La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

Affichage des articles dont le libellé est dépendance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dépendance. Afficher tous les articles

29 novembre 2014

Négation de l’individu et abandon au Maître



Vous êtes un abhyasi du Sahaj Marg et vous vous interrogez sur votre pratique ? N’en parlez à personne, surtout ne partagez pas vos doutes.

J’ai connu cela, c’était en 2005, au moment de la sortie des premiers Whispers. En un rien de temps, je me suis retrouvée sur le banc des accusés. Mauvaise abhyasi à l’égo surdimensionné, je n’aimais pas suffisamment Chari, je lui faisais de la peine et je faisais du tort à la Mission. En un mot, j’étais accusée de tous les maux.

Une interrogation, un doute ? C’est la faute à votre égo. La réponse ne varie pas, c’est toujours la même. Le Babuji de Whispers, mort et enterré depuis plus de 30 ans, ne dit pas autre chose : « Les résistances chez certains abhyasis dénotent un ego attristant, espérons que des années de pratiques spirituelles ont amené un état d’esprit d’abandon ».

Une interrogation, un doute ? Votre égo est surdimensionné, vous devez adopter un état d’esprit d’abandon, devenir un mort-vivant, tel un corps mort.

« Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. » (Chari, dans Mon Maître)

« Le moyen le plus facile et le plus sûr d'atteindre le but est de s'abandonner au Grand Maître et de devenir soi-même un mort-vivant (...). L'abandon de soi n'est rien d'autre qu'un état de complète résignation à la volonté du Maître, avec un complet désintérêt de soi. Demeurer en permanence en cet état mène au commencement de l'état de négation (...). En cet état un homme ne pense et ne fait que ce que la volonté de son Maître lui ordonne (...). Sa volonté sera complètement subordonnée à la volonté du Maître. » (Babuji, Rôle de l’Abhyasi dans le Sahaj Marg)

Votre égo est surdimensionné, vous devez vous abandonner entre les mains du Maître, devenir un mort-vivant. Pour cela vous devez effectuer un gros travail sur votre caractère et vous abandonner vraiment à la volonté du Maître.

C’est le commencement de l’état de négation de votre égo, le désintérêt de soi. Votre volonté sera subordonnée à celle du Maître, vous ne penserez et ne ferez plus que ce que le Maître vous ordonne.
Vous n’aurez plus ni doutes ni interrogations. On vous dira que vous participez à l’égrégore du Sahaj Marg, cette entité collective dépourvue d’égos individuels.

C’est faux, on vous aura juste bien lavé le cerveau : votre égo n’aura pas disparu, il sera seulement subordonné à celui du Maître.


Alors, vous êtes abhyasi et vous vous interrogez sur votre pratique ? N’en parlez à personne, surtout ne partagez pas vos doutes. Fuyez !

Elodie

8 novembre 2014

L'obéissance à la Mission

OBEDIENCE TO THE MISSION, Michael’s Testimonial

Michael a été un abhyasi de la SRCM aux USA de 1979 à 1990. Il a connu Babuji, été nommé précepteur par Chari et presque aussi vite destitué par lui pour de sombres histoires de querelles entre personnes pour le pouvoir.
Il nous dit ici ce qu’il pense de l’obéissance réclamée par Chari :

L'obéissance à la Mission

J’aborde toutes mes expériences sur le voyage de cette vie avec gratitude. Dans ma jeunesse, je pensais que le voyage de mon esprit avait commencé en 1979, lorsque je me suis approché de la SRCM – à l’âge de 19 ans, à la recherche d'une formation spirituelle et d'une guidance. La guidance manquait, le Maître vieillissant était inaccessible. La dissension au sein du groupe était imminente. Pourtant, dans les premiers mois, j’ai vécu un calme intérieur au centre de mon cœur. Ce serait finalement mon compagnon et guide ultime. Aucune expérience dans mes 10 années suivantes à la SRCM n’a valu la bougie de cette première expérience. Et c’est resté comme ça jusqu'à ce jour, plus de 30 ans plus tard. Je suis parti de la SRCM en 1990 après beaucoup de déceptions et de trahisons. Quand le Maître a demandé que je sois "obéissant à la mission", je suis parti et n'ai jamais regardé en arrière. En fait, mon vrai voyage spirituel a commencé à cet instant même. Je lui suis reconnaissant de m’avoir poussé dehors ! Je n'échangerai ce Voyage pour rien au monde.

Depuis mon départ, j'ai entendu de très nombreux abhyasis actuels et anciens de la SRCM, se débattant pour atteindre quelque chose de spirituel. Beaucoup souffrent de traumatismes qu'ils ont subis dans leur association avec la SRCM, ses précepteurs et la hiérarchie. Certains se débattent dans la confusion de l’esprit avec une faible estime de soi. Pourtant, je crois que chacun d’entre eux s’est centré sur le cœur au début de leur pratique. Le conflit intérieur résulte de la poursuite des réalisations spirituelles au-delà de la simplicité d'un cœur centré. Ce cœur centré est la seule constante d’un Voyage qui n’a jamais de fin. En outre, du mal est fait en exigeant l'obéissance à la Mission.

Quel est le but de cette obéissance ? Qu'est-ce que cette Mission a créé ? Un vaste patrimoine immobilier ? Des publications pertinentes pour ceux qui ne partagent pas l'obéissance à la Mission ? Qu'est-ce que la mission a fait pour élever l'Humanité et qui mérite qu’on lui obéisse ? La Mission a consacré des formateurs spirituels débutants, avec peu ou pas de formation personnelle. Sa hiérarchie n'a ni la compassion ni la patience d'affirmer la divinité qui existe dans le cœur de chaque aspirant. Au contraire, ils proclament que la plus haute divinité existe uniquement dans le seul Maître, comme si la nature thésaurisait son abondance en un seul cœur ! Ils considèrent leurs disciples comme de simples esclaves de leurs désirs, pleins de grossièreté, dans le besoin de cleaning.

Ce comportement est l'antithèse de l'ancienne vérité spirituelle. La vérité, qui déclare le cœur comme véritable guide, base de là où existe l'étincelle de l'Infini. C’est seulement quand on affirme cette vérité que commence le Voyage infini ! Quand on poursuit un but spirituel, ils descendent ce voyage. Ils risquent l’angoisse mentale, des traumatismes et même la folie. L'obéissance à la Mission est une distraction dangereuse. La Mission ne sert qu'elle-même. Elle ne sert qu'à perpétuer les mythes qui perpétuent l'obéissance à elle-même. La vérité, c’est qu’il n’existe pas de maître divin pour vous amener vers le but spirituel ultime, car il n'y a pas de but. Il n'y a que le Voyage en soi - qui est infini, et le cœur est le seul vrai guide et maître.


Michael

12 mars 2014

Standardisation du Sahaj Marg et radicalisation de la SRCM


Pour aborder les Occidentaux tentés par la méditation, la Mission banalise le contenu de ses enseignements de manière à séduire le plus grand nombre sans rebuter personne. C’est ce que décrivait en détails Alexis dans son précédent message sur Meetup et le nouveau portail internet de la SRCM.
Si cette approche est nouvelle dans les vecteurs de transmission qu’elle utilise (internet et réseaux sociaux), cela fait longtemps que nous dénonçons l’appauvrissement du Sahaj Marg dans son contenu le plus essentiel.
Le Docteur K.C. Varadachari s’inquiétait déjà en 1970 auprès de Babuji des libertés prises par les précepteurs vis-à-vis de son enseignement. Dès son arrivée, Chari a tout misé sur la quantité – le prosélytisme – au détriment de la qualité. Imaginez ce que cela peut donner avec plus de 3 000 précepteurs aujourd’hui, quand il y en avait moins d’une centaine alors.
Résultat : l’évolution spirituelle promise par le Sahaj Marg, cette méthode unique au monde, n’est plus au rendez-vous pour la plupart des abhyasis. Seuls quelques privilégiés bénéficient de toute l’attention du Maître et des "bienfaits" de son enseignement spirituel.
Pour tous les autres, le commun des mortels, les effets dits spirituels se réduisent à peau de chagrin : les bénéfices d’une méditation ordinaire (bien-être et gestion du stress) et le sentiment d’appartenance à un groupe (le tout est plus que la somme des parties), ce qu’ils prennent pour le côté exceptionnel du Sahaj Marg, une expérience spirituelle soi-disant unique et inoubliable.

La mondialisation a distendu le lien traditionnel entre les religions et leurs territoires d’origine, disait Olivier Roy. Le marché du religieux s’est globalisé et les produits religieux n’ont plus de frontières. Il annonçait ainsi le temps de religions standardisées, déculturées et déterritorialisées.
Ce chercheur au CNRS précisait : « Mais, pour qu'un produit [religieux] soit accessible partout et au plus grand nombre, il faut qu'il soit standardisé. S'il est trop identifié à une culture donnée, il ne se vendra pas en dehors de cette culture. D'où le phénomène de déculturation. » (voir article d’Alexis de septembre 2009, citant un entretien d’Olivier Roy au journal Le Monde le 21/12/2008).
Remplacez religion par spiritualité, le constat est identique ; puis remplacez les par Sahaj Marg et vous verrez une nouvelle fois que rien ne change. L’évolution du Sahaj Marg et de la SRCM est un parfait exemple de ce que décrit Olivier Roy.
Dans sa course effrénée vers l’Occident et son public New Age, Chari a vidé l’enveloppe Sahaj Marg de tout son contenu initial. Ce système spiritualiste et philosophique indien conçu par Babuji, mais transposé par Chari sur tous les continents, a souffert de sa mondialisation. Il a été standardisé pour convenir à tout le monde. En deux mots, déterritorialisé et déculturé.
L’enseignement prodigué par la Mission, Chari et ses précepteurs, s’apparente aujourd’hui ni plus ni moins qu’à une vulgaire méthode de développement personnel, un outil ordinaire de gestion du stress dans la mallette du bien-être, via une technique de méditation parmi tant d’autres. Mais c’est aussi ce que recherchent les gens aujourd’hui, qu’ils soient des Occidentaux adeptes du New Age ou bien des Indiens déracinés et déculturés issus des classes montantes.

