La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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2 juin 2010

Chari, Narayana et les autres

Voici quelques extraits des échanges de Soeur Kasturi avec des disciples français - toujours en février - à propos de Chari, Narayana, Srivastava et d'autres prétendants, en attendant que Cyrille en publie l'intégralité.
Soeur Kasturi remet les choses à leur place véritable. Il n'y a pas d'autre maître que Babuji, et il n'y en aura pas d'autres. C'est leur ego qui mêne tous ces prétendants.

Elodie


Abhyasi (A.) : après la mort de Babuji j'ai suivi Chari mais après quelques années j'ai senti qu'il y avait quelque chose de pas juste et je l'ai quitté.
Kasturi (K.) : Il y a une raison à cela, si Chari aimait toujours Babuji il ferait toujours son travail et un bon travail, mais dès qu'il s'est mis à penser : « ‘je’ fais le travail » et non pas c'est Babuji qui fait le travail, il a alors commencé à dévier. Très souvent j'ai entendu de sa propre bouche : « vous ne recevrez rien de Babuji, vous recevrez la transmission uniquement à travers moi » je l'ai alors quitté. Lorsque vous quittez le pouvoir du centre, comment pouvez-vous alors en recevoir l'énergie. Babuji Maharaj refusait toujours les donations, effacer même l’idée de la donation, mais Chari a commencé à accepter de plus en plus d'argent car il était de plus en plus séparé de Babuji. En spiritualité il y a une chose : le « je » est séparé du divin, Babuji disait le Divin est mien (je ne fais qu'un avec le Divin). Mais je veux vous dire une chose, que ce soit Chari ou quiconque, si cette personne commence à penser : « Je suis ceci, Je suis cela et que Babuji n'est rien », alors que comme l’a dit Lalaji : « Babuji est venu ici dans ce monde pour nous emmener tous dans le Centre » ; Donc Chari perd son temps, peut-être dans une vie peut-être dans deux vies, il aura à revenir auprès de Babuji. Si nous avons le bonheur de nous souvenir de Babuji et de ressentir que c'est Lui qui donne la transmission alors dans un temps très court nous commençons à sentir la transformation de nos pensées, de nos actions et constatons une amélioration grâce au souvenir constant du Divin et de sa présence en nous, tout ce que nous ferons nous le ferons pour Son plaisir.
(…)
Pourquoi les abhyasis acceptent-ils Chari comme maître alors que c'est la Sri Ram Chandra Mission c'est le travail de Ram Chandra ? Babuji lui a demandé de présider au travail de l’organisation de la mission, d'être un administrateur, mais pourquoi a-t-il commencé à dire je suis le Maître alors que nous ne sommes rien. Ni Babuji ni même Vivekânanda n'ont jamais déclaré : « Je suis le maître ! » et si Chari vous avait fait précepteur et que vous aviez commencé a déclarer « je suis le maître ! » vous auriez été dans l'erreur. Très prochainement il sera déchu, et la vérité éclatera, Babuji est au travail !
(…)
En ce moment il y a beaucoup de président, le fils de Varadachari s'est nommé lui-même président comme l'a fait Chari, un autre précepteur s'est auto proclamé. Mais aucun d'entre eux ne peut faire aucun travail et même si quelqu'un est à un niveau très élevé, si la permission du divin n'est pas là, le travail ne peut pas se faire. Ainsi comment peuvent-ils dire qu'ils font quelque chose alors qu'ils n'ont pas l'autorisation. Babuji prenait toujours trois jours pour préparer un abhyasi et le faire précepteur, lui donner l'autorisation pour le travail, mais j'ai vu par moi-même un nouvel abhyasi qui avait commencé a méditer sept jours avant se présenter devant Chari et être fait précepteur le soir même, il ne connaissait rien à la méthode du Sahaj Marg, c'est comme ça qu'ils procèdent. K C Narayana le fils de Varadachari fait la même chose et a créé la Ram Chandra Conscience Ness, le Dr Shrivastava également est venu plusieurs fois ici en me disant je suis le président.
Nous devons nous préparer à servir non pas à vouloir être des maîtres, c’est également un service lorsque vous parlez à une nouvelle personne de notre système,
(…)
A. : nous venons ici pour recevoir votre enseignement et pour être avec vous et Babuji la question est pourquoi aussi peu de personnes viennent vous voir ?
K. : ce n'est pas ainsi, beaucoup de gens viennent, mais séparément si vous venez par exemple durant Basant Panchami ou pour l'anniversaire de Babuji vous pourriez rencontrer beaucoup de personnes un groupe de 50 ou de 60 etc.
Mais un jour viendra, car beaucoup quittent Chari, Shrivastava ou KC Narayana parce qu'Il est le maître et ils reviendront tous aux pieds sacrés de Babuji. Chari aura lui aussi à revenir aux pieds de Babuji car il n'est pas descendu (de l’ultime) grâce aux prières de Lalaji, c'est Babuji qu'il l’a formé, de la même manière que je vais vous préparer à être précepteur, je ne suis pas le Maître c'est grâce à Son pouvoir que je vais vous préparer à être précepteur.

31 mars 2010

Le Sahaj Marg de Babuji est mort un mois d’Avril 1983

Avril, c’est le mois des célébrations de Babuji.
Né le 30 avril 1899 et décédé le 13 avril 1983, Babuji sera bientôt fêté de tous côtés.
Par Navneet Kumar Saxena, son petit-fils et actuel président de la Shri Ram Chandra Mission qu’il a créée en 1945. Par Chari, son successeur autoproclamé qui, sous le prétexte de multiplier ses disciples, a tant et plus dévoyé son enseignement. Par K.C. Narayana, fils du Docteur K.C. Varadachari, son plus fidèle disciple et ami, mort trop tôt pour lui succéder. Par Kasturi Chaturvedi, celle qu’il avait désignée comme la sainte du Sahaj Marg. Et par tant d’autres encore.
Aucun d’entre eux n’est d’accord. Le seul point qui les unit est leur haine respective les uns pour les autres. Voilà ce qu’ils ont fait du Sahaj Marg de Babuji. Un système spirituel qu’on se dispute et que l’on s’arrache. Il a suffit qu’il disparaisse pour que ses disciples se déchirent.
"La spiritualité unit, la religion divise" disait-il.
Il a suffit de son décès pour qu’ils transforment cet espoir spirituel en l’une des pires religions qui soit.
Où l’on ment sans vergogne, jusqu’à lui prêter des paroles de louanges pour son fils spirituel, grâce à de dangereux escrocs qui se font passer pour médium.
Où l’on s’étripe devant les tribunaux et en dehors pour la possession de richesses foncières et immobilières.
Où l’on ne rêve plus que du pouvoir sur les Hommes à défaut d’obtenir une petite place aux côtés de Dieu et de ses saints.
Voilà ce qu’ils ont fait du Sahaj Marg, une spiritualité morte le 13 avril 1983.
Requiesquat in pace.
Elodie

6 octobre 2009

Srivastava, Kasturiji, Narayana et les autres

La diaspora des seniors précepteurs
Professeur de philosophie aujourd'hui retraité, SP Srivastava a enseigné la science yogique à l'Université de Lakhimpur (Uttar Pradesh, Inde). Sa rencontre avec Babuji date de 1948-49. Il a présidé le comité de travail de la Shri Ram Chandra Mission à Shahjahanpur pendant dix ans, de 1984 à 1994, en profitant pour publier la deuxième partie des mémoires de Babuji. Ensuite, il s'est éloigné du fils de Babuji et de l'enseignement du Sahaj Marg. Il voulait abolir la frontière entre les sciences dites dures, le yoga et la spiritualité. A cet effet, il a créé une association dont la branche belge a été baptisée Shri Ram Chandra Memorial International Society Promoting Spirituality As A Science (INSPSAAS).

