La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

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4 septembre 2016

Quand le Sahaj Marg se métamorphose en Heartfulness



Deux articles d'Alexis sur les évolutions récentes du Sahaj Marg parus cet été :


Les récentes évolutions de Heartfulness renforcent encore le grand écart de Kamlesh Patel avec le Sahaj marg de Chari.

Nouvelle Donne, entre changement et continuité
Inspiré de l’enseignement spirituel syncrétique de Lalaji, Babuji a créé la SRCM et la méthode du Sahaj marg. Cet illuminé paranoïaque a permis de les répandre depuis le nord jusqu’au sud de l’Inde, en s’empressant de couper les ponts avec le soufisme.
Chari, son successeur controversé, a implanté la Mission sur le reste du monde. Cet homme en colère s’est imposé dans l’adversité pendant plus de 30 ans par un règne autocratique sur une structure opaque et repliée sur elle-même, en un mot… sectaire !
Daaji Kamlesh Patel semble plus apaisé et plus ouvert, prenant le contrepied des pratiques antérieures. Dès son discours d’intronisation, il utilise son droit d’inventaire pour placardiser Chari et les pratiques courtisanes de ses adeptes.
Quand Chari verrouillait la communication, ce gourou 2.0 se répand sur les réseaux sociaux. A l’opacité et au sectarisme, il oppose l’ouverture au grand public d’un mouvement rebaptisé Heartfulness.

Révolution copernicienne ?
D’un mouvement organisé autour d’un leader autoritaire entouré de ses courtisans, Kamlesh Patel le transforme en inversant la hiérarchie. Les adeptes passent au service des nouveaux venus, tout puissants. Les précepteurs, chevilles ouvrières mais aussi premiers courtisans, chutent de leur piédestal. Ubérisés par l’appli Sahaj Connect, ils doivent offrir un service anywhere anytime aux nouveaux arrivants.
Kamlesh Patel préfère les Communicants aux Courtisans, et impose de nouvelles castes de Champions, coachs et entraîneurs. Il met la structure SRCM/SM désormais obsolète au service des nouveaux venus du mouvement Heartfulness, moyennant une communication digne du XXIème siècle, au vocabulaire totalement rénové, lisse et aseptisé…

Séduire à tout va, peu en importe le prix… et les compromissions !
Cette ouverture, ne nous leurrons pas, n’a qu’un objectif : séduire le plus grand nombre ! D’un mouvement confidentiel (100 à 600 000 adeptes selon les sources), Patel tente de le développer comme s’il s’agissait d’une nouvelle petite start-up qui monte, qui monte...
Mais désireux de plaire au plus grand nombre, hésitant entre méditation et spiritualité, le mouvement Heartfulness n’a plus guère de spécificités. Comment se démarquer de la concurrence sans rebuter personne ? Par son histoire ? sa/ses médium(s) ? son égrégore ?
D’autant que le marché est déjà bien encombré ! Celui de la méditation et du yoga est pléthorique ; celui des gourous indiens très mature : Amma, Baba Ramdev, Sri Sri Ravi Shankar et Art of Living, Maharishi Mahesh Yogi et la Méditation transcendantale…
Alors, comment leur reprendre des parts du marché ? Kamlesh Patel réinvente le prosélytisme à sa façon, il sera jugé sur ses résultats…



Les récentes évolutions de Heartfulness renforcent encore le grand écart de Kamlesh Patel avec le Sahaj marg de Chari.

Le mot spirituel qui dérange…

Omettre tout ce qui gêne pour faire de nouvelles recrues
Présenter Heartfulness, sans faire fuir, pour convaincre. Avec Heartfulness, Kamlesh Patel a montré qu’il était prêt à (presque) tout pour séduire de nouveaux arrivants.
Our spiritual movement is growing. Many new opportunities for expansion are opening up. : “Be examples of Sahaj Marg : (…) If the life of an abhyasi is not exemplary, when newcomers look at such people, then there is a tragedy. You see, The Hierarchy would like to step up the pace in bringing people towards Sahaj Marg, but if abhyasis are not behaving properly, if their behaviour falls short of the expectation, then newcomers will leave and this will create a bad example. ” (Kamlesh Patel, le 28/04/2016)

En voici un nouvel exemple (le 15 /05/2016 à Vrads Sande, au Danemark) :
Q : We have always said that Sahaj Marg is a spiritual path. Sometimes we feel that when we use the word ‘spiritual’ it is a block for many people to start Heartfulness. Is it okay not to use that word?
KDP: I think this concept has always been badly understood. I would say that Sahaj Marg is just the path; it is just a journey. I would not call it a spiritual path. When we describe this system as a ‘spiritual path’ we are actually belittling the system.


Dire que « le Sahaj Marg est un chemin spirituel » empêche certains d’adhérer à Heartfulness à cause du mot ‘spirituel’, déclare quelqu’un ; qu’à cela ne tienne lui répond Patel, « le Sahaj Marg est juste le chemin, ce n’est qu’un voyage ».
Y a-t-il une limite à ses compromissions ? Il faut croire que non !

“I have been trying to find better words than ‘God’ and ‘Divine Light’ to appeal to the world of non-believers, because nowadays the idea of Heartfulness and the idea of the presence of Divine Light, of God, seem to be at odds. Non-believers also like to meditate, and they also feel good, but they do not like to depend upon the base of Divine Light. (…) What words can we use for these concepts, which will appeal to those who are not religious in their approach? Please think over this” (le 17/05/2016)
Les incroyants n’aiment pas dépendre d’une ‘Lumière divine’, qu’à cela ne tienne !

Les Champions détrônent les précepteurs :

Serve to Deserve, Learn to be a certified Heartfulness Champion for free
Sur le website de Heartfulness http://olc.heartfulness.org/ on peut lire :
Champion

Individuals who want to lead a group of interested co-workers, students or friends in Heartfulness Relaxation & Meditation practices may apply for certification as a Champion. The authorized Facilitators of Heartfulness Institute will sign up the champion candidates.

Once certified, Champions will be able to lead the group with guided relaxation, meditation and rejuvenation practices. Champions will be trained by these Facilitators, who will also act as mentors.

Examples include Yoga studio owners, Corporate Wellness ambassadors, Partners at retreat centers (ex. Esalen institute)

Coach

Experienced Meditators of Sahaj Marg Meditation System may get themselves certified as a Coach. Usually these are Facilitators, who help conduct Heartfulness sessions at various organizations. This certification will help them open more opportunities and develop a comprehensive understanding of how to conduct the workshops effectively, support seekers and mentor the Champions.

