La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

29 juin 2010

Les médiums et l’Apocalypse

Entre rêve, cauchemar et réalité
En janvier 2009, Chari déclare qu'un cancer ronge la Mission de l'intérieur et qu’elle est menacée de désintégration. Dans ses cauchemars, il la voit éclater en 240 petites missions. En décembre, Catherine Lauret annonce à des abhyasis anglais qu’Ajay Kumar Bhatter ne succèdera jamais à Chari. Puis en février 2010, Kasturi se livre à son tour à des prédictions, devant des abhyasis français : « Très prochainement il [Chari] sera déchu, et la vérité éclatera, Babuji est au travail ! »
Entre capacité médiumnique, rêve et cauchemar, désir ou réalité, ils ont tous la prétention de mieux connaître l’avenir que le commun des mortels. Il n’y a là aucun détracteur du Sahaj Marg, tous ces individus en sont d’éminentes personnalités. Et c’est pourtant le chaos qu’ils décrivent pour leur mouvance.

Tout cela a commencé avec l’édition en 2005 de "Whispers from the Brighter World". Les premiers messages posthumes de Babuji que contient ce livre datent de la fin des années 90 et sont adressés à Chari par l’intermédiaire d’un médium, Catherine Lauret. En 2009, Chari annonce la sortie d’une nouvelle série de douze Whispers, à raison d’un volume par an, soit un joli pactole à venir. Présentés comme la Bible du Sahaj Marg, ces messages sont surtout un panégyrique à la gloire de Chari. La médium sait caresser son Chari dans le sens du poil ! Les soi-disant whispers de Babuji sont un ramassis de flatteries et de flagorneries où l’adulation de Chari atteint son paroxysme.

De tous temps, on fait parler les morts au Sahaj Marg. Lalaji causait à Babuji, Babuji cause à Catherine, et bientôt Chari causera à Catherine ? C’est bien agréable, cela permet d’arranger la réalité, de la plier à sa volonté et de faire oublier ce que l’on veut…

A ce titre, le whisper du jeudi 1er février 2001 à 8 heures est un modèle inoubliable de la "technique médiumnique", véritable monument dans l’anthologie de la désinformation :

« Nos lois ne sont pas faciles à comprendre pour les humains. Nous ne réglons pas les affaires terrestres à votre manière. Une fois de plus, ma fille, ne te laisse pas gagner par le doute. Ta capacité médiumnique n’est pas en cause dans cette histoire. Vous devez vous adapter à notre discours et à nos formules, dont vous ne pouvez pas comprendre le sens profond.
Ne vous fiez pas à des propos qui peuvent vous induire en erreur. Ils sont à décoder par mon fils, alors, ne vous laissez pas impliquer émotionnellement dans les aléas des affaires de la Mission. Elles se règlent au rythme de la vie, en tenant compte du perpétuel jeu des humains – changeant et peu fiable.
Nous devons envisager toutes les possibilités et laisser venir les événements en essayant de les influencer favorablement. Il y a des miracles, mais il n’y a pas de miracle permanent. La vie sur terre a ses règles auxquelles on ne peut se soustraire. Des péripéties de ce genre ne manquent pas dans l’histoire de la Mission. »
etc., etc. signé Babuji

Babuji parle à Catherine un langage qu’elle ne peut comprendre. C’est Chari seul qui peut les décoder, ce qui ne l’empêche pas de les vendre un très bon prix à tous ses abhyasis, sans le moindre élément de décodage, mais en les incitant vigoureusement à en lire un peu tous les jours. C’est donc normal qu’ils ne comprennent rien à cette Bible du Sahaj Marg ! S’ils croient y comprendre quelque chose, rien n’empêchera Chari de leur dire un jour qu’ils l’ont mal interprété si ça l’arrange. Et les contradictions, s’il y en a, ne sont qu’apparence puisque cela se passe autrement dans le Monde lumineux…

Des prédictions apocalyptiques
Mais Catherine Lauret ne fait pas qu’envoyer des louanges à Chari. Elle ne tient pas le même discours selon qu’il s’agit d’un message à paraître dans les whispers ou qu'elle s’exprime face à une poignée d’Anglais dans l’enceinte de l’ashram de Manapakkam alors que Chari en est absent. D’un côté c’est flagorneries et compagnie, de l’autre elle oublie volontairement Chari.

