La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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8 avril 2013

Le Sahaj Marg à la croisée des chemins


ENGLISH TRANSLATION

Peut-on succéder à Babuji ?

Dernier en date, un disciple de Kasturi, Ek abhyasi, s’interrogeait sur son blog le 22 mars dernier : Qui après Babuji ?
Extraits de l’argumentation de Ek abhyasi :
Le 8 février 1945, Lalaji dit à Babuji : “Had i filled any other person with these powers, he would have wrought havoc. But orders were only for you and therefore you have been prepared like that. These powers can’t be given to anybody even to the spiritual successors. In fact these powers are not found even in the guru of the highest grade. With creation of the universe, these powers are kept reserved. But i was the custodian of these powers.” 
Le 19 février 1947, Swami Vivekananda lui dit : “Utilization of the final destructive power (Kshaya Shakti) will be the last part of your programme at the end of the world. Resurrection will be brought by you. I mean the last finishing touch of destruction or total extinction of life will be dealt by you.” 
Une fois, Lalaji a dit à Babuji : “You cannot make your substitute because you yourself are not aware of the limits of your powers. Moreover, Spirituality is also not a subject of inheritance like another material object.”
Selon Ek abhyasi, Kasturi avait coutume de dire que “(…) while holding satsang, always wanted that abhyasis should feel attached with Babuji Maharaj. She used to call herself a creation of Babuji Maharaj. She has said on several occasions that such a big Special Personality of Babuji Maharaj has come to the world for the first time from the time of creation of universe with the only Mission of taking all back to Homeland (God)and that is the reason that He descended from Bhooma (Centre) with maximum powers possible to one in human form.” 
Babuji a dit aussi : “Kasturi has mastery on every point.” But she always used to say, “Babuji Maharaj is Infinite and one can know about Him only to the extent to which He wanted. She has said, several times, that all abhyasis should take a thought that they are getting Puja from Babuji Maharaj and not from her or any preceptor.” 

Qui à la tête du Sahaj marg et de la Mission SRCM ? 
Un Représentant spirituel, un Maître vivant, un Président ?
La question est ancienne, mais la première génération de ses disciples est en voie d’extinction, alors la seconde génération pose à nouveau la question. Kasturi est décédée récemment, les fils de Babuji ont cédé la place à ses petits-fils et Chari n’en pouvant plus a tenté de laisser la place à Patel.
Qui succède à Babuji ? Tout le monde s’interroge et chacun apporte une réponse différente. Toutes les interprétations circulent et s’affrontent actuellement sur le web.

Alors peut-on succéder à Babuji ? 
La réponse d’Ek abhyasi comme de Kasturi est simple : Babuji est la Personnalité spéciale, il est irremplaçable. Tout le monde peut le sentir dans son cœur, il suffit de l’écouter. Narayana, fils du Docteur Varadachari, tient à peu près le même discours.
La réponse de Sharad Chandra Saxena, aîné des petits-fils de Babuji, est proche. Babuji est irremplaçable, mais il a choisi Sharad et son tuteur comparse SC Kishore pour poursuivre sa mission sur terre : “He selected us and allotted the duty to promote His mission of propagating Sahaj Marg System as He founded and explained it. (…) Rev. Babuji Maharaj told that He can not appoint any one as His representative, because founder only remains as Powerful Power for His founded System.”
Babuji a dit à Sharad le 20 février 2013 (3.40 A.M. IST) : “I expect this from you. I trained you to complete the allotted work, which you and me only know”. 
Sans compter que, contrairement aux précédents, Sharad & Kishore se sont choisis un ennemi : Chari. Leur website “Reality without covering (Haqeeqat Benakaab) n’a qu’un seul but : se venger de Chari.
Les cousins de Sharad, Navneet et Puneet Kumar Saxena, fils d’Umesh Chandra Saxena, ont une autre approche. Babuji peut avoir un Représentant spirituel, mais il doit être issu d’un lignage héréditaire : “Constitution of Mission stating that the Successor Representative to be in direct line of succession” 
Héritiers de la SRCM de Shahjahanpur, ils ont fait valoir leur bon droit et leurs positions sur le web en 2007 (voir Témoignage de Navneet ainsi que SRCM de Shahjahanpur).
Navneet et Puneet ont en commun avec leur cousin Sharad un ennemi identifié : Chari.
Pour les adeptes de Chari, la réponse est limpide depuis 1984 : Chari est le président de la SRCM, le Maître vivant du Sahaj marg et le Représentant spirituel de Babuji.
A tel point que Babuji a été éclipsé par le culte de la personnalité qu’ils vouaient à leur maître vivant pendant des années.
Tout le monde s’entend sur la nécessité d’un président ou d’un manager pour la Mission, Navneet et Chari pour la nécessité d’un représentant spirituel, les adeptes de Chari seulement pour la nécessité d’avoir un Maître vivant.
Dans tous les cas, il doit y avoir un chef terrestre : Patel le successeur de Chari, Navneet ou Sharad, Narayana ou un successeur de Kasturi ?
Avec la disparition de la première génération, la seconde génération des disciples s’affronte. L’enjeu est de taille : l’avenir du système spirituel du Sahaj marg, à savoir la mainmise sur 200 000 adeptes et sympathisants et un patrimoine considérable, bien plus de 130 millions d’euros.

Le grand retour de Babuji 
A quelques jours de l’anniversaire de Babuji, force est de constater qu’on entend parler que de lui. Babuji n’est plus là mais il occupe toutes les pensées. Il n’a jamais été aussi présent, il est partout.
Après de nombreuses années où l’anniversaire de Chari a constitué la seule grande célébration internationale à Tiruppur, voilà que cette année 2013 voit revenir au premier plan l’anniversaire de Babuji. Chari aurait-il peur de ne pas tenir jusqu’en juillet ?
Malgré le culte de la personnalité de Chari en vigueur, Babuji est réapparu sur le devant de la scène avec la publication de ses murmures depuis 2005. Cette année sort le 5ème tome de Whispers from the brighter world, the fifth revelation. 
Kasturi entendait Babuji dans son cœur, Sharad reçoit aussi directement ses messages et la médium de Chari lui traduit ses propos quotidiens.
Ce qui n’empêche pas Chari d’ajouter : “(…) Because, if we have the ability to receive the messages direct, it is an astonishing fact that each one of you will receive the message in your own language (...). When you speak in a language which is no-language, in a voice that is not heard but perceived in the heart – if you are able to receive this, you are quite on the way to spiritual life leading to spiritual transformation, to the highest extents that are open to human beings. In other words, a message is a transmission. (…) So it is a strange fact that these messages, the whispers from above, what I have called as whispers from the brighter world, can be understood by anybody who has the ability to receive it direct in his heart, because then no language is necessary. (...)" (Discours de Chari le 2 février 2013, intitulé Perceiving the Essence of the Whispers, pour le 140ème anniversaire de la naissance de Lalaji).
Qui donc est le plus proche de Babuji ?
Sharad qui discute avec son gand-père, Patel qui lit ses murmures retranscrits par la médium de Chari ou bien les disciples de Kasturi qui le ressentent dans leur cœur ?
Est-ce au plus proche de Babuji de prendre la tête de la Mission demain ?

Qui pour demain ? 
Un Représentant spirituel ? Un Maître vivant ? Un Président ? Le plus proche ? Quelqu’un du même sang que lui ?
La tendance actuelle, c’est de dire que Babuji est la Personnalité spéciale, donc irremplaçable. La tendance, c’est aussi de dire qu’il faut un manager pour la Shri Ram Chandra Mission.
Même Babuji disait en 1963 à Ek abhyasi : “(…) i make preceptors because the people are in the habit of seeing some visible leader before them.” 
Il y aura donc un chef demain, et peu importe son titre.
Les protagonistes sont connus : un successeur de Chari (Patel ?), Navneet, Sharad, Narayana, un disciple de Kasturi ?
 La réponse sera apportée par les disciples et adeptes du Sahaj marg. Le courant majoritaire est celui de Chari, mais sera-t-il aussi soudé autour de Patel ou explosera-t-il dans tous les sens ? Y aura-t-il recomposition ? C’est le pari des opposants à Chari.
Mais quel degré de personnalisation est nécessaire ? Maximal comme avec Chari maître vivant ou minimal comme avec les disciples de Kasturi ?
Faut-il marquer sa différence et s’opposer à Chari comme Navneet et Sharad ou rester discret comme les disciples de Narayana et Kasturi ?
Faut-il être au plus près de Babuji comme Sharad qui papote avec lui tous les jours ou aussi éloigné qu’un Patel qui l’a bien peu connu ?
Y aura-t-il recomposition des forces en présence ? Et autour de quoi : la proximité, l’hérédité, la revanche, la personnalisation et le charisme, la discrétion ???
Autant de prétendants, autant de positions et d’interprétations différentes.
Le Sahaj marg n’a jamais paru aussi divisé qu’aujourd’hui…

Alexis

19 mai 2012

Kasturi et Varadachari contre Chari ?

Nouveau débat

Qui représente le véritable Sahaj Marg de Babuji ? Existe-t-il un Sahaj Marg orthodoxe et un autre déviant ?

Chari a imposé une domination sans partage sur le Sahaj Marg, sur le plan médiatique comme sur le plan numérique. Tant et si bien qu’on méconnaît les autres représentants spirituels de Babuji, comme s’il n’y avait jamais eu aucune alternative.
 Le Docteur K. C. Varadachari et Sainte sœur Kasturi Chaturvedi ont pourtant été les plus proches compagnons de Babuji. L’un et l’autre sont aujourd’hui décédés, mais ils n’ont pas disparu sans laisser de traces. On peut consulter leur œuvre et leurs disciples continuent de diffuser l’enseignement originel de Babuji.

Varadachari
- Biographie
- Un site internet à sa mémoire
- Son oeuvre
- Son fils K. C. Narayana, l’ISRC, et Imperience
- Le dossier d’Alexis sur Varadachari et son fils Narayana
- Le témoignage de Narayana
- Ce qu’il pense de Chari

Kasturi
- Ses écrits
- Divya Prasad
- Quelques discours
- Son célèbre discours d’avril 1995
- Un blog réservé à ses disciples
- Un autre blog tout public
- Le dossier d’Alexis sur Kasturi
- Ce qu’elle pense de Chari

Qui est orthodoxe, qui est déviant ? Kasturi, Varadachari ou Chari ?
A chacun sa réponse.

