondateurs d’un côté, un document opérationnel subsidiaire de l’autre. Et c’est seulement sur ce dernier que l’on va indiquer le véritable mode de fonctionnement a-démocratique de la structure. C’est le schéma type qui a été choisi en France, avec les statuts fondateurs de l’association loi 1901 d’un côté, un règlement intérieur totalement dictatorial de l’autre (voir à ce sujet - Règlement intérieur français).

“Option B :
Where the laws do not permit Master to occupy the office of President, the need for two separate bodies within the governing structure is dispensed with. So we can have a single Managing Committee (consisting of the three main functionaries at the least and any additional members if the law so requires).
In such a case we still need to provide for a manner in which Master can secure the direction in which the organization proceeds. This may be done by providing for the power of the President, SRCM India to designate a class of voting members from the general membership. Alternately it may also be provided that this class of members, the Delegate Members, will need to be prefects certified by the President, SRCM in order to be so chosen.
(…) “Prefects” means spiritual trainers of the Sahaj Marg system of meditation as authorized and certified by the President, SRCM India.
General Membership. Active practitioners of the Sahaj Marg system of meditation, practising under the guidance of the spiritual Master being the President [replace with - President, SRCM India – for Category B Country] SRCM may be admitted as “General Members” by Prefects. Active practitioners are those who: (i) regularly practice morning meditation, evening cleaning, nightly prayer; (ii) are given regular individual sittings by Prefects; (iii) regularly participate in group meditations; and (iv) show interest in progressing spiritually in the Sahaj Marg system. The President may, from time to time, determine whether a practitioner is active or non-active. It being understood that this is a spiritual determination the decision of the President on this matter shall be final and not open for examination or review by the [Board of Directors/Executive Committee/Committee of Management] or the members (in general meeting or otherwise) or any office bearers.
Delegate Members. General Members may be designated and appointed as “Delegate Members” by the President at his discretion. On such appointment Delegate Members shall be entitled to vote at annual general meetings and special meetings.
For the purpose of abundant clarity, General Members shall not have voting rights and shall not (unless the President otherwise directs) be included for the purposes of notices or constitution of quorum in connection with meetings of the members (including annual general meetings and special meetings); Preceptors shall have no legal status or entitlements in the Mission other than the duty to facilitate the admission of General Members; the issuance of an identity card to any practitioner shall in no way be construed as a proof of membership in the Mission; the authoritative record of General Membership and Delegate Membership shall be the Register of Members; the President may at any time instruct the Vice President to re-designate a Delegate Member as a General Member in the Register of Members and such a member shall lose his Delegate Member status with effect from the date of such instruction by the President.
The Mission shall keep in written form or any form capable of being converted into written form a current register of members (“Register of Members”) of the Mission containing the name, address, and occupation of each member, together with the date on which the person became a member and the class of each member. The Register of Members shall be maintained and updated by the Vice President under directions from the President, shall be kept at the principal office of the Mission and shall be subject to the rights of inspection required by law.
Members Are Not Agents. The management of the Mission is vested in the Board and its authorized officers acting with the approval of the President. No Member, acting solely in the capacity of a Member, is an agent of the Mission nor can any Member in such capacity bind nor execute any instrument on behalf of the Mission.
(…) Governing documents refer to the documents by which an organization is run. They are usually prepared and executed by the founders of the organization and thereafter by members of the organization. They are referred to variously as charter documents, constitutional documents or statutes. In many countries there are two sets of charter documents (a) a founding document (such as a memorandum of association in UK or a declaration in France) (b) a subsidiary operational document (such as articles of association in UK or internal regulations in France). Typically, the subsidiary document is meant to be more flexible and detailed and the bar for amending it is much lower than with a founding document. In other countries and/or for certain types of organizations, there is a single governing document such as a charter (устав) in the former Soviet Republics or a trust deed in the UK, India and other commonwealth countries. Many of the suggestions in this note relate to the Governing Documents and the language and provisions they may contain.”