Ainsi, c’est ce qu’elle fait en annonçant aux anglais qu’elle sera le prochain représentant spirituel et qu’elle ouvrira le nouveau chemin (new way) du Sahaj Marg. Et elle ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’elle leur annonce aussi l’imminence d’une guerre nucléaire entre la Chine et l’Europe, au cours de laquelle le Royaume-Uni sera totalement détruit, et cela dès 2010.

Et elle n’est pas la première à se prêter à ce genre de délires apocalyptiques. Babuji, dans son livre "Reality at dawn", disait déjà : « Le monde, en ce moment, traverse une étape critique (…). Je présente aux lecteurs un aperçu du monde à venir, selon ma vision (…).La chaleur du soleil a diminué progressivement depuis quelques temps, et ce peut être un problème pratiquement insoluble pour les scientifiques, car il est possible que dans quelques temps la vie sur terre devienne impossible (…). En conséquence du bouleversement en cours, des changements radicaux surviendront et la nouvelle structure du monde sera tout à fait différente de celle que nous voyons aujourd'hui. Le destin de la Grande Bretagne sera malheureux. Une portion du pays, sa partie sud, s'enfoncera dans la mer. Une énergie volcanique, à l'état latent, est à l'œuvre au cœur de Londres et le moment venu elle explosera sous forme d'éruption volcanique. Le Gulf Stream changera de cours et le pays deviendra très froid. Le destin de l'Europe sera aussi du même ordre. De petits pays cesseront d'exister. L'avenir de la Russie est bien noir. Elle ne peut pas survivre (…) Quant à l'Amérique elle est en danger imminent de perdre ses richesses et il se peut qu'à l'avenir elle soit presque réduite à la pauvreté (…) L'inde regagnera sa gloire d'antan et elle s'élèvera au premier plan (…) Une civilisation fondée sur le spiritualisme surgira en Inde et deviendra finalement la civilisation mondiale. »

Pauvre Angleterre ! Eruption volcanique ou conflagration nucléaire, son avenir est bien sombre aux yeux des tenants du Sahaj Marg…
Plus le temps passe, plus le discours des dirigeants du Sahaj Marg se fait apocalyptique.

Alexis

21 juin 2010

Matérialisme spirituel

Michael a fait partie de la Shri Ram Chandra Mission de 1979 à 1988 aux Etats-Unis, où il a été nommé très vite précepteur, avant de démissionner et de la quitter en raison des pratiques et jeux de pouvoirs auxquels il assistait dans le cercle rapproché (innercircle) du maître.

Voici ses dernières réflexions sur la spiritualité et ses dérives (à retrouver sur http://innercircleofsrcm.blogspot.com/ ).

Le vide fait partie de la réalité, beaucoup font semblant de ne pas le voir, d’autres l’instrumentalisent à des fins religieuses ou pseudo-spirituelles. Ces individus se disent formateurs spirituels, maîtres auto proclamé, saints ou gourous, et ils profitent de la peur du vide ou d’un sentiment d'insignifiance des gens pour les tromper. Ils affirment avoir obtenu une condition spirituelle et offrent à leurs disciples l'espoir d'atteindre le même état. Ce matérialisme spirituel est infiniment plus trompeur que notre abject monde matérialiste. Ce matérialisme spirituel est alimenté par les mêmes désirs que ceux que le matérialisme ambiant convoite, sur des choses matérielles (volonté de puissance, désir d'être important, satisfaction de soi). Il permet de justifier des actions et des comportements qui ne pourraient être justifiés ou excusés autrement. Il engendre des guerres, détruit des familles, il est cause de malhonnêteté et de tromperie. Il peut même être utilisé pour justifier la violence ou pour prendre la vie d'un autre être humain.