Elodie

1 avril 2011

Encore & toujours la Diaspora

-
ENGLISH TRANSLATION

Swamiji, le Sahaja Marga & l’IUSCM

Dans la diaspora des disciples de Babuji, je viens de découvrir encore un autre mouvement.
L’IUSCM (Institute of Universal Self Conciousness Movement, www.iuscm.com) est piloté par un Maître appelé Satyanarayana Chillapa (Swamiji), depuis Hyderabad dans l’Andhra Pradesh.
Professeur retraité d’université en agriculture, son enseignement spirituel s’est essaimé autour de lui dans sa profession, ainsi que dans l’Océan Pacifique, principalement en Australie où il y a plusieurs ashrams.
Sa voie spirituelle est le Sahaja Marga Raja Yoga Dhyana Gruhastha Ashram (SMRYDGA), qui suit le précepte de "Marjalla Niti". Elle repose essentiellement sur le concept de Conscience universelle, qu’il a essayé de théoriser en une jolie formule mathématique (une déformation due à son parcours scientifique ?), à découvrir ci-dessous.
Ce mouvement publie une lettre d’information périodique depuis 2006 au moins. Lalaji, Babuji et Sainte Kasturiji y sont abondamment cités (on y trouve entre autres des extraits des correspondances de Babuji et de Kasturi), ainsi que dans une moindre mesure le Docteur KC Vardachari.

On notera que le président Swamiji parle de lui-même à la 3ème personne du singulier, comme Alain Delon [célèbre acteur français "imbu de lui même"], swami étant un titre honorifique qui signifie Maître, d’ailleurs ses disciples l’appellent Master… Enfin il dit ne pas avoir d’avis sur les autres personnalités et mouvements rattachés au Sahaj Marg, ni sur ce qui les différencient du sien, mais que tous les disciples de Babuji ont autant de droits à propager son enseignement.

Lire ses réponses à mes demandes de précisions.

Alexis

26 mars 2011

Babuji parle à tous les temps

ENGLISH TRANSLATION

Babuji est la référence commune à tous quand on parle du Sahaj Marg. Qu’il s’agisse de Kasturi, la sainte du Sahaj Marg, de KC Narayana, fils du Docteur Varadachari, de Navneet Kumar Saxena, petit-fils de Babuji, ou de Chari, tous se réfèrent à Babuji. Il est LA référence incontournable ! Mais Babuji parle à tous les temps : il a parlé par le passé, il parle au présent et il parlera encore dans le futur…

De son vivant, Babuji a beaucoup parlé, il nous a laissé de nombreux écrits et il est encore dans la mémoire de quelques uns, même s’ils sont de moins en moins nombreux à l’avoir connu.
Kasturi l’a côtoyé près de 40 ans, et Chari près de 20 ans, entre 1964 et sa mort en 1983. Ils le citent régulièrement, rappelant des anecdotes parfois invérifiables. Et il arrive que la mémoire nous joue des tours. Elle est sujette à des oublis, des omissions et des déformations, volontaires ou involontaires.
Cela affecte même ses écrits puisque sa célèbre citation sur la religion, la spiritualité, la réalité et la béatitude a été tronquée de ses deux derniers éléments, puis transformée par Chari en une comparaison entre union et division. Ainsi, quand Babuji disait : « Là où la Religion s’achève la Spiritualité commence, là où la Spiritualité s’achève la Réalité commence, là où la Réalité s’achève la Béatitude commence. », la plupart du temps, la SRCM n’en a retenu que les premiers termes : « La spiritualité commence là où s’arrête la religion. » Et Chari a fini par dénaturer complètement les choses en disant : « La religion divise alors que la spiritualité unit. »
Un changement complet de sens, sans aucun rapport avec la pensée de Babuji…

La mémoire est une chose, l’interprétation en est une autre. Quoi de commun entre Narayana, Kasturi ou Chari ? Le dogme érigé par KC Narayana repose sur les écrits de son père et ceux de Babuji, notamment sur ses dix commandements. Aucune attitude dogmatique chez Kasturi qui ne parle qu’Amour, prière et méditation, immersion dans Babuji. SP srivastava en a tenté une lecture scientiste et Navneet ne jure que par le document fondateur de l’association en 1945. Quant à Chari, il a ravalé les commandements de Babuji au rang de maximes, simplifié et ritualisé l’ensemble de ses enseignements jusqu’à en être caricatural.
Quand Kasturi parle Amour, Chari répond Obéissance et service. Deux visions aux antipodes l’une de l’autre…

Babuji parle à tous les temps. Il a parlé avant sa mort, mais il s’est remis à parler vingt ans plus tard, au moins dans le clan de Chari. Depuis 2005, “Whispers from the brighter World” fait revivre Babuji grâce à une médium qui sert de canal entre lui et Chari. Et il va encore nous parler dans le futur puisqu’on nous a promis au moins quatre volumes des "Whispers". Ce que Chari n’a pas hésité à qualifier de nouvelle "Bible du Sahaj Marg" ou bien encore des "Quatres Védas du Sahaj Marg". Et maintenant, “a Whisper a day” (rubrique du website de la SRCM) distille quotidiennement un message de Babuji, daté de 1999 à aujourd’hui.
De son côté, Kasturi s’est offusquée de la sortie des "Whispers" qu'elle considère comme néfastes, car ils colportent des messages "incorrects".
Quid des dix commandements ? Est-ce que "Whispers" les remplace ?

Kasturi écoute Babuji parler à son cœur, Narayana épluche les textes de son père et ceux de Babuji. Chari fait de plus en plus souvent confiance aux paroles d’outre tombe de Babuji. Et c’est ainsi qu’il commence maintenant souvent ses discours par des citations de "Whispers". A tel point que, le 30 avril 2010 à Tiruppur, le discours de Chari à l’occasion du 111ème anniversaire de Babuji ne comportait pas moins de trois citations extraites des "Whispers".
Le phénomène "Whispers" n’est donc pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, "Whispers" a fini par dépasser Chari. Il ne s’agit plus seulement de mémoire ou d’interprétation comme avant, il s’agit d’une intermédiaire que par définition il ne maîtrise pas totalement. Et cette médium dit ce qu’elle veut, à commencer par la promotion d’une élite pour régénérer l’humanité. Quant à la capacité de Chari à la museler, elle se réduit avec le temps.
Babuji parle donc vraiment à tous les temps, mais aussi dans toutes les bouches, et pour dire n’importe quoi. La profusion des médiums en est un signe évident. Depuis Catherine Lauret qui promettait la destruction de l’Angleterre, en passant par Erin, Babuji’s messenger et AFLM…
Le Sahaj Marg n’est vraiment plus ce qu’il était ! Il a été dénaturé…

Alexis

A suivre…
Chari nous promet qu’il va changer le monde (2)

9 novembre 2010

Babuji versus Babuji

Whispers et les nouveaux avatars de Babuji

ENGLISH TRANSLATION

Babuji est décédé le 13 avril 1983. Qu’à cela ne tienne, Chari et sa ou ses médiums ont ressuscité son avatar pour délivrer la bonne parole du Sahaj Marg.
On a tout dit à propos des Whispers, les murmures d’outre tombe de Babuji comme le business du monde lumineux qu’ils engendrent. LA nouvelle Bible ou Véda du Sahaj Marg TM, ajoute Chari. Comme si cela ne suffisait pas.
Erin relève le défi, elle nous promet une autre parole, dernier avatar de Babuji, avant un autre prochain ? Après tout, pourquoi pas, on n’est plus un canular près.

Premier canular : Sahaj Marg TM contre Sahaj Marg canal historique
Quand l’Avatar de Whispers contredit Kasturi, Narayana ou Varadachari

Exemple dans Whispers du 19 avril 2001 à 14h00 (publié dans Echos d’Afrique d’octobre 2010, sur les peurs et l’argent), Babuji a dit :
« VOUS POUVEZ être tranquilles sur ce point aussi : tout est clair et propre dans les finances de la Mission. Les cotisations et les nombreux dons ne servent pas au Maître. Ils sont investis dans des acquisitions pour satisfaire les abhyasis et dans l’entretien de ce patrimoine. (…) »

Sister Kasturi dit tout autre chose. Elle rappelle que Babuji était opposé aux donations et qu’il voulait en débarrasser la Mission, mais c'est pourtant ce qui est arrivé. Lâcheté et mauvais comportements viennent avec l'argent. Elle est opposé à la sortie des "Whispers" qu'elle considère comme néfastes, car ils colportent des messages "incorrects".
C’est ce qu’elle a dit dans son interview téléphonique à Shashwat du 20 février 2009 (transcription)
De son côté, K.C. Narayana rappelle les propos de son père, le célèbre Docteur K.C. Varadachari, qui signalait à Babuji au tout début des années septante, les risques de dérives matérielles et financières de la Mission.

Un autre canular ? Erin contre Catherine ?
Pour qui roule Erin ? Pour P.R. Krishna et Chari contre tous les autres ?

Voilà donc un nouveau site internet : http://conversationswithbabuji.blogspot.com/, qui nous promet à son tour des révélations extraordinaires. Babuji parle bien aux médiums depuis l’au-delà.
Erin est une juriste anglaise, une professionnelle connue et de bonne réputation, selon Rose, qui la connaît bien.
C’est aussi la mère de Peter, boyfriend d’une jolie petite abhyasi dénommée Lucy. Curieuse, mais sans a priori aucun pour ou contre le Sahaj Marg et la Shri Ram Chandra Mission (nous dit-elle), elle a consulté les sites internet pour et contre la SRCM. Intriguée, elle a voulu en avoir le cœur net. Elle est donc allée pour la première fois de sa vie consulter une médium reconnue (qui ne connaissait rien au Sahaj Marg).

Et Babuji a parlé !

Chari a fait beaucoup de travail, du bon travail, et il n’est pas près de s’arrêter. Kasturi est une sainte, elle est sur la bonne voie et fait un excellent travail, mais ce n’est pas à elle de diriger la Mission. Les disputes doivent cesser. Beaucoup se sont égarés. Il faut retrouver l’unité. Ajay Kumar Bhatter a abandonné son poste pour des raisons politiques, de l’intimidation et un changement de voie. Catherine Lauret est une femme bien mais elle est mue par l’argent et le pouvoir, elle a pris de mauvaises décisions. C’est un homme qui dirigera demain et ce sera P.R. Krishna. Il est sur la bonne voie, le bon chemin. (Ceci est un résumé très personnel des propos tenus en anglais sur son blog)

Le canular n’est insultant pour personne, il est intelligent et il a même des accents de vérité. Alors, pour qui roule Erin ?

La suite ne saurait tarder. L’histoire est amusante. A défaut d'être prise au sérieux ?

