La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

20 juin 2011

Bientôt un autre successeur ?

ENGLISH TRANSLATION

La SRCM prépare le futur

Chari a chargé le Docteur Adizes de faire des propositions de réorganisation de la Mission pour faire face à l’augmentation des effectifs de ces 30 dernières années et préparer l’avenir.
Le résultat de cette consultation et ses conséquences pratiques seront dévoilés lors des Cérémonies de son anniversaire.

Né à Skopje en Macédoine en 1937, Ichak Kalderon Adizes est le patron de la société de consultants du même nom et l'un des plus grands experts mondiaux de la performance et du changement organisationnels.
Entrepris depuis 2 ans par son ami et collègue Sunil Dovedy sur la méditation selon le Sahaj Marg, Ichak Adizes (73 ans) a finit par accepter de passer une semaine à l’ashram de Satkhol sur les contreforts de l’Himalaya en mars dernier, en compagnie de Chari. Au cours de cette période, ce dernier a flatté son égo en lui donnant du "professeur" et en se traitant lui-même comme son "élève". Après 40 ans de carrière, un Adizes conquis découvre soudain que sa méthodologie n’est faite que de logique et qu’il lui manque du cœur. L’histoire de l’humanité a été marquée selon lui par quelques nations qui y ont contribué de manière stratégique : les juifs ont apporté le monothéisme, l’Athènes antique la démocratie, l’Amérique le capitalisme et "un système de marché qui fonctionne bien" (sic) ; le temps est venu que l’Inde apporte sa contribution de spiritualisme à notre civilisation.
Depuis sa retraite himalayenne, Adizes note le 25 mars qu’il s’efforce de perdre la mauvaise habitude de toujours attendre, vouloir et désirer des choses, tous sentiments précurseurs de la frustration. Comme beaucoup de juifs, il ajoute qu’il vit dans sa tête, mais doit apprendre à se contenter de ce qui vient : "let it be" (re-sic). Pour ce spécialiste du changement, finie la force de l’esprit, de la volonté et de la raison qui ont fait ce qu’il est devenu. Un reniement de 40 ans d’expérience ? A un commentateur qui souligne gentiment l’opposition entre sa méthodologie, son enseignement et cette nouvelle attitude de laisser faire, il n’apporte aucune réponse…
Bref, après l’avoir bien conditionné, Chari le nomme précepteur et lui confie la tâche de faire plancher un groupe de 25 personnes "représentatives" sur l’organisation future de la SRCM et de ses structures associées (SMSF, LMOIS, etc.) pendant 10 jours, du 5 au 14 mai à Bangalore.
Sur son blog, Adizes fait le compte rendu de son voyage le 28 mai et note combien "la méditation calme l’esprit", il ajoute qu’"en un seul après-midi, nous avons été en mesure de prendre des décisions qui, durant mes quarante années d'expérience, auraient normalement pris au moins dix mois avant de se réaliser." Deux jours plus tard, il déclare sur twitter (30 mai) « The faster the change, the faster the problems arise. » (re-re sic).
Sénilité ou emprise mentale ?

La SRCM a beaucoup grossit durant ces 30 dernières années et Chari vieillit. L’objectif de la nouvelle organisation est double : il s’agit de faire face à la croissance des effectifs, mais aussi de décharger Chari des tâches administratives de la Mission.
Bref, les premiers résultats annoncés, c’est la mise en place d’une équipe de "service global" pour aider Chari et assurer l’avenir du Sahaj Marg ainsi que la création d’un pacte de service signé par Chari et les 25 participants, dans un esprit d’amour et de service désintéressé. Le reste des mesures sera dévoilé fin juillet…
Mais Chari a d’ores et déjà nommé les 13 personnes qui doivent composer son équipe rapprochée :
- P.R.Krishna, Programme de développement spirituel
- Sanjay Bhatia, Lalaji Memorial Educational Society
- Santosh Sreenivasan, Formation spirituelle
- Rishabh Kothari, Services aux membres
- Chak Sriprasad, Amélioration continue
- Rajendrasinh Rathod, Inde (soutien spirituel mondial)
- Poul M. Juul, Ouest (soutien spirituel mondial)
- Nitin Govila, Est (soutien spirituel mondial)
- William Waycott, Ameriques (soutien spirituel mondial)
- Sharat Hegde, Bâtiments & constructions
- Sudhir Marwaha, Actifs immobilisés
- Santosh Khanjee, Operations
- Kamlesh Patel, Médiateur

Cette équipe doit permettre d’épauler un Chari vieillissant. On notera que le fils de Chari est en tête de liste et chargé du développement spirituel. Sanjay Bhatia, l’homme qui monte qui monte, arrive second. Mais il n’y a toujours pas l’ombre d’une femme, et seulement deux personnes ne sont pas d’origine indienne (un américain et un scandinave). Verra-t-on le 24 juillet l’une de ces personnes désignée pour succéder à Chari, en remplacement du démissionnaire Ajay Kumar Bhatter ?
Cette réorganisation est justifiée par les changements de ces 30 dernières années ! N’est ce pas merveilleux ? Insidieusement, Chari omet la période de Babuji et recentre la croissance de la Mission sur ses 30 ans de présidence, s’en accordant donc le principal bénéfice…