SPIRITUAL MATERIALISM
As SRCM and its offshoot organizations experience turmoil and disputes amongst its most senior members and leaders, it brings into question the founding principles of the organization and the meditation practice itself.
The Buddhist monk Chogyam Trungpa wrote the book "Cutting Through Spiritual Materialism in 1973 that inspired me in my early spiritual practice prior to my introduction to SRCM. Having gone through the SRCM experience for over 10 years and having yet another nearly 20 years since my departure to process that experience, I have had lots of time to develop some thoughts of my own on the subject of Spiritual Materialism. While my article on my other blog is not specific to SRCM, it seems a timely subject given the current circumstances that SRCM finds itself in.
The physical reality we perceive has its foundation on emptiness or void. Science provides some validation of this in claiming that our universe has a significant component that is empty and never changing - the void of space, the singularity. Out of this void exists an ever changing creation. Atomic particles are in fact vibrations churning in an empty void of space. In this process, matter and energy exist. We perceive this matter/energy individually and collectively to be our world, our universe, our existence.
A similar thing exists in the realm of the spirit and mind. A stillness or never changing aspect exists, over which churns a constantly changing and evolving series of thoughts, emotions and memories. Many of us are entrenched in this existence and choose not see the void.
Some of us perceive the void in our existence and experience depression or struggle to grasp the meaning of life. Fewer still simply embrace the experience for what it IS.
Is it possible that our physical existence is in fact a holographic illusion that resides in an empty void? Does all that we achieve and suffer cease to exist for us when we die? Regardless of the answer, while we are alive, this existence is everything to us - it IS what it IS. We can choose to live in it or create an illusion to avoid seeing it for what it IS.
One's Spiritual Journey could be said to be the interaction of our internal spiritual existence with our external universe. We can choose to experience reality and interact with it directly. Alternatively, through the power of will and deception, we can create our own reality. We can bring others into our sphere or influence to experience it with us and establish a collective perception of reality, or possibly even a collective illusion.
It could be said that we are all on an Infinite Journey, or at least that Journey lays before us if we choose to embrace it. We can either invent a reality for ourselves or choose to experience it for what it IS. The latter requires that we proceed on the Journey experiencing the universe for exactly what it is, without embellishments, without fantasy, without creating myths about what it might be or where it comes from.
It is the experience of the mundane nature of reality that compels us to embrace the void and embark on the Infinite Journey rather than stay static in a self or collectively created illusion. It is from this perspective that one can experience the true wonderment of creation and embrace infinite nature of our journey - to experience a Creation that continually blossoms, dies and blossoms again in the stillness of the void.
When one proceeds on this Journey of light, one must also embrace the shadow that falls on the path. One must either choose to embrace the void, embrace the emptiness, or live in fear and trepidation of it. A common experience for Infinite Journeyers is confronting the mundane experiences of depression, disillusion and emptiness. It becomes essential for the Journeyer to cease creating false realities or fantasies.
Unfortunately the creation of fantasy and illusion is a common trait of practitioners of religions and spirituality. This "Spiritual Materialism" is infinitely more deceptive than abject worldly materialism. At least worldly materialism is based on what we all commonly experience with our collective physical senses. Spiritual Materialism is based on faith in myths and concepts that cannot perceived directly. It is fueled by the same desires that cause one to covet material things - the desire for power, the desire to be important, self gratification. It is very often driven by fear of the void, emptiness or feelings of meaninglessness.
Spiritual Materialism allows one to justify actions and behavior that otherwise cannot be justified or excused. It spawns wars, destroys families, causes dishonesty and deception. It can be used to justify the abuse or taking the life of another human being.
Spiritual Materalism is often practiced by spiritual trainers, masters, self proclaimed saints or gurus in their promotion of goal based spiritual practices. They claim to have achieved great spiritual conditions and offer their disciples the hope of achieving the same.
An analogy might be that of a car mechanic who claims to have created the most advanced automobile and insists that all should entrust him to make their cars equally advanced. Like the car mechanic and his customers, neither the guru nor the disciple spends much time embarking on any journey of their own. Instead they pontificate endlessly about achieving spiritual perfection and speculate whose spiritual condition is the highest. Money and souls are exchanged for the privilege of achieving great spiritual heights. Meanwhile the Infinite Journey awaits as they covet and worship the Guru's spiritual condition wishing it was their own.
Automobile owners have the choice of having a pristine automobile on display in a covered garage for all to see. Alternatively they could risk getting their precious car dented or dirty and embark on a fabulous road trip to see the wonders of the world.
Similarly, our spirit/soul has the choice of remaining stationary to achieve what is perceived as a perfect spiritual condition as opposed to actually embarking on the Infinite Journey. While the Soul on the Infinite Journey might not appear to be the most pristine or impressive to the outside observer, it is on the Journey none the less.
Comparing higher or lower spiritual conditions is on par with judging whether the the music of a virtuoso musician, in all its technical splendor, is more moving to the Soul than a simple folk melody played by an uneducated musician. The Soul is moved by the music, not the technical prowess of the musician. The folk musician, having experienced life's journey more completely might just convey more than the virtuoso whose lived a sheltered life and only knows their instrument and nothing else.
This Journey begins when one chooses to see the world around them for what it is, not what they want it to be. On this Journey one experiences how one's actions impacts the world around them. This ever unfolding interaction between the Soul and the universe is in fact the Infinite Journey. It is not based on illusion or myth, but on experience and interaction. It is neither higher, lower, more evolved or less evolved. It simply IS.
Michael