Trainer

Preceptors of Sahaj Marg Meditation System may get themselves certified as a Trainer. This certification will help them open more opportunities and develop a comprehensive understanding of how to conduct the workshops effectively, support seekers, mentor the Champions and support the Coaches in Group meditations.

Bienvenue aux champions ! Après leur ubérisation, voilà les précepteurs rhabillés pour l’hiver…

Alexis

10 mai 2013

Formation, déformation, transformation

ENGLISH TRANSLATION

Depuis leur création par Chari, les Centres d’éducation spirituelle (CREST) forment de très nombreux responsables ou futurs responsables hiérarchiques de la Shri Ram Chandra Mission en Inde et en Europe, d’abord comme participants et ensuite comme intervenants. Voici quelques exemples tirés de la lettre d’information de la SMSF d’avril 2013 :

Un programme pour approfondir l’expérience des précepteurs et un autre pour les jeunes au CREST de Bangalore : La jeunesse, un catalyseur du changement. Thématiques soulevées : se focaliser sur un but et éviter les distractions, le travail sur soi pour changer, les graines d’un potentiel infini, un lion vaut mieux que 500 moutons.

Quatre séminaires sur la formation du caractère au CREST de Kharagpur. Thématiques : Discipline et Obéissance, le pouvoir de la pensée, Unité et Fraternité, Gourou : le rôle du Modèle, Ethique et Morale, Transformez votre pensée pour transformer votre vie, Apprendre à aimer et apprendre à servir, Cultiver la bonté du cœur, la Volonté de changer, Etre clair et simple en accord avec la nature, Amour et Fraternité, Comment parvenir à un monde et une humanité, Obéir avec son cœur, la Tolérance engendre l’amour, être authentique, réaliser son rôle dans l’univers.

Un programme intitulé ‘Humilité, un jalon précieux pour son voyage’ au CREST de Berlin. Thématiques : l’humilité dans la tradition spirituelle, le cœur spirituel, Pouvoir vs Amour, Valeurs et succès, Samskara et Bhog : l'acceptation joyeuse, Dignité respect de soi et humilité, l’enseignement et l’humilité, l’action : bénédiction ou malédiction, le Futur : une société spirituelle.

Toutes ces formations ont eu lieu durant le premier trimestre 2013. Chaque thématique est développée et dirigée par un intervenant, ex participant à des formations précédentes. Voici résumés ces thèmes en quelques phrases par des participants aux séminaires :
La discipline doit être intrinsèque au disciple, celui qui apprend. Le service signifie le chemin de l'obéissance et le secret de la réussite spirituelle, la croissance spirituelle et la réalisation spirituelle est l'obéissance. Quand on regarde le Maître, cela développe la volonté d'être comme Lui. Il devient notre modèle, un exemple vivant. Un sentiment d'amour et de piété surgit à chaque fois que nous le regardons. La morale est l'ensemble des règles pour faire face à sa conduite et à soi-même, l'éthique est l'ensemble des règles pour traiter avec le monde extérieur. Il n'y a pas de spiritualité sans moralité. La conscience permanente de la présence divine dans le cœur et une pratique soutenue par la transmission peuvent amener une transformation de la vie. La transformation est accélérée par notre amour pour le Maître. Le service est une façon d'exprimer l'amour. Il devrait être naturel et spontané. Le plus grand service est de devenir ce que le Maître veut que nous devenions. Servir est plus facile que l'amour et la dévotion envers le Maître. Nous servons le maître en servant ses dévots. Nous devons nous concentrer sur le cœur. L’attitude, le comportement, le caractère et la discipline sont des outils. Notre attitude doit être celle d'un enfant, très réceptif. Le changement est nécessaire à la croissance, au développement et à la survie. Le système du Sahaj Marg favorise le changement. La pratique et les conseils du Maître peuvent apporter un changement dans notre attitude. L'émulation par le Maître, un exemple vivant, est plus facile que l’émulation par la nature. L'amour vrai est différent de l'amitié et de la fraternité. Les maîtres du Sahaj Marg ont une vision pour l'établissement d'un nouveau monde fondé sur la spiritualité et l'amour. Le gourou est la source principale de la divinité qui pénètre dans un individu. Cela n'est possible que grâce à l'obéissance de l'individu. La tolérance est un devoir, il faut l'inculquer dans notre caractère. L'humilité est l'essence de la spiritualité. Il faut faire confiance à ce que le cœur nous dit. Seul ce qui vient du cœur a de la valeur, le repos est de l'hypocrisie. Si vous donnez votre cœur au Maître, il sera joyeusement obligé d'être tout le temps avec vous au cours de votre ascension vers le but. L'acceptation joyeuse est la principale clé dans l'évolution. Il ne faut pas se laisser influencer par d'autres ou par les sens. Cette vie est un champ divin pour l'apprentissage. L'action d'amour est une bénédiction.

Le travail sur le caractère et le changement pour devenir ce que veut le maître sont au cœur du dispositif. Dommage que l’amour, la fraternité et la tolérance soient noyés dans la discipline, l’obéissance et le service.

Elodie

4 novembre 2011

2011 : Dubaï, Kamlesh & la GST

ENGLISH TRANSLATION

Après une année "sabbatique", Chari a repris ses voyages à l’étranger. D’abord Dubaï au printemps pour l’inauguration de leur ashram, puis Singapour et la Malaisie voisine. Avec octobre, retour à Dubaï accompagné cette fois de son nouveau dauphin, Kamlesh Patel, le pharmacien de Brooklyn…

Au début de l’été, Chari avait révélé qu’il travaillait à la rénovation de la SRCM avec Ichak Adizes. Une équipe de service global (GST, Global service team) avait été mise en place, avec Kamlesh comme Grand médiateur.

