La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

28 janvier 2012

L’urgence de la réalisation spirituelle

ENGLISH TRANSLATION

Il faut croire que je n’étais pas encore prête à entendre et comprendre l’analyse de Michael lorsqu’il l’a publiée. Elle est pourtant imparable et implacable.
Michael a été un abhyasi américain de 1979 à 1988. Il a vécu la triste période de transition entre Babuji et Chari de très près, participé au comité de diffusion et de censure des discours de Chari. Il a fait les frais des querelles de pouvoir au sein du cercle des plus proches disciples de Chari.
L’intégralité de son témoignage est publiée sur son blog http://innercircleofsrcm.blogspot.com/

Alors que le Sahaj Marg est synonyme de "chemin naturel", c'est en fait une pratique qui triche avec la nature en utilisant la force de la volonté pour accélérer un développement naturel. Il est basé sur l'acceptation que l'on commence à partir d'un niveau d'insuffisance spirituelle, ce qui nécessite une force extérieure pour rectifier la situation.
le message de Babuji c’est que nous ne sommes pas assez développés spirituellement et qu’il y a urgence à le faire, la réalisation divine devenant complète lorsque l’on atteint la Région centrale, un Monde plus lumineux.
La méthode du Sahaj Marg permet d’atteindre cet objectif grâce à la méditation sur le cœur, mais elle nécessite un Maître vivant pour être accélérée, qui va favoriser la transmission spirituelle. C’est le premier point crucial, la dépendance vis-à-vis d’un maître mais il y en a un autre, c’est l’exclusivité de la méthode du Sahaj Marg, ce qui va entraîner de servir la Mission.
Double dépendance aveugle et totale du disciple qui veut progresser au Maître et à la Mission.
Babuji nous a instillé l’idée que nous sommes des nains spirituels, qu’il est urgent de progresser et qu’il a une méthode qui permet d’atteindre en une vie ordinaire la fusion avec le divin dans la Région centrale. Si nous, aspirants spirituels, voulons progresser spirituellement, il nous faut un Maître tout puissant et une méthode incarnée par la Mission SRCM.
Résultat, les abhyasis se bousculent pour obtenir les faveurs spirituelles du Maître, dans l’espoir d’obtenir un progrès en retour, leur juste récompense. L’objectif de l’aspirant spirituel devient donc le service aveugle pour la Mission, l’obéissance totale au Maître pour obtenir ses faveurs. En théorie, l’action du disciple est désintéressée, en pratique c’est l’inverse : elle est terriblement intéressée, il cherche une récompense spirituelle.
Comme l’aspirant spirituel n’est pas seul, il lui faut surpasser ses co-disciples, ses concurrents, pour mieux attirer l’attention du Maître et mieux profiter de lui, en bénéficiant de ses faveurs.
L’urgence du résultat à atteindre, la nécessité de passer par un Maître pour y parvenir, créent une atmosphère de compétition où l’on se dispute son attention. C’est une concurrence sauvage et égoïste.
L’autre résultat, c’est qu’en théorie il y a transmission spirituelle du Maître au disciple, mais en réalité il n’y a qu’un seul transfert : celui du pouvoir du disciple au Maître, unique bénéficiaire de cette vaste fraude spiritualiste.

Il y a quelques temps, je posais ces questions à l’issue de ma réflexion sur la thématique « Chari spirituel et mafieux » :
A quoi sert-il de rejoindre un groupe spirituel, de suivre l’enseignement d’un maître et d’être épaulé par un précepteur ? Est-ce seulement pour aller plus vite et ne pas s’égarer sur le chemin de la spiritualité ?
Comment choisir un bon maître spirituel ? Comment le reconnaître sans être abusé par des faux-semblants ? Comment lui faire confiance sans aliéner sa liberté et perdre son libre arbitre ?
L’analyse de Michael apporte de bonnes réponses : laissons faire le développement spirituel naturel sans chercher à l’accélérer, ainsi nous n’aurons pas à aliéner notre liberté, Chari s’est emparé du pouvoir que nous lui apportions à des fins personnelles.
Pourquoi vouloir toujours aller plus vite, y compris en spiritualité ? Ce concept d’urgence, constamment repris par Babuji et Chari, n’a rien de spirituel, il est même antinomique. L’urgence est au contraire un concept matérialiste et moderne, une idée qui est en grande partie à l’origine de tous les maux dont souffre notre société.
La SRCM est un merveilleux exemple de notre frénésie à parvenir à un but, une réalisation spirituelle, qui nous amène aux comportements les plus égoïstes et concurrentiels.

