La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

23 novembre 2009

Les groupies, fans de la star


Ferdinand Wulliemier, précepteur du Sahaj Marg et psychiatre suisse, a réalisé une étude qu'il relate lors du Colloque sur la Médecine du troisième millénaire du 19 janvier 1997 : "elle porte sur une population de 54 personnes, pendant une période de 8 ans, entre 1988 et 1996. Ces 54 personnes étaient des patients que j'ai suivi personnellement en tant que psychothérapeute et qui soit se sont mis à méditer ou méditaient déjà selon le système du Sahaj Marg yoga (...)

Qui sont les gens qui sont impliqués dans une pratique spirituelle d'un point de vue sociologique ? Presque les trois quarts sont des femmes. Ils ont entre 18 et 80 ans, rarement plus, avec un maximum entre 35 et 50 ans. Cela permet de faire un lien avec la "crise du milieu de la vie" dont parlait CG Jung, qu'il situait autour de 35 ans. Quels sont leurs milieux socioculturels et professionnels ? A peu près tous semblent représentés, mais on y trouve une sur-représentation des soignants, des enseignants également mais dans une moindre mesure, et peut-être des artistes.

Quel est leur niveau évolutif, c'est-à-dire à quel niveau de fonctionnement psychologique peut-on les rattacher lorsqu'ils commencent à méditer ? Disons tout d'abord que selon cette estimation, presque un quart ont fait une psychothérapie avant de commencer une pratique spirituelle. Une bonne minorité d'entre eux, environ 30%, sont des personnes dites "peu structurées" : si je prends la classification psychiatrique usuelle on y inclura des personnalités borderline, borderline-névrotiques et borderline pré-psychotiques (...)".


Presque trois quarts des adeptes sont des femmes, nous dit Wulliemier. Vérification faite, c'est bien le cas en Europe. La proportion diminue au fur et à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie : deux tiers des précepteurs et seulement la moitié des vice présidents sont des femmes, pour un comité du président à 100% masculin et un maître président qui ne pourra jamais être une femme, dixit Rajagopalachari. En revanche, en Inde, la proportion s'inverse et on n'a plus qu'un quart des précepteurs qui sont des femmes.

Le divorce entre l'Inde et l'Occident est flagrant, la population du Sahaj Marg est clairement scindée en deux, à la fois socialement et psychologiquement. D'un côté un monde encore très patriarcal et des précepteurs indiens attirés par les feux du pouvoir et de l'argent, où approcher Rajagopalachari, c'est intégrer un réseau de relations bien placées, des cercles politiques et financiers jusque là inaccessibles, dans l'espoir de profiter de retombées personnelles providentielles. De l'autre, un monde occidental très largement dominé par des femmes en milieu de vie, souvent seules, séparées ou divorcées, vieilles filles ou mères célibataires, dans une quête très égocentrique d'un équilibre affectif.

Ferdinand Wulliemier nous dit que toutes les professions sont représentées, même si certaines sont plus fréquentes. Il n'y a effectivement presque aucun ouvrier ou agriculteur. La spiritualité ne motive pas le secteur primaire de la production, alors qu'elle envahit les secteurs des services ou de la création, et tout particulièrement les services aux personnes. Le monde médical et para-médical comme l'éducation, l'enseignement et la formation, le développement personnel, le bien-être ou la création artistique grouillent d'adeptes du Sahaj Marg. Explication rapide, sans doute simpliste, ils sont plus que d'autres en prise directe avec tout ce que produit la misère humaine, donc plus enclins à succomber aux sirènes d'un mieux-être spirituel.

Ferdinand Wulliemier nous dit aussi que près d'un tiers des adeptes sont des personnalités peu structurées, borderline en langage psychiatrique, et ont fait une psychothérapie. A tel point que Rajagopalachari s'en inquiétait déjà le décembre 1992 : "(...) nos précepteurs doivent être très prudents quand ils admettent de nouveaux abhyasis, afin de veiller à ne pas avoir ici des gens qui ne peuvent être aidés. Je fais tout spécialement allusion aux personnes qui ont des problèmes mentaux, et qui ont subi une thérapie dans des hôpitaux ou cabinets psychiatriques. Les cas de ce genre sont de plus en plus fréquents (...)."

En 2008, Ajay Kumar Bhatter le constate lui aussi, s'étonnant parce que "de nombreux précepteurs européens ont des problèmes de dépression". Les choses ne se sont donc pas arrangées. Et pourtant, le manuel de formation des précepteurs dit que "(…) la transmission peut aggraver les problèmes mentaux de telles personnes et même dans certains cas entraîner des tendances suicidaires". Des adeptes indiens confirment que la méditation selon le Sahaj marg a provoqué chez eux des hallucinations, des troubles maniaco-dépressifs ou même la folie.