Depuis Dubaï, où Chari est venu visiter les banques avec Kamlesh pour assurer la succession financière, il précise le rôle de la GST et la réorganisation de la Mission. Historiquement, Babuji n’avait pas scindé les actions de la Mission entre administration et spiritualité. Quinze ans après l’arrivée de Chari, ces 2 parties s’organisaient séparément.
Aujourd’hui, Chari a retenu 2 choses des propositions d’Adizes : une organisation doit répondre à la question pourquoi ? dans quel but ? et rien ne fonctionne correctement sans respect mutuel et confiance réciproque. Il n’y a besoin de rien d’autre pour « devenir frères et sœurs », mais Chari ajoute que cela manque…

Il rappelle que les abhyasis sont là pour servir, pas pour servir l’humanité mais pour le servir lui le maître qui aime tout le monde. « Aimez le, lui qui aime tout le monde ». Alors, l’administration et la spiritualité peuvent bien être faits communément par chacun, il faut une équipe de service global.

Les critiques sur cette nouvelle organisation fusent déjà, Chari demande à tous de ne pas la juger et d’être patients, sinon le système ne fonctionnera pas…

Une équipe de 14 personnes, 14 caciques, au service de l’ensemble de la SRCM, quelle révolution ! On a déjà eu le comité du président, rien de bien nouveau sous le soleil…

La montagne Adizes/Chari n’aura accouché que d’une bien petite souris…

Alexis

20 juin 2011

Bientôt un autre successeur ?

ENGLISH TRANSLATION

La SRCM prépare le futur

Chari a chargé le Docteur Adizes de faire des propositions de réorganisation de la Mission pour faire face à l’augmentation des effectifs de ces 30 dernières années et préparer l’avenir.
Le résultat de cette consultation et ses conséquences pratiques seront dévoilés lors des Cérémonies de son anniversaire.

Né à Skopje en Macédoine en 1937, Ichak Kalderon Adizes est le patron de la société de consultants du même nom et l'un des plus grands experts mondiaux de la performance et du changement organisationnels.
Entrepris depuis 2 ans par son ami et collègue Sunil Dovedy sur la méditation selon le Sahaj Marg, Ichak Adizes (73 ans) a finit par accepter de passer une semaine à l’ashram de Satkhol sur les contreforts de l’Himalaya en mars dernier, en compagnie de Chari. Au cours de cette période, ce dernier a flatté son égo en lui donnant du "professeur" et en se traitant lui-même comme son "élève". Après 40 ans de carrière, un Adizes conquis découvre soudain que sa méthodologie n’est faite que de logique et qu’il lui manque du cœur. L’histoire de l’humanité a été marquée selon lui par quelques nations qui y ont contribué de manière stratégique : les juifs ont apporté le monothéisme, l’Athènes antique la démocratie, l’Amérique le capitalisme et "un système de marché qui fonctionne bien" (sic) ; le temps est venu que l’Inde apporte sa contribution de spiritualisme à notre civilisation.
Depuis sa retraite himalayenne, Adizes note le 25 mars qu’il s’efforce de perdre la mauvaise habitude de toujours attendre, vouloir et désirer des choses, tous sentiments précurseurs de la frustration. Comme beaucoup de juifs, il ajoute qu’il vit dans sa tête, mais doit apprendre à se contenter de ce qui vient : "let it be" (re-sic). Pour ce spécialiste du changement, finie la force de l’esprit, de la volonté et de la raison qui ont fait ce qu’il est devenu. Un reniement de 40 ans d’expérience ? A un commentateur qui souligne gentiment l’opposition entre sa méthodologie, son enseignement et cette nouvelle attitude de laisser faire, il n’apporte aucune réponse…
Bref, après l’avoir bien conditionné, Chari le nomme précepteur et lui confie la tâche de faire plancher un groupe de 25 personnes "représentatives" sur l’organisation future de la SRCM et de ses structures associées (SMSF, LMOIS, etc.) pendant 10 jours, du 5 au 14 mai à Bangalore.
Sur son blog, Adizes fait le compte rendu de son voyage le 28 mai et note combien "la méditation calme l’esprit", il ajoute qu’"en un seul après-midi, nous avons été en mesure de prendre des décisions qui, durant mes quarante années d'expérience, auraient normalement pris au moins dix mois avant de se réaliser." Deux jours plus tard, il déclare sur twitter (30 mai) « The faster the change, the faster the problems arise. » (re-re sic).
Sénilité ou emprise mentale ?

La SRCM a beaucoup grossit durant ces 30 dernières années et Chari vieillit. L’objectif de la nouvelle organisation est double : il s’agit de faire face à la croissance des effectifs, mais aussi de décharger Chari des tâches administratives de la Mission.
Bref, les premiers résultats annoncés, c’est la mise en place d’une équipe de "service global" pour aider Chari et assurer l’avenir du Sahaj Marg ainsi que la création d’un pacte de service signé par Chari et les 25 participants, dans un esprit d’amour et de service désintéressé. Le reste des mesures sera dévoilé fin juillet…
Mais Chari a d’ores et déjà nommé les 13 personnes qui doivent composer son équipe rapprochée :
- P.R.Krishna, Programme de développement spirituel
- Sanjay Bhatia, Lalaji Memorial Educational Society
- Santosh Sreenivasan, Formation spirituelle
- Rishabh Kothari, Services aux membres
- Chak Sriprasad, Amélioration continue
- Rajendrasinh Rathod, Inde (soutien spirituel mondial)
- Poul M. Juul, Ouest (soutien spirituel mondial)
- Nitin Govila, Est (soutien spirituel mondial)
- William Waycott, Ameriques (soutien spirituel mondial)
- Sharat Hegde, Bâtiments & constructions
- Sudhir Marwaha, Actifs immobilisés
- Santosh Khanjee, Operations
- Kamlesh Patel, Médiateur

Cette équipe doit permettre d’épauler un Chari vieillissant. On notera que le fils de Chari est en tête de liste et chargé du développement spirituel. Sanjay Bhatia, l’homme qui monte qui monte, arrive second. Mais il n’y a toujours pas l’ombre d’une femme, et seulement deux personnes ne sont pas d’origine indienne (un américain et un scandinave). Verra-t-on le 24 juillet l’une de ces personnes désignée pour succéder à Chari, en remplacement du démissionnaire Ajay Kumar Bhatter ?
Cette réorganisation est justifiée par les changements de ces 30 dernières années ! N’est ce pas merveilleux ? Insidieusement, Chari omet la période de Babuji et recentre la croissance de la Mission sur ses 30 ans de présidence, s’en accordant donc le principal bénéfice…