Restent malheureusement bien des pays où il existe des règles d’élection trop strictes, voire d’autres aspects démocratiques particulièrement dérangeants. D’où l’option C prévue par la SRCM, où il est tout simplement envisagé de séparer la possession des actifs des autres activités de la Mission.
Dans ce cas de figure, il faut créer une structure supplémentaire, de type fondation, au seul nom de Chari pour la détention et la gestion des actifs de la Mission. Celle-ci met alors à disposition ses biens à l’organisation locale beaucoup trop démocrate aux yeux de Chari.
On notera que suite à la diffusion de cette note interne en 2008, on compte très peu d’associations sans but lucratif parmi les récentes organisations locales créées, à l’exception des SRCM du Royaume-Uni, de l’Irlande, du Népal ou de l’Etat du Jammu–et-Cachemire en Inde.
A l’inverse, une Sahaj Marg Spirituality Foundation, organisation sans but lucratif est déclarée au Département du développement économique de Dubaï le 31 mai 2004. Après la Fondation SMSF de Dubaï, une nouvelle Sahaj Marg Spirituality Foundation a vu officiellement le jour le 5 mars 2012 à Singapour. De même à Hong Kong, nouvelle tête de pont du développement de la Mission en Chine.

“Option C :
An option to be considered in countries that are particular about elections and other democratic aspects of an organization, is to separate the asset holding functions from other activities in the following manner:
Where it is structurally difficult to avoid elections and other aspects of democratic functioning in the membership organization the properties of the Mission may be held by a foundation, trust, institution or other similar single founder organization. This organization may then make available its premises to the membership organization for its activities.”

Au terme de ce long décryptage de la note interne de la SRCM, la conclusion est on ne plus simple : Chari et son organisation spiritualiste s’accordent particulièrement mal avec les principes démocratiques modernes et ne le cachent pas. Leur seul objectif est de les contourner, pour donner tous les pouvoirs à Chari, sans limites.
La relation idéalisée de Maître à disciple s’effondre, il n’y a que pouvoir de nomination, désignation et donc ségrégation ou droit de veto…
On serait tenté d’imaginer que c’est dû au rôle particulier d’un Maître spirituel, seul et unique guide dictatorial possible dans une religion ou dans ce spiritualisme. Mais l’attention accordée aux biens matériels dans cette note le prouve, la propriété (droit d’user et d’abuser) des actifs de la Mission est aussi importante que la toute puissance du Maître. Infaillible (comme le Pape), Chari se verrait volontiers à la tête d’une fondation uninominale pour gérer tous ces biens. La seule chose, c’est qu’il ne veut pas encourir de risques juridiques. Prêt à amasser et prendre tous les pouvoirs, mais pas prêt à en assumer la responsabilité…
Habituellement en démocratie, l’assemblée générale des membres adhérents à une organisation est plénipotentiaire. En spiritualité, il y a un Maître en relation d’amour avec ses disciples. Ici, cette organisation pyramidale ressemble à une entreprise avec un PDG qui réclame obéissance et service à ses salariés et engrange les bénéfices.

Source : Guidance note – Registering a local organization – 19 pages – SRCM, 12/08/2008
http://www.sahajmarg.org/c/document_library/get_file?p_l_id=57279&folderId=628266&name=DLFE-12905.pdf

Alexis

9 janvier 2010

La France aide ses voisins

Comptabilités 2004-2008 de la SRCM France
A la veille du doublement de la cotisation française, l'année comptable 2008 de la SRCM France est unique, parce qu'elle se caractérise par des dépenses exceptionnelles de près de 300 000 €. Y a-t-il un lien de cause à effet entre les deux événements ? Chari a-t-il ordonné de doubler les cotisations pour éponger ces dépenses ? Va savoir…
La SRCM France a versé 115 000 € à sa voisine italienne pour l'aider à acheter l'ashram de Milan, elle a versé plus de 150 000 € au Danemark pour l'entretien de Vrads. Et elle continue à offrir des cloches en Inde… Si les fondations SMSF de Chari, censées financer les principales acquisitions, font des difficultés pour sortir l'argent de leurs poches, force est de constater que la solidarité financière entre associations locales n'est pas un vain mot.
En résumé, les fondations de Chari accumulent l'argent sans le dépenser. Ne pouvant compter sur elles, les associations s'entraident, quitte à décapitaliser. Et Chari fait doubler les cotisations : quand il épargne, les abhyasis doivent dépenser plus. Caricature ou réalité ? C'est en tout cas l'image que cela donne.