La technique de méditation pratiquée aujourd’hui à la SRCM n’offre rien de mieux que les autres. Et, comme le disait Alexis, « l’offre mondiale de techniques de méditation est pléthorique alors que les parts du marché mondial de la méditation ne sont pas extensibles à l’infini. »
Comment séduire et attirer de nouveaux adeptes dans ces conditions ? D’autant plus que, contrairement à beaucoup d’autres groupes de méditation, la Mission impose ses propres contraintes, non négligeables : un Maître Gourou, de la discipline, l’obéissance au Maître et le service à la Mission, par exemple. Ce n’est pas la gratuité de l’accès au Sahaj Marg qui peut faire seule la différence et contrebalancer toutes ces contraintes supplémentaires.
Chari et ses experts en communication et marketing ont trouvé une solution simple : vendre leur technique enrobée d’une philosophie New Age haut de gamme. A défaut de résultats sensibles et immédiats, il faut produire du rêve, enrichir l’imaginaire des adeptes, proposer un idéal pour le futur. Bref, offrir une vision du monde, c’est-à-dire créer une religion avec son apocalypse et son avenir, son Paradis et son Enfer.
Inspirés par les thématiques New Age, ils sont parvenus à merveille à élaborer ce mythe religieux. Une médium s’entretient au quotidien avec Babuji, la Personnalité spéciale réfugiée dans un Monde plus lumineux (la fameuse Région centrale que seuls deux ou trois adeptes atteindront). Cette personnalité spéciale nous promet d’abord l’Apocalypse et tous ses avatars. Mais elle promet aussi l’égrégore d’une élite future pour régénérer l’Humanité, une élite déjà en formation dans son école Omega. Manière de souffler le chaud et le froid tout à la fois.
La Mission arrive ainsi à une situation faussement paradoxale : aux besoins spirituels de ses membres elle n’apporte plus qu’une simple technique de méditation, mais elle développe un mythe collectif très riche autour duquel tout le monde s’extasie. Ce n’est plus la méthode du Sahaj Marg qui est extraordinaire et unique, c’est le mythe véhiculé aujourd’hui par la SRCM qui séduit et fédère les adeptes. Le groupe restreint auquel ils appartiennent devient le nouveau graal du Sahaj Marg.
Appauvrissement de la méthode, enrichissement du mythe. La coquille est vide, mais plus elle est vide plus on l’enrobe de jolis atours censés séduire ses partisans. Reste qu’il faut savoir les séduire sans les faire fuir. Le mythe est riche mais dangereux et sectaire, d’où l’importance de le diffuser progressivement, à petites doses, pour ne pas faire fuir les nouveaux arrivants. C’est là que le groupe acquière tout son poids : il doit être suffisamment attractif et réservé à une élite, pour que le sentiment d’appartenance soit plus fort que tous les effets centrifuges que pourrait provoquer la SRCM et Chari.

Ceux qui succombent à ce charme vénéneux ne peuvent plus être séduits par la quasi absence d’évolution spirituelle liée aux méditations. Ils succombent à la fausse croyance d’appartenir à un petit groupe d’élus en avance sur son temps (l’expérience extatique, inoubliable et incomparable du groupe). Alors ils font tout ce que le Gourou leur réclame : discipline, obéissance et service.


Elodie

14 juillet 2012

Ma compagne médite (Suite)

ENGLISH TRANSLATION

Le 25 août 2009, Anonyme nous contait son histoire, une relation de couple de 10 ans, entachée par l'intrusion de Chari et, avec lui, le Sahaj Marg et la SRCM. Une compagne dont les parents sont précepteurs, qui se met à méditer 5 ans après leur rencontre. Au début, cela ne doit pas perturber le couple, mais 5 ans plus tard : « (…) Je sens le vent tourner et nous sommes maintenant 3 dans notre foyer avec Chariji. Finalement, cette condition m'a été posée de façon ferme. Très longtemps déprimé, je crois maintenant voir clair.Le Sahaj Marg est profondement contre les couples dont l'un n'est pas actif ni même sympathisant. Au départ, vous êtes accepter car vous avez un potentiel à devenir abhyasis. Puis le jour où vous êtes sur de ne rien partager avec ce mouvement, les choses se compliquent(…) ». Son témoignage intégral est à relire sur "Ma compagne médite" . 14 juillet 2012, Anonyme revient faire le point :

Bonjour a vous,


Je suis le fameux anonyme et je reviens lire vos commentaires 3 ans bientot apres les faits. Je vous remercie sincerement de vos encouragements.


Peu apres ce message, j'ai eu le droit a un coup de bleuf, ou plutot un 'All In' type poker de sa part. En resume, soit j'acceptais le Sahaj Marg pour nos futures enfants, soit s'etait termine. D'autre part je la comblais sur tous les autres aspects (Quelle ironie!). Ce manque de respect de mes valeurs et de ces engagements precedents a donc mene a la separation immediate et brutale.


Lorsque que je l'ai menee a sa nouvelle demeure faite d'abhyasis, je trouvais 7 photos de Chari dans le hall d'entree...je n'oserais bien sur pas parler de culte de la personnalite!

Lorsque quelques mois plus tard j'ai rencontre une nouvelle personne, mon ex-compagne a essaye de revenir . Mais malgre mon refus 1 an plutot de la condition Sahaj Marg l'annee precedente et l'annee ecoulee ou elle disait avoir souffert de mon absence, je me suis rendu compte qu'elle n'avait encore meme pas effleure l'idee de quitter le mouvement.


Meme ses parents, precepteurs, ont tentes de me persuader arguant qu'une voyante nous voyait ensemble. Pis, Chari lui meme aurait dis a mon ex que j'etais l'homme de sa vie.


Je lui disais donc que si Chari l'orientait vers moi et que moi je lui disait de ne pas continuer le SRCM, peut etre que cette voie etait la bonne....encore une fois, aucun signe de comprehension.


Bref, je suis heureux maintenant meme si bien sur je suis triste pour elle. J'ai une compagne avec qui je pense etre un duo fort et non pas un trio (avec le srcm) voue a l'echec et la tristesse.


Bon courage a vous tous dans votre combats.

Anonyme


Son premier témoignage de 2009 : "Ma compagne médite"

28 janvier 2012

L’urgence de la réalisation spirituelle

ENGLISH TRANSLATION

Il faut croire que je n’étais pas encore prête à entendre et comprendre l’analyse de Michael lorsqu’il l’a publiée. Elle est pourtant imparable et implacable.
Michael a été un abhyasi américain de 1979 à 1988. Il a vécu la triste période de transition entre Babuji et Chari de très près, participé au comité de diffusion et de censure des discours de Chari. Il a fait les frais des querelles de pouvoir au sein du cercle des plus proches disciples de Chari.
L’intégralité de son témoignage est publiée sur son blog http://innercircleofsrcm.blogspot.com/

Alors que le Sahaj Marg est synonyme de "chemin naturel", c'est en fait une pratique qui triche avec la nature en utilisant la force de la volonté pour accélérer un développement naturel. Il est basé sur l'acceptation que l'on commence à partir d'un niveau d'insuffisance spirituelle, ce qui nécessite une force extérieure pour rectifier la situation.
le message de Babuji c’est que nous ne sommes pas assez développés spirituellement et qu’il y a urgence à le faire, la réalisation divine devenant complète lorsque l’on atteint la Région centrale, un Monde plus lumineux.
La méthode du Sahaj Marg permet d’atteindre cet objectif grâce à la méditation sur le cœur, mais elle nécessite un Maître vivant pour être accélérée, qui va favoriser la transmission spirituelle. C’est le premier point crucial, la dépendance vis-à-vis d’un maître mais il y en a un autre, c’est l’exclusivité de la méthode du Sahaj Marg, ce qui va entraîner de servir la Mission.
Double dépendance aveugle et totale du disciple qui veut progresser au Maître et à la Mission.
Babuji nous a instillé l’idée que nous sommes des nains spirituels, qu’il est urgent de progresser et qu’il a une méthode qui permet d’atteindre en une vie ordinaire la fusion avec le divin dans la Région centrale. Si nous, aspirants spirituels, voulons progresser spirituellement, il nous faut un Maître tout puissant et une méthode incarnée par la Mission SRCM.
Résultat, les abhyasis se bousculent pour obtenir les faveurs spirituelles du Maître, dans l’espoir d’obtenir un progrès en retour, leur juste récompense. L’objectif de l’aspirant spirituel devient donc le service aveugle pour la Mission, l’obéissance totale au Maître pour obtenir ses faveurs. En théorie, l’action du disciple est désintéressée, en pratique c’est l’inverse : elle est terriblement intéressée, il cherche une récompense spirituelle.
Comme l’aspirant spirituel n’est pas seul, il lui faut surpasser ses co-disciples, ses concurrents, pour mieux attirer l’attention du Maître et mieux profiter de lui, en bénéficiant de ses faveurs.
L’urgence du résultat à atteindre, la nécessité de passer par un Maître pour y parvenir, créent une atmosphère de compétition où l’on se dispute son attention. C’est une concurrence sauvage et égoïste.
L’autre résultat, c’est qu’en théorie il y a transmission spirituelle du Maître au disciple, mais en réalité il n’y a qu’un seul transfert : celui du pouvoir du disciple au Maître, unique bénéficiaire de cette vaste fraude spiritualiste.

Il y a quelques temps, je posais ces questions à l’issue de ma réflexion sur la thématique « Chari spirituel et mafieux » :
A quoi sert-il de rejoindre un groupe spirituel, de suivre l’enseignement d’un maître et d’être épaulé par un précepteur ? Est-ce seulement pour aller plus vite et ne pas s’égarer sur le chemin de la spiritualité ?
Comment choisir un bon maître spirituel ? Comment le reconnaître sans être abusé par des faux-semblants ? Comment lui faire confiance sans aliéner sa liberté et perdre son libre arbitre ?
L’analyse de Michael apporte de bonnes réponses : laissons faire le développement spirituel naturel sans chercher à l’accélérer, ainsi nous n’aurons pas à aliéner notre liberté, Chari s’est emparé du pouvoir que nous lui apportions à des fins personnelles.
Pourquoi vouloir toujours aller plus vite, y compris en spiritualité ? Ce concept d’urgence, constamment repris par Babuji et Chari, n’a rien de spirituel, il est même antinomique. L’urgence est au contraire un concept matérialiste et moderne, une idée qui est en grande partie à l’origine de tous les maux dont souffre notre société.
La SRCM est un merveilleux exemple de notre frénésie à parvenir à un but, une réalisation spirituelle, qui nous amène aux comportements les plus égoïstes et concurrentiels.

Je vous rappelle que le débat continue et que vous pouvez y participer en postant un commentaire sur
http://pourquevivelesahajmarg.blogspot.com/2011/10/chari-un-spirituel-mafieux.html

Elodie

11 octobre 2011

Rappel aux abhyasis qui lisent ce blog

ENGLISH TRANSLATION

Vous réagissez face à nos arguments en disant que nous ne savons pas de quoi nous parlons parce que nous ne savons pas ce qu’est le Sahaj Marg, nous ne l’avons pas expérimenté.

DETROMPEZ VOUS

Alexis et 4d-Don sont les exceptions qui confirment la règle.

Cricri, Michael, Frank, Madeleine, Inès et Peter, Cyril, Paolo et moi sommes tous et toutes d’anciens abhyasis. Ensemble, nous avons passé plus de temps au sein de la SRCM que chacun d’entre vous. Certains d’entre nous ont été précepteurs, d’autres y ont eu diverses responsabilités.

Rejeter notre expression sous prétexte que nous ne savons pas de quoi nous parlons, c’est faire l’autruche face à des vérités dérangeantes. C’est vouloir rester aveugle et sourd à certaines réalités que vous niez jusqu’à l’absurde, pour ne pas vous remettre en cause.

C’EST DIFFICILE, MAIS VOUS N’ETES PAS SEULS

Douter, réapprendre à penser par soi-même, reconnaître après des années d’erreur qu’on a pu se tromper, emprunter une voie de garage, ce n’est pas facile. Mais nous sommes déjà passés par là, nous sommes la preuve que c’est possible, que l’on peut se reconstruire, tourner la page et passer à autre chose. Vous n’êtes pas seul.

OUI, C’EST POSSIBLE

On peut vivre après le Sahaj Marg, vivre sans lui, et surtout vivre mieux, beaucoup mieux.