L’objectif spirituel de la Mission est fortement réaffirmé bien évidemment. D’où la rédaction du pacte de service qui ne sera dévoilée que le 24 juillet, mais dont on sait déjà qu’il est le garant d’un "esprit d’amour et de service désintéressé".
Les notions d’obéissance et de service continûment réaffirmées par Chari sont toujours bien présentes, à la nuance près qu’on a remplacé ici obéissance par amour. Mais Chari ne cesse de répéter que l’obéissance est le meilleur moyen de parvenir à l’amour :
« (…) Et un amour croissant doit être reflété dans une obéissance croissante. Et quand ceci est absolu, l’obéissance doit être absolue. (…) Pour moi, c’est une relation directe : obéissance-amour ; plus d’obéissance, plus d’amour ; la plus haute obéissance, le plus haut amour. (…) l’obéissance est la première loi de la spiritualité. Je la place au dessus de l’amour parce que la véritable obéissance ne vient qu’avec l’amour. (…) Il n’est pas facile d’aimer, mais il est facile d’obéir. Et c’est mon expérience que, si vous obéissez, simplement et continuez encore et encore, c’est plus facile que d’essayer d’aimer quelqu’un. (…) » (in Salient Features N°4).

L’événement est donc soigneusement mis en scène, on entretient le suspens !
A la différence du discours « Secure the future » de 2005 qui annonçait la nomination d’Ajay à la surprise du plus grand nombre, cette fois la réorganisation est officiellement annoncée le 21 mai dernier dans Sahaj Sandesh. Et les fuites sont délibérées pour entretenir le suspens et nourrir toutes les rumeurs.
On sait déjà que les changements organisationnels et la nature précise du pacte seront annoncés le 24 juillet. Mais y aura-t-il d’autres révélations ? Chari ira-t-il jusqu’à désigner officiellement son nouveau successeur ?
Le buzz fonctionne à plein ! Chari va-t-il créer l’événement ?
Affaire à suivre…
Alexis

Sources :
http://www.adizes.com/blog/?p=799 – The Wonderful Life of Not Expecting, 25/3/2011
http://www.adizes.com/institute_news.php?ed=march – Lire Dr. Adizes in India et Dr. Adizes in the Himalayas
http://www.sahajmarg.org/newsletter/sahajsandesh/2011.15 – Sahaj Sandesh N°15, 21/05/2011.
http://www.adizes.com/blog/?p=866 – Rapport de voyage (mai) : Ten days in India, le 28/05/2011
http://twitter.com/#!/adizes – voir 30 mai 2011

13 avril 2011

Le projet politique de la SRCM

ENGLISH TRANSLATION

L’influence délétère du spiritisme médiumnique

Le Sahaj Marg dénaturé (3)

Le Sahaj Marg a beaucoup évolué, il a été dénaturé. Babuji parle à tous les temps et, maintenant, Chari nous promet qu’il va changer le monde. "Whispers" et sa médium ont énormément contribué aux plus récents bouleversements…
Spiritualité, spiritualisme, religion et spiritisme
Lalaji incarnait une spiritualité, Babuji a viré dans le spiritualisme en dogmatisant les 10 commandements du Sahaj Marg, et Chari l’a caricaturé en créant une nouvelle religion aux ambitions planétaires.
Dernier maître d’une grande lignée soufie, Lalaji délivrait un enseignement spirituel syncrétique et ouvert, une philosophie de la vie, mêlant des apports du soufisme musulman comme du santmat hindouiste.
Babuji l’a plus ou moins récupéré, beaucoup adapté, re-nationalisé et ré-hindouisé, pour le baptiser Sahaj Marg.
Dès son arrivée dans la Mission et pour séduire les Occidentaux, Chari a codifié, ritualisé et travesti cet enseignement spirituel qu’il a peu à peu transformé en religion. Aujourd’hui, avec Whispers et sa médium, la SRCM sombre dans le spiritisme.
Entre un enseignement spirituel syncrétique et ouvert et un spiritisme religieux dogmatique et sectaire, le Sahaj Marg aura tout connu.
Whispers, la nouvelle Bible du Sahaj Marg
Rappelez-vous ! En 2005, Chari lance la vente de “Whispers from the brighter World”, un livre de 250 € dont nul ne connaît alors ni le titre ni le contenu. Il doit rester strictement personnel, alors qu’il est en édition limitée, ne doit pas être copié ni lu en public. La pompe à fric est enclenchée !
On découvre par la suite qu’il s’agit d’un recueil des paroles de Babuji (mort en 1983) prononcées de puis 1999 et adressées à une médium française.
En 2009, Chari annonce la sortie de quatre volumes supplémentaires au même prix qu’avant, à raison d’un par an, et n’hésite pas à baptiser "Whispers" de nouvelle « Bible ou Véda du Sahaj Marg ». Il ajoute qu’il ne devra pas y avoir de seconde édition avant 2030 ou 2035 de ces éditions limitées.
Malgré cette exclusivité revendiquée, une rubrique du website de la SRCM a été mise en place entre temps et “a Whisper a day” distille quotidiennement un message de Babuji. Mais Chari ajoute qu’internet ne délivrera pas les messages publiés dans le deuxième volume avant qu’il n’en donne le feu vert.
La pompe à fric est relancée…
"Whispers", la Bible du Sahaj Marg selon Chari remplace-t-elle les 10 commandements du Sahaj Marg écrits de son vivant par Babuji (Commentary on Ten Commandments of Sahaj Marg, Babuji, 1946) et soi-disant édictés par Lalaji depuis l’au-delà ? Il est vrai que Chari a déjà transformé les "Commandements" de Babuji en "maximes" depuis de nombreuses années.
L’influence pernicieuse et délétère de la médium
Le phénomène "Whispers" n’est pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, le maître vénéré de Chari auquel il dit se référer en permanence, "Whispers" a fini par le dépasser. Babuji ne parle pas directement à Chari, il passe par une intermédiaire. Cette médium dit ce qu’elle veut, elle distille ses messages progressivement, jour après jour. Son influence est pernicieuse, insidieuse.
Résultat ? Aujourd’hui, à la SRCM on parle couramment d’une élite pour régénérer l’humanité, d’égrégore, de mariages pour créer une nouvelle race humaine ou d’enfants indigo. Le spiritisme médiumnique a fini par accoucher d’un dessein intelligent pour la SRCM, entre new age et science fiction, qui n’a plus rien de spirituel.
A ma connaissance, le mot "apocalypse" n’a pas encore été prononcé, mais on n’en est pas loin et, surtout, il est déjà dans toutes les têtes…
L’exemple de la rencontre entre Catherine Lauret et Poonam Thaper en est un très bon exemple. Peu importe qui est Catherine Lauret, ses propos reflètent parfaitement l’état d’esprit de certains abhyasis dans les ashrams et leur nocivité. Une atmosphère de fin du monde…
Autre exemple représentatif du résultat obtenu par le martèlement des messages et le travail de sape entrepris, l’abhyasi Mukul S. Mukherjee, affirme que nous ne sommes pas dignes de porter le qualificatif d’être humain.
L’influence est énorme et délétère.
Cela me rappelle l’histoire de la grenouille. Jetée dans l’eau brûlante, elle saute aussitôt pour en sortir ; mais plongée dans l’eau froide qu’on fait chauffer peu à peu, elle s’accoutume et finit par en mourir. Les abhyasis se seraient enfuis en courant si on leur avait vendu l’ensemble de ces idées d’un seul coup. Instillées au quotidien, elles ont fait leur chemin et sont aujourd’hui partagées par tous… y compris Chari ?
Un projet politique entre New age et science fiction
Chari avait instrumentalisé le Sahaj Marg au seul profit de sa folie des grandeurs, au moyen d’un mouvement religieux soigneusement codifié pour attirer le plus grand nombre. Un objectif amplement partagé par ses adeptes, reconnaissons le… La médium a complètement détourné la structure, son gourou et ses adeptes au profit d’un nouveau dessein, encore un peu flou aux yeux d’un observateur extérieur.
La SRCM exploite les peurs et propose un projet politique alternatif : créer une nouvelle race humaine, spirituelle, pour constituer la nouvelle élite de l’humanité. Renverser la démocratie et le capitalisme au profit d’une dictature spirituelle. Rien de moins.
Un projet qui a peu de chances de succès ! Alors à quelles fins ? Renforcer la cohésion d’une SRCM menacée d’implosion et surfant sur LES peurs et offrant un objectif rassembleur ?
Pendant 20 ans, le projet de Chari fut la croissance. Parvenu à son terme, en cours d’essoufflement, il fallait un autre projet ! La médium lui en a offert un nouveau…