Pourtant, le capital de la SRCM France est important et n'a pas beaucoup évolué ces cinq dernières années. Un peu plus de deux millions de fonds propres en moyenne, soit près de 2000 € par cotisant, dont un peu plus de la moitié est constitué par la valeur de ses ashrams (Paris, Nice et Montpellier). Ses placements et autres liquidités dépassent 900 000 €, presque 800 € par cotisant, soit l'équivalent de plus de dix ans de cotisations. Tout cela rémunéré à environ 3% par en moyenne sur cinq ans. Pas vraiment de quoi justifier un doublement de la cotisation depuis 2009…
L'ensemble des recettes de l'association atteint aujourd'hui environ 300 000 € (moyenne 2007-2008) et a progressé de plus de 50% sur cinq ans, tandis que les dépenses augmentaient seulement de 33% (hors dépenses exceptionnelles). Une situation particulièrement saine qui ne justifie pas plus de doubler la cotisation…
Les recettes s'élèvent à plus de 250 000 € en moyenne sur cinq ans, soit un peu plus de 200 € par cotisant. Plus de 60% proviennent des cotisations, un peu moins de 15% des ventes de livres et autres publications, et 10% des revenus des placements financiers. Le plus gros poste de dépenses concerne les frais des centres (locations de salles, entretien, chauffage, etc.), pour plus d'un tiers des dépenses hors dotations aux amortissements, alors que la part des centres dans la cotisation de base était de 15 € sur 75, soit seulement 20%...

Le nombre de cotisants, un millier en 2004, a augmenté de 25% en cinq ans. Le montant moyen de leur cotisation atteint plus de 150 € en 2008, avec une progression de 33% en cinq ans. Probablement donc pour faire face aux charges spécifiques aux centres, puisque tout dépassement de la cotisation de base revient directement au budget du centre.
S'il y a effectivement 25% de sympathisants en plus des cotisants, comme le dit la SRCM, on dépasserait donc à nouveau les 1500 abhyasis (plus ou moins impliqués) en France en 2008. Le montant total des cotisations ramené à tous ces abhyasis reste supérieur à 75 €. La solidarité financière entre abhyasis fonctionne aussi. Mais qu'en sera-t-il donc de la clôture comptable de 2009 ?
L'association n'a aucun souci financier. Son principal problème vient du fait que les dépenses des centres sont largement plus importantes que celle du national, alors que c'est ce dernier qui empoche l'essentiel des cotisations. Le montant de la cotisation est déjà bien assez élevé au regard des activités de la Mission. Ce qu'il faudrait changer, c'est la répartition entre le national et les centres.
Mais Chari en a décidé autrement, dans le sens de l'accumulation, un sens qui lui convient parfaitement. Qui donc osera rectifier s'élever contre cela ?
Alexis


Alexis a dit…La fabuleuse épopée du Sahaj Marg
2010, une nouvelle présentation du Sahaj Marg, de la Shri Ram Chandra Mission et de son gourou
La présentation privilégie une perspective historique pour bien mettre en évidence les évolutions en œuvre au sein de ce mouvement. Elle s'articule en cinq points : l'épopée du Sahaj Marg, les personnalités et courants qui l'ont marqué, la tentation totalitaire de son gourou et de ses adeptes, la multinationale Shri Ram Chandra Mission qui en résulte ainsi que son entreprise de séduction actuelle.
A retrouver sur SRCM Sahaj Marg Project : http://srcmsmproject.blogspot.com/
- L'épopée
- Les personnalités
- La tentation
- La multinationale
- La séduction

6 avril 2009

Une lettre ouverte

Lettre ouverte à la trésorière et aux membres cotisants de l'association SRCM France

La trésorière de la SRCM France vous a envoyé une notice explicative sur le fonctionnement financier de votre association. Elle vous propose aussi de "plus amples précisions" si vous le désirez. J'en profite donc pour faire quelques remarques et vous faire part de mes interrogations.