Elodie

16 août 2011

Réflexions autour d'un suicide

ENGLISH TRANSLATION

J'ai obtenu plus de détails sur le contexte du suicide d'Eugenyi auprès d'un ami commun qui l'a rencontré quelques jours avant le drame.
Certains points sont factuels. D'autres sont hypothétiques.

Synthèse des faits tels qu'ils m'ont été rapportés:
1) Eugenyi s'adonnait de manière excessive et passionnée à la pratique de la méditation - plusieurs heures par jour. C'était donc un bon abhyasi selon les standards de Chari tels qu'ils transparaissent de ses discours, puisqu'Eugenyi prenait en compte la pression à l'urgence d'évoluer spirituellement et la pression à pratiquer assidument et sérieusement telles que distillées par l'agent Chari dans ses discours manipulatoires.
2) Environ 4 ans avant son suicide, Eugenyi avait commencé à perdre pied avec la réalité. Le phénomène s'était amplifié pour se manifester par des hallucinations diront les uns, par la capacité à exister consciemment dans le monde astral et à y avoir toute sorte d'expériences à volonté rapportait Eugenyi. Eugenyi qui avait toujours eu la faculté d'autoanalyse, d'autocritique, et d'autodérision, n'était plus capable de prendre du recul par rapport à ses expériences mentales, même sous l'impulsion d'une source extérieure (amis et proches).
3) Eugenyi a été rejeté par la communauté d'abhyasis de la SRCMtm (Minsk, Belarus) lorsque son état psychiatrique a été avéré. Il semble que ce rejet était le fait de directives provenant des étages supérieurs de la pyramide de contrôle.
4) C'est ce rejet par une communauté qu'il avait côtoyée pendant 15 ans (soit un peu moins de la moitié de sa vie), qui était devenue tout pour lui, qui était associée au sens de sa vie comme moyen pour l'atteindre, qui l'a plongé dans une profonde dépression aboutissant à cet acte d'autodestruction. Il faut rappeler combien (i) la pratique suivie à la SRCMtm fragilise l'individu en le rendant hyper-sensible, (ii) l'endoctrinement mental explicite et implicite subi à la SRCMtm abolit l'intelligence discriminative de l'individu, et (iii) l'absolutisme (donc l'excès) transpire de chaque composante de la SRCMtm sous l'influence mégalomaniaque de son président.
5) La méthode qu'Eugenyi a employé pour se donner la mort ne lui laissait aucune chance de s'en sortir. Ce n'était donc pas un appel à l'aide (tentative de suicide ratée, c'est-à-dire aboutissant à un suicide effectif en dépit d'une volonté de ne pas réellement se donner la mort) mais la manifestation de son désarroi absolu (saut de son appartement situé au 10è étage).

Spéculations explorées au cours de discussions:
1) Certains ont prétendu qu'Eugenyi était initialement psychologiquement fragile et que la pratique de la méditation sur un terrain psychologique prédisposé avait déclenché la crise, de la même manière que la consommation de cannabis est connue pour déclencher la schizophrénie chez les adolescents prédisposés. Si cette hypothèse était vraie, il ne se serait pas écoulé 10 ans (approximativement) avant que les expériences spirituelles d'Eugenyi ne se transforment en hallucinations ou phénomènes apparentés. De tels effets seraient apparus plus rapidement, après seulement quelques mois de pratique, tout comme la décompensation psychotique se produit rapidement après la prise de cannabis chez un adolescent prédisposé à la schizophrénie, et non 10 ans après. Avec une telle latence, la pratique suivie/subie par Eugenyi ne peut avoir été un déclencheur. C'était donc probablement plutôt une cause.
2) Une hypothèse alternative est que la pratique de la méditation sans guidance spirituelle appropriée (c'est-à-dire sous la conduite d'un incapable spirituel comme Chari ou ses sous-fifres décérébrés) a provoqué un chaos mental chez l'abhyasi, qui s'est amplifié sans possibilité de correction (absence de guide) sous l'effet de l'intensité de la pratique. Il est indéniable qu'avec un guide spirituel approprié, ou à tout le moins s'occupant correctement et responsablement de ses abhyasis, un individu développant ce type d'égarement aurait été reconduit dans la voie du Soi. L'échec de la SRCMtm sur cet individu était évidemment une mauvaise publicité pour une organisation prédatrice, expansionniste, et cancéreuse, mais aussi une source potentielle de doute dans les rangs de ses adeptes, donc de fragilisation interne. Pour ces deux raisons stratégiques, les meneurs de la secte se devaient de faire disparaître la source de rappel à la réalité comme ils l'ont systématiquement fait avec toute source de réflexion, de dissidence, ou tout simplement de vérité. Le rejet d'Eugenyi par la secte est directement responsable de la crise qui s'en est suivie.
3) La réaction excessive de l'abhyasi révèle la puissance de l'emprise mentale de la secte sur l'individu: la secte est tout, l'individu endoctriné qui est rejeté par la secte n'est plus rien. Le désespoir qui en découle le conduit à préférer s'autodétruire au lieu de chercher à reconstruire sa vie pour poursuivre sa quête. Même cette possibilité n'existe plus. L'endoctrinement mental imprimé sur l'individu par la Sri Rahhh-javapala Chari Mi-Sion tm est donc d'une efficacité redoutable et, à présent on peut le dire, potentiellement mortelle.

Utile ou non pour Eugenyi ?
Utile ou non pour ceux qui s'y adonnent ?
Joignez le futile à l'agréable: prenez Eugenyi avec vous dans vos prières.

Cricri
--
Le blog de Cricri sur la SRCMtm
http://srcmtm-fr.blogspot.com/

6 août 2011

Hommage

ENGLISH TRANSLATION

Cricri, un ex abhyasi critique qui a participé à nos discussions et analyses de la SRCM dès 2006, vient de m'envoyer ces tristes nouvelles (son blog : http://srcmtm-fr.blogspot.com/).

Mon Ami s'appelait Eugenyi

Après la "chute" de l'Empire Soviétique (métamorphose et extension vers l'ouest ?), l'avide SRCMtm, prédateur ambitieux, prospectait de nouvelles proies sur ces vastes territoires de l'Est.

Des recrues de Minsk furent invitées à l'ashram d'Augerans au début des années 1990, s'y rendant en car dans un voyage interminable. Elles y furent accueillies très fraternellement. Je liais une forte amitié avec deux Biélorusses de mon âge, et nous gardâmes un contact suivi pendant quelques années.

L'un d'eux s'appelait Eugenyi. Il était plein de vie et de spontanéité, avec une fraîcheur de sentiments remarquable, que nous autres, jeunes de l'ouest, arrogants, désabusés et saturés, n'avions jamais vraiment eu à cause de la destruction de notre âme par l'hydre impérialiste aux mille visages.

Nos vies suivirent leurs chemins. Je revis Eugenyi quelques années plus tard, dans un séminaire SRCMtm.

Il avait changé dramatiquement. Totalement endoctriné, distant, fanatisé, pour ne pas dire obnubilé. Je tentais de ne pas avoir de jugement sur son état effrayant afin de respecter ses processus et son parcours. Ce n'était plus le même personnage et notre amitié avait disparue. Il condamnait mon attitude déjà critique vis-à-vis de la subversion générale dans laquelle s'enlisait la SRCMtm sous la guidance maléfique de l'agent Chari. Il était encadré par un autre personnage plus âgé, possiblement précepteur. Il semblait impliqué dans un programme avancé de lavage de cerveau en vue d'une préparation au préceptorat ou à un quelconque autre poste de cadre dans la pyramide de pouvoir.

L'autre ami Biélorusse avait disparu de la circulation. Je n'avais plus rien à faire avec Eugenyi, un abîme nous séparait.

Les années ont passé. 20 ans.

Par l'intermédiaire des systèmes de réseaux sociaux sur internet, je viens d'être recontacté par un ami commun qui a retrouvé ma trace. La joie des retrouvailles a vite laissé place à une profonde tristesse et à un choc, apprenant le suicide d'Eugenyi il y a quelques années.

Eugenyi, sous la pression endoctrinante au progrès spirituel constamment prônée par Chari, s'était engagé dans une pratique excessive de la méditation qui l'a conduit aux frontières de la santé mentale.

Notre ami m'a écrit: "Eugenyi overdid with daily meditations and came to the state with hallucinations etc - to the state that modern psychiatry treats as it is own ground - when his inbalances became evident he was also became rejected by the local SM community in Minsk (they did want to see him at the meditations as a grave reminder of "screwed by practice" examples). This is a very sad story.
Eugeniy very often referred to some old letters and talks with you. I really wanted that time to talk to you. There are in fact not many people that time left who knew SM and Eugeniy. Well this happened about 4 or 5 years ago."

Dans un autre courriel, il précise: "What really put him to desperation is that he was rejected by all fellow abhiasies who were instructed if I remember correctly not to have contacts with E and to forbid him to visit the meditations and cleanings."

Ce message est un hommage à la mémoire d'Eugenyi. Ils ont pillé son âme, puis ils l'ont détruit, le poussant au désespoir en lui tournant le dos au moment où il avait le plus besoin d'humanité.

Les responsables ? La pression psychologique endoctrinante criminelle qu'est "l'enseignement" de Chari, cette subversion complète de l'enseignement spirituel de Babuji. Le "maître" Chari qui pollue les âmes de sa propre folie. Les autres "frères" et "sœurs", aveugles, soumis, égoïstes et inhumains.

Cricri

9 mars 2011

Une obéissance totale et idôlatre

Voici la deuxième partie du témoignage de Martin, pour ceux qui seraient passés à côté.
On ne peut que constater l'analogie très forte qui existe entre l'amour pour Chari et l'addiction aux drogues dures. L'adepte se porte à merveille quand il est auprès de son gourou, il est dans un état proche de la béatitude. Quand il s'en éloigne, le plus doux des individus se transforme en personne agressive : il devient  fébrile, hypersensible, à fleur de peau. Comme un drogué en état de manque !
Voilà qui devrait faire réfléchir des abhyasis qui croient trouver le bien-être dans la spiritualité.
ENGLISH TRANSLATION

Martin a dit...

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.

C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »

Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.

Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.

Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…

Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

Retrouvez l'intégralité du témoignage de Martin, à lire ici.

3 mars 2011

ABHYASIS, REVOLTEZ VOUS

ENGLISH TRANSLATION

« Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés. »

Incroyable, inimaginable ! A la lecture du ‘a whisper a day’ posté par Alexis, je suis restée sans voix, incapable de réagir. Chari et la srcmTM ont atteint les sommets de l’indicible.

Quiconque a connu Babuji ne peut croire un instant à cette déclaration. C’est un tissu de mensonges, une ineptie qui a vu le jour dans l’esprit torturé d’un pseudo médium retors, malade et fou furieux.

Babuji doit se retourner dans sa tombe, les seniors précepteurs devraient en pleurer et quitter en masse la Shri Ram Chandra Mission du non moins complice Chari. Sister Kasturi avait bien dit que rien de bon ne sortirait des ‘Whispers’, on n’imaginait pas à quel point elle pouvait avoir raison.

Que Chari cautionne ce message laisse sans voix et devrait nous interroger sur sa santé mentale.