Alexis

A suivre…
Un retour aux sources ? (4)

26 mars 2011

Babuji parle à tous les temps

ENGLISH TRANSLATION

Babuji est la référence commune à tous quand on parle du Sahaj Marg. Qu’il s’agisse de Kasturi, la sainte du Sahaj Marg, de KC Narayana, fils du Docteur Varadachari, de Navneet Kumar Saxena, petit-fils de Babuji, ou de Chari, tous se réfèrent à Babuji. Il est LA référence incontournable ! Mais Babuji parle à tous les temps : il a parlé par le passé, il parle au présent et il parlera encore dans le futur…

De son vivant, Babuji a beaucoup parlé, il nous a laissé de nombreux écrits et il est encore dans la mémoire de quelques uns, même s’ils sont de moins en moins nombreux à l’avoir connu.
Kasturi l’a côtoyé près de 40 ans, et Chari près de 20 ans, entre 1964 et sa mort en 1983. Ils le citent régulièrement, rappelant des anecdotes parfois invérifiables. Et il arrive que la mémoire nous joue des tours. Elle est sujette à des oublis, des omissions et des déformations, volontaires ou involontaires.
Cela affecte même ses écrits puisque sa célèbre citation sur la religion, la spiritualité, la réalité et la béatitude a été tronquée de ses deux derniers éléments, puis transformée par Chari en une comparaison entre union et division. Ainsi, quand Babuji disait : « Là où la Religion s’achève la Spiritualité commence, là où la Spiritualité s’achève la Réalité commence, là où la Réalité s’achève la Béatitude commence. », la plupart du temps, la SRCM n’en a retenu que les premiers termes : « La spiritualité commence là où s’arrête la religion. » Et Chari a fini par dénaturer complètement les choses en disant : « La religion divise alors que la spiritualité unit. »
Un changement complet de sens, sans aucun rapport avec la pensée de Babuji…

La mémoire est une chose, l’interprétation en est une autre. Quoi de commun entre Narayana, Kasturi ou Chari ? Le dogme érigé par KC Narayana repose sur les écrits de son père et ceux de Babuji, notamment sur ses dix commandements. Aucune attitude dogmatique chez Kasturi qui ne parle qu’Amour, prière et méditation, immersion dans Babuji. SP srivastava en a tenté une lecture scientiste et Navneet ne jure que par le document fondateur de l’association en 1945. Quant à Chari, il a ravalé les commandements de Babuji au rang de maximes, simplifié et ritualisé l’ensemble de ses enseignements jusqu’à en être caricatural.
Quand Kasturi parle Amour, Chari répond Obéissance et service. Deux visions aux antipodes l’une de l’autre…

Babuji parle à tous les temps. Il a parlé avant sa mort, mais il s’est remis à parler vingt ans plus tard, au moins dans le clan de Chari. Depuis 2005, “Whispers from the brighter World” fait revivre Babuji grâce à une médium qui sert de canal entre lui et Chari. Et il va encore nous parler dans le futur puisqu’on nous a promis au moins quatre volumes des "Whispers". Ce que Chari n’a pas hésité à qualifier de nouvelle "Bible du Sahaj Marg" ou bien encore des "Quatres Védas du Sahaj Marg". Et maintenant, “a Whisper a day” (rubrique du website de la SRCM) distille quotidiennement un message de Babuji, daté de 1999 à aujourd’hui.
De son côté, Kasturi s’est offusquée de la sortie des "Whispers" qu'elle considère comme néfastes, car ils colportent des messages "incorrects".
Quid des dix commandements ? Est-ce que "Whispers" les remplace ?