Je vous rappelle que le débat continue et que vous pouvez y participer en postant un commentaire sur
http://pourquevivelesahajmarg.blogspot.com/2011/10/chari-un-spirituel-mafieux.html

Elodie

24 janvier 2012

Babuji inquiet pour la santé de Chari

Chari avait mis un terme à ses voyages à l’étranger en 2010 en raison de son âge et de sa santé déclinante. Les abhyasis étaient priés de se rendre à Manapakkam pour le rencontrer, plusieurs assemblées générales de pays se sont ainsi déroulées en Inde.
Quelques entorses à cette règle plus tard – un voyage en Malaisie et à Singapour, deux autres à Dubaï en 2011 – Chari met un terme à tous ses déplacements y compris en Inde à la demande de Babuji.

Déjà le 8 décembre, Kamlesh Patel (son successeur désigné) écrivait : « Je vous écris ce mail avec un coeur lourd. Notre Maître bien-aimé fait face des défis physiques croissants ces jours-ci en raison de sa santé. Et après le récent voyage, il est pénible de constater sa difficulté, même dans son déplacement entre le bureau et sa chambre à coucher à Manapakkam. »
Mais le 23 décembre, c’est Chari qui dit : “I was planning on a long trip of Uttar Pradesh, including visits to Satkhol and Shahjahanpur, the whole trip to last approximately one month. Just as I finalised my plans this morning, I received a message from my Beloved Master dated the 22nd December 2011, which is reproduced below for you to read. It makes it clear that my travel days are over in obedience to my Beloved Master's instructions. All those who were expecting to travel with me to Satkhol, Shahjahanpur and other places may kindly note that in future all those wishing to meet me are requested to plan their visits to Chennai only.”

Jeudi 22 décembre 2011 – 10 heures
Mon très cher fils,
« Bien que nous te suivions pas à pas dans ta lourde tâche, nous devons impérativement venir vers toi pour te demander d’être raisonnable, de te reposer ; ton état de santé l’exige. Tu as tellement donné de ta personne depuis toutes ces années ; il est temps de changer des habitudes de vie ne convenant plus à une réalité, celle d’un corps physique très fatigué. Il a le droit à tous les ménagements possibles : du repos, de la quiétude et toute l’attention que requiert ta divine personne. Tu as toujours fait le maximum, tu n’as rien à te reprocher, qui peut dire cela ! Tu es notre fils bien-aimé, ton bien-être nous importe plus que tout. Nous te le demandons avec toute la ferveur possible attachée à ce que tu représentes pour la Mission et pour nous : sois raisonnable, veux-tu.
Voilà ce que nous attendons de toi, ton très lourd ministère ne doit pas à ce point nuire à ton état de santé. Voilà ce que nous attendons de toi en cette époque de l’année où il est de circonstance dans beaucoup de pays de faire des vœux. Le nôtre est là, tu le connais à présent, alors rends-nous heureux, ménage-toi, tu as donné le maximum, que veux-tu de plus ? Les voyages ne sont plus nécessaires à ce point. Nous ne pouvons supporter que ta santé soit menacée de la sorte. Voilà le réquisitoire de ce jour, il manifeste notre amour au plus haut point, puisque ton bien être nous importe plus que tout. Un même chant monte vers toi, celui de nos cœurs réunis dans une céleste complainte à la gloire de notre fils tant aimé. Ecoute, veux-tu, ce que les sages essaient de te transmettre ici.
A toi le meilleur, mon très cher fils. Puisse notre amour adoucir pour toi chaque jour et chaque seconde de ta vie.
Ton Maître toujours attentif et aimant. »
Babuji Maharaj

Kamlesh Patel s’inquiète pour Chari qui se déplace difficilement. La médium s’en mêle et donc le Babuji du Brighter world implore Chari de mettre un terme à ses voyages. Chari lui obéit, il n’ira donc plus nulle part. Désormais, les abhyasis sont priés de venir à sa rencontre.