Elodie

16 juin 2010

Ajay Kumar Bhatter a jeté l’éponge

Usé par cinq années de cogestion avec Chari, Ajay Kumar Bhatter renonce à lui succéder. Dans la foulée, Chari lui a retiré la responsabilité de l’Europe et en a profité pour démettre tous les précédents "region-in-charge", y compris son fils PR Krishna jusque là en charge des Amériques. Chari fait le ménage !

La Déclaration de Tiruppur visait un double objectif : mettre un terme aux querelles de succession et rassurer les abhyasis quant à leur avenir. La démission d’Ajay Kumar Bhatter a trois conséquences majeures : les abhyasis renouent avec l’incertitude, la guerre de succession est ouvertement relancée et la médium de Babuji et Chari fait une remarquable entrée en scène.

Les abhyasis ne savent plus qui les dirigera après la mort de Chari. Vu leur degré de dépendance, l’angoisse qui les étreint doit être forte. Certes, ils n’avaient pas tous succombé au charisme d’Ajay Kumar Bhatter qui n’en a pas beaucoup, loin s’en faut. Mais c’était quand même celui qu’avait nommé leur gourou, il fallait donc bien faire avec…

La Déclaration de Tiruppur n’a jamais réussi à éteindre complètement les hostilités entre les différents prétendants à la succession, mais elle les avait mises en sourdine à défaut de les étouffer. Une fois Ajay Kumar Bhatter hors jeu, PR Krishna, Santosh Khanjee et bien d’autres peuvent de nouveau s’affronter ouvertement, sans oublier l’arrivée fracassante de Catherine Lauret dans l’arène. On n’est pas loin de renouer avec la sombre ambiance de la fin de règne de Babuji, quand tous les coups étaient permis.

Du côté des outsiders, de Kasturi, Narayana et du petit-fils de Lalaji, il y a de quoi être euphorique. Ce n’est pas la Mission de Chari qui les intéresse mais ses abhyasis déçus et dégrisés. Alors quoi de plus favorable qu’une Mission qui croule sous les scandales à répétitions ? Plus la situation est ubuesque, plus la Mission perd sa crédibilité spirituelle et plus l’hémorragie de ses troupes risque d’être forte. Les outsiders ne pouvaient rêver mieux, la situation actuelle leur est des plus favorables.

Paradoxalement, c’est le petit-fils de Babuji qui n’en tire aucun avantage. Lui, c’est la Mission et ses richesses qu’il veut récupérer. Mais à l’inverse des autres, il ne s’est pas positionné sur le plan spirituel, mais sur la seule voie de la justice. Sa légitimité n’est donc en rien améliorée par les événements actuels qui ont cours au sein de la Mission.

Catherine Lauret avait prédit qu’Ajay Kumar Bhatter ne succèderait pas à Chari à peine six mois avant sa démission. Pour une entrée en scène, c’était parfaitement orchestré, une réussite totale. Mais attention, son prestige pourrait être de courte durée. Elle joue un jeu particulièrement dangereux. D’une part, c’est une femme et Chari a toujours dit qu’une femme ne pouvait pas devenir gourou. D’autre part, elle a annoncé qu’une guerre allait éclater entre la Chine et l’Europe et que le Royaume-Uni serait détruit en 2010, or il ne reste plus que six mois pour que cela se réalise. Enfin, en annonçant qu’elle créerait une nouvelle voie pour le Sahaj Marg, elle sous entend qu’elle prend ses ordres directement de Babuji, en court-circuitant Chari qui ne devient qu’une simple parenthèse dans l’histoire du Sahaj Marg.

Chari pourrait bien s’en offusquer et prendre des mesures radicales. D’un côté l’argent des whispers, de l’autre une médium incontrôlable, dans quel sens penchera la balance ?

Tant que Chari n’aura pas officiellement remplacé Ajay Kumar Bhatter, tout est possible. Les plus viles tractations peuvent se dérouler et les candidats les plus malchanceux pourraient se livrer aux pires exactions. Les enjeux sont considérablement plus grands qu’à la mort de Babuji. Or, si l’on extrapole à aujourd’hui ce que certains rapportent sur l’atmosphère qui régnait en 1982, Chari pourrait mourir empoisonné demain.

Quel serait alors l’avenir de la Mission ? Celui du Sahaj Marg ? Et des abhyasis ?
Alexis

2 juin 2010

Chari, Narayana et les autres

Voici quelques extraits des échanges de Soeur Kasturi avec des disciples français - toujours en février - à propos de Chari, Narayana, Srivastava et d'autres prétendants, en attendant que Cyrille en publie l'intégralité.
Soeur Kasturi remet les choses à leur place véritable. Il n'y a pas d'autre maître que Babuji, et il n'y en aura pas d'autres. C'est leur ego qui mêne tous ces prétendants.

Elodie


Abhyasi (A.) : après la mort de Babuji j'ai suivi Chari mais après quelques années j'ai senti qu'il y avait quelque chose de pas juste et je l'ai quitté.
Kasturi (K.) : Il y a une raison à cela, si Chari aimait toujours Babuji il ferait toujours son travail et un bon travail, mais dès qu'il s'est mis à penser : « ‘je’ fais le travail » et non pas c'est Babuji qui fait le travail, il a alors commencé à dévier. Très souvent j'ai entendu de sa propre bouche : « vous ne recevrez rien de Babuji, vous recevrez la transmission uniquement à travers moi » je l'ai alors quitté. Lorsque vous quittez le pouvoir du centre, comment pouvez-vous alors en recevoir l'énergie. Babuji Maharaj refusait toujours les donations, effacer même l’idée de la donation, mais Chari a commencé à accepter de plus en plus d'argent car il était de plus en plus séparé de Babuji. En spiritualité il y a une chose : le « je » est séparé du divin, Babuji disait le Divin est mien (je ne fais qu'un avec le Divin). Mais je veux vous dire une chose, que ce soit Chari ou quiconque, si cette personne commence à penser : « Je suis ceci, Je suis cela et que Babuji n'est rien », alors que comme l’a dit Lalaji : « Babuji est venu ici dans ce monde pour nous emmener tous dans le Centre » ; Donc Chari perd son temps, peut-être dans une vie peut-être dans deux vies, il aura à revenir auprès de Babuji. Si nous avons le bonheur de nous souvenir de Babuji et de ressentir que c'est Lui qui donne la transmission alors dans un temps très court nous commençons à sentir la transformation de nos pensées, de nos actions et constatons une amélioration grâce au souvenir constant du Divin et de sa présence en nous, tout ce que nous ferons nous le ferons pour Son plaisir.
(…)
Pourquoi les abhyasis acceptent-ils Chari comme maître alors que c'est la Sri Ram Chandra Mission c'est le travail de Ram Chandra ? Babuji lui a demandé de présider au travail de l’organisation de la mission, d'être un administrateur, mais pourquoi a-t-il commencé à dire je suis le Maître alors que nous ne sommes rien. Ni Babuji ni même Vivekânanda n'ont jamais déclaré : « Je suis le maître ! » et si Chari vous avait fait précepteur et que vous aviez commencé a déclarer « je suis le maître ! » vous auriez été dans l'erreur. Très prochainement il sera déchu, et la vérité éclatera, Babuji est au travail !
(…)
En ce moment il y a beaucoup de président, le fils de Varadachari s'est nommé lui-même président comme l'a fait Chari, un autre précepteur s'est auto proclamé. Mais aucun d'entre eux ne peut faire aucun travail et même si quelqu'un est à un niveau très élevé, si la permission du divin n'est pas là, le travail ne peut pas se faire. Ainsi comment peuvent-ils dire qu'ils font quelque chose alors qu'ils n'ont pas l'autorisation. Babuji prenait toujours trois jours pour préparer un abhyasi et le faire précepteur, lui donner l'autorisation pour le travail, mais j'ai vu par moi-même un nouvel abhyasi qui avait commencé a méditer sept jours avant se présenter devant Chari et être fait précepteur le soir même, il ne connaissait rien à la méthode du Sahaj Marg, c'est comme ça qu'ils procèdent. K C Narayana le fils de Varadachari fait la même chose et a créé la Ram Chandra Conscience Ness, le Dr Shrivastava également est venu plusieurs fois ici en me disant je suis le président.
Nous devons nous préparer à servir non pas à vouloir être des maîtres, c’est également un service lorsque vous parlez à une nouvelle personne de notre système,
(…)
A. : nous venons ici pour recevoir votre enseignement et pour être avec vous et Babuji la question est pourquoi aussi peu de personnes viennent vous voir ?
K. : ce n'est pas ainsi, beaucoup de gens viennent, mais séparément si vous venez par exemple durant Basant Panchami ou pour l'anniversaire de Babuji vous pourriez rencontrer beaucoup de personnes un groupe de 50 ou de 60 etc.
Mais un jour viendra, car beaucoup quittent Chari, Shrivastava ou KC Narayana parce qu'Il est le maître et ils reviendront tous aux pieds sacrés de Babuji. Chari aura lui aussi à revenir aux pieds de Babuji car il n'est pas descendu (de l’ultime) grâce aux prières de Lalaji, c'est Babuji qu'il l’a formé, de la même manière que je vais vous préparer à être précepteur, je ne suis pas le Maître c'est grâce à Son pouvoir que je vais vous préparer à être précepteur.

29 avril 2010

Bon ou mauvais Guru ?

En ce jour anniversaire, je vous propose de méditer sur cette phrase de Babuji :
Mieux vaut ne pas avoir pas de guru du tout que d'avoir un mauvais guru.
Abhyasis du Sahaj Marg, si vous avez le moindre doute, rappelez vous cette phrase et quittez son maître actuel.