Kasturi écoute Babuji parler à son cœur, Narayana épluche les textes de son père et ceux de Babuji. Chari fait de plus en plus souvent confiance aux paroles d’outre tombe de Babuji. Et c’est ainsi qu’il commence maintenant souvent ses discours par des citations de "Whispers". A tel point que, le 30 avril 2010 à Tiruppur, le discours de Chari à l’occasion du 111ème anniversaire de Babuji ne comportait pas moins de trois citations extraites des "Whispers".
Le phénomène "Whispers" n’est donc pas qu’une simple pompe à fric. En délivrant quotidiennement la parole de Babuji, "Whispers" a fini par dépasser Chari. Il ne s’agit plus seulement de mémoire ou d’interprétation comme avant, il s’agit d’une intermédiaire que par définition il ne maîtrise pas totalement. Et cette médium dit ce qu’elle veut, à commencer par la promotion d’une élite pour régénérer l’humanité. Quant à la capacité de Chari à la museler, elle se réduit avec le temps.
Babuji parle donc vraiment à tous les temps, mais aussi dans toutes les bouches, et pour dire n’importe quoi. La profusion des médiums en est un signe évident. Depuis Catherine Lauret qui promettait la destruction de l’Angleterre, en passant par Erin, Babuji’s messenger et AFLM…
Le Sahaj Marg n’est vraiment plus ce qu’il était ! Il a été dénaturé…

Alexis

A suivre…
Chari nous promet qu’il va changer le monde (2)

16 décembre 2010

Il faut mettre Babuji au musée

English translation

Babuji = Tyrannosaurus Rex

On a déjà parlé ici du discours de Chari aux fonctionnaires de la Mission. Frank nous en avait retranscrit quelques citations sur Bill Gates, le Pape et le SIDA. L’intégralité du discours est maintenant retranscrite sur le site de la SRCM. Il s’intitule « Morality is Essential ». C’était le 12 octobre au cours d’un séminaire sur le développement du caractère.

On retrouve tous les ingrédients auxquels Chari est attaché mais aussi sa manière caractéristique de procéder. Cela mériterait un décryptage ligne par ligne pour montrer la rhétorique qu’il utilise et en démonter les mécanismes.

Pour le moment, j’attire votre attention sur l’un des derniers paragraphes dont voici une traduction approximative (retrouvez l’extrait original à la fin) :

« (...) L'Écriture n'a pas de sens, qu'il s'agisse de la Bible, du Véda, de la Torah ou du Talmud, ils n'ont pas de sens. Le gourou est le Veda vivant, comme il est appelé. Ce qu'il a dit, ce qu'il dit, ce qu'il prêche, tel est le Véda qui est fait pour nous aujourd'hui. Le passé est le passé, comme des dinosaures et autres fossiles dignes d'être admirés et regardés dans les musées. Mais pas à suivre. Pas d’en avoir peur. On n'a pas peur du squelette d'un énorme Tyrannosaurus Rex dans un musée. Nous avons peur des mauvaises choses; nous obéissons à de mauvaises choses, nous vivons au travers de mauvaises choses, et nous abandonnons la seule vérité - qui est que le gourou est la personnalité vivante, son enseignement est le Veda d'aujourd'hui, et ses préceptes éclairent notre chemin (...). »

Le Gourou vivant est la Bible vivante

Quel est donc la Bible, le Véda, la Torah et le Talmud réunis d’aujourd’hui ? Est-ce la parole du guru Chari ? Que deviennent alors les enseignements du Sahaj Marg d’antan comme les dix maximes (ou commandements) de Babuji ? Ou bien ceux de Lalaji ? Sont-ils à ranger au musée aux côtés du Tyrannosaurus Rex comme semble le suggérer Chari ?

Une fois de plus, Chari n’en fait qu’à sa guise. Un coup, le passé est fondamental, un coup il est bon pour le musée. Il le suit quand ça l’arrange, ou bien l’oublie si c’est mieux pour lui.
Insidieusement, Chari relègue Babuji aux oubliettes de l’histoire. Seule ne compte plus que la parole de Chari, l’unique vrai guru vivant d’aujourd’hui. Un Chari qui a détrôné Babuji, c’est l’idée qui doit gagner peu à peu l’inconscient des abhyasis.
Tout se fait en finesse, par suggestion et surtout pas par déclaration, insidieusement. Chari dénigre le passé à l’aide des dinosaures, réputés être antédiluviens ringards has been et tout ce qu’on voudra. Babuji, Lalaji et le passé du Sahaj Marg ne sont jamais au grand jamais dénigrés directement. Au contraire, Chari évoque 23 fois Babuji (si je ne me suis pas trompée) en appui à ses dires pour leur donner plus de poids encore. Il n’est surtout pas à une contradiction près, y compris au sein d’un seul discours.
Pourtant, qu’a-t-il voulu faire passer comme idée ? L’idée que le passé est bon pour le musée. Et par déduction, association d’idées ou tout ce qu’on voudra, que le passé du Sahaj Marg est un peu dépassé et qu’il est lui, Chari, le maître vivant, le seul et unique guru que l’on doit suivre et écouter.

Quid de Whispers from the brighter world que Chari insiste tant à mettre à la vente et qui coûte si cher aux abhyasis ? A l’aune de ce qu’il dit ici, je lui suggère d’écrire lui-même sa propre Bible plutôt que d’en confier la rédaction aux médiums peu fiables d’un Babuji poussiéreux.
Whispers est bon pour le musée, les paroles qui sortent de la bouche de Chari composent la nouvelle Bible d’aujourd’hui. A moins que ce ne soit celle de demain, une nouvelle manière d’enrichir son successeur.

Elodie

Extrait original :
“(…) Scripture has no meaning, whether it is the Bible, or the Veda, or the Torah, or the Talmud, they have no meaning. The guru is the living Veda, as he is called. What he said, what he says, what he preaches, is the Veda that is today for us. The past is like the past of the dinosaurs, and other fossils, to be admired, to be looked at in museums. Not to be followed. Not to be afraid of. One is not afraid of the skeleton of a huge Tyrannosaurus Rex in a museum. We are afraid of the wrong things; we obey the wrong things; we live by the wrong things; and we abandon the only truth — that is the guru, who is the living personality, whose teaching is the Veda of today, and whose precepts light our way (…).”