L’objectif spirituel de la Mission est fortement réaffirmé bien évidemment. D’où la rédaction du pacte de service qui ne sera dévoilée que le 24 juillet, mais dont on sait déjà qu’il est le garant d’un "esprit d’amour et de service désintéressé".
Les notions d’obéissance et de service continûment réaffirmées par Chari sont toujours bien présentes, à la nuance près qu’on a remplacé ici obéissance par amour. Mais Chari ne cesse de répéter que l’obéissance est le meilleur moyen de parvenir à l’amour :
« (…) Et un amour croissant doit être reflété dans une obéissance croissante. Et quand ceci est absolu, l’obéissance doit être absolue. (…) Pour moi, c’est une relation directe : obéissance-amour ; plus d’obéissance, plus d’amour ; la plus haute obéissance, le plus haut amour. (…) l’obéissance est la première loi de la spiritualité. Je la place au dessus de l’amour parce que la véritable obéissance ne vient qu’avec l’amour. (…) Il n’est pas facile d’aimer, mais il est facile d’obéir. Et c’est mon expérience que, si vous obéissez, simplement et continuez encore et encore, c’est plus facile que d’essayer d’aimer quelqu’un. (…) » (in Salient Features N°4).

L’événement est donc soigneusement mis en scène, on entretient le suspens !
A la différence du discours « Secure the future » de 2005 qui annonçait la nomination d’Ajay à la surprise du plus grand nombre, cette fois la réorganisation est officiellement annoncée le 21 mai dernier dans Sahaj Sandesh. Et les fuites sont délibérées pour entretenir le suspens et nourrir toutes les rumeurs.
On sait déjà que les changements organisationnels et la nature précise du pacte seront annoncés le 24 juillet. Mais y aura-t-il d’autres révélations ? Chari ira-t-il jusqu’à désigner officiellement son nouveau successeur ?
Le buzz fonctionne à plein ! Chari va-t-il créer l’événement ?
Affaire à suivre…
Alexis

Sources :
http://www.adizes.com/blog/?p=799 – The Wonderful Life of Not Expecting, 25/3/2011
http://www.adizes.com/institute_news.php?ed=march – Lire Dr. Adizes in India et Dr. Adizes in the Himalayas
http://www.sahajmarg.org/newsletter/sahajsandesh/2011.15 – Sahaj Sandesh N°15, 21/05/2011.
http://www.adizes.com/blog/?p=866 – Rapport de voyage (mai) : Ten days in India, le 28/05/2011
http://twitter.com/#!/adizes – voir 30 mai 2011

14 juin 2011

La Mission : tu l'aimes ou tu la quittes

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Krys a ajouté un nouveau commentaire :

Je viens apporter mon soutien à Elodie ; j’ai envoyé mes commentaires sur ce blog au printemps 2006, cela fait déjà 5 ans, quand on s’interrogeait sur les dérives de la mission, fachée par l’attitude de mon précepteur et des autres abhyasies. J’ai fini par quitter la mission, largement poussée vers la sortie par ces gens là.

Chariji avait surement fait des erreurs, mais il reste incontestablement une grande personnalité spirituelle. Ma critique va plutot vers les autres abhyasis. On était plusieurs à se poser des questions, mais notre précepteur nous accusait d’être de mauvaises abhyasies ; la plupart sont rentrées dans le rang et tout le monde s’est retourné contre moi. J’étais le mouton noir, celle qui appoortait la contradiction, le doute, la rébellion. On m’a accusée de tous les maux : je ne faisais pas correctement mon travail sur mon caractère, mes médit et tout le reste. Je ne faisais pas confiance au Maître, j’étais indigne, je ne méritais pas ce qu’il m’offrait. Elles m’ont poussée dehors. Personne n’a voulu discuter avec moi, elles m’ont culpabilisée, c’est tout.

Chariji n’est pas un saint, mais ses adeptes sont encore pires !

Maintenant quand je les croise dans la rue aujourd’hui, elles m’ignorent, ne me connaissent plus ; la seule qui est revenue vers moi, c’en est une autre qui a aussi abandonné la pratique.

Pour durer dans la mission, interrogez vous si vous voulez, mais toujours en secret. Surtout ne le dites pas ! Si vous faites part de vos questions aux autres, vous serez remis dans le rang ou bien exclu. Il n’y a pas d’autres alternatives. A la mission, on n’obtient pas de réponse parce qu’on ne doit pas poser de questions. Le doute est interdit, c’est déjà un manque de spiritualité, une atteinte au Sahaj marg,. Le précepteur est le gardien du dogme et les abhyasis sont ses petits soldats, une sorte de police secrète de vos pensées.