Elodie

31 mars 2010

Le Sahaj Marg de Babuji est mort un mois d’Avril 1983

Avril, c’est le mois des célébrations de Babuji.
Né le 30 avril 1899 et décédé le 13 avril 1983, Babuji sera bientôt fêté de tous côtés.
Par Navneet Kumar Saxena, son petit-fils et actuel président de la Shri Ram Chandra Mission qu’il a créée en 1945. Par Chari, son successeur autoproclamé qui, sous le prétexte de multiplier ses disciples, a tant et plus dévoyé son enseignement. Par K.C. Narayana, fils du Docteur K.C. Varadachari, son plus fidèle disciple et ami, mort trop tôt pour lui succéder. Par Kasturi Chaturvedi, celle qu’il avait désignée comme la sainte du Sahaj Marg. Et par tant d’autres encore.
Aucun d’entre eux n’est d’accord. Le seul point qui les unit est leur haine respective les uns pour les autres. Voilà ce qu’ils ont fait du Sahaj Marg de Babuji. Un système spirituel qu’on se dispute et que l’on s’arrache. Il a suffit qu’il disparaisse pour que ses disciples se déchirent.
"La spiritualité unit, la religion divise" disait-il.
Il a suffit de son décès pour qu’ils transforment cet espoir spirituel en l’une des pires religions qui soit.
Où l’on ment sans vergogne, jusqu’à lui prêter des paroles de louanges pour son fils spirituel, grâce à de dangereux escrocs qui se font passer pour médium.
Où l’on s’étripe devant les tribunaux et en dehors pour la possession de richesses foncières et immobilières.
Où l’on ne rêve plus que du pouvoir sur les Hommes à défaut d’obtenir une petite place aux côtés de Dieu et de ses saints.
Voilà ce qu’ils ont fait du Sahaj Marg, une spiritualité morte le 13 avril 1983.
Requiesquat in pace.
Elodie

6 octobre 2009

Srivastava, Kasturiji, Narayana et les autres

La diaspora des seniors précepteurs
Professeur de philosophie aujourd'hui retraité, SP Srivastava a enseigné la science yogique à l'Université de Lakhimpur (Uttar Pradesh, Inde). Sa rencontre avec Babuji date de 1948-49. Il a présidé le comité de travail de la Shri Ram Chandra Mission à Shahjahanpur pendant dix ans, de 1984 à 1994, en profitant pour publier la deuxième partie des mémoires de Babuji. Ensuite, il s'est éloigné du fils de Babuji et de l'enseignement du Sahaj Marg. Il voulait abolir la frontière entre les sciences dites dures, le yoga et la spiritualité. A cet effet, il a créé une association dont la branche belge a été baptisée Shri Ram Chandra Memorial International Society Promoting Spirituality As A Science (INSPSAAS).

La Shri Ram Chandra Mission de Shahjahanpur devient vite une coquille vide après son départ. Raghavendra Rao et Ramachandra Reddy avaient accompagné Umesh Chandra Saxena dans sa tournée aux Etats-Unis en 82, mais c'était plus par opposition à Rajagopalachari que par fidélité au fils de Babuji. Le comportement d'Umesh agace et déplait. Progressivement, les seniors précepteurs prennent leurs distances. Le véritable Sahaj Marg est désormais enseigné par une nébuleuse de précepteurs répartis un peu partout à travers le pays, tel un réseau sans tête ni structure, voyageant aussi d'une communauté à l'autre, y compris à l'étranger.

Raghavendra Rao a abandonné sa place au comité de travail qu'il occupait depuis 84. Ce full précepteur reste désormais dans son ashram de Raïchur dans le Karnataka où il enseigne le Sahaj Marg de Babuji à tous ceux qui viennent le voir, jusqu'à la fin de sa vie au printemps 2006. Avec la complicité de la police, des sbires armés de Rajagopalachari se seraient aussitôt emparé de son ashram. Peu après, Suresh Kumar Makam a créé un blog à sa mémoire (http://makamsureshkumar.blogspot.com/). Le Karnataka est riche de vieux précepteurs : à Gulbarga, le full précepteur Narayan Rao, né vers 1922, poursuit encore son enseignement, tandis que le docteur Shiam Rao prend du recul avec le temps. A Bangalore, l'ancien magistrat de la Haute cour de justice, le full précepteur Vital Rao, surnommé affectueusement Judge, poursuit lui aussi son enseignement malgré son grand âge (il est né vers 1924).

Ramachandra Reddy, de son côté, abandonne aussi sa place au comité de travail et retourne à Cuddapah dans l'Andhra Pradesh. Ce full précepteur crée la Shri Ram Chandraji Maharaj Seva Trust, une structure au nom distinct de la Mission pour éviter toute querelle légale, et y enseigne le Sahaj Marg jusqu'à sa mort en 2008. Cette structure est actuellement dirigée par l'avocat TV Srinivasa Rao. Jogarao, un très vieux précepteur né vers 1913, est décédé l'année d'avant à Hyderabad.

En Europe, André Poray (né vers 1909 et décédé à plus de 90 ans) est l'un des tout premiers occidentaux à avoir rencontré Babuji. D'abord ami de Rajagopalachari, ce full précepteur de Sanary dans le Var (France) s'en est éloigné dès 80-82, lors des tournées de Babuji à Munich et à Paris. Il a alors créé une association loi 1901 dénommée "La voie de la réalité" où il enseignait un Sahaj Marg légèrement teinté de bouddhisme tibétain qu'il affectionnait tout particulièrement. Rajagopalachari lui avait d'abord enjoint de le rejoindre avant de le destituer de sa charge de précepteur, ce qui l'avait bien fait rire, tout comme les autres précepteurs.

Comme en Inde, il y a aujourd'hui des groupes indépendants en France à Lyon, Tours et Paris, dans le sud ouest et les Alpes Maritimes, mais aussi en Espagne à Barcelone, ou bien encore en Suisse. Chaque année, une rencontre européenne est organisée en octobre à Sanary. Ces disciples de Babuji reçoivent de temps à autres la visite de ces grands précepteurs, ou bien vont à leur rencontre en Inde au gré de leurs déplacements. Fin 2008, Cyrille Roux sortait de l'ombre pour s'exprimer sur le web et faire connaître l'existence de leurs groupes. Pour quelles raisons ?

Kasturi et Narayana, à l'inverse des précédents, ont toujours pensé que Babuji avait préparé Rajagopalachari pour lui succéder à la présidence de la Shri Ram Chandra Mission. En conséquence, ils n'ont jamais suivi son fils Umesh. En revanche, ils refusent à quiconque le droit de se proclamer représentant spirituel de Babuji, comme le fait aujourd'hui Rajagopalachari.

Kasturi Chaturvedi, full précepteur et "sainte" du Sahaj Marg selon les propos de Babuji, a fait sa rencontre en 1949. Depuis Lucknow (Uttar Pradesh), elle enseigne le Sahaj Marg de son maître intemporel dans une grande indépendance vis-à-vis de la Shri Ram Chandra Mission, étant toujours restée à l'écart de sa gestion administrative.

Le 30 avril 1995, elle prononce un discours mémorable à Madras devant Rajagopalachari et 12 000 de ses adeptes où elle reconnaît d'abord que Babuji a préparé Rajagopalachari pour être son représentant spirituel et le président de la Mission, ajoutant même que Babuji lui a dicté sa déclaration de nomination de Rajagopalachari à la présidence - c'est cette prise de position de Kasturi qui aurait entraîné le retrait d'Umesh en 84 et la nomination de Srivastava à sa place, dans le but d'éviter un possible éclatement de la Mission. Mais après cette introduction, toute la suite de son discours se focalise sur le fait qu'elle ne peut plus accepter l'idole Rajagopalachari que ses adorateurs ont fabriquée avec leur propagande.

Interviewée au téléphone par Shashwat Pandey le 20 février 2009, elle affirme désormais que Rajagopalachari n'est pas le maître de la Shri Ram Chandra Mission, mais seulement son manager. Elle prétend maintenant qu'elle n'a jamais vu sa lettre de nomination et que le seul maître de la Mission est Babuji. Elle dénonce ensuite de manière très policée et néanmoins acerbe tout ce que fait Rajagopalachari (célébrations de mariages, grands ashrams, appels à donations, publication de Whispers, etc.). Elle dit aussi qu'elle sait que tous les ashrams créés du temps de Babuji ont été repris de force par les partisans de Rajagopalachari, qu'un procès l'oppose aux descendants de Babuji, tout cela parce qu'il y a beaucoup d'argent en jeu, d'où l'évolution actuelle de la Mission qu'elle regrette et qu'elle a donc quittée. Malgré cela, Kasturi étant une personnalité qui fait autorité au sein de la mouvance du Sahaj Marg, Rajagopalachari l'a conservée sur sa liste de précepteurs. Elle ajoute aussi que Lalaji n'a rien à voir avec le Sahaj Marg, l'un de ses collaborateurs ajoutant que Lalaji c'est le Santmat.

Ses collaborateurs Akshat Gupta et Pandit Ji Somesh ont créé un blog à sa dévotion en novembre 2006 (http://kasturibhenji.blogspot.com/), réserv�� à ses seuls membres depuis le printemps 2009. On peut retrouver une présentation de ses bouquins sur http://kasturibhenjibooks.blogspot.com/ et quelques uns de ses discours sur http://kasturibhenjitalks.blogspot.com/. En France, après Cyrille Roux, ce sont aussi Denise et Jean-François Mincet, originaires de Tours et exilés au Canada, à Victoria en Colombie britannique, qui évoquent fin 2008 les groupes qui lui sont liés, la traduction de ses textes, etc. Pourquoi sortent-ils de l'ombre maintenant après 25 ans de silence ?

Après Babuji et Kasturi, le Docteur KC Varadachari (14/08/1902-30/01/1971) est sans doute l'une des plus grandes personnalités historiques du Sahaj Marg. La rencontre entre Babuji et le Docteur Varadachari date de 1955 et se transforme vite en une profonde amitié. Titulaire de la célèbre Chaire de Vivekananda à l'Université de Madras, ce professeur de philosophie de Tirupati (Andhra Pradesh) crée le Sahaj Marg Research Institute en 1965 et contribue ainsi largement à la diffusion du Sahaj Marg auprès du grand public et à son ré ancrage hindouiste autour du raja-yoga. Mais en 1970, il alerte Babuji sur les risques de dérives du Sahaj Marg dus à son expansion.

Karumbur Chakravarthy Narayana est son troisième enfant, né le 11 juin 1939. Il a rencontré Babuji chez lui pour la première fois en 1955 et a été introduit au Sahaj Marg en décembre 1956, à l'âge de 17 ans. Babuji lui a demandé en 79 d'épauler Rajagopalachari après sa mort dans sa tâche de président de la Shri Ram Chandra Mission, ce qu'il effectue jusqu'en 91. Il a même repris en 89 la tête du Sahaj Marg Research Institute créé par son père. Mais il finit par le quitter pour fonder l'ISRC (Institute of Sri Ramchandra Consciousness) à Hyderabad en août 1991. Il lui reproche de développer un culte de la personnalité malsain au travers des concepts de maître vivant et de représentant spirituel de Babuji, ce qu'il n'est pas.

Avec l'ISRC (http://www.sriramchandra.org/), KC Narayana enseigne un Sahaj Marg fortement emprunt des idées de son père Varadachari, le Pranahuti Aided Meditation. L'ISRC compterait environ 150 instructeurs, pour la plupart en Inde ou aux USA, deux d'entre eux résident en France. Il a aussi créé son propre centre de recherche et de formation baptisé Imperience (http://www.imperience.org/) ainsi que sa propre Fondation Sahaj Seva Samsthan (http://www.sahajsevasamsthan.org/), qui gère un hôpital, des écoles et la fabrication de divers produits.