17 octobre 2010

Impact d’un Abhyasi sur la Société

ENGLISH TRANSLATION

J’ai trouvé sur internet un texte d’A.P. Durai intitulé The Impact of an Abhyasi on Society. En voici quelques extraits significatifs (traduction d'Alexis) :

Dans le Sahaj Marg, le Maître nous rend lentement conscients que nous ne sommes pas seulement des individus qui poursuivent une voie spirituelle pour notre bien personnel, mais que nous sommes également des membres de la famille humaine et que nos changements internes et externes vont influencer l'évolution de l'humanité et décider de son avenir. Les impressions subtiles que nous créons dans l'esprit des gens qui vivent autour de nous vont aussi influencer leur destin spirituel. Par conséquent, il est important que nous apportions des changements dans notre vie personnelle, familiale et professionnelle comme dans la vie publique pour les fonder sur des valeurs en harmonie avec les enseignements du Maître.(...) Les êtres humains en général attendent le jour où le monde changera – moment pour eux de rentrer dans le rang. Mais ce jour ne semble jamais arriver parce que, comme le Maître le souligne, le changement individuel doit prendre la première place, et pour que l'individu en prenne la peine, utilise sa volonté, il doit imiter le Maître et attendre que l'impact se fasse sentir sur la société.(...) Lorsque nous adoptons le Sahaj Marg comme mode de vie, avec ses maximes, le changement dans notre mode de vie est inévitable. Nous ne pouvons pas être ici avec le Maître et en même temps là dans la vie mondaine, la course au matérialisme et aux compromis – une course fondée avec d'autres. Nous ne devons pas déplorer que nos relations et amis se sont éloignés puisque nous n'avons plus leurs valeurs et ne répondons plus à leurs attentes. Maintenant, notre seule famille est la famille du Sahaj Marg et notre seul ami est le Maître. A travers Lui, nous continuons à aimer tout le monde, l'humanité tout entière, mais d’une manière spirituelle – sans attachement émotionnel et sans attentes.(...) Un abhyasi doit briller dans sa profession comme dans son lieu de travail par la qualité de son travail. La méditation, le souvenir constant et un esprit éclairé nous aident à mieux nous concentrer sur le travail et nous incitent à explorer les limites de notre travail et en font les moyens de notre évolution spirituelle. Nous sommes en mesure de faire plus avec moins d'effort et nous avons donc plus de temps disponible pour le service à la mission et pour la sadhana. Notre Maître dit qu'il était en mesure de terminer son travail de bureau en deux ou trois heures et il utilisait le reste de son temps au service de la Mission. Ses performances étaient pourtant si bonnes qu'il progressait simultanément dans sa carrière aussi.(…) Nous sommes conscients que le monde entier court après la réussite dans tous les domaines de l'activité humaine. Cette course folle a donné naissance à la concurrence, l'égoïsme, l'agressivité et le mépris de la décence et de la civilité dans les transactions et les relations humaines.(...) Notre Maître nous éloigne de la poursuite des objectifs de ce monde qui se font au détriment des valeurs morales et éthiques.(...) [Un abhyasi] doit avoir une foi inébranlable en son Maître et ses enseignements, il doit prendre position du côté des valeurs de l'amour, de la compassion, de la véracité, de l'intégrité et de l'honnêteté. Un tel abhyasi aura le courage d’avancer seul. Il montrera un autre chemin et sera un leader pour son groupe, que ce soit dans sa famille, son lieu de travail ou dans sa rue.(...) L'éthique et la morale dans les domaines privé et public sont les valeurs mises en exergue par le Maître – non seulement pour notre propre évolution, mais aussi par voie d’obligation pour apporter un changement universel dans notre société – en phase avec le plan Divin pour l'humanité. Les abhyasis doivent briller comme des hommes (et des femmes) de caractère et de force spirituelle et constituer des modèles pour leurs semblables.(...) Notre cœur doit s'ouvrir aux pauvres, aux exploités et aux opprimés. Cela devrait nous donner le courage de parler quand il y a une injustice envers une personne de notre organisation ou de notre lieu de travail.(...) Le Sahaj Marg recommande à tous les abhyasis la vie d'un grihastha. Nous faisons partie de la société et devons nous acquitter de nos responsabilités civiques.(...) Le Maître envisage une société qui est unie comme une famille transcendant les barrières mentales créées par nous (...). Il a célébré deux mille mariages au sein du Sahaj Marg – le début d’une révolution silencieuse (...) et ils formeront l'avant-garde de la nouvelle société. (...) Il est donc crucial que les abhyasis élèvent leurs enfants sur de solides valeurs morales, éthiques et spirituelles et leur permettent de se sentir proche du Maître.(...) Le Maître nous a enseigné la prière universelle, qui est un effort spirituel pour parvenir à la vraie foi, l'amour et la dévotion (à l'Ultime/au Maître) parmi tous les êtres humains en préparant leur cœur pour ce grand changement intérieur. Quand les abhyasis le feront sérieusement et régulièrement, le reste de l'humanité se tournera également vers la spiritualité. Mais ce processus interne doit être manifeste à l'extérieur ; il nous faut une masse critique d'êtres humains qui puissent témoigner qu’une bonne vie communautaire, une bonne gouvernance, de saines pratiques commerciales et politiques peuvent être atteintes au travers de valeurs spirituelles. C'est dans ce contexte que les abhyasis peuvent jouer un rôle dynamique et apporter des améliorations dans la qualité de vie de notre société. Le Maître attend que les abhyasis jouent ce rôle critique qui représente un grand défi pour nous – externaliser notre changement et devenir les agents de ce changement. Une fois, le Maître a défini la spiritualité ainsi : « La spiritualité est l'amour, sans crainte ni favoritisme ». Si nous pouvons mettre cela en pratique dans toutes nos pensées et nos actions, sans crainte ni favoritisme, nous verrons bientôt l'impact du Maître et de Son Marg (Sa Voie) sur la société et dans notre vie !

C'est la première fois que j'entends parler de la vision du Monde et de son changement par le Sahaj Marg.

A lire aussi : ANALYSE D'ALEXIS

Elodie

7 juin 2006

Les véritables origines du Sahaj Marg

La Shri Ram Chandra Mission nous enseigne que Chariji a succédé à Babuji qui lui-même avait succédé naturellement à Lalaji selon une lignée presque filiale.

Une origine soufiste volontairement oubliée
Maulana Fazl Ahmad Khan (Hujur Maharaj), né à Raipur dans l'Uttar Pradesh en 1857, était un Maître musulman de l'ordre Soufi de la Naqshbandiyya. Son disciple et successeur, Mahatma Ramchandra Ji (1873-1931), est devenu le premier Maître Soufi non musulman en 1896.
Ses nombreux disciples ont fondé un mouvement issu de son enseignement, le Ramashram Satsang, dans le nord de l'Inde. Parmi les plus importants, on peut citer le Docteur Chaturbhuj Sahai Ji (1883-1957) qui a créé une branche de ce mouvement dés 1930 à Ethath puis à Mathurah dans l'Uttar Pradesh, actuellement dirigée par son fils Hemendra Kumar Ji ; ou bien encore Thakur Saheb Shri Ram Singh Ji (1898-1971) qui a créé une autre branche à Jaipur dans le Rajasthan, actuellement dirigée par son fils Shri Narayan Singh.