16 juin 2010

Ajay Kumar Bhatter a jeté l’éponge

Usé par cinq années de cogestion avec Chari, Ajay Kumar Bhatter renonce à lui succéder. Dans la foulée, Chari lui a retiré la responsabilité de l’Europe et en a profité pour démettre tous les précédents "region-in-charge", y compris son fils PR Krishna jusque là en charge des Amériques. Chari fait le ménage !

La Déclaration de Tiruppur visait un double objectif : mettre un terme aux querelles de succession et rassurer les abhyasis quant à leur avenir. La démission d’Ajay Kumar Bhatter a trois conséquences majeures : les abhyasis renouent avec l’incertitude, la guerre de succession est ouvertement relancée et la médium de Babuji et Chari fait une remarquable entrée en scène.

Les abhyasis ne savent plus qui les dirigera après la mort de Chari. Vu leur degré de dépendance, l’angoisse qui les étreint doit être forte. Certes, ils n’avaient pas tous succombé au charisme d’Ajay Kumar Bhatter qui n’en a pas beaucoup, loin s’en faut. Mais c’était quand même celui qu’avait nommé leur gourou, il fallait donc bien faire avec…

La Déclaration de Tiruppur n’a jamais réussi à éteindre complètement les hostilités entre les différents prétendants à la succession, mais elle les avait mises en sourdine à défaut de les étouffer. Une fois Ajay Kumar Bhatter hors jeu, PR Krishna, Santosh Khanjee et bien d’autres peuvent de nouveau s’affronter ouvertement, sans oublier l’arrivée fracassante de Catherine Lauret dans l’arène. On n’est pas loin de renouer avec la sombre ambiance de la fin de règne de Babuji, quand tous les coups étaient permis.

Du côté des outsiders, de Kasturi, Narayana et du petit-fils de Lalaji, il y a de quoi être euphorique. Ce n’est pas la Mission de Chari qui les intéresse mais ses abhyasis déçus et dégrisés. Alors quoi de plus favorable qu’une Mission qui croule sous les scandales à répétitions ? Plus la situation est ubuesque, plus la Mission perd sa crédibilité spirituelle et plus l’hémorragie de ses troupes risque d’être forte. Les outsiders ne pouvaient rêver mieux, la situation actuelle leur est des plus favorables.

Paradoxalement, c’est le petit-fils de Babuji qui n’en tire aucun avantage. Lui, c’est la Mission et ses richesses qu’il veut récupérer. Mais à l’inverse des autres, il ne s’est pas positionné sur le plan spirituel, mais sur la seule voie de la justice. Sa légitimité n’est donc en rien améliorée par les événements actuels qui ont cours au sein de la Mission.

Catherine Lauret avait prédit qu’Ajay Kumar Bhatter ne succèderait pas à Chari à peine six mois avant sa démission. Pour une entrée en scène, c’était parfaitement orchestré, une réussite totale. Mais attention, son prestige pourrait être de courte durée. Elle joue un jeu particulièrement dangereux. D’une part, c’est une femme et Chari a toujours dit qu’une femme ne pouvait pas devenir gourou. D’autre part, elle a annoncé qu’une guerre allait éclater entre la Chine et l’Europe et que le Royaume-Uni serait détruit en 2010, or il ne reste plus que six mois pour que cela se réalise. Enfin, en annonçant qu’elle créerait une nouvelle voie pour le Sahaj Marg, elle sous entend qu’elle prend ses ordres directement de Babuji, en court-circuitant Chari qui ne devient qu’une simple parenthèse dans l’histoire du Sahaj Marg.