Présents sur le web depuis fort longtemps, l'ISRC et Narayana ont aussi créé un website dédié uniquement au Docteur Varadachari (http://drkcv.org/), ce que l'on peut aisément comprendre en raison de sa notoriété. Mais le 23 juin 2008, c'est un website auto promotionnel de Narayana qui voit le jour (http://www.kcnarayana.org/), contredisant par les faits un enseignement soi-disant centré sur Babuji et totalement dépersonnalisé. Ainsi il n'hésite pas à nous lister ses qualités, à citer les propos louangeurs de Babuji à son égard, preuves à l'appui, et nous parle de sa carrière et de sa famille… Bref, tous les ingrédients de la personnalisation de la spiritualité façon ISRC sont maintenant en place !

Récapitulons. Aujourd'hui, avec les disparitions des uns et des autres au fil du temps, il ne reste donc plus guère que les petits-fils de Babuji, Navneet et Puneet Kumar Saxena, à la tête d'une Mission devenue virtuelle depuis la prise de l'ashram de Shahjahanpur, en procès contre la Mission californienne de Rajagopalachari. De la diaspora des seniors précepteurs, restent aussi les full précepteurs vieillissant Kasturi à Lucknow, Narayan Rao à Gulbarga et Vital Rao à Bangalore, avec une multitude de communautés éparses en Inde et à l'étranger, sans oublier la très structurée ISRC de KC Narayana. De son côté, Rajagopalachari semble plus ou moins bien manipuler le dernier fils vivant de Babuji à Shahjahanpur, Sarvesh, ainsi que le petit-fils de Lalaji, Dinaysh, à Fatehgarh.

Alexis

16 septembre 2009

La descendance de Babuji et la SRCM de Shahjahanpur

Shri Ram Chandra Babuji de Shahjahanpur (30/04/1899-19/04/1983) a eu cinq enfants, trois garçons nommés Prakash, Umesh et Sarvesh Kumar Saxena, et deux filles nommées Smt Maya Indira et Smt Chaya Saxena.

Babuji fait figurer son jeune fils aîné Prakash dans la liste des membres fondateurs de la Shri Ram Chandra Mission, quand il dépose ses statuts en 1945. En 1980, Umesh part en tournée aux Etats-Unis avec deux full précepteurs de son père, Raghavendra Rao et Ramachandra Reddy, sans aucune délégation de Babuji. Le 16 avril 1982, il désigne secrètement son fils Umesh comme son successeur dans un courrier qu'il lui adresse. Pourtant, tout le monde s'accorde à dire que les enfants de Babuji ne participaient pas aux méditations collectives hebdomadaires et n'ont jamais montré aucun signe d'intérêt pour les choses spirituelles jusqu'au début des années 80.

Babuji décède le 19 avril 1983. Au comité de travail qui se réunit dans la foulée en juillet suivant, Prakash présente son propre fils Sharad pour succéder à Babuji. Cette demande est rejetée par le comité qui accepte en revanche Umesh et sa lettre de nomination secrète en février 1984. La famille ouvre alors une bataille juridique contre Rajagopalachari qui prétend aussi à la succession, sur les thèmes de la présidence de la Shri Ram Chandra Mission et des propriétés qui lui sont rattachées.

Ils rappellent les statuts de la Shri Ram Chandra Mission qui stipulent que son siège est à Shahjahanpur et que son président hérite du poste en droite ligne de succession, ce qu'ils traduisent par "liens du sang". Ils ajoutent que la prétendue lettre de nomination de Rajagopalachari est un faux parce qu'elle est antidatée, ne fait aucune référence à Lalaji ce que jamais Babuji n'aurait pu faire, de même que la formule "président du système du Sahaj Marg" ne signifie rien et que le canadien Donald Sabourin, le soi-disant témoin de cette nomination, ne pouvait être présent à cette date.

Courant 84, l'état de l'Uttar Pradesh instaure l'obligation légale, pour les organisations déclarées comme la Shri Ram Chandra Mission, de la tenue d'élections pour désigner leurs présidents. A l'issue du vote, SP Srivastava est élu. D'après le fils d'Umesh Chandra Saxena, Srivastava a été nommé président du comité de travail et BD Mahajan son secrétaire, pour éviter une explosion du mouvement, en raison des déclarations de Kasturi favorables à Rajagopalachari. L'ashram subit une première tentative avortée de reprise par la force du fait du clan de Rajagopalachari en 88.

En 1994, Umesh Chandra est élu président à la place de SP Srivastava, et KV Reddy devient le secrétaire de la Mission. En 97, une nouvelle tentative de reprise en force de l'ashram échoue. Umesh se promène armé dans l'ashram. En 98, l'un de ses précepteurs, parti aux Etats-Unis le représenter, ouvre un website intitulé 'sahajmarg.org'. Cela donne lieu à une querelle supplémentaire avec le clan de Rajagopalachari. La Commission d'arbitrage américaine sur les noms de domaines rend un avis favorable en faveur du clan d'Umesh en 2000, mais le site est abandonné en raisons des pressions exercées par le clan de Rajagopalachari.

Umesh Chandra Saxena décède le 3 novembre 2003. Son fils Navneet Kumar Saxena est désigné président le lendemain, KV Reddy est confirmé à son poste de secrétaire. Le clan de Rajagopalachari tente sans succès de s'emparer à nouveau de l'ashram quatre jours plus tard, le 7 novembre. Du coup, on n'entre plus facilement dans l'ashram, même sur recommandation express. Jusqu'à ce qu'il soit finalement repris le 2 avril 2006 par le clan de Rajagopalachari qui place à sa tête Sarvesh, le frère d'Umesh. Le procès se poursuit toujours, d'appel en appel, mais Navneet décide alors de s'exprimer aussi sur le web en janvier 2007, d'abord sur des blogs puis en créant son propre website 'srcmshahjahanpur.org'. Cette fois, la commission d'arbitrage indienne tranche en faveur du clan de Rajagopalachari en juillet suivant.

Aujourd'hui fin 2009, Prakash et Umesh sont décédés. La femme de Prakash assiste aux satsanghs conduits par Kasturi à Lucknow. Sarvesh, qui figure sur la liste des précepteurs de Rajagopalachari, ouvre l'ashram de Shahjahanpur à tous ceux qui le souhaitent. Le frère de Navneet, Puneet, ainsi que sa mère ont enregistré leurs témoignages contre les méthodes du clan de Rajagopalachari dans des vidéos tournées par Shashwat Pandey. Et on attend toujours l'issue du procès…

Alexis

14 août 2009

Successions entre gourous

On parle beaucoup de la succession controversée de Babuji, celle de Lalaji n'est guère plus brillante. Plusieurs de ses disciples ont créé leurs propres organisations, les Ramashram Satsang. Lalaji lui-même a hésité pour désigner son successeur, entre son neveu Brijmohan Lal clairement recommandé par Huzur Maharaj et son propre fils, Jagmohan Narain, qu'il semble lui avoir privilégié.
Bref, on a aujourd'hui plusieurs courants, les Ramashram Satsang issus des principaux disciples de Lalaji, la lignée soufie NaqshMuMRa des descendants de Lalaji et les organisations qui se rattachent au frère de Lalaji (Raghubal Dayal)et à ses enfants (Brijmohan et Radhamohan Lal), c'est-à-dire Akhil Bhartiya Santmat Satsang en Inde et le Golden Sufi Center en Californie, pour ne parler que des principaux…
Sans parler de la SRCM, Babuji ayant eu la conviction intime d'avoir été désigné par Lalaji après sa mort ! Cela fait vraiment beaucoup de successeurs pour Lalaji… tout comme il y en a beaucoup qui se réclament aujourd'hui de Babuji.
La principale différence c'est, semble-t-il, qu'il n'y a eu ni procès ni tentatives d'empoisonnements. Mais les enjeux de pouvoir et d'argent étaient bien moindres à l'époque, il y avait beaucoup moins de disciples et beaucoup moins d'argent. Ceci explique sans doute cela…

La renommée, le pouvoir et l'argent attirent les convoitises et compliquent toujours les successions. C'est une loi de l'Histoire, valable aussi bien chez les gourous religieux ou spirituels que chez les politiques.
Le leader, de son vivant, écrase de son autorité tous ses lieutenants, de peur d'être un jour supplanté. A sa mort, il n'y a pas de successeur évident qui s'impose, puisqu'il a fait le vide autour de lui. Donc tout le monde se précipite sur le gâteau qu'aucun ne veut partager. Les querelles éclatent, la guerre de succession peut commencer…
C'est une loi de l'Histoire, peut-être même une loi de la Nature. Et les gourous n'en sont pas plus exempts que les autres ! Le pouvoir a ses raisons…
Plus le leader était grand, plus il est difficile de lui succéder. Lalaji n'était pas un géant, Babuji n'était pas un nain.
Pour Chari, on aura bientôt la réponse. Mais quand on voit les positionnements actuels des uns et des autres, cela laisse déjà augurer un avenir troublé. Et ce n'est pas son successeur désigné, Ajay Kumar Bhatter, qui y changera quelque chose. Ce n'est qu'un pantin nommé là pour calmer le jeu des prétendants qui ne peuvent plus opérer au grand jour. Sa légitimité s'éteindra d'elle-même après la mort de Chari. Une légitimité s'acquière, elle ne se décrète pas...
Chari serait-il donc un Grand ? Il suffit de répondre à cela : a-t-il de la renommée, du pouvoir ou de l'argent ? Evidemment, il ne s'agit pas du tout de spiritualité, mais de leadership uniquement !

Quand donc a-t-il été question de spiritualité ? L'histoire du Sahaj Marg n'est pratiquement rien d'autre qu'une histoire de leadership, au moins depuis 1974…

Alexis

30 juillet 2009

Il était une fois un père qui avait trois enfants

"Pour ce qui est de Chari.. sa position , après le décès de Babuji n'a été contesté ni par Kasturi, ni par Narayana ( quelque soit le mot que l'on donne à cette fonction )

Ensuite , Narayana a quitté la SRCM ( en 1992 ) suivi par Kasturi .( 1995 )

Lorsqu'on fait cette lecture des évènements, on perçoit le côté humain du processus :

1 / Babuji s'est trompé en confiant la SRCM à Chari

2 / Narayana et Kasturi se sont trompés en suivant Chari

Mais, il y a un espèce de - sacrilège - de déclarer que Babuji a pu se tromper... ! Pourtant il était - aussi - humain ... comme nous tous .Alors plus de 20 ans après on décortique les discours ... on accuse les abhyasis ( c'est vous qui avez fait ce Chari là ), même si ce n'est pas faux, cela me semble partial ...Si on transpose ce raisonnement à un dictateur ( Hitler, Pinochet ) cela ne nous mènera pas très loin ..