La Shri Ram Chandra Mission de Shahjahanpur devient vite une coquille vide après son départ. Raghavendra Rao et Ramachandra Reddy avaient accompagné Umesh Chandra Saxena dans sa tournée aux Etats-Unis en 82, mais c'était plus par opposition à Rajagopalachari que par fidélité au fils de Babuji. Le comportement d'Umesh agace et déplait. Progressivement, les seniors précepteurs prennent leurs distances. Le véritable Sahaj Marg est désormais enseigné par une nébuleuse de précepteurs répartis un peu partout à travers le pays, tel un réseau sans tête ni structure, voyageant aussi d'une communauté à l'autre, y compris à l'étranger.

Raghavendra Rao a abandonné sa place au comité de travail qu'il occupait depuis 84. Ce full précepteur reste désormais dans son ashram de Raïchur dans le Karnataka où il enseigne le Sahaj Marg de Babuji à tous ceux qui viennent le voir, jusqu'à la fin de sa vie au printemps 2006. Avec la complicité de la police, des sbires armés de Rajagopalachari se seraient aussitôt emparé de son ashram. Peu après, Suresh Kumar Makam a créé un blog à sa mémoire (http://makamsureshkumar.blogspot.com/). Le Karnataka est riche de vieux précepteurs : à Gulbarga, le full précepteur Narayan Rao, né vers 1922, poursuit encore son enseignement, tandis que le docteur Shiam Rao prend du recul avec le temps. A Bangalore, l'ancien magistrat de la Haute cour de justice, le full précepteur Vital Rao, surnommé affectueusement Judge, poursuit lui aussi son enseignement malgré son grand âge (il est né vers 1924).

Ramachandra Reddy, de son côté, abandonne aussi sa place au comité de travail et retourne à Cuddapah dans l'Andhra Pradesh. Ce full précepteur crée la Shri Ram Chandraji Maharaj Seva Trust, une structure au nom distinct de la Mission pour éviter toute querelle légale, et y enseigne le Sahaj Marg jusqu'à sa mort en 2008. Cette structure est actuellement dirigée par l'avocat TV Srinivasa Rao. Jogarao, un très vieux précepteur né vers 1913, est décédé l'année d'avant à Hyderabad.

En Europe, André Poray (né vers 1909 et décédé à plus de 90 ans) est l'un des tout premiers occidentaux à avoir rencontré Babuji. D'abord ami de Rajagopalachari, ce full précepteur de Sanary dans le Var (France) s'en est éloigné dès 80-82, lors des tournées de Babuji à Munich et à Paris. Il a alors créé une association loi 1901 dénommée "La voie de la réalité" où il enseignait un Sahaj Marg légèrement teinté de bouddhisme tibétain qu'il affectionnait tout particulièrement. Rajagopalachari lui avait d'abord enjoint de le rejoindre avant de le destituer de sa charge de précepteur, ce qui l'avait bien fait rire, tout comme les autres précepteurs.

Comme en Inde, il y a aujourd'hui des groupes indépendants en France à Lyon, Tours et Paris, dans le sud ouest et les Alpes Maritimes, mais aussi en Espagne à Barcelone, ou bien encore en Suisse. Chaque année, une rencontre européenne est organisée en octobre à Sanary. Ces disciples de Babuji reçoivent de temps à autres la visite de ces grands précepteurs, ou bien vont à leur rencontre en Inde au gré de leurs déplacements. Fin 2008, Cyrille Roux sortait de l'ombre pour s'exprimer sur le web et faire connaître l'existence de leurs groupes. Pour quelles raisons ?

Kasturi et Narayana, à l'inverse des précédents, ont toujours pensé que Babuji avait préparé Rajagopalachari pour lui succéder à la présidence de la Shri Ram Chandra Mission. En conséquence, ils n'ont jamais suivi son fils Umesh. En revanche, ils refusent à quiconque le droit de se proclamer représentant spirituel de Babuji, comme le fait aujourd'hui Rajagopalachari.

Kasturi Chaturvedi, full précepteur et "sainte" du Sahaj Marg selon les propos de Babuji, a fait sa rencontre en 1949. Depuis Lucknow (Uttar Pradesh), elle enseigne le Sahaj Marg de son maître intemporel dans une grande indépendance vis-à-vis de la Shri Ram Chandra Mission, étant toujours restée à l'écart de sa gestion administrative.

Le 30 avril 1995, elle prononce un discours mémorable à Madras devant Rajagopalachari et 12 000 de ses adeptes où elle reconnaît d'abord que Babuji a préparé Rajagopalachari pour être son représentant spirituel et le président de la Mission, ajoutant même que Babuji lui a dicté sa déclaration de nomination de Rajagopalachari à la présidence - c'est cette prise de position de Kasturi qui aurait entraîné le retrait d'Umesh en 84 et la nomination de Srivastava à sa place, dans le but d'éviter un possible éclatement de la Mission. Mais après cette introduction, toute la suite de son discours se focalise sur le fait qu'elle ne peut plus accepter l'idole Rajagopalachari que ses adorateurs ont fabriquée avec leur propagande.

Interviewée au téléphone par Shashwat Pandey le 20 février 2009, elle affirme désormais que Rajagopalachari n'est pas le maître de la Shri Ram Chandra Mission, mais seulement son manager. Elle prétend maintenant qu'elle n'a jamais vu sa lettre de nomination et que le seul maître de la Mission est Babuji. Elle dénonce ensuite de manière très policée et néanmoins acerbe tout ce que fait Rajagopalachari (célébrations de mariages, grands ashrams, appels à donations, publication de Whispers, etc.). Elle dit aussi qu'elle sait que tous les ashrams créés du temps de Babuji ont été repris de force par les partisans de Rajagopalachari, qu'un procès l'oppose aux descendants de Babuji, tout cela parce qu'il y a beaucoup d'argent en jeu, d'où l'évolution actuelle de la Mission qu'elle regrette et qu'elle a donc quittée. Malgré cela, Kasturi étant une personnalité qui fait autorité au sein de la mouvance du Sahaj Marg, Rajagopalachari l'a conservée sur sa liste de précepteurs. Elle ajoute aussi que Lalaji n'a rien à voir avec le Sahaj Marg, l'un de ses collaborateurs ajoutant que Lalaji c'est le Santmat.

Ses collaborateurs Akshat Gupta et Pandit Ji Somesh ont créé un blog à sa dévotion en novembre 2006 (http://kasturibhenji.blogspot.com/), réserv�� à ses seuls membres depuis le printemps 2009. On peut retrouver une présentation de ses bouquins sur http://kasturibhenjibooks.blogspot.com/ et quelques uns de ses discours sur http://kasturibhenjitalks.blogspot.com/. En France, après Cyrille Roux, ce sont aussi Denise et Jean-François Mincet, originaires de Tours et exilés au Canada, à Victoria en Colombie britannique, qui évoquent fin 2008 les groupes qui lui sont liés, la traduction de ses textes, etc. Pourquoi sortent-ils de l'ombre maintenant après 25 ans de silence ?