Le 14 mai 2009, Ferdinand Wulliemier intervient devant le 20ème Congrès du GRAAP (Groupe Romand d'Accueil et d'Action Psychiatrique) à Lausanne, pour dire en substance que la dépression constitue une opportunité pour transcender les stades évolutifs vers la fusion avec le divin.

En clair, les adeptes recrutés par la Shri Ram Chandra Mission sont souvent des personnes psychologiquement fragiles, la méditation peut accroître leurs problèmes psychologiques jusqu'à la folie ou au suicide, mais c'est une opportunité pour mieux atteindre le but final du Sahaj Marg, et donc guérir de la dépression. En d'autres mots, on y entre dépressif, la méditation accroît la dépression, mais si l'on suit l'enseignement à la lettre, on guérit de la dépression.

Les innombrables courriers d'adeptes envoyés au maître montrent leur incroyable détresse affective, familiale et sociale. En ce sens, ils constituent un bon échantillon des dégâts collatéraux engendrés par le monde moderne. Plutôt que de chercher les solutions à leur mal-être dans les défauts de la société elle-même, en se battant pour la faire évoluer, ils se tournent vers une solution spirituelle intérieure promise par Rajagopalachari, s'excluant ainsi définitivement du monde extérieur.

Le Sahaj Marg fixe le but ultime dans la fusion avec le divin, à condition d'obéir et servir le maître en tout et pour tout. C'est ce qu'ils appellent l'évolution involutive, l'invertendo, où le maître devient le père, la mère, etc. Uniquement centrés sur leurs malheurs, les adeptes se concentrent sur leur relation exclusive avec le maître. Le chemin pour parvenir au but ultime devient alors plus important que la fusion avec le divin. Cela permet d'oublier les soucis et frustrations du quotidien de l'adulte pour retrouver la fraîcheur et l'insouciance de l'enfance, une régression vers les années d'innocence où l'adepte n'a plus qu'à adorer son papa. Les moyens ont remplacé la fin.

Les adeptes ont donc transformé le Sahaj Marg en une solution égocentrique à leur mal-être, un équilibre fragile où Rajagopalachari leur sert de béquille psychologique. Le Sahaj Marg n'a plus rien à voir avec la spiritualité, il est devenu une simple technique de recherche d'un mieux-être intérieur, reposant sur l'abandon total à un maître qui ne demande que ça.

La religion chrétienne promettait le paradis après la mort, à défaut de le promettre sur terre, y légitimant ainsi tous les abus. Le Sahaj Marg aide à vivre dans une société très imparfaite, en substituant à la révolte légitime face au monde extérieur une pseudo solution intérieure. Se changer soi devient plus important que de changer ou améliorer le monde. Sans le dire, le Sahaj Marg aide à sa façon à légitimer tous les abus de notre monde. La religion était l'opium du peuple, Le Sahaj Marg et Rajagopalachari le sont aussi.

Alexis

17 novembre 2009

Internet, un problème pour la SRCM

Voici un extrait de l'article intitulé "Cognitive Dissonance 7: Boundary Control", écrit par Frank, ancien precepteur et Zonal-in-Charge (ZIC) de la SRCM aux Pays-Bas, sur son blog Pitfalls of Spirituality. Les commentaires sont de 4d-Don.

Elodie


4d-Don's Comments: In this conclusion of a series of articles on a Book by psychiatrist Marc Gallanter, called: Cults: Faith, Healing and Coercion, Frank cites specific examples from the conditions at the SRCM (California-1997), of which he was "Zonal-In-Charge" (ZIC) for the Netherlands. See also (link below) for a review of Marc Gallanter's book in the American Journal of Psychiatry.

According to Chari in his book: He! The Hookah and I: "The common people (mortals) , they are people who come, judge, and judge again and consider starting blogs on the computer, which is now a curse because everybody has a computer".

So All are encouraged to "SPEAK OUT" on the "curse" that are the blogs that are out there now on the Internet, for Religions and "Cults of Personalities" (according to Chari and SRCM(California-1997)), and/or start a blog of your own ... We are the MEDIA!! We are TIME Magazine's: "PERSON of the YEAR". We are the "Fifth Estate".