Je pense que la vérité est très humaine :

- Un père avait trois enfants ( dont un qui était son préféré pour la conduite des affaires ), le préféré a pris la succession du père ( nommé par lui .. ) , sachant que c'était un commercial , il a pris l'affaire familiale spirituelle comme une entreprise... il est maintenant présent sur tous les continents ( bref.. la réussite ! )

Sa soeur et son autre frère ont pris leurs distances. - avec lui et entre eux -...( en prétendant détenir le message du père dans toute sa pureté originielle ! ) Comme si c'était possible ... !

Et le préféré , a plus de 80 ans , fait un discours en disant : " On a priviligié la quantité sur la qualité " . Comme si c'était un scoop .. ! Quand on entend le Président des U.S.A dire : " J'ai foiré .. ! ", on attend que le chef d'une organisation spirituelle puisse faire un retour sur lui et dire la même chose . Mais ce n'est pas possible, car dans les hautes sphères il se développe un ego tellement subtil que ce simple constat est impossible .

Narayana répand l'enseignement de Babuji suivant sa personnalité ( son côté humain ), et je suis sûr que Kasturi fait de même.

Sachant que le côté humain restera jusqu'à la fin , je ne crois pas que l'on puisse répandre l'enseignement de Babuji dans toute sa pureté originelle... !

Voilà rapidement le fruit de mes réflexions ! "

J'ai fait un copier coller d'un mail adressé le 10 Juin 2009 à une personne qui méditait ( Sahaj Marg ), et qui m'affirmait que cet enseignement était l'enseignement de Babuji dans toute sa pureté ... !

Peter

29 juillet 2009

Les courants du Sahaj Marg

J’ai été interrogé voici quelques temps par un internaute belge sur la manière de contacter un groupe non sectaire enseignant le Sahaj Marg : « Je suis à la recherche d'un groupe français ou belge non sectaire enseignant le Sahaj Marg et totalement indépendant de la Shri Ram Chandra Mission. »

Je ne répondrais pas ici en donnant des contacts, mais en essayant de faire le point sur les divers courants qui se réclament du Sahaj Marg, en laissant à chacun le soin de déterminer s’il s’agit ou non de groupes sectaires. D’ailleurs, le Sahaj Marg ne porte-t-il pas en lui-même les germes du sectarisme ? La vigilance doit être permanente…

Le courant le plus répandu est la Shri Ram Chandra Mission de Chari, c’est celui qui fait l’objet des plus importantes questions en matière de sectarisme. Pour ma part, je dirais en un mot que son gourou Chari cultive une dépendance malsaine de ses adeptes dans un but qui semble n’avoir d’autres objectifs que la recherche du pouvoir et de l’argent.

Son opposition la plus marquée est dirigée actuellement par le petit-fils de Babuji, à la tête de la SRCM de Shahjahanpur, en conflit juridique avec Chari pour la détermination du véritable patron de la SRCM et du Sahaj Marg depuis la mort de Babuji. D’après de nombreux témoins, les enfants de Babuji ne se sont intéressés à sa doctrine que dans les dernières années qui ont précédé son décés, ce qui laisse dubitatif sur leur véritable intérêt. L’opportunisme financier pourrait y avoir une place de choix.

Un autre courant plus confidentiel mais très structuré est celui de KC Narayana, fils du Docteur KC Varadachari (fidèle parmi les fidèles de Babuji), qui a pris ses distances d’avec la SRCM de Chari depuis 1991. L’ISRC enseigne le Sahaj Marg, sous la double influence de Babuji et de Varadachari, un peu partout à travers le monde.

Un dernier courant plus informel gravite autour de la personnalité de Kasturi Chaturvedi, déclarée Sainte par Babuji lui-même, à Lucknow. Sa position vis-à-vis de Chari et des descendants de Babuji fluctue au cours du temps, mais elle se réclame dans la plus pure tradition du Sahaj Marg de Babuji.

Ces deux derniers courants paraissent moins importants, moins conflictuels que les précédents et donc, probablement, plus fidèles aux enseignements de Babuji. Ce sont aussi les plus difficiles à contacter puisque moins bien représentés, mais ils sont présents sur le web pour ceux qui cherchent bien. Leur éventuelle croissance dans un avenir plus ou moins éloigné les amènera aux mêmes risques de dérapages que les précédents, il ne faut pas se leurrer.

Enfin, il faut citer les multiples groupuscules répandus un peu partout, issus de l’enseignement de Babuji, qui n’ont suivi aucune personnalité particulière du Sahaj Marg, qui poursuivent à leur manière l’enseignement qu’ils ont reçu et qui deci delà vont à la rencontre de vieux précepteurs remarquables. Peut-être sont-ils finalement les moins aliénés de tous…

Reste la question, à mes yeux essentielle : a-t-on vraiment besoin du Sahaj Marg pour méditer ?


Alexis

4 juillet 2009

Précisions

Voici la réponse de Shashwat aux questions d'Alexis :
K. C Narayana was part of the meeting of Feb 84 and as well as june 83, kasturi was never part of administrative block of SRCM.

Narayana opposed Chari's nomination letter and was part of the meeting held in Feb 84 as well, which rejected the claim of both Chari and Sharad Saxena.

This information is available in the working committe meeting document which i had uploaded previously, but due to lack of space i have only important documents online. (I have to spend more money to buy more space, I am already paying a hefty sum per month for the site.)

Prakash was never a candidate for president of SRCM, i don't know from where this information has come out, but as far as I know, Prakash was never a presidential canditate for SRCM, on the contrary Prakash Saxena was the founding member of SRCM and his name is present in the list of founding members in the original constitution of SRCM (at number 11). see documents section of my site for more details.

First meeting which was held immediately after the founder died was on 10 June 1983, in this meeting two people presented their candidature for president of SRCM.

One was from chari and other one was from sharad saxena, son of prakash chandra (who was a founding member and not a candidate).

No decision was taken in the meeting of june-10-83, but it was agreed that decision will be taken in the next meeting.

Chari called everyone one by one and asked them to either accept him or leave the mission. (Manbhawati Devi was one such person who was called by Chari, she rejected Chari).

I Hope this is clear now, although most of this has already been cleared by Puneet saxena, (interview is available on youtube).

I will summarize it as:-

1. Founder died on 19th April 1983.

2. Meeting of working committee of SRCM was held on 10th June 1983, in which P. Rajagopalachari and Sharad Saxena presented their claims for nomination. (Umesh did not present his claim in the first meeting) no decision was taken at that time, it was agreed in the meeting that both the claims will be examined and decision will be taken in next meeting.

3. P. Rajagopalachari started influencing members. between 1st meeting and second meeting (according to Manbhawti Devi).

4. During this period, Umesh Chandra presented his claim.

5. Second Meeting (scheduled in 10th June 1983 meeting) took place on 6th and 7th Feb 1984 (two days).

6. In this meeting all the 3 claims were examined and Umesh Chandra was declared as president as his nomination letter was considered to be genuine by the members of the working committee.

Following people were present in the meeting:-
1. Mr. P.C Chaturvedi (Chairman of the meeting)
2. Mr. P.C Saxena.
3. Mr. B.M Heble
4. Mr. R. Rajagopalachari
5. Mr. R.L Mimani
6. Mr K.V Subba Rao
7. V.R Vipat
8. Dr. S.P Shrivastava
9. Mr. K.C Narayana

http://www.freedom2think.org/documents/minutesofwc1984.pdf
7. After this meeting, S.A Sarnad (who was appointed secretory of SRCM in 1982 by the founder) circulated the appointment of U.C Saxena as president of SRCM on 15 Feb 1984.

8. P.C Chaturvedi who was chairman of the committee which appointed Umesh Chandra Saxena as president of SRCM is father of Kasturi Chaturvedi, (who some say drifted towards Chari, then moved away from him) but while talking to me, she did not mention that she ever endorsed Chari's nomination as president, she told me that Chari was never appointed as President of SRCM, which is consistent with the resolution adopted in 1983-84 meeting's.

What followed there after is legal battle, which is continuing even today.

9. According to K.V Reddy, who was overseas secretory of SRCM since 1980, K.C Narayana was neutral till 1991, started his own group ISRC with a commitment to umesh chandra that his group will be merged in his, once the legal skirmishes are over.

Regards
Shashwat

29 juin 2009

Nouveaux témoignages

Shashwat Pandey vient de publier sur son blog le compte rendu de nouveaux témoignages de senior précepteurs sur ce qui s'est passé au début des années 80, avant et juste après la mort de Babuji.
Il s'agit du témoignage de K.V. Reddy, ancien responsable "oversea" et actuel secrétaire de la SRCM de Shahjahanpur ; du témoignage de Manbhawati Devi, une disciple de la première heure de Babuji ainsi que du témoignage du petit-fils de Lalaji, Dinaysh Chandra.