Après Babuji et Kasturi, le Docteur KC Varadachari (14/08/1902-30/01/1971) est sans doute l'une des plus grandes personnalités historiques du Sahaj Marg. La rencontre entre Babuji et le Docteur Varadachari date de 1955 et se transforme vite en une profonde amitié. Titulaire de la célèbre Chaire de Vivekananda à l'Université de Madras, ce professeur de philosophie de Tirupati (Andhra Pradesh) crée le Sahaj Marg Research Institute en 1965 et contribue ainsi largement à la diffusion du Sahaj Marg auprès du grand public et à son ré ancrage hindouiste autour du raja-yoga. Mais en 1970, il alerte Babuji sur les risques de dérives du Sahaj Marg dus à son expansion.

Karumbur Chakravarthy Narayana est son troisième enfant, né le 11 juin 1939. Il a rencontré Babuji chez lui pour la première fois en 1955 et a été introduit au Sahaj Marg en décembre 1956, à l'âge de 17 ans. Babuji lui a demandé en 79 d'épauler Rajagopalachari après sa mort dans sa tâche de président de la Shri Ram Chandra Mission, ce qu'il effectue jusqu'en 91. Il a même repris en 89 la tête du Sahaj Marg Research Institute créé par son père. Mais il finit par le quitter pour fonder l'ISRC (Institute of Sri Ramchandra Consciousness) à Hyderabad en août 1991. Il lui reproche de développer un culte de la personnalité malsain au travers des concepts de maître vivant et de représentant spirituel de Babuji, ce qu'il n'est pas.

Avec l'ISRC (http://www.sriramchandra.org/), KC Narayana enseigne un Sahaj Marg fortement emprunt des idées de son père Varadachari, le Pranahuti Aided Meditation. L'ISRC compterait environ 150 instructeurs, pour la plupart en Inde ou aux USA, deux d'entre eux résident en France. Il a aussi créé son propre centre de recherche et de formation baptisé Imperience (http://www.imperience.org/) ainsi que sa propre Fondation Sahaj Seva Samsthan (http://www.sahajsevasamsthan.org/), qui gère un hôpital, des écoles et la fabrication de divers produits.

Présents sur le web depuis fort longtemps, l'ISRC et Narayana ont aussi créé un website dédié uniquement au Docteur Varadachari (http://drkcv.org/), ce que l'on peut aisément comprendre en raison de sa notoriété. Mais le 23 juin 2008, c'est un website auto promotionnel de Narayana qui voit le jour (http://www.kcnarayana.org/), contredisant par les faits un enseignement soi-disant centré sur Babuji et totalement dépersonnalisé. Ainsi il n'hésite pas à nous lister ses qualités, à citer les propos louangeurs de Babuji à son égard, preuves à l'appui, et nous parle de sa carrière et de sa famille… Bref, tous les ingrédients de la personnalisation de la spiritualité façon ISRC sont maintenant en place !

Récapitulons. Aujourd'hui, avec les disparitions des uns et des autres au fil du temps, il ne reste donc plus guère que les petits-fils de Babuji, Navneet et Puneet Kumar Saxena, à la tête d'une Mission devenue virtuelle depuis la prise de l'ashram de Shahjahanpur, en procès contre la Mission californienne de Rajagopalachari. De la diaspora des seniors précepteurs, restent aussi les full précepteurs vieillissant Kasturi à Lucknow, Narayan Rao à Gulbarga et Vital Rao à Bangalore, avec une multitude de communautés éparses en Inde et à l'étranger, sans oublier la très structurée ISRC de KC Narayana. De son côté, Rajagopalachari semble plus ou moins bien manipuler le dernier fils vivant de Babuji à Shahjahanpur, Sarvesh, ainsi que le petit-fils de Lalaji, Dinaysh, à Fatehgarh.

Alexis

16 septembre 2009

La descendance de Babuji et la SRCM de Shahjahanpur

Shri Ram Chandra Babuji de Shahjahanpur (30/04/1899-19/04/1983) a eu cinq enfants, trois garçons nommés Prakash, Umesh et Sarvesh Kumar Saxena, et deux filles nommées Smt Maya Indira et Smt Chaya Saxena.

Babuji fait figurer son jeune fils aîné Prakash dans la liste des membres fondateurs de la Shri Ram Chandra Mission, quand il dépose ses statuts en 1945. En 1980, Umesh part en tournée aux Etats-Unis avec deux full précepteurs de son père, Raghavendra Rao et Ramachandra Reddy, sans aucune délégation de Babuji. Le 16 avril 1982, il désigne secrètement son fils Umesh comme son successeur dans un courrier qu'il lui adresse. Pourtant, tout le monde s'accorde à dire que les enfants de Babuji ne participaient pas aux méditations collectives hebdomadaires et n'ont jamais montré aucun signe d'intérêt pour les choses spirituelles jusqu'au début des années 80.

Babuji décède le 19 avril 1983. Au comité de travail qui se réunit dans la foulée en juillet suivant, Prakash présente son propre fils Sharad pour succéder à Babuji. Cette demande est rejetée par le comité qui accepte en revanche Umesh et sa lettre de nomination secrète en février 1984. La famille ouvre alors une bataille juridique contre Rajagopalachari qui prétend aussi à la succession, sur les thèmes de la présidence de la Shri Ram Chandra Mission et des propriétés qui lui sont rattachées.

Ils rappellent les statuts de la Shri Ram Chandra Mission qui stipulent que son siège est à Shahjahanpur et que son président hérite du poste en droite ligne de succession, ce qu'ils traduisent par "liens du sang". Ils ajoutent que la prétendue lettre de nomination de Rajagopalachari est un faux parce qu'elle est antidatée, ne fait aucune référence à Lalaji ce que jamais Babuji n'aurait pu faire, de même que la formule "président du système du Sahaj Marg" ne signifie rien et que le canadien Donald Sabourin, le soi-disant témoin de cette nomination, ne pouvait être présent à cette date.

Courant 84, l'état de l'Uttar Pradesh instaure l'obligation légale, pour les organisations déclarées comme la Shri Ram Chandra Mission, de la tenue d'élections pour désigner leurs présidents. A l'issue du vote, SP Srivastava est élu. D'après le fils d'Umesh Chandra Saxena, Srivastava a été nommé président du comité de travail et BD Mahajan son secrétaire, pour éviter une explosion du mouvement, en raison des déclarations de Kasturi favorables à Rajagopalachari. L'ashram subit une première tentative avortée de reprise par la force du fait du clan de Rajagopalachari en 88.

En 1994, Umesh Chandra est élu président à la place de SP Srivastava, et KV Reddy devient le secrétaire de la Mission. En 97, une nouvelle tentative de reprise en force de l'ashram échoue. Umesh se promène armé dans l'ashram. En 98, l'un de ses précepteurs, parti aux Etats-Unis le représenter, ouvre un website intitulé 'sahajmarg.org'. Cela donne lieu à une querelle supplémentaire avec le clan de Rajagopalachari. La Commission d'arbitrage américaine sur les noms de domaines rend un avis favorable en faveur du clan d'Umesh en 2000, mais le site est abandonné en raisons des pressions exercées par le clan de Rajagopalachari.

Umesh Chandra Saxena décède le 3 novembre 2003. Son fils Navneet Kumar Saxena est désigné président le lendemain, KV Reddy est confirmé à son poste de secrétaire. Le clan de Rajagopalachari tente sans succès de s'emparer à nouveau de l'ashram quatre jours plus tard, le 7 novembre. Du coup, on n'entre plus facilement dans l'ashram, même sur recommandation express. Jusqu'à ce qu'il soit finalement repris le 2 avril 2006 par le clan de Rajagopalachari qui place à sa tête Sarvesh, le frère d'Umesh. Le procès se poursuit toujours, d'appel en appel, mais Navneet décide alors de s'exprimer aussi sur le web en janvier 2007, d'abord sur des blogs puis en créant son propre website 'srcmshahjahanpur.org'. Cette fois, la commission d'arbitrage indienne tranche en faveur du clan de Rajagopalachari en juillet suivant.