La trésorière confirme que 65 € par cotisant seront affectés en 2009 au fonctionnement national. Ce qui laisse entendre que le reliquat des cotisations restera dans les centres, soit une forte augmentation de leur budget. Cela ne signifie pas pour autant une plus grande autonomie puisque les investissements sont plafonnés à 500 €, à moins de demander une autorisation spéciale qui devra être validée aux plans national et international. Et puis Chari a bloqué tout investissement pour le moment ! Donc, vous n'avez d'autre possibilité que de louer une salle. Et si ce n'est pas le cas, vous terminerez l'exercice comptable en excédent…


Mes interrogations : Que devient l'excédent d'un centre d'une année sur l'autre ? Peut-il être réaffecté au centre ou bien est-il plus vraisemblablement aggloméré au résultat national ?
Le chiffre d'affaires de la SRCM France est d'environ 250 000 €, dont deux tiers en provenance des cotisations. Son patrimoine est supérieur à deux millions, dont largement plus d'un tiers sous forme de placements financiers (850 000 € avant la crise). C'est donc un patrimoine de près de 2 000 € par cotisant, presque dix fois plus que le chiffre d'affaires, et des placements financiers pour près de 750 € par cotisant.
Ces placements représentent près de trois fois le chiffre d'affaires, dix fois la cotisation annuelle de base avant son doublement de 2009, et permettent de payer cash trois fois l'ashram tant recherché pour le centre de Lyon…


Mes interrogations : Est-il bien naturel de doubler le montant de la cotisation quand il existe autant de réserves financières disponibles, surtout en ces temps difficiles ? Pourquoi conserver autant de réserves plutôt que d'investir ?

La comptabilité analytique mise en place par la SRCM montre que vos cotisations financent le fonctionnement quotidien habituel de l'association et des centres, que les séminaires doivent s'autofinancer et que la vente des publications n'est pas faite pour dégager des bénéfices. Les excédents permettent de financer l'entretien des ashrams existants, une participation aux achats d'ashrams en France et à l'étranger, des donations extérieures et enfin d'alimenter le compte des placements financiers.
Autant dire qu'on vous sollicite en plus de votre cotisation dès qu'il y a un séminaire ou quelque chose d'exceptionnel à financer.
Il y a quelques années, la SRCM France disait qu'elle était financée par les cotisations, les donations et les ventes de livres. C'est donc totalement faux puisque les donations partent directement à l'étranger vers des paradis fiscaux, de même que les ventes de publications bénéficiaires comme "Whispers"…


Mes interrogations : Pourquoi l'association SRCM France ne gère que le fonctionnement quotidien ? Pourquoi tout ce qui génère des bénéfices part à l'étranger ?

Chari a mis en place un fonds international, la SMSF suisse, que vous alimentez par vos souscriptions à "Whispers" et par toutes vos donations, qui échappent ainsi au budget de la SRCM France. La raison généralement avancée, c'est l'absence ou la faible taxation des fonds qui y transitent, de manière à échapper aux taxes imposées par la législation française.

Mes interrogations : S'il n'y a que cette raison, pourquoi n'avez-vous pas accès aux comptes de la SMSF suisse ? Vous n'êtes pas responsables de la législation française… à moins que l'autre raison soit justement de ne pas vous les montrer. Réclamez au moins de savoir à quoi sont destinés vos fonds ? Quelles actions ils financent et à quelle hauteur ? Sinon, pourquoi une telle opacité ?

Chari l’a dit dans son discours aux ZIC de janvier 2009, on ne cesse d’offrir des terres à la SRCM. Mais il manque de moyens financiers pour construire des ashrams ! Quelle misère, la SRCM est devenue une entreprise de gestion de biens fonciers dont elle ne sait plus quoi faire.
Mais il a peut-être enfin trouvé la solution pour transformer ses biens fonciers en biens immobiliers. L'exemple de Vrads Sande constitue une formidable promotion pour des "lieux de vie" spécifiques aux abhyasis. Ainsi l'achat de logements par les abhyasis sur un domaine qui leur est réservé permettrait de financer la création d'ashrams. Il suffit de trouver quelques investisseurs pour amorcer la pompe… qu'ils soient ou non abhyasis. Ils achêtent le terrain, construisent des logements et les revendent aux abhyasis intéressés. Une partie des bénéfices leur revient, l'autre alimente les caisses de Chari.
Des comités pour les projets immobiliers recherchent déjà activement des financements privés auprès d'investisseurs étrangers.