Elodie
Sometime back during my last visit to India i spoke to kasturi Chaturvedi (download interview) wherein I asked her how is it possible that a person like babuji could appoint a person like P. Rajagopalachari as president of his organization. Her response was "If you can think like this, then babuji was a special personality".
In nut-shell, she said, babuji did not appoint Chari as president of Sahaj marg. Since then i was trying to find the truth as what has led to downfall of sahaj marg, during this quest, recently i spoke to two prominent person's who were very active during 1980-1990.
First person i spoke to was K.V Reddy, who was appointed overseas secretory of SRCM in 1980 and Manbhawati Devi, who was a close disciple of babuji (founder of this mission).
K.V Reddy was the chairman of the function held in Paris in which Manbhawani Devi was present with babuji and informed us of the first hand account as what all happened there at that time.
K. V Reddy is the current secretory of SRCM (Navneet group). He was made overseas secretory of SRCM by founder of sahaj marg system, and was chairman of conference held in Paris-france, which was the last overseas conference attended by the founder.
In this conversation, Mr. K.V Reddy, who is part of sahaj marg system of meditation since 1976 onwards, explains the character of P. rajagopalachari, he explains that chari was very "possessive", and wanted to become president of SRCM at any cost, he was presenting himself as president of SRCM, while founder was healthy and was functioning, his activities such as attempting to break the mission and shift operations to Chennai (then Madras), made babuji to remove him from the post of secretory of SRCM for indian affairs in 1982. Chari wrote this letter in response to his removal from SRCM. At that time overseas secretory was K.V Reddy and secretory for indian affairs was P. Rajagopalachari, after removal of Chari, S.A Sarnad was made secretory of SRCM for Indian affairs, and chari was asked to leave.
After his removal from the post of secretory Chari was furious as he has been presenting himself as president of SRCM before abhyasis of south India and international abhaysis .
Chari purchased the tickets to paris on his own, and while in flight exchanged the boarding pass with kanshiram, who was given the seat next to babuji, chari somehow manipulated Kanshiram and sat next to babuji in flight.
Mr. K.V Reddy also informs that babuji was quite healthy while he was boarding the Air India flight to Paris, he walked till the aircraft himself, but when he reached paris, babuji was semi-conscious, initially they thought that it may be jet-leg, but later when kanshiram told everyone that as how chari was eager to sit next to babuji and in a way forced him to exchange boarding pass, convinced everyone that something was fishy about it.
While in france, no Indian other than K. V Reddy and Mrs. Manbhawani Devi Aggrwal were present around babuji during his stay in Paris, Andre pory and other europiens were more close to babuji than Chari. We are also informed that babuji did not gave personal sitting to members in Paris (barring two occassions), but this job was delegated to K.V Reddy, (the statement which was read in the hall by S.A Sarnad had K.V Reddy's name).
K.V reddy also informs that Babuji said that chari should not be allowed to come near him, as he has already poisoned him once.
Same sentiments were echoed by Manbhawati devi also, she in an interview to me said that babuji was very upset on Chari, while in france, and did not wanted to even see him around.
While in france, Chari collaborated with some danish woman's, and started spreading the rummer that babuji has appointed him as the president of SRCM as babuji has now become old, (This information was given to K.V Reddy by a denish lady)
Chari was spreading this rummer that he has become president of SRCM, even before babuji expired.
According to Manbhawati Devi (who was present in the Paris conference and was in the room with babuji) Kanshiram abused and scolded Chari very aggresively, as Kanshiram was of the opinion that it was Chari who tried to poison babuji, moreover, Manbhawati Devi also said that babuji was very upset on Chari, she narrated a specific instance wherein once in Shahjahanpur babuji asked her to sit in a car which was suppose to take him from his home to the ashram, Chari who was there told her that there is no room in the car and she cannot sit, at this she returned, and babuji when found that she was coming back asked her why she is not in the car, to which she replied that Chari has said that there is no room in car, at which babuji also returned and did not sit in the car, Chari then apologized, and babuji sat next to Chari, who was driving the car, and Manbhawati devi sat behind the car, but she said, babuji did not even looked at chari once.
She has also informed us about numerous incidences where Chari did not allowed babuji to even go for toilet or to brush his teeth, but forced him inside a room and made abhyasis enter the room one by one.
She was very sadden to see the condition of babuji, when chari was around.
Manbhawati devi further stated that Chari opposed the idea of babuji where he created zones for proper management of mission, on Chari's behest, some members from Chari group approached babuji and said that they are not comfortable with the concept of zone's presented by babuji, they threatened to leave the mission if this idea of zones was not dropped, babuji asked them to leave the mission, and this proved to be the beginning of difference between chari and babuji.
Manbhawati devi also informs us that babuji was quite concerned about Umesh Chandra and his well-being, babuji's attachment towards Umesh Chandra became stronger when his youngest son Sarvesh Chandra Saxena left babuji's home and started living in his wife's home.
All in all, Manbhawati devi has stated that Chari was not appointed representative of babuji, infect, she said that when babuji's signed papers where stolen babuji asked her to find out where those papers had gone missing, as he was afraid that someone might mis-use them.
Manbhawati devi has also refuted claim of Chari that babuji use to call abhyasis PIG's (see here), she also said that babuji was very much against the concept of marriages inside the mission, on the contrary babuji advocated that everyone should get married in his/her own caste (a practice still prominent in India).
All interview's of manbhawati devi can be downloaded from following location (interview is in hindi)
However, all members of the working committee of SRCM in 1983 rejected nomination letter presented and circulated by P. Rajagopalachari, soon after the death of babuji, primarily because the nomination letter presented by Chari stated that Chari has been appointed "president of sahaj marg system" and not of Shree Ram Chandra Mission, whereas there cannot be any president of sahaj marg system, but president can be for "Shri Ram Chandra Mission". Sahaj marg system is the name of a meditation method and is not an organization or a society which can have any president.
Everyone who was in sahaj marg at that time knew that sahaj marg is a meditation method, and hence there cannot be any president of sahaj marg system.
For clarity about this consider an example:- A person can become president of an organization and not of a product, to understand it better, Bell canada is a telecommunication company in Canada, which offer "broadband services" to its customers, can anyone become president of broadband technology?? and not of Bell canada? Can a person, who registered the company appoint someone as president for the services which the company offers and not for the company itself?
Based on this, and the evidence that signed letter heads were stolen from the office of SRCM, Chari's claim was rejected and nomination letter of Umesh Chandra was accepted, which was then circulated by the then secretory for internal affairs of SRCM, S.A Sarnad.
S.A Sarnad was made secretory after removing P. Rajagopalachari, on 28th july 1982 by babuji (founder of this system). Chari's removal was effective via Letter number P/60-2780 of of the mission , the letter in the link clearly states that S.A Saranad has been appointed as secretory of the mission. (June 28 1982)
One thing which we are very much sure of is that babuji was very upset on chari, to the point that he did not even wanted to see him around.
Dinaysh kumar saxena, (grandson of lalaji) voiced a similar opinion, but later he requested me to remove his interview from internet, (his detailed interview is now removed from this blog) as he was afraid that if he opens his mouth he may also meet the same fate (un-natural death) as Umesh Chandra has met, his admission can be found below.
Dinaysh Chandra has not yet asked me remove this confession. as and when i get request from Dinaysh Chandra to remove this, I will have no option but to remove it.
In essence mystery around Chari's nomination, and his subsequent hostile takeover of
SRCM has begun to give way to clarity.
We now know (from 3 different sources) that babuji was not at all happy with the activities of P. Rajagopalachari, so much so that he removed him from all administrative activities of SRCM, and did not liked his presence.
Manbhawati Devi, had given an example for this, she said, that babuji was preparing a preceptor, who was suppose to leave shahjahanpur later that day, Chari told babuji that his remaining two sitting he will give, babuji refused immediately and asked chari not to give sitting to that person.
We also now know that P. Rajagopalachari was very possessive about his position in SRCM and had already declared himself as president of SRCM while babuji was still alive.
Later after the death of babuji, Chari called everyone one-by-one and asked them if they are going to accept him as father or brother, according to Mabhawati Devi, Chari asked her also the same question, and she replied that babuji had already told her that Chari would do something like this, and she cannot accept chari in place of babuji as babuji himself have asked her not to do so.
P. Rajagopalachari has been able to manipulate innocent people with the help of some high ranking police officials and some ex-judges and some current administrative officials, presence of IPS, IAS and judges in his working committee clearly indicates that Shri Ram Chandra Mission run by P. Rajagopalachari is not for spiritual uplift-ment but for proper management of activities of P. Rajagopalachari during 1974-1995.
The funny part of all this drama is that, it is all in the name of spirituality!!!
Violence, (see here), fraud (see here), manipulation (see here) and cunning-ness (see here) which defines sahaj marg today can largely be attributed to selfishness and lust for power of P. Rajagopalachari.
We want to present the truth, brutal, honest, and naked truth!! We are not against the sahaj marg system of meditation, but we want everyone to know the truth before they get involved in anything of this kind.
Spirituality cannot be transmitted by a tained person, a person should claim to be spiritual only if s/he has come out of all controvercies and allegations levelled against him/her. Till matter is in court, one must not declear themselves as president of an organization, which is taken over by violence fraud and manipulation.
Thank You!!
Shashwat

27 mai 2009

Narayana fait sa pub

Je ne croyais pas si bien dire lorsque je dénonçais les tentatives de récupération des "rivaux" de Chari, quand ils faisaient leur publicité sur le web.

Je viens de découvrir le website auto promotionnel de Sri KC Narayana, http://kcnarayana.org/ créé le 23 juin 2008. Après l'ISRC, la fondation Imperience, Seva Samsthan et un website sur son père le Docteur KC Varadachari, Narayana en rajoute une sacrée belle couche avec son propre website.

On y apprend que Sri Karumbur Chakravarthy Narayana est né le 11 juin 1939, troisième enfant de Smt Rukmani et du Dr. KC Varadachari, qu'il a rencontré Babuji chez lui pour la première fois en 1955 et qu'il a été introduit au Sahaj Marg en décembre 1956, à l'âge de 17 ans. Il n'hésite pas à citer les propos louangeurs de Babuji à son égard, preuves à l'appui (scan des courriers de Babuji). On apprend tout aussi de sa carrière et de sa famille, marié en 1965, album photo en prime de ses 3 fils et de leurs familles.

Des fois qu'on oublie de l'encenser, il n'hésite pas non plus à nous lister ses qualités : "Sri. K.C. Narayana is blessed with an incisive intellect, sharp memory, and crystal clear clarity of understanding, decisive thinking, and empathetic understanding of human problems and in him one finds a blend of analytical and synthetic approach to life depending on the context, situation and purpose. These qualities are natural in his personality and were discernable from his childhood days onwards, which he sharpened further through his spiritual sadhana, iron will and determination with a goal to achieve perfection in whatever he does."

Bref, tous les ingrédients de la personnalisation de la spiritualité qu'il prône au travers de l'ISRC sont ainsi en place, sans qu'il n'ait répondu aux multiples questions que nous lui avions posées.

Alexis

12 avril 2009

L'espoir, enfin ?

La fin du désespoir

Il y a trois ans, lorsque je démarrais ce blog, je signais une abhyasi désespérée. Parce que les dérives de la Shri Ram Chandra Mission me semblaient irrémédiablement entraîner l'enseignement du Sahaj Marg dans les affres du pouvoir et de l'argent rois.

Ce que je ne savais pas, et ce que j'ai tant tardé à comprendre, c'est qu'à côté de cette marque commerciale Sahaj Marg® survivait en Inde le véritable Sahaj Marg tel qu'enseigné par Babuji, grâce à des personnalités comme sœur Kasturiji ou K.C. Narayana, le fils du Docteur K.C. Varadachari et tant d'autres obscurs senior précepteurs.

Aujourd'hui nous savons la vérité, nous n'avons plus aucune excuse. Tout le monde devrait démissionner en masse de la Mission, abandonner son gourou à lui-même ainsi que ses acolytes. Tout le monde devrait partir à la rencontre des véritables défenseurs de la tradition toujours bien vivante du Sahaj Marg.