Aujourd'hui fin 2009, Prakash et Umesh sont décédés. La femme de Prakash assiste aux satsanghs conduits par Kasturi à Lucknow. Sarvesh, qui figure sur la liste des précepteurs de Rajagopalachari, ouvre l'ashram de Shahjahanpur à tous ceux qui le souhaitent. Le frère de Navneet, Puneet, ainsi que sa mère ont enregistré leurs témoignages contre les méthodes du clan de Rajagopalachari dans des vidéos tournées par Shashwat Pandey. Et on attend toujours l'issue du procès…

Alexis

30 juillet 2009

Il était une fois un père qui avait trois enfants

"Pour ce qui est de Chari.. sa position , après le décès de Babuji n'a été contesté ni par Kasturi, ni par Narayana ( quelque soit le mot que l'on donne à cette fonction )

Ensuite , Narayana a quitté la SRCM ( en 1992 ) suivi par Kasturi .( 1995 )

Lorsqu'on fait cette lecture des évènements, on perçoit le côté humain du processus :

1 / Babuji s'est trompé en confiant la SRCM à Chari

2 / Narayana et Kasturi se sont trompés en suivant Chari

Mais, il y a un espèce de - sacrilège - de déclarer que Babuji a pu se tromper... ! Pourtant il était - aussi - humain ... comme nous tous .Alors plus de 20 ans après on décortique les discours ... on accuse les abhyasis ( c'est vous qui avez fait ce Chari là ), même si ce n'est pas faux, cela me semble partial ...Si on transpose ce raisonnement à un dictateur ( Hitler, Pinochet ) cela ne nous mènera pas très loin ..

Je pense que la vérité est très humaine :

- Un père avait trois enfants ( dont un qui était son préféré pour la conduite des affaires ), le préféré a pris la succession du père ( nommé par lui .. ) , sachant que c'était un commercial , il a pris l'affaire familiale spirituelle comme une entreprise... il est maintenant présent sur tous les continents ( bref.. la réussite ! )

Sa soeur et son autre frère ont pris leurs distances. - avec lui et entre eux -...( en prétendant détenir le message du père dans toute sa pureté originielle ! ) Comme si c'était possible ... !

Et le préféré , a plus de 80 ans , fait un discours en disant : " On a priviligié la quantité sur la qualité " . Comme si c'était un scoop .. ! Quand on entend le Président des U.S.A dire : " J'ai foiré .. ! ", on attend que le chef d'une organisation spirituelle puisse faire un retour sur lui et dire la même chose . Mais ce n'est pas possible, car dans les hautes sphères il se développe un ego tellement subtil que ce simple constat est impossible .

Narayana répand l'enseignement de Babuji suivant sa personnalité ( son côté humain ), et je suis sûr que Kasturi fait de même.

Sachant que le côté humain restera jusqu'à la fin , je ne crois pas que l'on puisse répandre l'enseignement de Babuji dans toute sa pureté originelle... !

Voilà rapidement le fruit de mes réflexions ! "

J'ai fait un copier coller d'un mail adressé le 10 Juin 2009 à une personne qui méditait ( Sahaj Marg ), et qui m'affirmait que cet enseignement était l'enseignement de Babuji dans toute sa pureté ... !

Peter

27 mai 2009

Narayana fait sa pub

Je ne croyais pas si bien dire lorsque je dénonçais les tentatives de récupération des "rivaux" de Chari, quand ils faisaient leur publicité sur le web.

Je viens de découvrir le website auto promotionnel de Sri KC Narayana, http://kcnarayana.org/ créé le 23 juin 2008. Après l'ISRC, la fondation Imperience, Seva Samsthan et un website sur son père le Docteur KC Varadachari, Narayana en rajoute une sacrée belle couche avec son propre website.

On y apprend que Sri Karumbur Chakravarthy Narayana est né le 11 juin 1939, troisième enfant de Smt Rukmani et du Dr. KC Varadachari, qu'il a rencontré Babuji chez lui pour la première fois en 1955 et qu'il a été introduit au Sahaj Marg en décembre 1956, à l'âge de 17 ans. Il n'hésite pas à citer les propos louangeurs de Babuji à son égard, preuves à l'appui (scan des courriers de Babuji). On apprend tout aussi de sa carrière et de sa famille, marié en 1965, album photo en prime de ses 3 fils et de leurs familles.

Des fois qu'on oublie de l'encenser, il n'hésite pas non plus à nous lister ses qualités : "Sri. K.C. Narayana is blessed with an incisive intellect, sharp memory, and crystal clear clarity of understanding, decisive thinking, and empathetic understanding of human problems and in him one finds a blend of analytical and synthetic approach to life depending on the context, situation and purpose. These qualities are natural in his personality and were discernable from his childhood days onwards, which he sharpened further through his spiritual sadhana, iron will and determination with a goal to achieve perfection in whatever he does."

Bref, tous les ingrédients de la personnalisation de la spiritualité qu'il prône au travers de l'ISRC sont ainsi en place, sans qu'il n'ait répondu aux multiples questions que nous lui avions posées.

Alexis

12 avril 2009

L'espoir, enfin ?

La fin du désespoir

Il y a trois ans, lorsque je démarrais ce blog, je signais une abhyasi désespérée. Parce que les dérives de la Shri Ram Chandra Mission me semblaient irrémédiablement entraîner l'enseignement du Sahaj Marg dans les affres du pouvoir et de l'argent rois.

Ce que je ne savais pas, et ce que j'ai tant tardé à comprendre, c'est qu'à côté de cette marque commerciale Sahaj Marg® survivait en Inde le véritable Sahaj Marg tel qu'enseigné par Babuji, grâce à des personnalités comme sœur Kasturiji ou K.C. Narayana, le fils du Docteur K.C. Varadachari et tant d'autres obscurs senior précepteurs.

Aujourd'hui nous savons la vérité, nous n'avons plus aucune excuse. Tout le monde devrait démissionner en masse de la Mission, abandonner son gourou à lui-même ainsi que ses acolytes. Tout le monde devrait partir à la rencontre des véritables défenseurs de la tradition toujours bien vivante du Sahaj Marg.

Narayana et Kasturiji ont en leur temps docilement suivi l'avis de Babuji et accepté la nomination de Parthasarathi Rajagopalachari à la présidence de la SRCM. C'est à cause de l'évolution de la Mission qu'ils ont pris leurs distances, à cause de l'idolâtrie des abhyasis envers leur gourou qu'ils se sont retirés, à cause de l'évolution de ce même gourou à qui cela montait à la tête qu'ils ont œuvré dans leur coin.

Il est temps de le faire savoir au plus grand nombre, surtout chez nous Occidentaux qui vivons loin de l'Inde et de son actualité. L'alternative existe, il ne faut plus désespérer, il n'y a plus à hésiter un seul instant.

Ceux qui s’y opposent encore rejettent tout ce qui est un tant soit peu spirituel. Il faut vraiment voir le mal partout pour critiquer aussi Kasturi ou Narayana. Ils ne font rien d’autre que transmettre l’enseignement traditionnel du véritable Sahaj Marg, celui qu’ils ont reçu de Babuji.