Que vous, abhyasis qui nous lisez de temps à autres, ne vous révoltiez pas, ne réagissiez pas prouve à quel point vous êtes tombés sous l’emprise de ce vieux gourou délirant et irresponsable.
Au nom de quelle spiritualité, vous les abhyasis, acceptez ces propos infamants ?

Si vous ne vous indignez pas, vous participez de cette abjection, auquel cas le Sahaj Marg est définitivement mort et enterré.

Elodie

23 février 2011

Même l'Amour n'y peut rien !

Martin nous l'avait promis, il l'a fait, voici son témoignage, émouvant et éprouvant. Merci Martin, je sais à quel point cela a dû être difficile.


ENGLISH TRANSLATION


Quand l'Amour n'y peut rien
C’est l’histoire de retrouvailles inattendues de deux amoureux que les évènements de la vie avaient brusquement séparés trente ans auparavant.
Le coup de foudre est total, imparable, sublime...
Elle m’informe qu’elle fait du yoga.
Intéressé par cette démarche, je m’en réjouis, la félicite même.
Je me rends compte rapidement que ce « yoga » a pour elle une importance anormale qui, premiers signes, nous prive de weekends et moments très attendus pour cause de séminaires et autres rituels…
Nous sommes en 2000 et les informations sur ce soit disant yoga dont je ne connais pas encore le nom sont inaccessibles.
Cette même année, je lui offre son voyage à Vrads, mais constate à son retour des changements bizarres de comportement.
Mais l’amour est aveugle, et malgré des moments d’inquiétude, je supporte patiemment les contraintes de cette pratique.
Elle me proposera ensuite, sans arrière pensée, de lire « Mon Maître » de chari.
Incapable de venir à bout de ce chef d’œuvre d’immondices, je découvre, terrifié, les tenants et aboutissants de ce « yoga ».
Je me mets alors en quête d’informations, rares à cette époque, mais suffisantes pour confirmer que la piste est dangereuse.
Je découvre donc que ma chère amie est bien dans une vraie secte et j’entreprends de laborieuses recherches.

Les méandres de la srcmTM sont difficilement pénétrables.
C’est un cocktail d’arnaques et de mensonges très bien assemblé que ne peut appréhender le commun des adeptes attiré dans ses filets.
Les arnaques les plus évidentes ont déjà été dénoncées sur ce blog, mais résumons les principales.

Arnaque n°1 : la filiation spirituelle des 3 gourous
Laissons en paix Lalaji, qui, sur des principes inoffensifs, a tenté de réconcilier deux cultes ennemis : l’hindouisme et le soufisme.
Quant à Babuji, il est établi qu’il n’a rencontré Lalaji que 3 fois et que ce dernier a refusé de le nommer percepteur.
Il faut donc déjà avaler l’idée que Babuji a été investi dans un rêve par Lalaji, après sa mort…(bon appétit !).
Enfin, la soi-disant passation des pouvoirs de Babuji à Chari fait l’objet d’une procédure à son encontre devant la Cour Suprême de Justice en Inde pour des exactions commises contre Babuji et sa descendance.
La filiation officielle n’est manifestement qu’un montage fallacieux pour tenter d’accréditer le gourou actuel de racines historiques et valides.

Arnaque n°2 : srcmTM comme Trade Mark (marque déposée)
Anodin pour les non initiés, il faut savoir que déposer une marque commerciale a pour but de se protéger et d’obtenir l’exclusivité de la propriété juridique et commerciale et donc du chiffre d’affaire que ça peut générer.
Le gourou actuel, ancien homme d’affaire venu à la spiritualité sur le tard, s’est donc adjugé ce fonds de commerce prometteur et très juteux. Il est impossible d’entrevoir dans cette initiative, bien extravagante dans ce domaine, la moindre intention ou connotation spirituelle, mais bien au contraire, la preuve irréfutable d’un projet de business pur et dur !

Arnaque n°3 : Les bienfaits de la méditation
Il existe d’innombrables façons de méditer et elles ont majoritairement des effets bienfaisants sur les méditant.
Le simple fait de se poser, calmer son mental, se recentrer dans le moment présent… génère des sensations positives et énergisantes comme en témoigne la littérature très abondante actuelles sur le sujet, et ce, quelque soit le mode de méditation pratiquée.
L’arnaque majeure et centrale de la srcmTM est de donner un sens particulier et très original à ce bien être naturel.
Elle explique à ses adeptes que les bienfaits ressentis de la méditation, façon srcmTM, ne sont ni plus ni moins que les effets de la transmission en provenance du gourou, via son percepteur, de la présence divine dans le cœur de l’adepte.
Le gourou est donc l’émetteur universel d’une énergie divine, qu’il est bien sûr le seul à générer (™), et qui promet aux adeptes qui viendront s’abreuver à sa source une élévation spirituelle garantie qui les mettra à l’abri du cycle des réincarnations douloureuses…

Et le tour est joué… ou presque, encore faut-il appliquer strictement la méthode.

Arnaque n°4 : La méthode srcmTM
Mon amie est percepteur depuis 25 ans environ, rapidement nommée après quelques mois de pratique sans formation particulière, probablement grâce à sa bonne tête rassurante et à son sourire avenant.
Rappelons les rituels de bases dont la seule énumération en dit long sur le niveau d’investissement personnel nécessaire :
- 3 sitings d’initiation rapprochés, séance particulière, pris auprès d’un percepteur
- méditation quotidienne au réveil sur la présence divine dans le cœur
- cleaning du soir, autre rituel de nettoyage méditatif
- prière à 21 heures précises de vénération du maître
- 2 méditations de groupes par semaine le mercredi soir et le dimanche matin (satsangs)
- 1 à 2 sittings hebdomadaires avec un percepteur (qui lui-même doit en donner et en recevoir…)
- des séminaires locaux, régionaux, nationaux ou internationaux, 3 à 5 fois par an
- un voyage en Inde annuel si vous n’avez pas eu la chance de croiser le regard du gourou en direct, c’est la règle, lors de ses pérégrinations qui se font plus rares aujourd’hui.
Tout ceci étant bien entendu présenté comme facile et totalement compatible avec une vie familiale et professionnelle normale, y compris quand dans un couple l’un joue et l’autre pas…je vous garantis que, sauf pour les amateurs de ménages à trois, dans la durée, c’est impossible !

Arnaque n°5 : du Raja Yoga, en veux-tu… en voilà !
A l’entrée de la salle de méditation de mon amie est scellée une belle plaque dorée sur laquelle sont gravées les mentions « SRCM – Centre de Raja Yoga ».
Le Raja Yoga est une évolution supérieure du yoga accessible aux yogis confirmés après des années, voire des décennies, de pratiques.
A la srcmTM, il suffit de s’asseoir en tailleur pour accéder en deux temps trois mouvements à ce que des maîtres yogis mettent des vies entières à approcher.
Mais il y a un hic, le professeur qui vous initiera, en l’occurrence mon amie, n’a pourtant jamais fait de yoga, dont acte !
Pire, des ouvrages de référence du yoga mettent en garde sur les dangers d’aborder le raja yoga sans passer par les phases préalables.

Arnaque n°6 : Comment le piège se referme
Un nouvel adepte éprouvant les bienfaits de la méditation, rassuré par l’effet de groupe, ne peut se poser, ou poser, des questions sur les tenants et aboutissants de cette organisation.
La pratique et les rituels l’apprivoiseront insensiblement, le conditionneront, pour le rendre ensuite totalement perméable aux messages du maître.
Quelques morceaux choisis sur l’obéissance et la soumission qui sont à la base du processus d’emprise ( et bizarrement manquant dans les mots clés de ton blog, Elodie) :
" Tout ce qui est maintenant nécessaire c'est une obéissance aveugle aux instructions du Maître. Ceci seul, garantira l'heureux aboutissement de la quête spirituelle, rapidement et sans danger."
" Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de volonté ; la volonté d'agir et d'obéir au Maître dans le moindre détail de son instruction."
" Pour ceux qui ont eu assez de chance pour parvenir à cet état élevé, le Maître n'est plus un guide pour la spiritualité seule. Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi. Il a pris l'abhyasi totalement en charge. Ainsi, nous voyons que seulement notre abandon à Lui, peut déterminer la condition où il peut nous prendre en charge complètement ! "
" Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "

Et j’en passe et des meilleures !!!
Ici, cher visiteur, de deux choses l’une : soit vous ressentez un frisson de frayeur et/ou de dégout à la simple lecture des extraits ci-dessus et, tout va bien, vous pouvez tranquillement reprendre votre vie normale, soit vous y trouvez du sens et de l’intérêt et vous êtes déjà contaminé.
Votre esprit critique est altéré et votre liberté individuelle, votre intégrité, votre identité sont en grand danger !
En admettant ces propos vous refermez vous-même, et sur vous-même, le piège puisque toute critique de l’organisation, du gourou, du percepteur, vous est définitivement impossible. Vous serez encouragé et gratifié d’avoir fait ce travail par vous-même et vous auto-maintiendrez dans cette emprise par ce simple effort.
La manipulation mentale est habile, l’emprise efficace et l’asservissement garanti : « tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire !"
Avec le temps l’addiction et l’auto suggestion vous muteront en véritable zombi et votre entourage assistera impuissant à votre perdition.

La liste des arnaques seraient encore longue à énumérer et vous pouvez les découvrir sur ce blog, mais revenons à notre histoire.

Durant les cinq premières années, j’ai tout tenté pour réveiller mon amie, convaincu qu’un facteur externe et intrus ne pouvait durablement interférer dans notre relation sentimentale et qu’un déclic finirait bien par se produire.
Le sujet n’était pas tabou mais nos discussions le plus souvent stériles, parfois même conflictuelles.
Nous vivions pourtant une vraie relation, intime, complice et très harmonieuse, sauf sur ce plan où aucune communication ne pouvait s’établir.
Dans les meilleurs moments j’avais parfois le sentiment qu’elle essayait, qu’elle aurait bien aimé, mais qu’elle n’y arrivait pas, ne le pouvait pas…
J’ai ensuite abandonné l’idée de la sortir de là, lui suggérant d’essayer de prendre un peu de recul ; d’alléger sa pratique sans y renoncer, mais sans aucun résultat.
Nous avons commencé à ne plus en parler, éviter le sujet qui fâche, et un silence pénible et contraint s’est installé sur ce sujet.
Des ruptures de courtes durées ont commencé à se succéder lorsque ses obligations de percepteur s’enchainaient à une cadence, pour moi, insupportable.
Sans la moindre amélioration, je constatais, impuissant, qu’au contraire, dans le temps, le processus d’addiction s’aggravait.
Une dépendance excessive s’installe conduisant à un comportement soumis, idolâtre, et à des angoisses de séparation ; c’est très inquiétant, sinistre, mortifère…