From The Blog: Pitfalls of Spirirtuality


Cognitive Dissonance 7: Boundary Conditions

http://pitfallsofspirituality.blogspot.com/2009/11/cognitive-dissonance-7-boundary-control.html


So let's finish with the three yet-undiscussed elements of boundary control that I perceive to be used often in spiritual movements by their Inner Circle:

2) Limiting contact with `outside' world views
3) Blackening of former followers
6) Limiting free discussion between members, that is discussion which is not in some way controlled or influenced by Inner Circle orthodoxy.

(the other elements being:
1) Intensive recruiting of new followers (see previous post)
4) Partial truth & secrets (already discussed intensively in earlier posts)
5) Stressing the need to forego rationality (likewise already discussed))

%%%%%%

ad 2): There are various ways for the Inner Circle of a spiritual movement to limit contact of the followers with the broader societal views. Clearly, physical separation is frequently seen, by creating communes and the like. But Marc Galanter's book gives several examples which are more subtle. From my own experience with Sahaj Marg, I remember that various law suits in which SRCM is involved are being kept largely from the followers. As well as the fact that there are sizable dissenting factions which claim (with more than passing credibility) that the guru-succession in SRCM on the death of its founder has been a vicious power struggle involving decidedly unspiritual manipulation. This is perhaps also a case of 4): Partial truth and secrets.

Anyway, the reason for limiting contact with `outside' world views and conflicting information is obvious, as Marc Galanter points out. For a charismatic group to maintain its group identity and group rationale, cognitive dissonance should not become too big. Certain anomalies and contradictions -between the Theory on the one hand and on the other hand the worldly activities of the Movement plus the possible worldly opposition against the Movement- are most easily managed if the followers are largely unaware of their existence.

$$

The motives behind 3) and 6) are of course completely similar. In Sahaj Marg, followers are repeatedly asked by guru P. Rajagopalachari not to create discussion forums on internet, with the reason given that these forums could be targeted by `malicious' individuals (looking to harm SRCM specifically). This of course holds for any discussion forum on the internet. Generally, the pros of a discussion forum outweigh the cons, especially if one takes some simple measures against `trolling'. Therefore, a more likely reason to prohibit these forums is that they are uncontrollable by the Inner Circle, and thus prone to becoming a source of cognitive dissonance. Discussions on whether it is `spiritual' to ask €250 for a book of which the guru says that it is essential for your spiritual progress, for instance...

The internet therefore poses a real problem for Inner Circles wishing to exercise boundary control.

Because most spiritual movements have their own publisher's media, such as newsletters, quarterly journals, videos, cd's, books etc. These media are in many if not most cases under rigorous guidelines/supervision by the Inner Circle. Typically therefore, one encounters in say a quarterly journal -say Truth at Home or something similar- lots of positive feedback from both Inner Circle and `ordinary' followers. Truth at Home, like the other publications, so likely becomes an active instrument of the Inner Circle to reinforce the Message. Critical letters, `bad' news, accounting figures, property holdings, etc...are simply not published.

But the internet today is easily accessible to all followers. It cannot be controlled by the Inner Circle, yet it also yields results about relatively unimportant and obscure groups - in contrast with the traditional media (books, television, radio, newspapers). So therefore, it can also contain specific criticism against their Movement, small though it may be. Criticism which the Inner Circle cannot edit out or block from reaching followers.

This criticism is often the most threatening -like stated in one of the earlier posts on cognitive dissonance- when it comes from (longtime) former followers. Because they are really in the know, and their arguments are often not so easy to dismiss as the more uninformed criticism coming from general society. Often their arguments point out the fundamental internal inconsistencies in the Movement. (And then, what happens with the child who repeatedly sees different Santas? Who comes across a Santa whose beard accidentally falls off? Who sees Santa drunk, who sees parents sneaking in with presents, ...).

One way for the Inner Circle to deal with this particular `former follower' threat is to blacken their character and motives. (Yes, this occurs in all types of organizations, I know. One just would expect this not to happen in a spiritual organization...). As an example, I have been called an `enemy of spirituality' by my former guru P. Rajagopalachari ;-) And with me, all former followers who blog about their experiences with Sahaj Marg. It's funny enough, but I'm not kidding. Still I can't possibly take it very seriously, for me personally I mean.

It does beg the question what part of the boundary control is conscious and what part un- or subconscious. Personally, I'm inclined to believe in `good' intentions of most people. This would imply that many Inner Circles have a high level of cognitive dissonance and corresponding avoidance. Indeed Marc Galanter describes this to be very often the case, complete with delusional world views and self-aggrandizement / over-importance / self-proclamation of divinity (direct or indirect) etc.