Elodie

20 mai 2006

Le départ de Narayana

Voici la réponse de K.C. Narayana, fils du Docteur Varadachari et membre de l'ISRC, à la question posée par Inès et Peter sur son départ de la Shri Ram Chandra Mission :
Par rapport aux raisons qui ont motivé mon départ de la SRCM, j’ai déjà un peu écrit à ce sujet auparavant. Cependant, comme vous désirez que je réponde à nouveau, je le ferai.

Cette histoire est réellement longue mais pour faire court, je devrais dire que cela remonte à la fin des années 50 et au début des années 60. Le problème de la relative importance des structures institutionnelles (construction d’ashrams etc.), des procédures spirituelles et du progrès s’est posé.

Ceci se passait au moment de la construction du premier ashram de la SRCM à Tirupati. Une donation substantielle avait été offerte par une femme médecin qui était aussi l’épouse d’un officier de police de l’Andhra Pradesh mais elle ne voulut pas accepter de reçu de mon père et donc c’est pour cela que la donation ne fut pas acceptée. Mais comme les choses doivent arriver, la somme fut payée à Shahjahanpur et Master envoya l’argent à Tirupati pour la construction, somme qui fut reçue à contrecœur par mon vénéré père. Construire signifie des briques et du mortier : des matières très grossières. Mon père se tira de cette position difficile. Vous pourrez lire la correspondance entre mon vénéré père et notre Maître Babuji Maharaj sur ce sujet dans les lettres des livres déjà cités.

Et pour être plus précis, le problème consiste en l’importance relative du matérialisme et de la spiritualité. Mon Révéré Père voulait qu’on donne plus d’importance à la spiritualité et que le système de formation ne soit pas négligé.
D’autres membres de la SRCM étaient d’un avis opposé. Le point de départ du mécontentement est parti de là. Le problème s’est amplifié lorsqu’on a commencé à commercialiser la SRCM selon les mots de mon Révéré Père ; et Notre Révéré Babuji a essayé de le convaincre qu’aucune dérive ne se développait comme il le craignait.

En plus d’être un fils, j’étais un proche disciple de mon Révéré Père, et j’étudiais avec lui la Philosophie Indienne, la Philosophie Occidentale dont Henri Bergson en tant que Philosophie de l’Évolution ce qui incluait Aurobindo et aussi d’autres. Plus tard, je me suis spécialisé dans une branche du Vedanta appelé Visistadvaita. De plus, mes professeurs étaient de proches collègues de mon Révéré Père, et j’ai étudié la psychanalyse pendant 2 ans, ainsi que la psychologie constitutionnelle.
Dans ce contexte, je me suis trouvé en accord total avec mon Révéré Père sur le fait que les institutions représentent aussi une entrave très puissante sur le chemin de la liberté spirituelle et qu’on a besoin de rester très vigilant sur l’institutionnalisme.

Mais le processus consistant à construire des ashrams dans plusieurs centres commença. Et on leva des fonds dans ce but avec toutes les bonnes intentions.
Nos livres qui coûtaient très peu cher (moins d’une roupie) ont commencé à être imprimés et publiés sûrement d’une meilleure qualité mais à un prix élevé (selon les standards indiens de l’époque) Les compétences en Marketing de Frère Parthasarathi on été pleinement utilisées ; il est une personne très efficace comme vous le savez également.

Mais ceci a perturbé mon Révéré Père et il trouvait que la spiritualité passait en second alors que les aspirants étaient très occupés à récolter les fonds pour les livres, les magazines, les publicités dans les magazines, et les souvenirs publiés lors des anniversaires annuels des Maîtres. Il écrivit au Maître à propos de cette commercialisation et des dérives qui se formaient dans la SRCM, ce que le Maître minimisait bien sûr. Tout ceci peut être lu entre lignes dans la correspondance entre lui et le Maître.

En plus de tout cela les critères pour évaluer correctement la condition spirituelle des aspirants posaient des problèmes qui ne pouvaient pas être résolus facilement. Certains précepteurs n’acceptaient pas non plus les évaluations faîtes par le Maître et ceci a mis des personnes comme mon Père au supplice. Il a exprimé au Maître son supplice en disant : "ceci est lourd de conséquences sur la manière d’apprécier le dernier stade de l’évolution suivant notre système".
Plusieurs précepteurs évaluaient les aspirants de manières différentes et la SRCM prenait de plus en plus la position de laisser le sujet de l’évaluation au Maître en demandant aux précepteurs et aux full-précepteurs de se taire - une pratique qui continue a être en vigueur encore aujourd’hui si je ne me trompe pas. On transféra la responsabilité des abhyasis à effectuer le Yatra au Maître en disant que ce n’était pas le travail des précepteurs.
Le problème a émergé principalement parce que le nombre des précepteurs augmentaient et que ces derniers espéraient être traités de la même façon que les full-précepteurs. Il était très dur de les mettre au même niveau que les full-précepteurs à cause de leur manque de pratique et d’autres difficultés. Aussi la solution la plus facile a été de les traiter comme des égaux et donc d’annuler effectivement la distinction originelle et par là même la motivation pour progresser sur le chemin. Donc ceci assurait une augmentation du nombre de personnes qui devenaient membres de la SRCM.
Comme d’habitude la quantité a tué la qualité, et dans ce cas aussi. Beaucoup d’entre nous ont trouvé tout ceci très désagréable.

Après le Maître a fait différentes évaluations de la même personne dans plusieurs cas et ceci a abouti à la standardisation des procédures d’évaluation. Ceci a amené le Maître à une clarification pour évaluer les personnes 1 : Aksi et 2 : Kasbi ou 1 : Potentiel et 2 : Actuel ou 1 : Réfléchi et 2 : Acquis. Je suis sûr que vous avez ces informations dans les manuels remis par frère Parthasarathi. C’est absolument essentiel de comprendre ces concepts pour pouvoir déterminer de façon correcte la condition de l’aspirant.

Deux séminaires on été menés a Tirupati à la fin des années 70, et dans un de ces séminaires le Maître a parlé à propos de la méthode d’entraînement qui à ma connaissance n’a pas été publiée depuis par la SRCM. Une partie de cette méthode se trouve dans le livre "Douches de Grâce Divine" publié par les éditions Sri Ramchandra et disponible sur le site sriramchandra.org en téléchargement gratuit. Le Maître dit dans un article que "le façonnage est de la responsabilité du précepteur". Mais cela a été ignoré à un tel point que vous aurez du mal à trouver cet article au sein de la SRCM.