Elodie

12 janvier 2012

Nouveaux épisodes judiciaires ?

ENGLISH TRANSLATION

Dans la bataille juridique qui oppose les 2 SRCM, une nouvelle décision judiciaire a été prise le 14 septembre 2011. Lire à ce sujet http://www.ipab.tn.nic.in/151-2011.htm
Elle opposait la SRCM de Shahjahanpur, représentée par Puneet Chandra Saxena, petit-fils de Babuji et frère de Navneet, à la marque déposée SRCMTM de Chari.
Je ne suis pas sûre de bien comprendre, mais il semble que l’instance de justice s’est déclarée non compétente pour trancher sur la question de savoir qui est à même de représenter la Shri Ram Chandra Mission.
Votre avis, et surtout vos informations, sont les bienvenus.

Une autre décision a été prise le 25 novembre 2011. Lire http://www.wipo.int/amc/en/domains/decisions/text/2011/d2011-1573.html
Elle opposait la SRCM de Shahjahanpur, représentée par les avocats de Chari ( ?), au créateur du site internet . La SRCM de Chari est présentée comme dépositaire de la marque « Sahaj Marg » en Inde, Australie, Nouvelle Zélande, aux Etats-Unis, dans les pays du Benelux et sur l’Ile Maurice.
Si j’ai bien compris, la décision de la Commission d’arbitrage est que le créateur du site cède le nom de domaine à la SRCM de Chari.
Merci de vos éclairages sur ces questions.

Elodie

8 janvier 2012

Kasturi, Lalaji & whispers

ENGLISH TRANSLATION

Alexis a dit...

Elodie ne va pas aimer !

Maintenant, la spiritualité progresse partout dans le monde, c’est un temps en or pour la spiritualité, une ère en or. Alors, Kasturi a décidé de célébrer le Basant Panchami à Lucknow les 27, 28 et 29 janvier 2012 en l’honneur de Lalaji, et elle y convie tous les abhyasis.
“Now Spirituality is increasing in every part of the World. (…) This is golden time and golden Era in Spirituality.” (Saint Sister Kasturiji, le 1/05/2011 à Lucknow)
Elle a prié Babuji pendant deux ans avant qu’il l’autorise à célébrer cette importante fête, donc ce n’est pas son désir à elle, c’est le sien à lui, Babuji. Phénoménal…
“I am praying to Shri Babuji Maharaj for the past two years to do one big function about Shri Lalaji Saheb. Two months back Shri Babuji Maharaj gave me permission to do that Special Function. So it is not my desire.”
Mais ça ne lui suffit pas. Ne voilà-t-il pas que Kasturi rameute elle aussi tous les saints du Brighter world pour sa célébration. Lalaji et Babuji ne lui suffisaient pas, Swami Vivekananda est aussi de la partie, comme d’autres grands saints.
“This is because, Rev. Lalaji Saheb, Rev. Babuji Maharaj & Swamy Vivekanandaji and some other great saints, all are eagerly waiting, from the Brighter-World, for this Divine-Bhandare (Basanta Panchami - 2012) to bestow their Special blessings & Grace to whole humanity.”