De même que la liberté de chacun finit où commence celle des autres ; la liberté de croire de chacun finit où commence l’abus de confiance des autres.
Je me suis beaucoup interrogé, torturé même, sur mon incapacité à respecter sa liberté de choisir, de croire, et à l’accepter en fait « telle qu’elle est ».
Elle me rappelait parfois : « je suis ce que je fais » et je lui répondais avec insistance : «Non, tu n’es heureusement pas ce que tu fais, tu t’efforces de devenir celle qu’ils veulent que tu sois ».
Mais je n’ai jamais pu douter de son statut de victime abusée, pas plus que des sentiments, assurément réciproques, qui m’inspiraient le devoir de l’aider.
C’est comme si constatant qu’un être cher est sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue dure, vous assistiez à son autodestruction sans tenter de le secourir !
Mais les dégâts de l’addiction à l’alcool ou à la drogue sont notoires et les solutions de sevrages disponibles et possibles.
Les dégâts de l’addiction à la srcmTM sont diffus, insidieux, sournois, méconnus et sans solutions de sevrages.
C’est le trou noir…à chacun de revenir de l’autre côté du miroir; par ses propres moyens, c’est une gageure, impossible sans une main tendue, et encore…

« Il n’y a pas d’humanité sans raison » ; les victimes de la srcmTM sont inéluctablement amenées à la perdre pour muter vers un état de zombi totalement à la merci de leur gourou et de son organisation.
Cette mutation est fatale pour un couple; condamnés désormais à se regarder l’un l’autre, comme des chiens de faïence, définitivement incapables de regarder ensemble dans une même direction.
La confiance s’étiole, le bonheur d’aimer se transforme en désespérance et rancœur douloureuse de pas avoir pu trouver de solution.
C’est une situation contre nature où les mots n’ont plus de sens, la raison et le bon sens plus d’emprise.
La réalité vacille, la vérité se voile et un insupportable sentiment d’échec ensevelit la belle histoire.
Quand je lui rappelais que « seule la srcmTM pourrait nous séparer », elle me répondait avec assurance : « si tu me quittais à cause de ça, je ne comprendrais pas… »

Puisse-t-elle comprendre un jour…

Malgré les sentiments, deux amoureux se séparent dans une intrigante douleur ; deux êtres malheureux, atterrés et désespérés de constater que même l’Amour n’y peut rien !

Martin

Post scriptum : Elodie, j'ai un peu galéré pour t'envoyer mon texte, mais je n'ai pas pu, ou su,mettre en caractère gras les sous titres arnaque n°1 2 3...
ainsi que certains passages citation de "mon maître" tels que:
"obéissance aveugle aux instructions du Maître"
"dans le moindre détail de son instruction"
"Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi"
"il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire"
"que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "

Si tu peux l'intégrer, c'est mieux!

Affectueusement,

Martin

Les compléments de Martin :

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.

C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »

Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.

Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.

Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…

Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

19 janvier 2011

What or who is a human ?

ENGLISH TRANSLATION

Lors du Séminaire européen de décembre 2010, Chari a annoncé que l’ashram de Vrads Sande au Danemark serait le premier Centre de retraite européen de la SRCM, de même que l’ashram de Berlin serait le premier CREST européen.
Chari a aussi annoncé le thème de la première session pour les jeunes adultes de ce nouveau CREST qui aura lieu ce printemps : "What or who is a human ?"
Qu’est-ce qu'un humain ou qui est un humain ?
Pourquoi un tel sujet ? Chari ne propose pas ses sujets au hasard, il a toujours de bonnes raisons, mais encore faut-il être capable de décrypter ses intentions.

Un abhyasi va nous y aider. Mukul S. Mukherjee, dans une étude intitulée “Efficacy of a coping strategy for developing human qualities”, introduit son sujet ainsi : “It is assumed that the society today has come to a state where calling its members “human” is something like an exaggeration or a lie. The homo sapiens has the complete form but it is lacking in ‘human content’.” (extrait d’une étude à retrouver sur http://www.delhibusinessreview.org/v_4n2/v4n2g.pdf )

Nous ne sommes pas dignes de porter le qualificatif d’être humain. Voilà un bon exemple représentatif du résultat obtenu par le martèlement des messages de Chari : les valeurs spirituelles, le travail sur le caractère, etc.
Aujourd’hui, grâce au travail de sape entrepris par Chari en permanence auprès de ses abhyasis, on n’est plus très éloigné du sentiment que seule la pratique spirituelle du Sahaj Marg peut rendre humain. Evidemment, il n’a jamais dit tout à fait cela, mais il a conduit ses adeptes à le penser, et il n’y a finalement que ce résultat qui compte.

La question suivante est évidemment de savoir ce qu’ils comptent faire de tous ces non-humains qui gravitent autour d’eux !
Chari a probablement la réponse…
Alexis

14 janvier 2011

Mes petits-enfants à l'école de Chari

ENGLISH TRANSLATION

Nouveau témoignage de Vincent, un grand-père belge (voir son blog) :

Cette année, le plus âgé de mes petits-enfants est parti en Inde, à l'école de Chari, le gourou de mes enfants, à la Lalaji Oméga School de Kolapakam. Il ne reviendra en Belgique qu'à la fin de l'année scolaire.
Quand nous étions jeunes, on allait en pension pour longtemps, mais on n'était pas à des milliers de kilomètres de nos parents et on ne partait pas pour une année entière.
Certes ses parents l'ont vu rapidement en décembre parce qu'ils étaient en Inde, mais ils étaient là pour rencontrer Chari, et non pas leur enfant.
Mon petit-fils est maintenant sous la férule de Chari, à l'école du Sahaj Marg. Dans un an l'endoctrinement aura porté ses fruits et c'est en bon petit soldat qu'il rentrera à Bruxelles.
Chari va-t-il me voler tous mes petits-enfants les uns après les autres?

Vincent

1 novembre 2010

Peurs et argent

ENGLISH TRANSLATION

Claude m’a signalé cet article sur le dernier numéro d’Echos d’Afrique et de l’Océan indien. D’après les responsables de la zone, beaucoup de malentendus subsistent entre les attentes des abhyasis africains et ce qu’offre le Sahaj Marg. Principalement sur des questions récurrentes autour de la peur, comme des finances de la Mission. Les explications données n’auraient pas suffi à dissiper les rumeurs.

Selon l’article, une idée erronée qui circule veut que les précepteurs disent qu’ils sont bénévoles alors qu’ils recevraient de l’argent de la Mission. Globalement, c’est une idée fausse. Mais on ne peut oublier le cas du Centre-in-Charge de la Shri Ram Chandra Mission sur l’Île Maurice qui, le 22 août 2008, n’hésitait pas à demander des financements extérieurs pour qu’il puisse quitter son job et exercer à plein temps son rôle de "travailleur spirituel" (sic), à raison de 50 000 US$ par an.
Pour en savoir plus, lire 4d-Don

Les abhyasis africains n’ont peut-être pas tort de rester vigilants puisqu’il existe parfois des dérives, et ce qui est vrai pour l’Afrique l’est peut-être aussi ailleurs.

La Mission de Chari est sans cesse questionnée sur l’argent et les peurs. Est-ce bien surprenant ?

Elodie


A propos de la Mission en Afrique (Echos d’Afrique du 1er octobre 2010)


Cette mise au point nous a paru indispensable car nous nous sommes rendu compte à plusieurs reprises que dans le contexte actuel, en dépit des informations fournies par les précepteurs, beaucoup de malentendus subsistent en ce qui concerne les attentes que nos frères et soeurs de la Région ont vis-à-vis du Sahaj-Marg et de la Mission. Pour vérifier l’actualité de ces attentes, nous avons demandé à des précepteurs à Abidjan, Brazzaville et Douala de nous envoyer la liste des questions récurrentes posées par les frères et soeurs sur le fonctionnement de la Mission et ce que les abhyasis peuvent en ‘attendre’.

Les questions posées, confirment les constats faits auparavant et soulignent que ces attentes sont généralement en déphasage avec les objectifs de notre Mission et son mode de fonctionnement. Une série d’articles est préparée, qui se veut une discussion ouverte destinée à dissiper ce déficit d’informations. Elle aura deux parties: une première partie introductive constituée par le présent article et une deuxième partie qui sera publiée dans le prochain numéro, portant essentiellement sur les questions posées par nos frères et soeurs. Cette réflexion suscitée par nos frères des centres, nous a semblé nécessaire, car ce déficit d’information handicape sérieusement le fonctionnement et l’évolution de certains de nos centres.


L’adhésion à une voie spirituelle


Lorsqu’il décide de rejoindre une voie spirituelle, l’abhyasi en Afrique reste généralement porteur des doutes et des peurs développés dans son milieu familial, communautaire et professionnel, qu’il manifeste de différentes manières. Au niveau verbal, les peurs et les rumeurs ressortent dans des discussions et différentes questions posées lors des séances questions réponses, ou des visites des centres. Il se fait aussi, souvent, l’écho de rumeurs sur les finances de la Mission. La récurrence des questions indique que les explications données n’ont pas encore suffi à dissiper les rumeurs et les idées erronées.


Il nous a donc semblé utile d’aborder ces deux aspects- celui de la peur, et celui des finances de la Mission – exprimés dans des attentes qui prennent racine dans le contexte de sociétés africaines modernes déstructurées, ou la peur est instrumentalisée et l’argent considéré comme le vecteur de toutes les organisations: mondaines et spirituelles.


La peur


L’Africain d'aujourd'hui n'est plus nécessairement le membre d'un groupe partageant les mêmes croyances et systèmes de valeurs. Les systèmes sociaux en vigueur ont perdu leur caractère d’intégration des principales dimensions matérielle, sociale, spirituelle, législative, etc. Ainsi l'individu dans les sociétés modernes est en proie à toutes sortes de bouleversements de groupes ayant perdu la plupart de leurs valeurs et mécanismes intégrés de régulation. Les mécanismes de sauvegarde qui étaient censés empêcher un individu d’user des compétences collectives, religieuses ou occultes à des fins égoïstes ont été détruits. Les mécanismes d’entraide, de solidarité et de participation individuelle volontaire à tout projet collectif qu’il soit profane, religieux ou initiatique se sont effrités. Alors que le groupe était autrefois une institution de protection, les groupes modernes d'aujourd'hui sont des expressions d'égoïsme, de pouvoirs égotistes, de peurs, d'intimidation, de concurrence féroce, de démocratie illusoire et inutile, et d'encouragement à trouver dans les temples charismatiques ou ailleurs des solutions matérielles à ses problèmes.


La peur est la conséquence la plus grave de la désintégration d’un système traditionnel qui fut holistique. Le sens du respect des principes religieux, de la loi et des règles communautaires était enseigné et inculqué par des méthodes diverses: éducation des enfants, représentations théâtrales, rites de passage, initiation, poèmes, contes et légendes du soir, chansons visant à émerveiller ou effrayer. La vérité, le but ou les principes sous-jacents aux méthodes utilisées n’étaient révélés qu’à des personnes initiées ou à certains groupes spécifiques de personnes. Ce qui a survécu à l'effondrement du système traditionnel, c'est la peur. Pour faire respecter certaines règles, la référence aux ancêtres ou aux esprits était également invoquée. Cela aussi s'est transformé en peur - peur du mauvais oeil, de la malédiction, des esprits et des morts - face auxquels toutes sortes de solutions sont mises en oeuvre. Ces solutions consistent à consulter des féticheurs, des marabouts et des magiciens, et à rejoindre des mouvements religieux, ésotériques et spirituels à des fins de protection spirituelle.