En plus les précepteurs et quelques full-précepteurs de la SRCM ne donnait pas assez d’importance aux "10 commandements du Sahaj Marg" alors que dans un enregistrement, le Maître dit que c’est la pièce maîtresse du Sahaj Marg. Ils sont allés tellement loin même de son vivant qu’ils ont appelé le livre "les 10 maximes du Sahaj Marg".
De même l’importance des méditations sur les points A et B expliqué dans le livre "Efficacité du Raja Yoga" a été minimisé au profit de ce qu’ils ont appelé l’Amour pour le Maître. Que les points A et B soient des découvertes du Maître ; la seule purification de chacun de ces points permettant aux aspirants d’atteindre le plus haut royaume de la conscience ainsi que de nettoyer les points A 1, B1, A2 ; B2 ; et A3, B3 ce qui permet à chacun de se stabiliser dans les plus hauts royaumes de la conscience, tout ceci est totalement négligé et ignoré voire même dénoncé.
Le sujet fut abordé devant le Maître et j’ai soutenu que si le Maître était d’accord sur leur inutilité, il devrait, en toute justice retirer le livre "Efficacité du Raja Yoga" au public (où il est déjà en vente depuis plus de 20 ans) et s’excuser publiquement d’avoir mal guidé les aspirants. Choqué par ces mots, il s’assit immédiatement en méditation, entra en contact avec son Maître Révéré Lalaji et confirma que ce qu'il avait écrit dans son livre était correct et devait être pratiqué.
Quelques centaines de copies d’un livret listant les devoirs et les responsabilités de l’aspirant que j’avais apporté à Shahjahanpur, furent données au Secrétaire d’alors Frère Parthasarathi et le Maître dit qu’elles devaient être traitées comme des publications de la Mission. Mais beaucoup ignoraient le frêle et fragile Maître, et la majorité des précepteurs et des full-précepteurs disaient que le Maître peut tout faire, et qu’il n’y a pas besoin d’autres pratiques que l’Amour et la dévotion. Ceci signifia que les précepteurs abdiquèrent totalement de leurs responsabilités pour le Yatra et que l’entière responsabilité était rejetée sur le Maître.
Je n’étais pas du même avis et adoptait un profil bas d’autant plus que j’étais très occupé avec mes devoirs de Senior Officer du Gouvernement de L’Antar Pradesh. Cependant, je restais en contact avec le Maître, je pratiquais comme il était conseillé, et j’écrivais au Maître qui me répondait parfois.

Plus tard en Octobre 1979, il m’écrivit : « Mon Cher Narayana, j’ai reçu vos lettres. Mais je n’ai pas pu y répondre à cause de ma maladie. J’ai réfléchi aux suggestions que vous m’avez faites pour former les abhyasis à l’intérieur du système du Sahaj Marg. Je suis très heureux d’avoir lu dans vos précédentes lettres que vous avez le courage et la volonté pour ce travail. Puissiez-vous vivre longtemps. Vous savez, Narayana, que j’ai fait tout ce qui était nécessaire pour la vie spirituelle des hommes et que le travail continue encore. Le système est là, mon aide est là, donc c’est des personnes comme vous qui doivent former les abhyasis et prolonger la recherche. J’ai de grands espoirs en vous. Je souhaite que, vous et Parthasarathi fassiez ensemble ce travail.»
Lentement et sûrement, je comprenais l’importance des découvertes du Maître à propos de la croissance spirituelle mais pendant ce temps la fragile constitution du Maître se détériorait bien que cela n’ait pas affecté la qualité des transmissions reçues de lui directement ou à travers les précepteurs où les full-précepteurs montrant ainsi que le corps physique n’est pas si important pour le travail spirituel. Il s’éteignit comme vous le savez en Avril 1983.



La course à la succession du fauteuil du Président commença entre différentes parties. (La course continue) et c’est tout naturel pour des personnes qui recherchent le pouvoir et le statut. Le statut de guru peut-être très attrayant (lisez le chapitre sur le guru dans la Réalité à l’aube).
Comme je vous l’ai déjà dit dans les précédents mails, Frère Parthasarathi est venu me voir en 1984, a demandé ma collaboration et j’ai volontiers accepté. Il m’a demandé, en plus d’être membre du Working Committee où j’avais été nommé par Babuji de prendre les responsabilités supplémentaires de Secrétaire de Zone, Directeur SMRI, et responsable du Centre en Charge d’Hyderabad. J’ai bien sûr accepté toutes ces responsabilités et l’en ai déchargé pour notre satisfaction commune.
Puis en 1987, j’ai remis sur le tapis l’idée des stages de perfectionnement pour les aspirants et les participants qui étaient dans l’ignorance des pratiques importantes mentionnées ci-dessus dans ce mail, commençant à demander à Frère Parthasarathi et aux autres Précepteurs et Full-précepteurs pourquoi il ne leur avait pas parlé de l’importance de ces méthodes et plus particulièrement de la prière de 9 heures conseillée par le Maître.

Dans cette ambiance, j’étais capable d’animer 6 ou 8 stages de formation et Frère Parthasarathi se sentait très mal par rapport aux demandes de plus en plus nombreuses pour assister aux cours et aussi par rapport aux mécontentements de plus en plus forts des aspirants du système. Dans une de ces sessions de formation, en 1991 Frère Parthasarathi a suggéré a certains orateurs de plus parler sur le concept récemment développé de Maître vivant et de la nécessité d’aimer et d’être dévoué à lui plus que de pratiquer le système.
Comme tout cela était totalement inacceptable, je regardais le programme et restait tranquille. Le major Dr Madhava vieux pratiquant du système et membre du Comité de Recherche parlait à propos des essentiels du Sahaj Marg et traitait de tous les aspects expliqués par le Maître. Après le discours, Frère Parthasarathi l’a convoqué et lui a reproché de ne pas avoir parlé de l’importance du Maître vivant comme un aspect essentiel du système et il lui a demandé de réparer cela. Il vint me voir et je lui conseillais de faire comme le Président avait dit car je l’avais convaincu que Babuji est le Maître vivant sur le plan astral et que le plan physique n’a pas beaucoup d’importance.
Le soir de ce fatidique jour il y eut une conférence au Siège de la State Bank of India dans laquelle un orateur est allé jusqu’à dire que le grand Saint Ramakrisna Paramahansa pouvait transformer seulement un Narendra en un Vivekananda tandis que Frère Parthasarathi fait de chaque personne qui vient à Madras un Vivekananda. Comme j’étais dans cette soirée assis à côté de Frère Parthasarathi, je suis resté calme mais dès que la soirée fut finie, je rentrais à la maison, et je pensais à tout ce qui s’était passé aujourd’hui, et j’arrivais à la conclusion que l’organisation avait beaucoup dérivée et quelle s’était éloignée des buts spirituels.
Deux jours plus tard, Frère Parthasarathi me demanda pourquoi je l’avais évité, ce à quoi, je lui répondis que je n’avais pas eu la chance de devenir un Vivekananda, malgré plusieurs transmissions de Babuji et du Révéré Lalaji Saheb, et que je devais être très "nul".

Voici, en bref, l’histoire que vous désiriez savoir. J’ai omis de nombreux détails, qui, si je les avais mentionnés auraient fait un bon film…

12 avril 2006

Evolution spirituelle ou simples sensations ?

Je crois que nous confondons " sensations " et "évolution". La sensation, par définition est fugace (et serait à mon avis + du domaine de l'ego)... Voir le discours des abhyasis après une médit (Alors c'était bien pour toi ? Oui, Super , j'ai complètement plongé ... Et toi ? ... etc...). Mais comme le disent si clairement Christian et Inès : Qui s'intéresse à l'évolution ? Nous préférons un concept un peu flou (un peu new age), c'est le règne de la pensée magique, dans un système qui s'occupe de tout. T'as un problème ? Tu n'as qu'à te centrer ! Ah Bon ? Personne ne répond à tes courriers ? C'est pas grave le travail se fait quand même !... L'argent ?? Si tu te poses des questions c'est encore ton ego car Chari Lui sait.. !

Ce système est bien sûr très régressif et très protecteur..., et il faut bien l'avouer... on aime ça !! On a l'impression de vivre un conte de fées et d'être protégé au sein de cette grande fraternité.