Entre 1922 et 1931, Babuji (1899-1983) a rencontré à de rares occasions Mahatma Ramchandra Ji qu'il surnomme affectueusement Lalaji. Celui-ci aurait dit au Docteur Chaturbhuj Sahai Ji en 1930, soit peu de temps avant sa mort : "La part du travail que je n'ai pu finir, c'est à toi de l'accomplir maintenant", d'après le Ramashram Satsang de Mhaturah.
Mais d'après Chariji, le défunt Lalaji aurait établi une inter-connexion avec Babuji en 1944 ou 45 pour le désigner comme son successeur. Quoi qu'il en soit, Babuji fonde la Shri Ram Chandra Mission, association enregistrée à Lucknow, capitale de l'état d'Uttar Pradesh, en 1945. Plus aucune référence directe au Soufisme n'est faite…

Babuji et les prétendants à sa succession

Les années passent, Babuji a 2 filles et 4 fils, il acquière une certaine renommée et la SRCM se développe. Le célèbre docteur en philosophie K.C. Varadachari (1902-1971) devient son principal ami et fidèle disciple. Il crée le Sahaj Marg Research Institute en 1967, mais meurt 4 ans plus tard. Son fils, K.C. Narayana, est aussi un fidèle parmi les fidèles de Babuji.
En parallèle, Chariji a rencontré Babuji en 1964, il est nommé secrétaire général de la Mission en 70 et entraîne Babuji en Occident en 72. Alors qu'il est gravement malade, Babuji désigne Chariji comme son successeur dès 1974, enseigne-t-on à la SRCM.

La version de cet événement rapportée par K.C. Narayana est très voisine, mais elle apporte un autre éclairage : "Frère Parthasarathi a été nommé Président de la SRCM en Mars 1974. Les mots Représentant Spirituel ne sont pas dans le document original. Ce document n’a pas été attesté par des témoins. J’ai été un des membres du Working Committee nommé par Rev. Babuji Maharaj, et j’ai été le premier à dire que ce document n’était pas un faux ; par contre, celui présenté par un des fils de notre Maître en était un."

Des querelles de pouvoir incessantes

Des rumeurs courent sur une tentative d'empoisonnement de Chariji avec de l'arsenic. Ce qui est sûr, c'est que l'actuel président de la SRCM fondée par Babuji est Shri Umesh Chandra Saxena, le fils même de Babuji. Apparemment, une fraction minoritaire du nord, depuis Shahjahanpur (Uttar Pradesh), a refusé de reconnaître Chariji. Différents procès les ont ainsi opposé à la nouvelle SRCM, société à but non lucratif enregistrée en Californie par Chariji.

Enfin, K.C. Narayana a fondé l'Institute of Sri Ram Chandra Consciousness en août 1991, une organisation dissidente de la SRCM. En effet, l'ISRC ne se reconnaît qu'un seul maître éternellement présent, Babuji. Elle réfute le droit de Chariji à le représenter spirituellement. En 1979, Babuji disait à Narayana : "J’ai de grands espoirs en vous. Je souhaite que vous et Parthasarathi fassiez ensemble ce travail." Narayana n'a sans doute pas supporté l'ombre que Chariji lui faisait.

En résumé, et contrairement à l'histoire officielle, Chariji n'est donc que l'un des multiples successeurs de Lalaji. Mais c'est celui qui a le mieux réussi…

Elodie

Sources :

Le soufisme en Inde : www.geocities.com/sufisaints/SufismIndia.htm

Ramashram Satsang :
- Docteur Chaturbhuj Sahai Ji :
http://www.ramashramsatsang-mathura.org/
http://www.yogabhyas.org/
http://www.ramashram.com/
- Thakur Saheb Shri Ram Singh Ji :
http://arvindjolly.googlepages.com/
http://astrologerjolly.tripod.com/ramashram.htm

15 janvier 2006

Rénover la Shri Ram Chandra Mission pour préserver l'avenir du Sahaj Marg

Je suis impressionnée d'avoir déjà des commentaires. Je ne pensais pas voir arriver si vite des réactions.
Cela me conforte dans l'idée qu'il y a vraiment un malaise au sein de la Shri Ram Chandra Mission et que nous sommes nombreux à nous interroger aujourd'hui sur l'avenir du Sahaj Marg.

Créer un forum de discussion
Pour répondre à Krys et Agnès, je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des dirigeants de la Shri Ram Chandra Mission. Si quelqu'un le sait ou bien a une idée sur la question, merci de nous éclairer.
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des dérives inquiétantes. Et pour ma part, je ne veux pas les laisser faire, parce que je crois profondément dans les bienfaits du Sahaj Marg et je veux qu'il puisse continuer à se développer sans difficultés.
Mon idée, c'est de réunir dans ce blog nos critiques et ressentiments vis à vis des dérives actuelles de la Shri Ram Chandra Mission, grâce à vos témoignages.
Plutôt que de taire les problèmes, je pense qu'il faut au contraire les déballer et les étaler sur la table. Non pas dans le but de critiquer pour critiquer, mais pour nous obliger à l'inverse à améliorer le fonctionnement de la Shri Ram Chandra Mission et pour trouver des solutions qui nous permettent d'avancer dans le bon sens.
Plus nous serons nombreux, plus les responsables devront nous écouter, tenir compte de notre avis et se corriger de leurs défauts actuels. Plus le Sahaj Marg retrouvera sa crédibilité et plus il pourra progresser au travers du monde. C'est le but de Chariji !
Si vous avez d'autres idées, elles seront les bienvenues. Ce qui est important, c'est de retrouver un fonctionnement normal et de mettre un terme aux dérives actuelles.
Youssouf dit que nous sommes une secte. Chez moi en Suisse, la justice a affirmé le contraire. A ma connaissance, il n'y a qu'en France que nous sommes attaqués sur ce plan, mais la France c'est la France. Elle n'a jamais aimé les "Nouveaux Mouvements Religieux". Pourtant, si ça devait continuer comme ça, ceux qui nous accusent bêtement aujourd'hui finiraient par obtenir de véritables arguments lourds de poids et difficiles à récuser.
Il est temps de réagir, il faut rénover la Shri Ram Chandra Mission pour préserver l'avenir du Sahaj Marg.
Elodie