La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

29 janvier 2008

Cleveland et Lucknow 2008

"The most important occasion in an abhyasis's life is the celebration of one's Master's birthday."

L'occasion la plus importante dans la vie d'un abhyasi est la célébration d'un anniversaire du Maître.

De ce point de vue, l'année 2008 est un grand cru. Chariji nous a tous et toutes invités personnellement à le rejoindre à Cleveland pour l'anniversaire de Babuji et nous sommes également conviés à Lucknow pour fêter ses 81 ans.

Voilà donc à quoi on a ramené la dimension spirituelle du Sahaj Marg initial.

Première et unique Maxime : assister à l'anniversaire du Maître.

Les manifestations de masse sont devenues les seuls événements qui rythment la vie de la Mission et des abhyasis aujourd'hui. A défaut d'enregistrer une progression spirituelle de ses membres, la Shri Ram Chandra Mission a décidé de tout miser sur la manipulation des foules. On atteint le paroxysme du culte de la personnalité.

Un seul exemple : les titres de ces deux manifestations sont en totale contradiction mais personne ne s'en offusque :

- A Cleveland c'est Ici et maintenant… ou jamais !

- A Lucknow, Ensemble, toujours !

Elodie

19 janvier 2008

Les histoires de la Shri Ram Chandra Mission

Les derniers événements liés à la propriété de "srcmshahjahanpur.org.in" ont inspiré les commentaires suivants à Alexis :

Les cahots de l'Histoire

Samedi 12 janvier 2008, le nom de domaine 'srcmshahjahanpur.org.in' a changé de mains. Navneet Kumar Saxena, petit-fils de Babuji, a du céder la place à la SRCM® de Chari suite à une décision de la Commission d'arbitrage indienne en juillet 2007. Rappelons que le précédent arbitrage qui avait opposé le père de Navneet à Chari aux USA s'était soldé par une décision inverse en ce qui concerne le nom de domaine 'sahajmarg.org' en avril 2000…

Au-delà de la victoire de Chari dans cette ultime bataille entre les deux clans, qui n'est sans doute pas la dernière, deux documents nous apportent quelques informations intéressantes sur la position du clan de Chari, alors que nous n'avions jusque là que le seul et unique point de vue des descendants de Babuji. En effet, Don a trouvé sur le web la décision de la Commission d'arbitrage ainsi qu'un courrier d'U.S. Bajpai, secrétaire adjoint de la Mission de Chari.

Ces documents sont consultables à partir des liens ci-dessous :
- Writ petition from U.S. Bajpai
- Décision de la commission d'arbitrage

Globalement, on n'apprend rien de nouveau en ce qui concerne la version de Navneet Kumar Saxena. En revanche, c'est la première fois qu'on accède à la version de l'histoire selon Chari, ou du moins de Uma Shankar Bajpai, l'un de ses proches. Reste que les erreurs typographiques, notamment en ce qui concerne les noms et les dates, gênent considérablement la compréhension.

D'après U.S. Bajpai, le président fondateur de la SRCM, Babuji, a désigné Chari pour lui succéder après sa mort. Ce dernier a donc assumé la charge de président à partir du 19 avril 1983. Lors des réunions du Comité de travail qui ont eu lieu les 10 juillet, 23 octobre et 27 décembre 2003, les prétentions de Chari et de Sharad Saxena, fils de Babuji, ont été examinées. Elles ont permis de confirmer la validité de la nomination de Chari faite par Babuji le 23 mars 1974.

Le 20 mars 1984, Umesh Chandra Saxena et ses frères ont constitué un faux comité où S.P. Srivastava a été nommé président. Ceci a ouvert les hostilité judiciaires entre les deux factions. Et c'est ainsi qu'au moins 22 décisions de justice ont été rendues dans cette affaire. Elles s'étalent sur une période comprise entre 1985 et 2006, et donnent toutes raison à Chari.

La présidence de la société SRCM a été renouvelée le 10 octobre 1985 pour une période de cinq ans, de même qu'en 1990. A cette époque, se sont donc opposés devant les tribunaux S.P. Srivastava, président, accompagné de B.D. Mahajan, secrétaire contre Parthasarathi Rajagopalachari, président, et S.A. Sarnad, secrétaire.

Ensuite, c'est Umesh Chandra Saxena lui-même qui revendique la présidence contre Chari. Après sa mort, son fils Navneet a tenté de se faire enregistrer mais ses demandes ont été refusées en 2004. Pour le clan de Chari, la mort d'Umesh Chandra Saxena clôt définitivement l'affaire. Le 10 octobre 2005, Chari est président et U.S. Bajpai, secrétaire selon les enregistrements effectués à Bareilly.

Enfin, la SRCM a enregistré le mot "SRCM" dans ses marques commerciales et de services en Inde dès 1999, mais aussi aux Etats-Unis.