En fait, si on voulait voir la réalité en face, on verrait que le problème ... c'est NOUS !! NOUS avec notre immaturité , NOUS avec notre naïveté, NOUS avec nos demandes avides d'un PAPA idéal (Chari) et d'une MAMAN protectrice et aimante (la SRCM), NOUS avec cette peur enfantine d'être moins aimé, si on se met à critiquer (cela ne vous rappelle rien ?), NOUS avec cette peur viscérale d'entrer dans la vie, NOUS avec notre petit ego de plus en plus subtil, et... de plus en plus dur, NOUS avec tous ces mécanismes de défense (voir Anna Freud…), NOUS avec cette tentation très humaine de nous replier sur nous mêmes (Voir l'excellent Film d'un réalisateur indien "The Village" disponible dans tous les vidéos-clubs…), NOUS avec cette quête du Graal quasi obsessionnelle, NOUS avec ce penchant très égotique de vouloir sortir de la masse (J'AI une voie spirituelle, J'AI un Maître en Inde, JE ressens plein de choses, bref JE suis différent de vous (vous = masse laborieuse et matérialiste), NOUS avec ce transfert de responsabilité (nous sommes censés ne rien savoir, ne rien comprendre, et vivre ce pseudo-abandon comme une qualité spirituelle) alors qu'en fait il s'agit simplement de laxisme et d'irresponsabilité.

Nous cultivons donc les sensations... ce qui nous permet de nous en tirer à bon compte. Car la véritable spiritualité est exigeante, demande un effort considérable, une éthique exceptionnelle, un don de soi hors du commun et peut-être peu d'entre nous sommes capables d'envisager la spiritualité sous cet angle (cela nous remettrait beaucoup trop en cause). Et grâce à toutes ces sensations, nous avons l'impression de sortir de notre torpeur… le temps d'un moment, d'une médit, d'un séminaire...

Mais, au tout début... rappelez-vous… il n'était pas question de rechercher des sensations... mais d'évoluer !! De se sentir plus humain, plus aimant… bref de GRANDIR !! Au lieu de tout cela, NOUS avons participé à ce système régressif.

J'ai été très touché par tous les messages de ce blog. Ils proviennent pour la plupart d'authentiques chercheurs… Merci Elodie pour cette tribune ! Ah! J'oubliais mon CV, depuis 18 ans à la SRCM, je fais partie du groupe de personnes se rendant en Angleterre pour expérimenter autre chose... !!!
J'ai relevé dans le livre "Dans ses Pas" (Tome 1, page 57, 6 Janvier 1966), le Docteur K.C. Varadachari : "Voyez-vous, il faut savoir comment se servir de la force mise à disposition par le Maître pour ce travail. Le niveau d'application, le point de pénétration, de la force, tout cela est important. Parthasarathi vous le dira, j'ai la possibilité de jouer sur la conscience de l'abhyasi en touchant tantôt ce point-ci, tantôt ce point là. C'est important si le travail doit se poursuivre. Vous constaterez , qu'à un certain point, il est nécessaire d'appliquer une force pour vous élever au niveau suivant. Si cela n'est pas fait, le progrès s'arrête et, de fait, il y a régression. Il en va de même pour la Mission. Le travail se poursuit mais au fur et à mesure de l'accroissement de ses membres, la charge devient de plus en plus lourde et il devient nécessaire à un certain moment de donner un nouvel essor pour que la méthode ne s'effondre pas. J'en ai parlé avec Master ce matin. Voyez-vous toutes les missions ou maths ont justement souffert de cette difficulté. J'ai demandé à Master ce qu'il faisait à ce sujet. Préparait-il les personnes appropriées, capables de prendre en main ce travail ? (...) Le travail doit être poursuivi sans dégénérer. La qualité doit être maintenue alors même que la quantité augmente. Aussi, le choix et la préparation adéquate des gens destinés à prendre en main le travail à venir sont très importants."Ensuite un autre extrait (page 61) de Varadachari : "Les gens peuvent être préparés à faire le travail de notre Maître en trois ans environ. Ils sont amenés à un niveau particulier et ils sont alors capables de l'exécuter. C'est le travail qui se fait dans notre Mission. (il est faux de l'appeler Mission, mais vous en comprenez le sens. C'est très souple, nous n'avons pas d'organisation en tant que telle). Il n'y a pas d'institution excepté le Soi, pas de dogme excepté l'expérience, et pas d'expérience excepté la plus haute. [et plus loin] Mais du moment qu'il y a institution le tout échoue."Concernant la recherche d'une évolution (page 76), toujours par Varadachari : "C'est pourquoi B progresse si vite. Cette lutte pour une progression incessante, ce désir ardent, devrait toujours exister. C'est extrêmement important. Vous ne pouvez jamais vous permettre une pause."Comme Master lui-même l'a écrit dans un de ses ouvrages: Vous ne devez pas vous reposer et être satisfait avant de voir au dehors, par la fenêtre de la région centrale. Dans un autre passage, Babuji parle des précepteurs et demande à ce qu'ils prennent des sittings (sans faire de différence entre ceux qui ont une permission provisoire et ceux qui ont une permission définitive). Ensuite, j'ai trouvé un passage où Chari demande à son précepteur (le Dr K.C. Varadachari) à quel point il se trouve..., et Chari obtient une réponse... !!

Donc, il était une époque où :
1/ Il y avait peu d'abhyasis, mais on se posait la question de mettre en place des personne compétentes pour que l'enseignement ne se délite pas...
2/ Il n'était pas mal vu de vouloir évoluer...
3 / Il y avait possibilité de poser des questions sur son évolution et on obtenait des réponses...
4/ Les précepteurs ayant la permission provisoire prenaient des sittings régulièrement avec des personnes ayant la permission définitive


J'ai retrouvé un autre extrait pour illustrer la question de l'évolution et ses possibilités. En fait , il semblerait que nous suivons toujours l'enseignement de Babuji, mais pas à la même vitesse... en ce qui concerne notre évolution ... !!!( et c'est un euphémisme !..)
Toujours dans le livre "Dans ses Pas", c'est Chari qui parle à Babuji (page 175) : "Je dis alors à Master ce que le Docteur K.C.V m'avait dit au début de l'année 1966, à savoir qu'une personne mettait en moyenne trois ans ou trois et demi pour atteindre la supraconscience, c'est à dire le brahmanda-mandal. Je dis à Master qu'il y avait déjà plus de trois ans que je pratiquais et que je n'en étais cependant qu'au troisième point."
Donc à cette époque, et cela n'était pas réservé pour Chari , il était dit qu'en un peu plus de trois ans, on pouvait atteindre le niveau du Point 6, c'est à dire le niveau des précepteurs qui obtiennent la permission définitive (full-précepteurs). Et Chari qui méditait depuis un peu plus de trois ans s'inquiétait car il n'était qu'au troisième point.. !
Cela laisse songeur, en effet, de constater de ce que la SRCM a fait de cet enseignement... Mais, ne rejetons la faute sur personne, car la SRCM, c'est NOUS aussi... et tous ces écrits sont disponibles depuis longtemps et en Français .