Décidément, Kasturi n’a rien à envier à Chari !
L’humble Kasturi, toujours effacée dans l’ombre de Babuji, profite soudain de la progression des besoins spirituels pour rameuter le plus grand nombre de gens dans une gigantesque Grand messe spirituelle.
Et pourquoi donc une telle Grand messe en l’honneur de Lalaji ? Alors que selon que notre adoratrice de Babuji, Lalaji avait le Sant Mat, toujours présent à Fatehgarh, et pas le moindre lien avec le Sahaj marg. Toujours selon elle, c’est Babuji seul qui avait le Sahaj marg et la SRCM, Sa Mission à lui.
Mais pour cette Grand messe, elle en a demandé l’autorisation à Babuji qui a fini par la lui accorder après 2 ans de prières, pleurnicheries et jérémiades. Donc, comme la médium de Whispers, elle nous révèle qu’elle lui cause en direct. Grand bien lui fasse…
Sauf que tous les saints du Brighter world sont réunis pour la réussite de cette Grand messe.
Alors que Kasturi déclarait à Shashwat Pandey le 20 février 2009 : “did Chariji hear the name of “brighter world” during Babuji’s time, or before him or after him? (…) ever did he heard this name? (…) did he ever hear this name “brighter world” (laughs..) and then there are messages from this place!”
Eh oui, Kasturi, faut faire attention à ce qu’on dit ! En 2009, le Brighter world n’existait pas. Deux ans plus tard, tu l’as découvert…
Pauvres de nous, pauvre Elodie, pauvres Cyrille, Denise et Jean-François. Kasturi est une fieffée menteuse, un imposteur comme tous les gens du Sahaj marg, Babuji le premier…
Alexis

Elodie a dit…
Bonjour Alexis,
Contrairement à ce que tu penses, j'accepte les critiques sur Soeur Kasturi, je ne suis pas une fan invétérée.
Peut-être as tu raison, mais je te propose une autre explication à ses propos, où il n'y a pas a la moindre contradiction :
- Soeur Kasturi dit effectivement que Lalaji n'a rien à voir avec le Sahaj Marg, mais elle ajoute qu'il a prié pour la venue sur terre de la Personnalité Spéciale, Babuji. A ce titre, elle peut tout à fait lui rendre hommage.
- Soeur Kasturi n'a jamais dit que le Monde lumineux n'existait pas. Elle doute que Chari l'ait jamais approché, ce qui est très différent. Elle ajoute elle-même que Babuji l'avait emmenée aux limites de notre monde des vivants et du Monde lumineux où vivent les plus grands saints et qu'elle l'avait donc entre aperçu.
Bien affectueusement,
Elodie

4 janvier 2012

Tolérance ?

Dans son discours “Be Human” du 9 octobre 2011 à Guwahati, Chari s’élève une fois de plus contre les différences de nationalités, de castes et de religions. Il s’élève contre la haine et la violence, il en appelle à la lumière divine présente en chacun de nous qu’il faut écouter pour « devenir humain ».

Une belle leçon de tolérance et de paix, mais qu’est devenue son intolérance vis-à-vis des homosexuels, du pape des chrétiens, de la sexualité ou sa misogynie congénitale ?

Voici d’ailleurs ce qu’il dit ensuite à Chennai début décembre, en citant Babuji (Sahaj Sandesh No: 2011.38: Thursday, 15 December 2011) :
“If you want to find a fool, look among the intellectuals.”
“All our life, we are tolerating our inability to tolerate this world by creating more inabilities to tolerate this world. So you see, it is toleration after toleration. Like a baby, or even a man, we are falling and adjusting ourselves and it becomes a habit, this toleration. We also tolerate the consequences. Life is full of tolerating event after event. The only thing that will happen in the brighter world is to tolerate a constant lack of anything to produce excitement. Think over it.”

La tolérance de Babuji vis-à-vis des intellectuels semblait très limitée. Son envolée suivante sur le joli principe de tolérance laisse entendre qu’il a du mal à l’accepter.
Sa tolérance pour la tolérance paraît pour le moins émoussée, si je peux me permettre.

Comme Chari ne se déplace plus du tout, un séminaire pour l’Amérique du Nord aura lieu à Manapakkam du 20 au 24 février sur le thème « Un monde, une famille ». De son côté, Babuji parlait dans Whispers d’ « une élite pour régénérer l’humanité ». Une famille pour Chari, mais une élite pour Babuji ? Toute cette hypocrisie cache une réelle intolérance.

Elodie