La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

16 décembre 2010

Il faut mettre Babuji au musée

English translation

Babuji = Tyrannosaurus Rex

On a déjà parlé ici du discours de Chari aux fonctionnaires de la Mission. Frank nous en avait retranscrit quelques citations sur Bill Gates, le Pape et le SIDA. L’intégralité du discours est maintenant retranscrite sur le site de la SRCM. Il s’intitule « Morality is Essential ». C’était le 12 octobre au cours d’un séminaire sur le développement du caractère.

On retrouve tous les ingrédients auxquels Chari est attaché mais aussi sa manière caractéristique de procéder. Cela mériterait un décryptage ligne par ligne pour montrer la rhétorique qu’il utilise et en démonter les mécanismes.

Pour le moment, j’attire votre attention sur l’un des derniers paragraphes dont voici une traduction approximative (retrouvez l’extrait original à la fin) :

« (...) L'Écriture n'a pas de sens, qu'il s'agisse de la Bible, du Véda, de la Torah ou du Talmud, ils n'ont pas de sens. Le gourou est le Veda vivant, comme il est appelé. Ce qu'il a dit, ce qu'il dit, ce qu'il prêche, tel est le Véda qui est fait pour nous aujourd'hui. Le passé est le passé, comme des dinosaures et autres fossiles dignes d'être admirés et regardés dans les musées. Mais pas à suivre. Pas d’en avoir peur. On n'a pas peur du squelette d'un énorme Tyrannosaurus Rex dans un musée. Nous avons peur des mauvaises choses; nous obéissons à de mauvaises choses, nous vivons au travers de mauvaises choses, et nous abandonnons la seule vérité - qui est que le gourou est la personnalité vivante, son enseignement est le Veda d'aujourd'hui, et ses préceptes éclairent notre chemin (...). »

Le Gourou vivant est la Bible vivante

Quel est donc la Bible, le Véda, la Torah et le Talmud réunis d’aujourd’hui ? Est-ce la parole du guru Chari ? Que deviennent alors les enseignements du Sahaj Marg d’antan comme les dix maximes (ou commandements) de Babuji ? Ou bien ceux de Lalaji ? Sont-ils à ranger au musée aux côtés du Tyrannosaurus Rex comme semble le suggérer Chari ?

Une fois de plus, Chari n’en fait qu’à sa guise. Un coup, le passé est fondamental, un coup il est bon pour le musée. Il le suit quand ça l’arrange, ou bien l’oublie si c’est mieux pour lui.
Insidieusement, Chari relègue Babuji aux oubliettes de l’histoire. Seule ne compte plus que la parole de Chari, l’unique vrai guru vivant d’aujourd’hui. Un Chari qui a détrôné Babuji, c’est l’idée qui doit gagner peu à peu l’inconscient des abhyasis.
Tout se fait en finesse, par suggestion et surtout pas par déclaration, insidieusement. Chari dénigre le passé à l’aide des dinosaures, réputés être antédiluviens ringards has been et tout ce qu’on voudra. Babuji, Lalaji et le passé du Sahaj Marg ne sont jamais au grand jamais dénigrés directement. Au contraire, Chari évoque 23 fois Babuji (si je ne me suis pas trompée) en appui à ses dires pour leur donner plus de poids encore. Il n’est surtout pas à une contradiction près, y compris au sein d’un seul discours.
Pourtant, qu’a-t-il voulu faire passer comme idée ? L’idée que le passé est bon pour le musée. Et par déduction, association d’idées ou tout ce qu’on voudra, que le passé du Sahaj Marg est un peu dépassé et qu’il est lui, Chari, le maître vivant, le seul et unique guru que l’on doit suivre et écouter.