Narayana et Kasturiji ont en leur temps docilement suivi l'avis de Babuji et accepté la nomination de Parthasarathi Rajagopalachari à la présidence de la SRCM. C'est à cause de l'évolution de la Mission qu'ils ont pris leurs distances, à cause de l'idolâtrie des abhyasis envers leur gourou qu'ils se sont retirés, à cause de l'évolution de ce même gourou à qui cela montait à la tête qu'ils ont œuvré dans leur coin.

Il est temps de le faire savoir au plus grand nombre, surtout chez nous Occidentaux qui vivons loin de l'Inde et de son actualité. L'alternative existe, il ne faut plus désespérer, il n'y a plus à hésiter un seul instant.

Ceux qui s’y opposent encore rejettent tout ce qui est un tant soit peu spirituel. Il faut vraiment voir le mal partout pour critiquer aussi Kasturi ou Narayana. Ils ne font rien d’autre que transmettre l’enseignement traditionnel du véritable Sahaj Marg, celui qu’ils ont reçu de Babuji.

Elodie

29 janvier 2009

Zoom sur les années 82 à 84


Chronologie 1982-84
6 avril 1982 : lettre de Babuji à Chari
12 avril : réponse de Chari
16 avril : Babuji nomme son fils Umesh Chandra Saxena président pour le remplacer
28 juin : nomination de S.A. Sarnad secrétaire de la Mission
2 septembre : lettre de Paris à MD Jahagirdar
19 avril 1983 : mort de Babuji
10 juillet : meeting
6-7 février 1984 : Working committee
8 février : Assemblée générale
15 février : circulaire de nomination d’Umesh Chandra par le secrétaire SA Sarnad

Le contexte
En 1964, Chari devient abhyasi de Babuji. En 70, il est secrétaire général et, selon lui, désigné pour lui succéder en 74. Selon un anonyme (JM), Kasturi et Donald Sabourin sont témoins de la désignation de Chari, selon Narayana il n'y a pas de témoins. Selon Kasturi, Babuji lui a dicté lui-même sa déclaration de nomination. Entre temps, le Docteur K.C. Varadachari est décédé le 30 janvier 1971 alors que Babuji l'avait préparé à sa succession. Babuji connaît quelques ennuis de santé qui poussent en 73 Kasturi, Raghavendra Rao et Chari à lui proposer de se partager la planète géographique du Sahaj Marg, ce qu'il refuse catégoriquement. En 79, Babuji déclare à Narayana qu'il devra travailler en étroite relation avec Chari après sa mort. A Munich en 80, Babuji dit encore à anonyme JM qu'il laisse le pouvoir à Chari…

1982-84Babuji effectue de graves reproches à Chari par courrier et dix jours plus tard il désigne secrètement son propre fils pour lui succéder. Deux mois plus tard, il nomme SA Sarnad secrétaire de la Mission à la place de Chari puis il part en France. Malade, il écrit à Jahagirdar pour lui dire que Chari dérive de l'enseignement initial, qu'il se présente illégitimement comme son successeur et qu'il a tenté de l'empoisonner à plusieurs reprises depuis 4 ans, mais qu'il a trouvé son successeur dont il conserve l'identité secrète.
Babuji décède le 19 avril 83. Un premier meeting se tient à Shahjahanpur 3 mois plus tard. Il réunit entre autres Kasturi, Chari, K.C. Narayana, Raghavendra Rao et l'un des fils de Babuji, Prakash. Chari et Prakash revendiquent tous deux la succession. La candidature de Chari est soutenue par Kasturi et Narayana, la lettre de nomination de Prakash est considérée comme un faux. Une tentative d'empoisonnement a lieu contre le clan de Chari. Aucune décision n'est prise et un autre meeting est programmé 7 mois plus tard.
Le Working committee se réunit donc de nouveau, mais sans Kasturi, ni Chari, ni Narayana ou Raghavendra Rao. Les documents apportés par Chari sont considérés à leur tour comme des faux. Et cette fois c'est Umesh, le second fils de Babuji, qui fait acte de candidature. Il est désigné comme successeur de Babuji en assemblée générale. Sarnad, le secrétaire de la Mission, envoie un courrier dans ce sens à tous les centres. Puis, coup de théâtre, Sarnad rejoint le clan de Chari et on n'entend plus parler d'Umesh jusqu'en 1994, c'est désormais Srivastava qui préside le comité de travail.

Mais que s'est-il donc passé ?Mis bouts à bouts, ces différents événements qui nous sont désormais plus ou moins connus me laissent penser qu'il nous manque encore quantité d'éléments laissés sous silence pour y comprendre quelque chose.
Quelques remarques et questions en suspens. Qu'est-ce qui a donc amené soudainement Babuji à changer d'avis sur Chari, sans qu'il en réfère ni à Kasturi ni à Narayana qui sont pourtant des piliers du Sahaj Marg ? Nous n'avons aucune information sur le premier meeting consécutif à la mort de Babuji alors qu'il a constitué un moment décisif. Pourquoi la plupart des célébrités du Sahaj Marg ne participent plus au second meeting ? Pourquoi Srivastava accède à la présidence et le secrétaire de la Mission rejoint Chari, alors qu'on vient d'annoncer partout le nom du successeur ?

Et que se passera-t-il ?Au dernier moment, Lalaji a nommé son fils au détriment de son neveu qui avait les faveurs de Huzur Maharaj. Babuji a lui aussi fini par nommer son propre fils. Que fera donc Chari ? Finira-t-il par changer d'avis au profit de son fils PR Krishna ou de l'un de ses petits-enfants, Barghav ou Madhuri ?



Alexis

21 octobre 2006

La succession de Babuji

Un autre regard
Depuis quelques temps sur le site de Michael, un indien surnommé A. nous livre une version différente de celles que nous connaissions de la succession de Babuji.
D'après lui, certaines correspondances échangées entre Babuji et le Professeur K.C. Varadachari semblent démontrer que c'est d'abord ce dernier qui aurait été choisi par Babuji. Mais il n'a pas vécu assez longtemps…

Chariji TM était secrétaire général de la Mission, mais il aurait été relevé de l'ensemble de ses fonctions au début des années 80. Umeshchandra Saxena, fils de Babuji, aurait accusé Chariji TM d'avoir tenté d'empoisonner Babuji à l'occasion d'un de leurs voyages en Occident.
« Le corps de Babuji brûlait encore à Shajanpur (sic) que Chari faisait circuler une lettre où il était nommé président de la Mission ». A. rejette la validité de cette lettre en raison de son contenu : « Babuji (…) ne faisait rien sans mentionner son guru Lalaji Maharaj. Une lettre de nomination de son successeur sans le nom de Lalaji Maharaj est "impossible" (…) Quand Babuji voyageait vers l'ouest, il laissait quelques lettres à entête de la Mission signées en blanc pour des raisons administratives. Depuis qu'il avait travaillé pour les tribunaux, il était très pointilleux et vérifiait toujours les lettres qu'il avait laissées, à son retour. Lors d'un de ses derniers voyages, il s'est aperçu qu'il manquait 3 lettres signées en blanc. Il a déposé une plainte au commissariat de police local pour qu'elle soit enregistrée.»
D'après A., Babuji n'avait donc désigné personne pour lui succéder. Tous les précepteurs refusaient de reconnaître Chariji TM. Il y avait plusieurs prétendants, beaucoup de factions. André Porey était un candidat sérieux. « Un groupe de travail a été formé et S.P. Srivastava a été choisi comme président ». De nombreux précepteurs se sont mis à enseigner chacun de leur côté (Narayana, Kasturi, Ragvendra rao, …).



Alors que le groupe fonctionnait bien, Umeshchandra apporte une lettre signée de Babuji en 1994. « La lettre qu'a produit Umeshchandra semblait plus dans la ligne du style de Babuji : "Par la grâce de Dieu et de Lalaji Maharaj"…». Un senior précepteur la valide et tous l'acceptent. S.P. Srivastava abandonne la présidence du groupe de travail pour Umeshchandra Saxena, le représentant spirituel officiellement reconnu.

La SRCM tm de Chariji TM s'est développée de son côté sans attendre. A. est nommé précepteur par Umeshchandra puis part travailler aux USA en 1996, où il est nommé secrétaire de la Mission. Il cotoie la SRCM tm de Chariji TM et crée un website "sahajmarg.org" où il publie côte à côte les 2 lettres d'Umeshchandra et Chariji TM.
C'est le point de départ d'une bataille juridique qui oppose la Mission et la SRCM tm autour du nom de domaine web. L'arbitrage est favorable à la Mission, mais la SRCM tm engage l'un des plus grands cabinets juridiques des USA et porte l'affaire à la Cour fédérale de Virginie. En raison de l'atmosphère ambiante, Umeshchandra sort parfois de chez lui avec un revolver en poche Le mandataire de A. lui conseille d'abandonner la partie faute d'argent. Chariji TM, même s'il perdait, pouvant aller jusqu'à la Cour suprême…

Quelques réflexions
Le Professeur S.P. Srivastava, aujourd'hui retraité, a enseigné la science yogique à l'Université de Lakhimpur (Kheri, Uttar Pradesh, Inde), avec pour prétention d'abolir la frontière entre les sciences dites dures et elle. Le psychiatre français Bernard Auriol le présente comme un très grand connaisseur des textes Urdu et un spécialiste du Sahaj Marg. Sur son site http://auriol.free.fr/yogathera/chakamor.htm, il indique les coordonnées de S.P. Srivastava, dont il serait utile de recueillir le témoignage pour approfondir la véritable histoire du Sahaj Marg.



De la même façon, K.C. Narayana n'a jamais mentionné S.P. Srivastava, ni non plus les faits rapportés ci-dessus (hormis la lettre d'Umeshchandra qu'il a rejetée comme étant un faux). Son commentaire de la version de A. serait aussi le bienvenu.

Enfin, comme le dit Michael, il n'existe donc pas une, ni 2, mais 3 missions : la Mission d'Umeshchandra, la SRCM tm de Chariji TM et l'ISRC de K.C. Narayana. Sans parler de la filiation plus que douteuse de Lalaji à Babuji… Et toutes ces querelles ont donné lieu à des tentatives multiples d'empoisonnement, à des batailles juridiques et à des menaces physiques qui les conduisent à se déplacer armés. Décidément, Babuji a vraiment créé toutes les conditions nécessaires à attirer les gens de pouvoir.

Ils sont beaux nos gurus ! Qui oserait encore prétendre qu'ils doivent nous servir d'exemples ?

Elodie

PS : Michael a achevé la huitième et dernière partie de son témoignage. L'analyse qu'il nous livre est un petit bijou de lecture que je recommande à tous ceux qui comprennent l'anglais :