Alexis



Nous sommes aujourd'hui face à deux interprétations de l'Histoire avec un grand "H". Les péripéties judiciaires qui opposent ces deux factions depuis plus de 20 ans sortent petit à petit de l'ombre, mais rien ne nous permet actuellement de distinguer le vrai du faux, ni même de dresser la liste exhaustive des décisions de justice. Ceux qui détiendraient des éléments de clarification sont les bienvenus. Dans l'absolu, il nous faudrait pouvoir examiner une à une chacune des pièces de ce lourd dossier dans l'ordre chronologique.

Si l'on essaie de reprendre un peu de hauteur et de rester objectifs, il apparaît clairement que la mort de Babuji a déclenché une guerre entre deux factions dans le seul but de prendre la présidence de la Shri Ram chandra Mission. Une fois que Sharad Saxena a été définitivement écarté de la course en 1983, Srivastava et Chariji semblent avoir occupé tous deux la présidence simultanément, chacun restant dans ses quartiers entre 1984 et 1990. Comment cela est-il possible ?

Vers 1990, Umesh Chandra Saxena a soudain voulu reprendre la tête de la société, après le départ de Srivastava, en ouvrant de nouveau les hostilités judiciaires. C'est à ce moment seulement, semble-t'il, qu'il a produit sa lettre de nomination, déclaré fausse celle de Chariji et porté des accusations de diverses tentatives d'empoisonnement. Pourquoi si tard ?

Du côté de la faction de Chariji, la mort d'U.C. Saxena en 2003 marque la fin de plus de dix ans de démêlés judiciaires. Navneet Kumar Saxena n'a aucune légitimité à leurs yeux, contrairement à son père. La justice aurait-elle donc en partie donné raison à U.C. Saxena ?

Dans ce contexte, les cérémonies du 81ème anniversaire de Chariji, prévues à Lucknow en juillet 2008, constituent la marque de la victoire définitive et absolue de la faction de Chariji sur celle des descendants de Babuji. C'est l'apogée d'une reconquête du Sahaj Marg en Inde.

Ainsi, dès 1983, Parthasarathi Rajagopalachari s'empare des ashrams d'Hyderabad et de Chennai. En 1984-85, c'est au tour des ashrams de Visakhapatnam, Nellore et Vadodara. En 1991, ce sont les ashrams de Delhi et Moradabad. En 2006, Raichur après la mort de Raghavendra Rao.

Entre temps, l'ashram de Shahjahanpur a fait l'objet de multiples tentatives de reprise par la faction de Chariji : en 1988, en 1997 puis en 2003 à la mort d'U.C. Saxena pour enfin tomber dans ses mains en novembre 2006. Navneet Kumar Saxena crée son site web en février 2007, mais la faction de Chariji obtient gain de cause en juillet (d'où le silence de Navneet Kumar depuis l'été dernier probablement). Chariji se rend enfin lui-même à Shahjahanpur en octobre 2007. Le site web de N.K. Saxena disparaît le 12 janvier 2008.

Chariji pourra donc ainsi fêter sa victoire finale en juillet prochain.

Elodie

PS : Que dire et que penser d'une organisation spirituelle (SRCM) et d'un maître (Babuji) dont les principaux discipless et descendants s'opposent devant la justice si longtemps ? Comment est-il possible que Babuji n'ait pas transmis plus de valeurs humaines à ses enfants et disciples ? La spiritualité doit-elle faire oublier les plus élémentaires valeurs de la vie en société ?
Décidément, si le bilan de la vie spirituelle de Babuji est énorme, le bilan de sa vie humaine en société est lamentable.