La prolifération actuelle et l’engouement pour les groupes pentecôtistes et évangéliques dans la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne découlent aussi de ce qui précède. L'expansion est particulièrement manifeste dans les villes urbaines, où la clientèle de ces groupes est faite d’hommes et de femmes de toutes les couches sociales. On dit pouvoir y délivrer des forces du mal et démoniaques et prodiguer des conseils. L’évangile de la prospérité y est décliné en promesses de succès familiaux et professionnels rapides, de guérisons miraculeuses et de prospérité matérielle pour lesquelles des croisades de miracles sont organisées.


L’argent


C'est le contexte dans lequel on peut se trouver en Afrique tout en luttant pour sa propre évolution spirituelle. L’appel vers cette évolution spirituelle peut être facilement parasité par des bruits qui à première vue retentissent comme des urgences qu’il faut satisfaire: protection contre le mauvais oeil et amélioration de ces conditions matérielles de vie, grâce à l’adhésion à des mouvements permettant d’y parvenir. Cela est vrai là où la Mission a des centres: à Abidjan, Douala et Bafoussam, et ailleurs. Puisque, ailleurs, dans les assemblées de délivrance, la peur côtoie l’argent, d’aucuns pensent que la Mission aussi, pour propager ses enseignements, est structurée autour de l’argent.


Les idées erronées qui circulent à ce propos, sont légion, parmi lesquelles:


• La Mission a de l’argent. Il n’y a donc qu’à demander pour avoir les fonds nécessaires à faire fonctionner les centres, au lieu d’inviter les abhyasis à le faire;


• Les précepteurs disent qu’ils sont bénévoles, alors qu’en fait ils sont payés, ou du moins ils reçoivent de l’argent de la Mission.


Il est pourtant essentiel, pour notre développement spirituel et aussi pour le développement de la Mission en Afrique, que les abhyasis soient suffisamment mûrs et responsables pour comprendre clairement un certain nombre de faits. Il est indispensable qu’ils comprennent quelle est la spécificité de notre voie, que ce n’est pas par stratégie que notre enseignement est gratuit, que cela n’est pas un piège comme le pensent certains - destiné à les attirer. Il est aisé dans un contexte général de perte de valeurs et de suspicion que les explications données ne suffisent pas. Dans ce contexte, il est également aisé pour ceux qui cherchent des prétextes faciles de s’abriter derrière ces excuses pour ne pas participer à la vie des centres.


Dans les centres où des locaux sont loués, comme à Abidjan, Douala et Bafoussam, les centres-en-charge et autres précepteurs s’évertuent en vain, régulièrement, à inviter les frères et soeurs à contribuer financièrement pour la location et le fonctionnement des centres. Les invitations à contribuer sous forme de volontariat, n’ont pas plus d’échos. Ce sont toujours les mêmes personnes, une poignée, qui contribuent régulièrement, mettant sur leur tête une charge financière qui serait plus légère si elle était partagée par plusieurs. Certains abhyasis demandent de l’argent aux précepteurs pour payer leur transport jusqu’au centre. Il faut souligner dans ces cas, que ce n’est pas le manque de moyens qui justifie ces demandes, mais pour la plupart, la conviction que les précepteurs reçoivent de l’argent. Certains posent cela comme une condition pour qu’ils participent régulièrement aux activités spirituelles, un peu comme si on devait acheter leur participation.


Dans les cas évoqués ici, ce n’est pas la modestie des moyens qui explique ces demandes. En effet, ces mêmes frères et soeurs sont prêts à dépenser davantage pour des activités auxquelles ils tiennent. Un frère peut dire avoir du mal à trouver 1000 FCFA (environ 2 dollars) pour payer son transport, mais il ne rechignera pas et il fera au contraire tout pour trouver une somme 10 fois plus élevée, soit 10000FCFA (environ 20 dollars), pour aller voir le match de son équipe de football favorite. De même, un frère peut estimer qu’il n’a pas les moyens de donner sa cotisation mensuelle de 2000 FCFA (4 dollars) pour les activités de son centre. Pourtant le même frère n’hésitera pas à sortir 150000FCFA (300 dollars) ou plus et les donner à un marabout censé régler ses problèmes. Nous voyons donc que ce n’est pas toujours la pauvreté, ou le manque de moyens de certains de nos frères et soeurs qui expliquent leur attentisme et leur manque d’implication. Car dans le même temps, on constate que des abhyasis moins favorisés matériellement font tout pour contribuer et pour s’impliquer activement. Ces attitudes désinvoltes montrent plutôt que pour ces frères et soeurs, la pratique spirituelle telle que proposée dans notre voie ne constitue pas une véritable priorité.


La Mission


Il convient de rappeler que la Mission est une organisation sans but lucratif constituée comme telle, en Inde, en 1945, dont les centres dans les différents pays du monde sont également enregistrés officiellement sous des statuts équivalents conformes à la loi de ces pays. Partout où la Mission est officiellement reconnue, un Conseil d’Administration est constitué dont les membres sont élus pour une durée limitée, généralement trois ans. Les fonctions d'administrateur de la Mission, dans quelque association que ce soit, sont bénévoles. Exclusivement bénévoles. Les intéressés ne perçoivent ni rémunération, ni défraiement de frais encourus dans l’exercice de leurs fonctions.


Les personnes qui désirent servir le Maître en tant que précepteurs se portent volontaires pour servir. Les précepteurs ne reçoivent pas de compensation financière pour leurs services. Ils ne bénéficient, de la part de la Mission, d’aucun avantage matériel ou financier, de quelque nature que ce soit.


Les sources de revenus de la Mission, que ce soit au niveau central, en Inde, ou dans un centre d’un pays sont constituées des cotisations des membres, selon des modalités et des montants fixés par le Conseil d’Administration, et des dons accordés par les membres selon leur seul bon vouloir. Car, en vertu de son statut, la Mission ne demande, n’exige, ni ne reçoit aucun paiement en contrepartie des services spirituels accordés par le Maître, aux membres de la Mission, qu’ils s’agissent des services visibles et invisibles directs fournis par le Maitre, ou de ceux relayés par les précepteurs et autres responsables locaux de la Mission.


Les fonds collectés par la Mission, dans les centres où des cotisations sont effectivement perçues et où des dons sont reçus, sont employés dans leur totalité à la réalisation des buts spirituels de la Mission et ne sont en aucun cas investis dans des affaires en vue de gains monétaires ou matériels. A ce jour, en Afrique Francophone, aucun centre n’a réussi à engranger le minimum de cotisations requis pour assurer la location régulière d’une salle de méditation, encore moins, pour acquérir ou construire un centre digne de ce nom. La location des salles de méditation à Abidjan, Douala et Bafoussam, pour ne citer que ces trois exemples, repose presque entièrement sur les donations volontaires d’une poignée de membres. C’est dire que, si les conditions actuelles de souscotisation et de rareté des donations locales persistaient, en l’absence de ces donations exceptionnelles, ces trois centres seraient privés de salles de méditation.


De même que dans les centres en Inde, de nombreux ashrams sont construits sur des donations faites à titre généreux par des membres bienfaiteurs, de même, en Afrique, toutes proportions démographiques et financières gardées, il est tout à fait possible que les abhyasis se donnent des moyens à la mesure de leur nombre et de leurs capacités financières pour faire face aux besoins matériels essentiels des centres. Encore faut-il qu’ils le veuillent en associant à leur engagement spirituel, un engagement matériel également volontaire, soutenu et régulier. C’est à cette condition qu’ils pourront créer et maintenir les conditions matérielles permettant d’abriter les activités spirituelles nécessaires à leur évolution spirituelle.

JN-MMK

27 octobre 2010

Le Caractère Ultime

ENGLISH TRANSLATION

Le silence est le langage de dieu, toute autre chose que le silence est profane et un discours est vulgaire. La religion est à la base de tout ce qui est mauvais. C’est ce que dit Chari dans son discours sur le caractère ultime.

Il ferait donc bien de se taire, il est profane et vulgaire ; j’ajouterai prétentieux de dire que le SM n’est pas une religion. La méditation, le cleaning, l’obeissance sont autant de rituels religieux que partout ailleurs dans les autres religions.

On finit sur une beauté, une perle : Dieu est la RIENTé, je vous laisse méditer.

Claude

Extraits de : The Ultimate Character
Address at the Seminar for Character Development for Functionaries in India, 9th October 2010, Chennai, India

“(…) with the Sahaj Marg tradition, the Sahaj Marg teaching of my Masters that silence is the language of God, anything other than silence becomes something of a profane nature. (...) I believe, even in what you call japa [repetition of a mantra], the silent one is the most effective. The one in which the lips move without sound coming out is a little less effective, and the one spoken out loud like in temples and other institutions of prayer is really to be considered vulgar — vulgar, not in the sense of what we understand today as sexual vulgarity or that sort of thing, but vulgar means from the high to the lowest. (…) religion is at the root of all evil in India (...). Today’s religion is intellect, today’s politics is intellect, and the intellect is all based on selfishness (svaartha). (…) We are asked to love God.
There is no concept of worship in Sahaj Marg. Please understand Sahaj Marg carefully, faithfully, with all your focus on the truth of what Sahaj Marg has revealed to us: impeccable truths, truths beyond what the Vedas have given us, beyond what religion can ever give us, because religions don’t give us the truth. (…)
You have to be evolved out of this caste, out of the religion which has this caste, out of this society which has this religion, and out of this world which has these societies. That is liberation. That is the aim of spiritual life — the first aim is liberation. Babuji said it is the lowest; don’t ennoble it to such an extent just because it was difficult or almost impossible in the past. It is the least. (...) Remember that by definition in Sahaj Marg, God is nothingness. It is not correct to say there is nothing, it is of the nature of nothingness: no wisdom, no intellect, no knowledge, no wealth, no power (…).
So you are not asked to examine yourself, or do this or do that. Meditate, remove everything progressively, and then you will find that from a character, with which I was born, if my sadhana is perfect, regular, in accordance with the principles of the Ten Maxims, I will find I am a soul which has no character. (…)
So between me and my goal, between my progress of being born with an ego to being a soul without an ego, nothing stands as a hindrance except my ego. So we have to work on that. That is what the cleaning is for. (…)”

11 octobre 2010

Prosélytisme, la preuve

ENGLISH TRANSLATION

Un bon guru ne devrait pas faire du prosélytisme à tout crin. Alexis vient de recevoir ce message de Frédéric, qui témoigne exactement du contraire.
Parfois, cela commence juste par un massage pendant des vacances en Orient :