Quid de Whispers from the brighter world que Chari insiste tant à mettre à la vente et qui coûte si cher aux abhyasis ? A l’aune de ce qu’il dit ici, je lui suggère d’écrire lui-même sa propre Bible plutôt que d’en confier la rédaction aux médiums peu fiables d’un Babuji poussiéreux.
Whispers est bon pour le musée, les paroles qui sortent de la bouche de Chari composent la nouvelle Bible d’aujourd’hui. A moins que ce ne soit celle de demain, une nouvelle manière d’enrichir son successeur.

Elodie

Extrait original :
“(…) Scripture has no meaning, whether it is the Bible, or the Veda, or the Torah, or the Talmud, they have no meaning. The guru is the living Veda, as he is called. What he said, what he says, what he preaches, is the Veda that is today for us. The past is like the past of the dinosaurs, and other fossils, to be admired, to be looked at in museums. Not to be followed. Not to be afraid of. One is not afraid of the skeleton of a huge Tyrannosaurus Rex in a museum. We are afraid of the wrong things; we obey the wrong things; we live by the wrong things; and we abandon the only truth — that is the guru, who is the living personality, whose teaching is the Veda of today, and whose precepts light our way (…).”

13 décembre 2010

Un Don du ciel pour la Baie de San Francisco et Dubaï

Nouveaux ashrams :

English translation


West Coast Ashram
Après l’achat de l’Ashram de la Côte Est à Cranbury dans le New Jersey l’an passé, la SRCM américaine s’est offert son Ashram de la Côte Ouest le 22 septembre dernier à Fremont en Californie. En 1972, un bowling avait été construit sur ce terrain de 35 0000 sq ft (3250 m²) racheté aujourd’hui 1 850 000 USD (1,4 millions d’euros).
Les ashrams de Californie et du New Jersey devraient être inaugurés en avril 2011 pour l’anniversaire de Babuji.

SMSF Ashram
Le 2 octobre, Chari a approuvé l’achat du premier centre de méditation de la SMSF à Dubaï. Situé dans un immeuble résidentiel des quartiers populaires de JLT (Jumeirah Lake Towers), sa surface est de 280 m², à laquelle il faut ajouter une terrasse de 400 m² (probablement autour de 500 000 €). Les abhyasis dubaïotes et autres emiratis d’Abu Dhabi, Al Ain et Sharjah pourront s’y retrouver au lieu de continuer à méditer au Club iranien. Les travaux doivent être terminés pour janvier 2011, et tous espèrent que Chari viendra inaugurer physiquement cette adresse permanente de la SMSF au Moyen Orient : "All are hoping that Chariji will travel to the region to physically inaugurate this permanent address of SMSF in the Middle East".


Alexis

7 décembre 2010

Le Sahaj Marg est aussi dans les films de science fiction


INCEPTION the movie, vous savez le film de SF avec léonardoooo oh oh oh oooh. eh ben c’était recommandé par le vieux (qui voit plius gd chose, mais bon il doit aimer les salles ovbscurs); il en a parlé à son anniversaire, même que les abyasis y disent que ya plein des valeurs du SM dans le film, ya tout en fait !
on se demande si c’est pas chari qui l’a fait le film puisqu’on trouve tout le sm dedans; en tout cas c’est ça qui faut voir ppour se former, y amême plus besoin du vieux. c’est géant;
claude

A lire aussi : Le Sahaj Marg version Hollywood et Maître Léonardo
(les commentaires de 4d-Don sur son blog)