Alors il est peut-être temps d'adopter la même attitude que Chari en 1967, posons des questions à nos précepteurs, adoptons la même attitude que Chari, bref soyons adultes dans nos recherches et refusons ce paternalisme de la SRCM qui refuse de répondre à ces questions avec des prétextes absolument fallacieux du genre:
1 / si tu poses la question c'est le fait de ton ego
2/ pose la question à Chari ! (en fait, on le sait maintenant, il ne répond pas à ces questions...)
3/ ça, c'est pour plus tard… (vous vous souvenez comment certains parents font avec les enfants face à une question embarrassante... ils disent : on verra ça PLUS TARD)
4/ si tu n'évolues pas, c'est de ta faute (bonjour la culpabilisation... et, sans renier une responsabilité du méditant, il est quand même extraordinaire de pouvoir répéter ces messages en boucle, sans donner les moyens; les conseils qui permettrait de sortir de ce cycle infernal…
5 /on a abandonné ce système (le fait de parler à l'abhyasi de sa position spirituelle) car c'était contre-productif (Ah ! Bon !), et maintenant est-ce productif ?, NON, mais vu que c'est le flou le plus total, cela permet de maintenir un relatif statu-quo, entre les précepteurs qui sont incapables de dire quoi que ce soit (hormis le fait que le Yatra n'est pas commencé), les abhyasis hyper-culpabilisés, car à chaque fois qu'ils vont poser la question il leur sera répondu par... (voir plus haut) avec en prime un petit sourire de commisération (genre mon pauvre vieux, si tu savais tu ne poserais pas la question), plus on ne sait jamais une petite couche supplémentaire du genre : "Mais, est-ce que tu fait bien ta pratique ?" et pour achever le tout l'estocade finale du style "Tu sais , toutes ces affaires de point, ce n'est pas bien important"

Bon, voilà, je vous laisse tous ... et bonne route sur le chemin d'une spiritualité ADULTE et RESPONSABLE.

Peter

6 avril 2006

I have had a dream...

Voici le message d'Inès
Avec Imperience, elle va enfin "expérimenter ce Sahaj Marg que l'on semble avoir oublié dans la Shri Ram Chandra Mission, celui où la recherche verticale primait sur l'expansion horizontale"
Nous attendons évidemment déjà avec impatience son retour de Londres et n'hésiterons pas à publier ici l'intégralité de ses impressions, que nous espérons fertiles et approfondies.
Elodie

Bonjour à tous!

Cela faisait longtemps que je n'étais venue vous lire, non par "égoïsme", comme le dit Christian (hum, hum...), mais parce que l'énergie étant une, je l'ai passée à autre chose, dont la recherche d'autres réponses...

Pour répondre à Kryss, je continue ma correspondance avec Narayana et je suis pleine de gratitude pour ce service spirituel (gratuit et quasi simultané) qui répond jour après jour à toutes mes questions, même les plus dures, les plus insistantes et les plus dérangeantes.
ET J'AI LES REPONSES... contrairement à mon expérience au sein de la SRCM où je me retrouvais avec un discours moralisateur tel celui de Mathias (excuse-moi Mathias mais j'ai du mal à te lire pour cela... en plus tu me rappelles beaucoup moi pendant toutes ces années... aïe aïe!)

J'ai aussi la validation que le service spirituel n'est plus ce qu'il était, en voyant par cette correspondance patience et compassion au lieu de réponses toutes faites, jugement à l'emporte-pièce et mise au ban si rébellion dans la Shri Ram Chandra Mission...

Mais bon, je ne vais pas exagérer et je remercie au passage Elodie pour son courage et sa persévérance ... heureusement que tu n'as pas craqué et fermé ton blog, car il y a encore beaucoup de matière à exprimer!!!

J'ai enfin la validation de faire partie, après 17 ans d'abhyas, des "95%" d'abhyasis qui en sont au point 1, ce dont je n'aurais rien à faire si ce n'est que le Yatra commence au point 2 ( dixit Chari dans "Heart to Heart"... tu peux vérifier Mathias, c'est vol. 3 ou 4).

Or je me rappelle que je suis venue dans cette voie pour progresser spirituellement, non pour compter les points (oups!) mais pour devenir quelqu'un de plus cohérent, aimant, subtil... or il me semble que nous sommes de bons exemples de personnes cherchant désespérément cette voie sans la trouver... voir nos propos dans ce blog!

"I have had a dream"...

... vous vous imaginez, tous AU MINIMUM au point 2, (c'est-à-dire là où sont placés les précepteurs), tous sur le point de l'Amour, là où commence le Chemin, là où l'on décolle de cette grossièreté qui nous englue dans nos tendances les plus banales ? Eh bien les cocos, nous ne serions pas là à pleurer sur nos errances, mais tellement orientés vers le But et l'Amour que plus rien ne serait important si ce n'est nous ouvrir à plus grand que nous, réellement aidés par des instructeurs capables ?
Si chacun pouvait ensuite rayonner par cet état qui grandit jour après jour, imaginez...

Eh bien je vais essayer d'aller plus loin, ( ça c'est pour Kryss qui me demande toujours...), je vais expérimenter dans 15 jours ce "Sahaj Marg" que l'on semble avoir oublié, celui où la recherche verticale primait sur l'expansion horizontale...
Je vais à Londres faire cette expérience à Imperience.(!) Je vous en dirai 2 mots, si c'est possible (Elodie???), sinon, il y aura toujours moyen d'échanger autrement...
Inès

23 mars 2006

Je viens de quitter la Mission aujourd'hui...

Dans notre Centre, voici en gros le résumé de la visite du responsable de zone venu répondre à notre lettre collective:
- Vous ne connaissez pas les plans divins (donc du Maître), genre "pauvres hères", les raisons vous échappent...


- C'est l'expression de votre ego

- Celui qui n'est pas d'accord, peut partir mais c'est à lui-même qu'il fera du mal (peut-être l'expression de : "hors l'église, point de salut"?!)

- Faut pas exagérer, on ne vous demande pas encore 75% de votre salaire!(sans rire?!...)

- Il y a toujours possibilité de négocier (ah bon?!...)

- C'est pour le bien-être de la Mission...

- Enfin, l'essentiel n'a pas été un dialogue mais un monologue, genre: vous n'avez rien compris...



Je vais dire comme Christian, que c'est bientôt la fin de mes interventions, puisque je viens de quitter la Mission aujourd'hui...

On ne peut pas faire le grand écart très longtemps... après toutes ces années d'abbhyas, ça n'est pas rien mais j'assume enfin!

Inès

Quelques mots sur ce que je sais d'Imperience, par Alexis

Imperience est le Centre de recherche et d'entraînement de l'Institute of Sri Ramchandra Consciousness (ISRC).

L'ISRC a été créé par Sri K.C. Narayana en août 1991.

Narayana est le fils du très célèbre et remarquable Docteur en philosophie K.C. Varadachari (1902-71). Ce dernier était un véritable abhyasi et un ami fidèle parmi les fidèles de Babuji qu'il avait rencontré en 1953. Il avait créé le Sahaj Marg Research Institute (SMRI) en 1967, vague ancêtre de l'actuel SMRTI de Chari.
Narayana a d'ailleurs occupé le poste de directeur du SMRI en 1989, juste avant de quitter la Shri Ram Chandra Mission.
La grande spécificité de l'ISRC et de Narayana par rapport à la Shri Ram Chandra Mission est de ne se reconnaître qu'un seul Maître éternellement présent, à savoir Babuji.
Chari n'y a donc pas sa place.

Subsidiairement, le Sahaj Marg y est remplacé par le Satyapad Marg (true path ou vrai chemin). Mais je ne pense pas que cela change grand-chose. Et la méthode d'enseignement est appelée PAM (Pranahuti Aided Meditation). Toutes choses de peu d'importance puisqu'ils disent véhiculer l'enseignement de Babuji.

A ma connaissance, ils ne sont actifs qu'en Inde et aux Etats-Unis. Ils ne doivent pas être bien nombreux.
Depuis, je sais qu'il y a des abhyasis qui ont recherché la même méthode débarrassée des scories du business; voir: http://www.imperience.org/ , où il semble possible (comble d'impertinence!) de poser toutes les questions et il paraîtrait même, (incroyable ) qu'on obtient des réponses...