Chari pourrait bien s’en offusquer et prendre des mesures radicales. D’un côté l’argent des whispers, de l’autre une médium incontrôlable, dans quel sens penchera la balance ?

Tant que Chari n’aura pas officiellement remplacé Ajay Kumar Bhatter, tout est possible. Les plus viles tractations peuvent se dérouler et les candidats les plus malchanceux pourraient se livrer aux pires exactions. Les enjeux sont considérablement plus grands qu’à la mort de Babuji. Or, si l’on extrapole à aujourd’hui ce que certains rapportent sur l’atmosphère qui régnait en 1982, Chari pourrait mourir empoisonné demain.

Quel serait alors l’avenir de la Mission ? Celui du Sahaj Marg ? Et des abhyasis ?
Alexis

9 juin 2010

Pourquoi la SRCM s'est associée à l'ONU

L’aveu !

Depuis l’accréditation de la SRCM auprès de l’UNDPI en 2005, nous avons souligné le caractère opportuniste de cette "alliance" à de nombreuses reprises. A notre avis, Chari tentait d’utiliser l’image des Nations unies à son seul profit, pour en tirer une certaine légitimité internationale. C’était (et c’est encore) notre opinion, mais sur quoi se basait-elle ? Rien de concret, si ce n’est une assez longue habitude maintenant des pratiques de Chari…

Coup de théâtre, aujourd’hui ! Il suffisait d’attendre un peu pour en obtenir confirmation. La vérité finit toujours par éclater. Une abhyasi américaine s’exprime enfin sans langue de bois dans Echoes of North America de juin 2010 (pp. 10-11).
Que dit-elle ? Ce que nous n’avons cessé de clamer sans preuves. Elle n’a d’abord pas compris pourquoi la Shri Ram Chandra Mission s’engageait auprès des Nations unies. Puis elle a finit par comprendre que cela apportait une légitimation de la Mission auprès de l’opinion. Une opinion rendue suspicieuse par une organisation spirituelle qui a un gourou. Donc un véritable bénéfice en terme d’image ! Bref, ce qui est important, c’est de bien fournir les rapports d’activités qu’exige l’UNDPI.

Voilà, c’est dit ! Il n’y a rien à ajouter. Malheureusement, nos conjectures se sont une fois de plus avérées totalement justes…

Espérons que l’ONU saura en tirer les conclusions qui s’imposent. Dommage que cette grande institution soit autant frappée d’immobilisme.
Voici donc ce qu’écrit précisément cette abhyasi américaine à propos de la participation de la SRCM aux Journées des Nations unies. Ca va mieux en le disant :

“A few years ago when I first heard about the Mission’s observance of United Nations Days, I was confused. I admit it. I didn’t understand why we were doing them or what our involvement with the UN really meant. (…)
Regardless of the approach, what is important is that we observe the events somehow and then report our activities to our UN Days committee members. The UN, in order to properly document SRCM’s participation in the event and our association with them, require reports.
In terms of benefits, these United Nations Days provide a fantastic way to reach out to our communities. Here in America our culture can tend to be suspicious of a spiritual organization that has a guru. However, the United Nations is generally considered a positive, upstanding global organization. When we reach out to our communities via our association with the United Nations, we may become a bit more legitimized in the eyes of a society that views the unfamiliar with apprehension. That’s a good thing in terms of opening people’s minds and hearts to the wonders of Sahaj Marg.”
Alexis

2 juin 2010

Chari, Narayana et les autres

Voici quelques extraits des échanges de Soeur Kasturi avec des disciples français - toujours en février - à propos de Chari, Narayana, Srivastava et d'autres prétendants, en attendant que Cyrille en publie l'intégralité.
Soeur Kasturi remet les choses à leur place véritable. Il n'y a pas d'autre maître que Babuji, et il n'y en aura pas d'autres. C'est leur ego qui mêne tous ces prétendants.