One should not forget that it often takes decades for Inner Circle members to attain their Inner Circle position. Time enough to build up a significant cognitive dissonance avoidance. Also, by the nature of the enormous time & effort investment made, if their position and/or their rationale is threatened one should not be surprised to see them react in what I would deem rather unspiritual ways.

Dear reader, to me it seems none of us are...

12 novembre 2009

La création de la Shri Ram Chandra Mission

Lalaji aurait eu une centaine de disciples selon Rajagopalachari, 212 exactement selon son petit-fils, Dinaysh Kumar Saxena, principalement dans l'état d'Uttar Pradesh et ses alentours du nord de l'Inde. Ce dernier précise que neuf d'entre eux étaient ses précepteurs, dont son fils Jagmohan Narain et son neveu Brij Mohan Lal. Huit organisations en sont nées.

Babuji repart à zéro. Dans son journal, il relate ses intercommunications avec Lalaji qui lui dit de démarrer l’organisation le 30 mai 1944, puis lui donne ses instructions la concernant le 3 juin suivant. Mais c’est seulement le 10 juin 1945 que Babuji et vingt deux de ses disciples se réunissent en meeting et décident de créer la Shri Ram Chandra Mission. Un comité de travail de neuf personnes est désigné le 20 juin. Les statuts de l’association sont enregistrés à Lucknow le 21 juillet suivant. Son objectif est la promotion du système du Sahaj Marg fondé par son maître Lalaji, y est-il écrit.

L’organisation est domiciliée à Shahjahanpur et présidée par Babuji ou son représentant spirituel en ligne directe de succession. Toute personne désireuse d’y participer peut être membre, sans obligation de ne payer aucune souscription, mais sous réserve de l’approbation du président. Celui-ci nomme un comité de travail de neuf personnes pour le seconder. Madan Mohan Lal, senior précepteur de Lalaji à Shahjahanpur (non listé par Dinaysh), devient le numéro deux de l’organisation, en tant que secrétaire. Prakash Chandra Saxena, le fils aîné de Babuji, est aussi membre du comité de travail.

A cette même période, le journal de Babuji relate une série d’intercommunications entre Swami Vivekananda et Babuji. Le 20 mai 1945, Vivekananda lui désigne le nom de l’organisation à créer et lui dit de convoquer un meeting de ses disciples. Plusieurs intercommunications successives insistent sur le fait qu’il est entrain de créer une nouvelle religion, sous l’autorité de Vivekananda. Ses instructions portant sur l’emblème de la Mission viendront le 26 août suivant.

En réalité, Lalaji n’est pas le fondateur du Sahaj Marg, contrairement à ce qu’écrivent les fondateurs de la Shri Ram Chandra Mission, sauf dans les rêves de Babuji comme le dit si bien Dinaysh. Et pourquoi Babuji ne parle-t-il plus ensuite de Vivekananda, si celui-ci a joué un rôle aussi important qu’il le dit dans son journal lors de la création de la Mission ?

Quoi qu’il en soit, Babuji a donc au moins vingt deux disciples en 1945. Vingt ans plus tard, à l’arrivée de Rajagopalachari, le nombre de ses disciples serait seulement de 42 ou 43, si l’on en croit ce dernier. Toujours d’après celui-ci, il passe soudain à 600 en 1972, et Ajay Kumar Bhatter révèle qu'il y en aurait eu environ 3 000 à la mort de Babuji en 1983. La manipulation des chiffres a déjà commencé, Rajagopalachari ayant tout intérêt à minimiser le nombre d'adeptes avant son arrivée en 1964 pour le magnifier ensuite et s'attribuer ainsi les bénéfices de la croissance.

Alexis

9 novembre 2009

Les comptes 2008 de la SRCM Canada sont enfin disponibles.

L'actif de l'association s'élève à plus de 175 000 CAD (110 000 €) pour quelques 450 adeptes, soit près de 250 € par personne. Il a été multiplié par deux en neuf ans, et est constitué à 80% par des placements financiers qui rapportent 1,6%.

Les revenus de l'association ont eux aussi doublé en neuf ans. Ils s'élèvent à plus de 70 000 CAD (plus de 40 000 €), soit 100 € par personne, dont 80% de donations (et probablement de cotisations). 15% proviennent des ventes des publications de la Mission, pour un stock estimé à près de 20 000 €, soit un rendement du capital stocké de plus de 56%.

Les dépenses s'élèvent à près de 65 000 CAD (40 000 €), dont 80% de frais d'occupation (loyers ?). Le bénéfice de l'exercice est donc de près de 7 000 CAD (plus de 4 000 €), soit moins de dix euros par personne.