Inception the movie, in Echoes Oceania Newsletter – October 2010 (p.10)
A group of Wellington abhyasis saw the movie Inception which was recommended by Rev. Master during the Lucknow Celebrations. Inception is a 2010 American sci-fi action film. The film is inspired by the experience of lucid dreaming and dream incubation. This movie links many aspects and values of Sahaj Marg and displays the idea of time, dimension, space and constant remembrance. The layers of dreams shown in the movie are like our layers of samskaras, which have got us entangled and we are forced to live according to them. Master introduces an abhyasi in three sittings by putting a seed into our hearts "Hridaya yoni" and the seed starts growing. And that is Inception. A single idea can define a man and change his world. But one needs the right calibre Master like ours, as the seed/idea can lead one in the wrong direction.
Every morning in our meditation we allow Master to go deeper into our subconscious mind to take us to different dimensions of spirituality. So we need Master’s helps in making the seed nurture in our hearts.
In the movie, Leonardo’s wife projects herself all the time. It is like our samskaras or impressions which keep showing up and misdirects our life. We need to clean them or suffer them. In the movie Leonardo goes deep into his layers and layers of dreams and enters the dream world which he and his wife took 50 years to build, just think how much time or lives we would have taken to build our own samskaras. At the end of movie Leonardo tells her to go away, exactly what we need to do in Spirituality. Don’t hold on to your samskaras. Let them go away. The architect in the movie builds cubes and mazes in the same way we create wishes/mazes in our lives and get stuck in the spider’s web!
So our Prayer says “We are yet but slaves of wishes putting bar to our advancement”.
Projections shown in the movie are like our thoughts which keep disturbing us during our meditation. As we are going against them, they attack us exactly like they show in movie. Thoughts/projections keep attacking us or disturb us during meditation. Let them go. If you hold on to them they will attack you and bring you back out of the dream/meditation.
The time difference between different dreams is different. A person dreams for 10 hours. In the 1st layer of his dream 10 hours is 10 days. Second dream layer is 10 years. It goes on.... Same with our life... we can't relate to time between our cycles of births. Time is different in different dimensions. It reminded me of the story of Brahma; where he goes to wash his face, and he gets the news that Ravana is born. He finishes washing his face, he gets the news Ravana is dead. Then Brahma comments, what a small life time.
The movie very well explains the concept of getting stuck in Limbo.
Same as we Human beings... we die, and the soul without Master gets stuck in limbo and roams around until he is reminded of the thought, that he needs to go back to his home. Leonardo reminds the Japanese guy of this at the end of the movie. This section reminds me of the Tibetan book of the Dead. The body dies and if the soul doesn’t have a Master in his life or is not able to recollect his memory, the soul will get stuck in his own projections and is lost. But if we abhyasis are in Remembrance of Master, at the time of our death, He will come and take us to our destination.
So constant remembrance is the key to our practice, and meditation is a means to constant remembrance. The jerks mentioned in the movie are like the jerks we get at times in meditation which are the effect of impressions that are strong and yanked out by our Master.
And the best part of the movie is the last scene, the top is still rotating which means even this life which we are.

1 décembre 2010

La spiritualité est amorale, ses gourous sont immoraux

La spiritualité, les religions et leurs gourous sont au coeur des articles que Léa et Frank nous offrent à lire ici . Une invitation à réfléchir sur la motivations des gourous modernes qui envahissent notre univers.
On consomme aujourd'hui la spiritualité, comme hier les enseignes de la grande distribution se sont développées. C'est devenu une affaire de marketing, souvent plus juteuse que beaucoup d'autres.

LéA a dit...

Don
Le sahaj marg est amoral et ses gourous sont immoraux. Le sahaj marg, comme toutes les spiritualités, n’a pas d’éthique, parce qu’il est en dehors de toute morale. A l’inverse, les religions sont gouvernées par des hommes (très peu de femmes), et les hommes qui les incarnent ont des valeurs qu’ils leur transmettent.
Les articles, dont les liens suivent (et qui complètent bien celui de frank), montrent que les gourous en jouent à fond. Morale et immoralité sont au cœur de leurs dispositifs.


Cela dit, si la srcm veut profiter de l'aubaine et se positionner sur ce marché, il faudrait probablement que son successeur le remplace vite. Chari est complètement dépassé par ravi shankar, amma et les autres.

Frank a publié...

Techniques de markerting spiritual

Frank publie sur son blog un long et passionnant article en anglais, initialement écrit par Andrew P. en octobre 2009 sur EnergyGrid Magazine, intitulé «Spiritual marketing techniques», en trois parties :