Mes interrogations : Quelle sera la transparence financière de telles opérations financières privées quand l'opacité des comptes de la SRCM et de ses fondations est déjà totale, hormis seulement votre association nationale ? Ne craignez vous pas quelques beaux micmacs financiers à venir quand des intérêts privés se mêleront à la spiritualité ?

Alexis

4 mars 2009

Solidarité ou oppositions ?

Cotisations françaises

Alors que la cotisation française augmente de 100% en 2009 à la demande de Chari, les dirigeants français s’efforcent vainement de faire cotiser le plus grand nombre d’abhyasis. Selon leur propre aveu, le nombre d’abhyasis non cotisants en 2008 tourne déjà autour de 25%. Cela promet de belles difficultés à venir…

A l’heure où les dirigeants ont déjà appelé les cotisations 2009, prenons un petit échantillon de 250 abhyasis issus de trois centres du sud de la France et encadrés par 12 précepteurs (environ 17% des effectifs nationaux) pour y voir plus clair.
Qu’ont-ils fait en 2008 ?
Trois quarts d’entre eux ont cotisé en 2008 : un tiers a versé le montant de la cotisation de base (75 €), un tiers a versé plus (214 € en moyenne), quelques uns n’ont versé que 30 à 40 €. Et donc un quart n’a rien versé…
Les abhyasis ne sont pas tous logés à la même enseigne, leur revenu et/ou leur implication financière est déjà disparate. Mais le montant moyen de leur cotisation s'élève à 100 €, tous abhyasis confondus, entre ceux qui cotisent et ceux qui ne cotisent pas. Et globalement l'objectif est donc atteint. Jusque là, avec 25% de non cotisants, la solidarité financière a pleinement joué son rôle.

Le doublement de la cotisation en 2009 vient déranger ce bel équilibre. Gageons que cela ne va pas motiver les plus pauvres et/ou les moins impliqués à faire un effort ? On s’achemine probablement vers une situation où près de la moitié des abhyasis ne cotisera plus alors qu’on n’en a aujourd’hui qu’un tiers qui ne paie pas ou pas assez.
A 50% de cotisants et 50% de non cotisants, la solidarité financière risque d’en prendre un sérieux coup et de se transformer en opposition. Bref, une population clairement scindée en deux : les cotisants contre les autres, les riches contre les pauvres ou bien les très impliqués contre les moins…
Et quel sera leur traitement par la Mission demain ? Différencié ou uniforme ?

Une rumeur lancée par les dirigeants laisse entendre que la part du national passerait de 60 à 65 € seulement, tandis que celle des centres progresserait de 15 à 85 €. Si cela devait se confirmer un jour, la part du national augmenterait de 8% quand la part des centres serait presque multipliée par cinq !
Un message fort à l’intention des centres ?
Rien n’est moins sûr !
A 50% de cotisants et 50% de non cotisants, le budget global risque de ne pratiquement pas augmenter, voire de légèrement régresser.
Et si les cotisations rentrent difficilement, ce qui est probable, on imagine mal que le national puisse accepter une baisse de son budget, d’où le fait que les parts respectives du national et des centres n’ont pas été arrêtées définitivement. Elles sont probablement mises en attente de la remontée des cotisations 2009.
Bref, les cotisants n’auront plus qu’à se retourner contre les non cotisants si le budget des centres ne progresse pas…
De quoi provoquer les querelles plutôt que de renforcer les solidarités !

Quoi qu'il en soit, ne rêvez pas ! L’autonomie financière n’est pas pour demain. Même si les cotisations rentraient bien, n’oubliez pas que pour investir 500 €, un centre doit en référer au national, à la SMSF et à Chari. Lequel a prononcé un gel des dépenses de la SRCM pour longtemps…

Alexis