Comment, dans ces conditions, le patrimoine de la SRCM Canada a-t-il été multiplié par deux en neuf ans ?

Alexis

2 novembre 2009

30 avril 2005

A l'occasion des soixante ans de la Mission, le jour du 106ème anniversaire de Babuji, alors que Chari allait bientôt avoir 78 ans (quand il comptait encore à l'occidentale), ce dernier a prononcé le discours "Securing the Future of the Mission" le 30 avril 2005 donc à Tiruppur pour annoncer le nom de son successeur et le lancement du livre Whispers.

Petit retour sur ce discours :

En 1974, à l'hôpital Vivekananda de Lucknow (Uttar Pradesh, Inde) où il était hospitalisé, Babuji a confié à Chari qu'il avait décidé qu'il lui succèderait lorsqu'il aurait quitté cette vie terrestre, ajoutant le lendemain qu'il vivrait jusqu'à 106 ans. C'est-à-dire au moins jusqu'à la date du 30 avril 2005 quand Chari prononce son discours, comme quoi les prévisions de Babuji…

Chari poursuit en disant que la SRCM est présente dans environ 80 pays où elle répand le message de Babuji, grâce à ses précepteurs qui doivent toujours faire plus d'efforts pour la développer.

Alors que l'organisation est nécessaire pour gérer tout ce petit monde, le danger est grand de trop se concentrer sur l'organisation. C'est pourquoi la Mission est guidée dans son travail par une seule et unique personne, à la fois président et représentant spirituel de son Grand Maître Babuji. Cette personne doit donc être choisie avec soin pour s'occuper à la fois des tâches matérielles et du travail spirituel, de même que de sa propre croissance spirituelle.

A la SRCM, il n'y a pas de distinctions, les abhyasis forment une famille et sont tous les enfants du maître, et l'un d'entre eux a été choisi par Babuji, puis confirmé par la hiérarchie du Sahaj Marg (signature par seize autres personnalités de la lettre officielle de nomination écrite par Chari la veille, le 29/04/2005). Chari l'annonce juste pour que les abhyasis soient rassurés et sécurisés quant à leur avenir.

Ajay Kumar Bhatter a été choisi par Babuji, il est entraîné à cela depuis des années et le sera encore durant toute la vie de Chari. Ce disciple de Chari, jeune homme d'affaires du Bengale occidental et membre du Comité exécutif du président depuis 2003, lui succèdera donc comme représentant spirituel de Babuji et président de la Mission partout dans le monde. Et Chari prie pour que AK Bhatter soit encore là pour célébrer le centenaire de la SRCM en 2045.

Au beau milieu de ce discours de nomination, et bien avant d'avoir désigné son successeur, Chari annonce qu'il vient de recevoir la plus grosse donation qu'on lui ait jamais faite, à savoir 1 106 000 USD. Pourquoi dire cela à ce moment là ? Cela arrive comme les cheveux sur la soupe…

Que non, que non ! Tout est bien pensé et calibré quand Chari s'exprime.

Après avoir désigné AK Bhatter, Chari nous dit qu'une grande œuvre est en cours. C'est un Livre, non pas secret, mais tellement sacré qu'on ne peut pas encore le voir. Il sera la Bible future de la Mission. Nous savons aujourd'hui qu'il s'agissait de "Whispers from the Brighter World".

Seulement voilà, il n'en a guère que 5000 exemplaires, alors il sera distribué gratuitement aux donateurs. Et bien évidemment, il ne précise pas comment. Est-ce que seront servis les seuls premiers, ou bien les plus gros donateurs ? Cette fois, pas de doute, tout le monde fait le lien avec l'annonce de la donation d'un million de dollars.

Et il commence déjà à puiser dans son stock pour en distribuer gratuitement 8 exemplaires. Donateurs de tous les pays, dépêchez vous si vous en voulez, il n'y en aura bientôt plus.

Les trois premières copies sont destinées à des politiciens, deux membres du Parlement indien (un abhyasi et un bengali de Calcutta) ainsi qu'un ancien ministre du Gouvernement BJP d'Uttar Pradesh (et précepteur du Sahaj Marg). Le quatrième est destiné à l'un de ses plus anciens disciples, devenu abhyasi en 1966. Le cinquième au fils de Babuji, Sarvesh, le traître à sa famille qui a rejoint Chari contre tous les autres. Les sixième et septième sont pour ses hommes de main préférés, US Bajpai secrétaire et AP Durai secrétaire adjoint de la Mission. Le huitième et dernier récompense l'abhyasi qui a produit ce fameux Livre, une "nouvelle Bible pour remplacer l'ancienne"…

Alexis