Peut être ce témoignage vous intéressera t il.
Je suis en vacances à Pondichéry, en bon touriste j ai souhaité tenter le massage Ayurvédique. Une heure très agréable et relaxante d autant que je suis parti de Paris avec quelques problèmes. Des soucis au boulot qui m ont fait oublier ma propre personne, je mettais mon amaigrissement et ma fatigue sur le compte de ces soucis. Mais il n en était rien, des analyses sanguines ont révélées que j avais un problème hépatique (précision je ne bois pas plus d une bière dans la semaine quand je consomme beaucoup, c est dire...)
Au terme de ce message la personne tenant le cabinet m interpelle au moment de payer. Elle me dit qu il est bien de s occuper de soi, de son corps, mais s occuper de son esprit c est essentiel. Là l alarme sonne dans mon crâne, car je fais certainement partie de ces personnes que les sectes repoussent. Je sens venir toute personne qui tente de me dominer mentalement, de me "dégommer" et mon esprit (pas mon âme) est prêt à la lutte. Je le précise car c est important car sous des dehors calme et réservé, qui attirent les profiteurs de tous poils, j ai une grande force de caractère ce qui me permet de me défendre à l inverse d autres personnes réellement fragiles psychologiquement.
Cette femme donc souhaite m entretenir. Je joue le jeu. Elle me questionne tout en discutant pour me cerner. Je sors ma situation qui n a rien de secret puisque je l ai déjà exposée à mes proches et mon médecin : sous la coupe d un jeune loup sorti de l Ena au travail qui tente d embobiner mon équipe (je suis chef d équipe) et qui est mal tombé avec le syndicaliste convaincu que je suis. Problème hépatique donc. Insomnie récurrente depuis l enfance due à quelques traumatisme familiaux dont j ai conscience, mais en avoir conscience ce n est pas forcément les régler. Et puis soucis en vrac comme une sévère arthrose cervicale (elle ne savait pas ce que c est, grave)
Elle pense très vite, je m en rend compte, elle a une qualité que je connais puisque c est celle sur laquelle je m appuie moi même, elle synthétise.
Je continue d écouter passivement et elle met la gomme. Il faudrait plus de gens comme moi, qui s engagent socialement parmi eux, mais je dois changer de forme de lutte car c est par la méditation que l on règlera les injustices sociales, elle est bien bonne, ça me rappelle le parti de la loi naturelle qui avait présenté des candidats en france il y a une 20aine d années et qui était aussi une secte ( d ailleurs j ai pensé qu ils étaient liés) . D ailleurs me dit elle c est en grande partie grâce au gourou que l équilibre se maintien actuellement au niveau mondial. Là intérieurement je suis carrément mort de rire et j ai du mal à ne pas sourire. Évidemment comme tous ces bonimenteurs j ai droit au couplet sur l amour dont j ai certainement été sevré pour être si mal moralement et physiquement (moi je croyais que c était mon foie, enfin bon) et le gourou peut tout arranger pour moi, mais ma famille a surement à y voir, il pourrait régler jusqu à mon arthrose qu il pourrait certainement inverser ...même si elle n a toujours pas compris ce qu était une gonarthrose cervicale et je doute que le gourou puisse venir me raboter la calcification dans la nuque si fort soit il.
Enfin elle me propose de rencontrer le gourou, m emmener à Madras avec elle faire sa connaissance pour m introduire et démarrer de suite ma renaissance, car je dois avoir conscience que la vie n est qu un passage, la mort elle est le début de tout. C est carrément flippant comme discours.
J ai continué dans mon rôle pour en savoir en maximum et me documenter par la suite. Avant mon départ du salon elle m a remis des brochures,le contact de l asso parisienne et en fouillant un (tout petit) peu je suis arrivé ici.
Ces gens sont ils une secte apocalyptique ?
En tous cas ils me semblent très "agressifs" et organisés avec de nombreuses officines.
Je n ai pas de compte google ni aim, je suis en anonyme mais il n y a aucun probleme a donner mon e mail en privé.
Bonsoir à vous

Si vous le souhaitez, voici beaucoup d'autres témoignages à lire aussi

29 septembre 2010

Tous coupables


Chari est le premier responsable des dérives de son mouvement. Mais présenter ses adeptes comme les victimes et le guru comme seul responsable serait quelque peu réducteur. Les abhyasis portent une lourde part de la responsabilité dans l’évolution du comportement de leur guru. Chari ne s’est pas façonné tout seul, ses adeptes ont contribué à son édification. Il est aujourd’hui le fruit d’une savante alchimie entre eux et lui, le résultat à l’image déformée de leur comportement et de leurs attentes à son égard.
Certes Chari a revendiqué le rôle de représentant spirituel de Babuji dès la mort de celui-ci en 1983, ainsi que la présidence de la Shri Ram Chandra Mission. Mais Chari n’est pas devenu tout seul le Grand guru du Sahaj Marg, ni le Maître tout puissant de ses adeptes obéissants et serviles, à l’égal de Dieu. Non !
Non, Chari ne s’est pas fait tout seul. Il s’est aussi trouvé des gens pour l’appeler Maître avec une belle et grande majuscule, des adeptes pour se prosterner à ses pieds et l’ériger en Dieu vivant. Sans cela, probablement jamais il n’aurait osé leur dire d’obéir et servir comme il le fait si ouvertement et directement aujourd’hui…
Ce sont ses adeptes qui se pressent partout pour le voir, le toucher et quémander une parole de sa part. Ce sont ses adeptes qui lui confient toutes leurs difficultés les plus intimes,familiales et sociales, et lui demandent ce qu’ils doivent faire. Ce sont ses adeptes qui lui obéissent aveuglément, au doigt et à l’œil, jusque dans le choix de leur conjoint…
Sans eux, rien de tout cela ne lui eut été possible !
Déjà le Chari de 1983 était avide de pouvoir, mais il n’était rien face au Gourou autocrate de 2010 qu’il est devenu. Et cela n’a été rendu possible que grâce à l’adhésion de ses adeptes, à leur idolâtrie et à leurs renoncements à leur liberté individuelle.
Ils ont forgé l’être que Chari est devenu ! C’est là-dessus qu’il a construit sa toute puissance…
La manipulation mentale a bon dos. On ne manipule bien que ceux qui veulent bien être manipulés ! Ils avaient besoin d’un sauveur…

Alexis

30 août 2010

Kasturi parle Amour, Chari répond Service

Durant les célébrations de l’anniversaire de Chari, celui-ci a prononcé trois discours, à raison d’un par jour. Les deux premiers sont passés inaperçus et seul le dernier a retenu l’attention et été médiatisé.
Son discours intégral en anglais est accessible sur son site internet (Closing remarks : Service, the easiest way to His heart, 26 juillet 2010), les principaux extraits traduits en français peuvent être retrouvés sur Echos d’Afrique du mois d’août.

Je paraphrase ce qu’il nous dit :
Il est dit que l’amour est le plus court et plus simple chemin vers Dieu. Alors, comment progresser dans cet amour ? C’est impossible, selon Chari. Si l’on en croit son expérience, il est beaucoup plus simple de l’atteindre grâce au service que par l’amour. Notre vie doit devenir une vie de service. C’est le meilleur moyen d’accéder à son cœur.

Rien de bien nouveau, il avait déjà longuement abordé ce sujet auparavant. Cependant, son discours de clôture étant assez court, cela l’a obligé à condenser son message pour aller à l’essentiel : Mieux vaut servir qu’aimer Dieu ou le gourou.
Kasturi parle d’Amour, Chari lui répond Service. Voilà ce qui oppose le plus clairement les enseignements de Sister Kasturi et de Chari. Kasturi est restée fidèle à l’enseignement de Babuji, Chari l’interprète à sa façon. Il nous révèle ses difficultés, son incapacité à aimer et les limites de ses capacités spirituelles. C’est une formidable reconnaissance de son incompétence.

Elodie

27 février 2010

La médium de Whispers est dangereuse

Rose X a envoyé le témoignage suivant à 4d-Don. En gros, cette anglaise a eu une relation avec un abhyasi en contact étroit avec Catherine L., la médium française qui livre les messages du monde lumineux (brighter world) à Chari.
Celle-ci lui a déclaré que Ajay Kumar Bhatter ne serait pas le prochain maître du Sahaj Marg, et qu’il n’y jouerait aucun rôle particulier sauf celui de simple abhyasi. C’est Catherine L. elle-même qui serait le prochain maître et elle a nommé le fiancé de Rose précepteur, en raison des messages que lui a transmis Babuji.
Catherine L. annonce aussi qu’une guerre nucléaire va éclater en 2010 entre la Chine et l’Union européenne et que le Royaume-Uni sera détruit.
Après avoir marié Rose et son fiancé, toujours en raison des transmissions de Babuji, elle leur a ordonné de se séparer immédiatement.
Elodie


Hi Don
I have been thinking about it and i would like to tell you my story but if you could keep the following names confidential: Mine, (blank-fiance) and (blank-friend) . Im not very good at telling stories so it might be a bit "bitty" so apologies for that.
Here we go......
In January 2009 my now ex fiancee (blanked) came to work as a locum in the hospital where i work permanantly. He was 26 and very good looking and a really charming man. A lot of women were interested in started a relationship with him including me but he kept saying no because he said his lifestyle was different and he gets up at 4.30 to meditate, does not drink and so most women would find it difficult to integrate into his life.
Anyway after he left work in march, me and him kept in contact as friends as we had got quite close while he had worked there and had lunches together every day. I was still interested in starting a relationship with him. By now we has become quite close friends and i knew a lot about Sahaj Marg from talking to him and reading the literature and to be honest i found it all very interesting but that was before i knew the real truth!
I still kept on asking him if he would like to start a relationship with him (me?) and i explained to him that i would do anything to fit into his lifestyle. He asked for a few days to think about it and a couple of days later he met up with me and said he would like to have a relationship with me so we started to see each other.
It was only after a couple of months that he revealed the truth to me about why he decided to have a relationship with me-
Two years previously he had asked Master to arrange a marriage for him and when he met me and saw how persistant i was and how i had said i would do anything to fit into his lifestyle he decided to email master and ask if i was the women he has arranged his marriage to (bear in mind i have never met master or anyone else in sahaj marg!) and Ajay Bhatter had replied and said "why the hesitation if you like this girl" which (blanked-fiance) took to mean yes and that was the only reason he decided to be with me. I took all this in my stride and agreed that it was amazing even though i did not really believe it. I did find it amazing that my family accepted (blanked-fiance) because i never thought my mum would accept me marrying a white man!
At this time (blanked-fiance) lived with another Abhiyasi (blanked-friend) and whenever me and (blanked-fiance) used to go away for the weekend he used to ring (blanked-friend) and arrange to do cleaning at the same time - i found this very strange as according to the literature cleaning was something you did yourself. When i questioned (blanked-fiance) and said why do you have to ring him to do cleaning at the same time he told me the story of the medium:
(Blanked-fiance) and (blanked-friend) used to be totally devoted Abhyasis and they used to travel from the (blanked) to (blanked) twice a week (about 1.5 hour journy each way) to attend satsangh etc. Anyway (blanked-friend) went to the Chennai ashram about 2 years ago and (blanked-fiance) received a phone call from him and he said to him "dont go to satsangh anymore i will explain everything when i get back". (blanked-fiance) said he thought this was really strange but he did it anyway and when (blanked-friend) came back he explained that he had met a french lady medium called Catherine Lauret who said that Ajay was not going to be the next representative and who had explained to him about the future of Sahaj Marg and how it was going to totally change .....
(Blanked-fiance) and his friend believed Catherine and she came and spent a week at their house training them in the so called "new way". She said that because preceptors have been abusing their powers and letting their ego get the better of them and not taking (their) duties properly in the "new way" cleaning would be done by Babuju direct from the brighter world via the heart of the new representative (her)
She also said that most people would not accept her on an inner level and when she was announced as the new one 90% of sahaj marg would leave but when they felt what life was like without a master they would all come back. So the new routine for (blanked-fiance) and (blanked-friend) was: Get up at 4.30 and meditate for one hour. After 15 minutes break they would have Satsangh for about 45 minutes (Catherine said that (blanked-friend) was a preceptor and he gave satsangh) then in the evening they would do cleaning together-ie Babuji would come and do the cleaning via catherines heart and (blanked-friend) would give the transmissions. But the important thing to remember is that the preceptors no longer had any power-they were simply like a "tap" and if it was felt that they were not doing their duties properly the tap could just be switched off by Babuji .........
I asked both (blanked-fiance) and (blanked-friend) if they had confirmation of this "new way" from master and they said no but they did not need it because they could feel the transmissions from Catherine. I said that even if she could transmit, it did not mean she was the next one. I found it all very strange. Anyway (blanked-fiance) told me that him and (blanked-friend) had not heard anything from Catherine for over a year but they still carried on faithfully doing the new way.
Me and (blanked-fiance) carried on in our relationship eventually renting a house together and spending a lot of time and money doing it up and buing new things and we moved in and then in December (blanked-fiance) suggested that we go to India on a trip to see master. We booked the tickets and the travel centre at the ashram asked us to email them near the time so that they could confirm whether master would be there or not. Nearer the time i asked (blanked-fiance) to email but he said there was no need to. I later found out that he was back in touch with Catherine and this was probably the reason he did not want to email, because he knew master was travelling and he knew that he would get to spend all week with catherine.
Anyway we got to India and as soon as we landed he was on the phone to catherine arranging to meet her-i did not even hasve the chance to get changed. We met catherine in the canteen of the ashram along with a man called Shiva. We had a drink and then we arranged to meet later in the evening at Catherine and Shivas flat which was near the ashram.
I found Catherine and Shivas story strange too. He is a 30-something year old single man who lives with catherine and runs around after her getting her food and basically being her slave!
Anyway that evening was wierd. We sat and had satsangh from her and i did not feel anything and the next morning after meditation (blanked-fiance) wanted to go straight to hers and have satsangh from her again. Then he wanted to spend all day with her.
This is a list of some of the things she told us:
Master had told her she was not allowed to go to Elliots beach in chennai because there was going to be a tsunami
In 2010 there will be a nuclear war between China and Europe and the whole of the UK will be destroyed so (blanked-fiance) and (blanked-friend) should move to India straight away (to this (blanked-fiance) said if it was just him he would move straight away but obviously he would have to discuss it with me and i said i probably would not move to India-i think this is the reason she told (blanked-fiance) to end things with me-more of that later)
She said all of Masters powers are being taken away from him and being given to her and the transmissions that he gives have no power.
She said people linked with her should not do the 9 pm prayer as it goes against the divine plan (ie wars and catastrophes have to happen to get rid of bad souls and so we should not pray for them not to happen)
She said that there are a lot of "angry souls" around Master at the moment and that they were all trying to attack her from the inside and this is the reason she did not have any contact with (blanked-fiance) and (blanked-friend) for 18 months-because they were trying to get at her through their emails!
I will have to tell you the rest of the story tomorrow as my mum needs to use the computer now but there is a lot more for me to say including what else catherine has said, how she broke up my relationship with (blanked-fiance) and what master said to me when i emailed and asked about whether catherine was indeed the next representative and not Ajay.