Pas d’états d’âme, le Sahaj marg est merveilleux. Si vous doutez, vos copines ne vous lacheront plus. Vous rentrez dans le rang sinon elles vous démolissent jusqu’à ce que vous claquiez la porte.

Merci les copines, mes meilleures ennemies.

Krys

6 juin 2011

Qui suis-je ?

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Mon rapport au Sahaj Marg

Les nouveaux lecteurs ne reprennent pas la lecture du blog à son début aussi s’interrogent-ils parfois sur mon parcours. Il n’est peut-être pas inutile de le préciser.

J’ai été élevée au biberon du Sahaj Marg dès mon plus jeune âge. Mes parents ont rencontré Babuji et sont devenus ses plus fervents disciples. Ensuite ils ont renouvelé leur fidélité à Chari et à la Shri Ram Chandra Mission. Toute ma famille baigne dans le Sahaj Marg.

Pour moi, la question ne se posait pas. J’ai suivi cette voie qui répondait à mes aspirations spirituelles et à toute mon éducation. J’y ai rencontré mon compagnon et nous avons commencé à élever nos enfants dans la même voie.

Tout a basculé en 2005. Chari s’était transformé en bateleur pour nous vendre son livre Whispers à 250 €, le satsang du grand rassemblement de Vrads était interrompu pour des enchères. Evidemment ce n’était que la goutte d’eau, je m’interrogeais depuis longtemps sur certaines choses qu’il m’arrivait de ne pas comprendre et provoquaient en moi le trouble. Mais quand je me tournais vers les autres pour obtenir des réponses à mes questions, on n’y répondait pas autrement que pour stigmatiser mon manque de confiance et me reprocher de douter : j’étais une mauvaise abhyasi, la discussion s’arrêtait là.

Voilà ce qui m’a amenée à créer ce blog. Puisque l’on ne pouvait pas s’interroger ouvertement au sein de la SRCM, j’ai porté la discussion au dehors. Persuadée à l’époque de la valeur spirituelle du Sahaj Marg et de la grandeur de notre Maître Chariji, je craignais les dérives l’organisation. D’où le titre du blog : pour que vive le Sahaj Marg débarrassé des dérives de la Shri Ram Chandra Mission, par une abhyasi désespérée. Parce que j’espérais de tout mon cœur voir Chari et la SRCM redresser la barre et corriger ces erreurs. Je croyais encore que le mouvement pouvait se réformer, revenir aux sources.

Les années suivantes n’ont malheureusement fait que renforcer mes inquiétudes par la multiplication des dérives. Le cadeau de Chari réservé à la poignée des abhyasis les plus riches en 2006, erreur de communication ou dérapage volontaire et assumé ?

Parallèlement, les recherches entreprises par les uns et les autres autour de ce blog ont mis en lumière certaines vérités cachées. Le passé soufi de Lalaji, l’absence d’une lignée spirituelle unique jusqu’à Chari et au contraire l’arborescence buissonnante des successeurs aussi bien de Lalaji que de Babuji. Le travail spirituel aujourd’hui de Narayana et sœur Kasturi plus proche de l’héritage spirituel de Babuji, etc. Jusqu’au projet actuel de la médium et de Chari, semblable à un feuilleton de science fiction, aux relents populistes et apocalyptiques. J’ai longtemps conservé ma considération pour Chari, mais elle a vacillé et fini par disparaître. Le coup de la médium m’a définitivement ouvert les yeux.

Il y avait de bonnes choses dans l’enseignement du Sahaj Marg, j’en suis toujours persuadée, mais il n’y a plus que du mauvais dans le concept commercial qui a fini par le remplacer, ce dont Chari fut le principal artisan, même si les abhyasis l’y ont bien aidé. La relation maître disciple a considérablement évolué, au sein de la SRCM comme partout ailleurs. Maintenant, avec la mondialisation des groupes spirituels, les disciples idolâtrent une icône et les gourous médiatiques succombent tous à l’attrait du pouvoir et de l’argent. Mes aspirations spirituelles n’ont jamais diminué, elles sont pour moi un besoin indispensable, elles font partie de mon éducation, mais je ne crois plus un instant à la capacité des groupes spirituels et de leurs gourous à y répondre convenablement. Je nourris ma spiritualité en allant grappiller ici et là ce qui me parait le meilleur sans jamais me focaliser sur un maître unique ou un groupe en particulier.

J’aurais du arrêter ce blog il y a longtemps, une fois vraiment séparée du Sahaj Marg, mon deuil terminé, pour mieux aller voir ailleurs et tourner la page. Mais toute ma famille, toutes mes anciennes relations, tous sont encore impliqués à la SRCM. J’ai vu leur quête spirituelle se transformer en une foi indéfectible et une obéissance aveugle aux absurdités les plus viles, les amenant à adorer ce qu’ils rejetaient hier.

Au nom de ces valeurs qu’ils m’inculquaient alors et auxquelles je n’ai jamais renoncé, rendez les moi comme je les ai connus et non comme ils sont devenus.

Elodie

Pour en savoir plus, relisez mes premiers messages