Elodie


Abhyasi (A.) : après la mort de Babuji j'ai suivi Chari mais après quelques années j'ai senti qu'il y avait quelque chose de pas juste et je l'ai quitté.
Kasturi (K.) : Il y a une raison à cela, si Chari aimait toujours Babuji il ferait toujours son travail et un bon travail, mais dès qu'il s'est mis à penser : « ‘je’ fais le travail » et non pas c'est Babuji qui fait le travail, il a alors commencé à dévier. Très souvent j'ai entendu de sa propre bouche : « vous ne recevrez rien de Babuji, vous recevrez la transmission uniquement à travers moi » je l'ai alors quitté. Lorsque vous quittez le pouvoir du centre, comment pouvez-vous alors en recevoir l'énergie. Babuji Maharaj refusait toujours les donations, effacer même l’idée de la donation, mais Chari a commencé à accepter de plus en plus d'argent car il était de plus en plus séparé de Babuji. En spiritualité il y a une chose : le « je » est séparé du divin, Babuji disait le Divin est mien (je ne fais qu'un avec le Divin). Mais je veux vous dire une chose, que ce soit Chari ou quiconque, si cette personne commence à penser : « Je suis ceci, Je suis cela et que Babuji n'est rien », alors que comme l’a dit Lalaji : « Babuji est venu ici dans ce monde pour nous emmener tous dans le Centre » ; Donc Chari perd son temps, peut-être dans une vie peut-être dans deux vies, il aura à revenir auprès de Babuji. Si nous avons le bonheur de nous souvenir de Babuji et de ressentir que c'est Lui qui donne la transmission alors dans un temps très court nous commençons à sentir la transformation de nos pensées, de nos actions et constatons une amélioration grâce au souvenir constant du Divin et de sa présence en nous, tout ce que nous ferons nous le ferons pour Son plaisir.
(…)
Pourquoi les abhyasis acceptent-ils Chari comme maître alors que c'est la Sri Ram Chandra Mission c'est le travail de Ram Chandra ? Babuji lui a demandé de présider au travail de l’organisation de la mission, d'être un administrateur, mais pourquoi a-t-il commencé à dire je suis le Maître alors que nous ne sommes rien. Ni Babuji ni même Vivekânanda n'ont jamais déclaré : « Je suis le maître ! » et si Chari vous avait fait précepteur et que vous aviez commencé a déclarer « je suis le maître ! » vous auriez été dans l'erreur. Très prochainement il sera déchu, et la vérité éclatera, Babuji est au travail !
(…)
En ce moment il y a beaucoup de président, le fils de Varadachari s'est nommé lui-même président comme l'a fait Chari, un autre précepteur s'est auto proclamé. Mais aucun d'entre eux ne peut faire aucun travail et même si quelqu'un est à un niveau très élevé, si la permission du divin n'est pas là, le travail ne peut pas se faire. Ainsi comment peuvent-ils dire qu'ils font quelque chose alors qu'ils n'ont pas l'autorisation. Babuji prenait toujours trois jours pour préparer un abhyasi et le faire précepteur, lui donner l'autorisation pour le travail, mais j'ai vu par moi-même un nouvel abhyasi qui avait commencé a méditer sept jours avant se présenter devant Chari et être fait précepteur le soir même, il ne connaissait rien à la méthode du Sahaj Marg, c'est comme ça qu'ils procèdent. K C Narayana le fils de Varadachari fait la même chose et a créé la Ram Chandra Conscience Ness, le Dr Shrivastava également est venu plusieurs fois ici en me disant je suis le président.
Nous devons nous préparer à servir non pas à vouloir être des maîtres, c’est également un service lorsque vous parlez à une nouvelle personne de notre système,
(…)
A. : nous venons ici pour recevoir votre enseignement et pour être avec vous et Babuji la question est pourquoi aussi peu de personnes viennent vous voir ?
K. : ce n'est pas ainsi, beaucoup de gens viennent, mais séparément si vous venez par exemple durant Basant Panchami ou pour l'anniversaire de Babuji vous pourriez rencontrer beaucoup de personnes un groupe de 50 ou de 60 etc.
Mais un jour viendra, car beaucoup quittent Chari, Shrivastava ou KC Narayana parce qu'Il est le maître et ils reviendront tous aux pieds sacrés de Babuji. Chari aura lui aussi à revenir aux pieds de Babuji car il n'est pas descendu (de l’ultime) grâce aux prières de Lalaji, c'est Babuji qu'il l’a formé, de la même manière que je vais vous préparer à être précepteur, je ne suis pas le Maître c'est grâce à Son pouvoir que je vais vous préparer à être précepteur.