Rose said ... (continued...)
So on the first night when we were at Catherines house, we had a satsangh from her and after it, she opened her eyes and said to us "Master just came to us in Satsagh and married you two" I wanted to laugh it seemed so ridiculous but (blanked - fiance) seemed mesmerised and loved it!
The next day we went in the morning to have satsangh from her again and again i felt nothing but (blanked-fiance) loved it and then we went to the Ashram to have breakfast. After breakfast me and (blanked-fiance) went and got showered etc and then we decided to go and have a cup of tea in the canteen ... i asked him if we could spend some time alone and not sit with Catherine if she was there as we had not really had a chance to talk to each other properly since we got to India. Guess what.....we got to the Canteen and she was there and (blanked-fiance) went straight to her and we spent all morning with her!
Then we arranged to go to her flat later for satsangh. When we got there Catherine said that we could not have satsangh yet as she had received a message from Master (again on the "inside") that they could feel her transmissions in New Delihi where he was travelling and it was interfering with the souls there and they were becoming suspicious so she should not give it yet! How absurd. Anyway we ended up spending the evening with her again and we asked her more questions.....
When Catherine had been in England at (blanked-friend) house when she introduced them to this "new way" 2 years before she had told (blanked-friend) that his house would be an ashram and that he should start converting it. He spent a lot of money lovingly converting it and we asked why he had been told to turn his house into an ashram when the whole of the UK was meant to be destroyed in a nuclear war? She said "i will ask Babuju now" shut her eyes and a few minutes later opened them and said "it was neccessary at the time so that you two had a protective bubble around you to protect you from the bad souls that were trying to attack you" she also said "we don't like receiving bad news, start preparing and sell all your stuff in preperation so it wont be too sudden when you do have to move to India because of Nuclear war"
She told (blanked-fiance) he should not be in contact with Abhiyasis who you used to be really close with because they do not accept her from the inside and they would try and attack her through him because he is linked to her-so basically she was trying to control every single aspect of his life!
I thought it was really strange the way her and Shiva both got very worried when (blanked-fiance) said he had wrote an email to Master about her and she wanted to make sure that he had not actually written her name in it- this aroused my suspicions as if Master and all the people close to him knew about her why should (blanked- fiance) not put her name in emails.
I think Catherine could see that (blanked out-fiance) was having a lot of doubts and we had told her that (blanked-friend) had been having doubts lately....she said it was good to have doubts....then she shut her eyes said Babuji was with her and said "(blanked-fiance), Babuji wishes to tell you that you have been made a preceptor"- so clever of her. She could see he was having doubts so she made him a preceptor to feed his ego a bit. She also said "Babuji is telling me to tell you that you have an amazing chance to get to know the next master before anyone else knows about her and you should use this time wisely as one day you will need Binoculors to see her"
(Blanked-fiance) also asked her something about Ajay - Catherine has told (blanked-friend) that Ajay's family had been telling him that he should be the next one and Ajay was having doubts about Catherine too but Catherine said that it was all sorted, Ajay accepted her. So we said that when she was master who would take care of the "business" aspect of Sahaj Marg- ie the accounts etc-bear in mind that Catherine can barely speak english - when she does its very broken. So we asked if Ajay would be like her right hand man - she said "No Ajay will have to go back to being the most basic Abhiyasi and he will have no role in the management of the mission and no responsibilities.
Later on she closed her eyes and asked masters inside if we could have satsangh and he said no so we went back to the ashram to sleep.
Obviously all this was totally new to me and i was very disturbed and i was crying and upset. I could not sleep properly and in the morning i told (blanked-fiance) that i did not really feel comfortable going to see Catherine this morning. He said he was going to go anyway and we had an arguement. He went off to see her but 20 mintues later he was back. He then said we would go shopping for the day with Shiva as a guide and i asked if Catherine was coming and he said "Master has told her she is not allowed to go to the shops so she won't come"
So (blanked-fiance) went to meet shiva and i got ready but could not find my shoes and i went out to try and ask (blanked-fiance) to help me find them but i could not see him and after searching for him barefoot for ages i found him sitting with Shiva and we ended up having another arguement. I went back to the dorm and (blanked-fiance) came, we made up and we decided to go shopping ... as we were walking out of the Dorm we saw Catherine and she said to us "I have received a message for you both from master you must come immediately with me"
So me and (blanked- fiance) went with her to the Mango grove in the ashram and sat and she shut her eyes and said:
"(blanked-fiance) and Rose must end their relationship immediately. They must return to England today and end their relationship, (blanked-fiance) must move out of the house they share and move back in with (blanked-friend)"
I sat there gobsmaked and i just could not believe it. I said to (blanked-fiance) "Shall we go off and have a chat about this" as i was desperate to get away from Catherine. Catherine went back to her flat and me and (blanked-fiance) started talking but he did not want to accept that what Catherine was saying was rubbish so we had an arguement and he started walking to Catherines house ... i still had not found my shoes so i followed him barefoot. I stopped walking to calm down a bit and he kept going. After about five mintues i started walking to Catherines and when i got there i was very upset, in tears and when she opened the door to her flat i was visibly upset and i asked her to ask again and she shut her eyes and said Babuji was saying:
"When Rose and (blanked-fiance) got together i did not want it to happen but i let it go on. Rose has a very deep anger samskara inside her and because (blanked-fiance) has power inside him this aggrevates Rose's anger and if they stay together Rose will be mad in 8 months so they must end their relationship today, go back to England today and live seperate lives. (blanked- fiance) has a great future in sahaj marg and nothing must stop it"
I could not believe this. I asked Catherine to ask why me and (blanked-fiance) had been put together in the first place if they knew we were not compatable and she said that sometimes problems only become apparent after cleanings have taken place. This was so strange as last night she had told me that i was very light and she had not had to do much cleaning on me at all!
I was in tears i was inconsolabe and when i looked at Catherine all she could say was "im sorry there is nothing we can do for you"
Conveniently, Shiva had the phone number on his phone that we would have to ring to change our flights! So right then he rang and changed our flights for that night. I just could not believe that (blanked-fiance) was going along with this. Catherine then said "You must email Master for confirmation that this is what he wants"
So we went to an internet cafe and we wrote an email to master asking if it was true.
We then packed and got ready to leave that night. (blanked-fiance) wanted to spend the evening before the flight with ...... thats right Catherine so i had to spend an evening with a women who was ruining my life.
On the flight back i just kept crying and (blanked-fiance) said "its not over unless we get an email from master saying this is what he wants" Eventually we got back to our house and (blanked-fiance) cleared all his stuff out and moved it to (blanked-friend) and 2 hours later her came back and said it was definately over between us. I asked if he had a reply from master and he said "no but Catherine knows whats best for me" i just could not believe this was happening. (blanked-fiance) then told me that he was booking a flight for himself to go back to India to spend a month with Catherine and to sort his head out and when he got back he would decide what he wanted.
I could not understand what was going on so i emailed master myself and asked if he wanted us to end the relationship and he replied saying "i would never tell anyone to end their relationship, you have my blessings to be together and be happy" i showed (blanked-fiance) and he said that it was a positive sign for us but then he spoke to Catherine about it and she said that because master is not a medium his inside and outside say different things but his inside wanted our relationship to end!
So as far as (blanked-fiance) was concerned our engagement was over. He made me pack my stuff and move back to my mums house and when i told her the full story she said "You are better off without him, he is obviously brainwashed" and then she showed me text messages that (blanked-fiance) had sent her that said "I will never ever leave your daughter and i will always look after her"
I was so upset at what happened that i emailed master with the whole story and asked him if Catherine was who she said she was. I got a reply saying
"You must look into your heart and use your wisdom to decide if it is real" but i wanted real answers so i persued it and i eventually i got a reply which said:
"Who is catherine and what advice she has given you is your concern. We are not aware of her and we have no interest in her wither (either??)"
I sent this email to (blanked-friend) and (blanked-fiance) but (blanked-friend) says he will make his own mind up and (blanked-fiance) is no longer talking to me (probably on the advice of Catherine)
Catherine Lauret is a dangerous women and anyone who comes in contact with her should be on their guard and beware! She has ruined my life and she is ruthless and will stop at nothing to get what she wants!

Rose