14 janvier 2008

Ressources & patrimoine

La participation est libre : tel est le message ressassé en permanence par la Shri Ram Chandra Mission. Effectivement, commencer à méditer selon le Sahaj Marg ne nécessite aucune dépense, aucun engagement. Poursuivre gratuitement dans cette voie devient beaucoup plus difficile. D’abord, on vous incite à acheter les livres de Master Chari, et tout particulièrement « Mon Maître » pour mieux connaître sa pensée. Ensuite, on vous encourage à cotiser auprès de l’association pour en devenir membre. De toute façon, si vous souhaitez rencontrer le maître – ce qui est vivement recommandé – vous devez participer à des séminaires internationaux de la SRCM ®. Pour cela, vous devez impérativement avoir une carte d’identité internationale made in SRCM, ce qui suppose que vous êtes déjà adhérent dans votre pays de résidence, et donc que vous êtes à jour de votre cotisation auprès de votre association nationale…
Sans vraiment vous en apercevoir, vous venez de mettre votre tout premier doigt dans l’engrenage de la vaste machine financière de la SRCM ® ! Ne vous inquiétez pas, elle ne vous lâchera plus jamais…
Les ressources officielles de la Mission
D’après la Shri Ram Chandra Mission, les seules ressources de la Mission sont constituées des cotisations et dons de ses membres, ainsi que de la vente de ses publications. Soit, admettons !
1. Cotisations et donations
Pour participer pleinement à la vie de la Mission, il faut absolument être adhérent. C’est-à-dire payer sa cotisation annuelle à l’association locale de la SRCM ®. En France, il existe 5 types d’adhésions (adhérent, participant, actif, associé ou bienfaiteur), depuis 75 € jusqu’à 1 200 €. Pour participer aux séminaires internationaux, il faut y ajouter une carte internationale d’identité qui coûte à chacun 10 US $.
Au-delà de ces cotisations proprement dites, la SRCM sollicite régulièrement ses adeptes à effectuer des dons pour développer la Mission dans le monde, ce qui constitue l’un de ses objectifs essentiels. En outre, chaque nouveau projet est accompagné de sollicitations financières complémentaires. De même que tous les cataclysmes (tremblement de terre, inondations, etc.) font aussi maintenant l’objet de collectes supplémentaires.
Le formulaire de donation comporte alors inévitablement une formule où Chari s’arroge le droit de détourner la donation au profit d’un tout autre objet que celui qui était initialement prévu.
Dans certains pays, les associations locales SRCM ® sont reconnues d’utilité publique et bénéficient d’une exonération d’impôt sur les donations. Ce n’est pas le cas de la France, où elles sont ainsi donc vivement découragées.
Globalement, donations et cotisations confondues représentent entre la moitié et les deux tiers des ressources des associations SRCM, selon les chiffres qui nous sont connus. Leur montant oscillerait autour de 50 à 140 € par abhyasi cotisant selon les pays, hors Inde.
2. Des publications aux collectors
A l’origine, les éditions SRCM ont été créées du temps de Babuji pour diffuser ses écrits. Rapidement, avec Chari, leur objectif a dérivé. Le souvenir constant (constant remembrance) s’est traduit par l’affichage de la photo du maître dans chaque maison d’abhyasi, puis dans chaque pièce. Les éditions SRCM ont donc vendu des photos souvenirs, en pied, à taille réelle. Puis des badges de précepteur, des T-shirts, etc.
Tous les discours de Chari, ses moindres paroles, sont retranscrites, revues et corrigées (censurées ? ), compilées puis publiées. Chaque événement est immortalisé par un photographe dûment accrédité, puis fait l’objet d’un album souvenir. Et du livre ou de l’album, on est passé aux CD puis aux DVD…
Les imprimeries SRCM se sont transformées en une vaste entreprise multimédia, expédiant ses produits marketing aux quatre coins du monde.Pour financer les investissements nécessaires à cette évolution, la SRCM ® s’est procurée une trésorerie en proposant des abonnements à vie, d’abord pour ses différentes publications papier, puis pour ses publications audiovisuelles, moyennant 1000 €.
Aujourd’hui, tout nouveau projet est accompagné de ses produits dérivés chargés de financer tout ou partie des dépenses afférentes. Ainsi, la création de l’école LMOIS a coïncidé avec la sortie du livre « Whispers in the Brighter World » vendu 250 €, le 80ème anniversaire de Chari avec un coffret de DVD « He, the Hookah and I » pour 1000 €, etc.
Associations et fondations
Si les associations locales ont longtemps abrité l’intégralité des finances de la Mission, les choses ont évolué. Santosh Khanjee, encore lui, a aussi réorganisé les comptabilités nationales et les flux financiers, en y ajoutant des fondations.
1. Des comptabilités locales très encadrées
Les cotisations sont collectées au niveau des centres. En France, 60 € sont prélevés sur chaque cotisation pour remonter à l’échelon national. C’est donc en gros 15 € par abhyasi qui restent au niveau du centre et doivent permettre de faire face à l’ensemble des dépenses locales. A raison de 25 abhyasis par centre, cela fait un budget moyen de 375€. Mais il y a des petits centres et de plus grands avec location de salle ou ashram en propriété, chacun devant se débrouiller pour assurer son indépendance financière.
Si un centre veut ouvrir un compte bancaire, il doit en demander l’autorisation directement à Chari qui y disposera d’une signature individuelle et permanente. Tous les trimestres, un rapport financier doit être envoyé au président Chari ou à son secrétariat (OSIA). Tous les ans, un budget prévisionnel doit leur être soumis pour approbation. Si une dépense atteint 1000 US $, un accord préalable de l’OSIA est indispensable. De même pour tout nouvel investissement…
L’association nationale récupère donc la plus grosse partie des cotisations et elle est soumise aux mêmes règles de gestion que les centres. En France, c’est donc près de 7000 € qui doivent servir à assurer le fonctionnement de l’association. Ils couvrent les fournitures administratives et les frais de secrétariat, mais aussi des consultations juridiques ou une partie des frais du président Chari.
Le fonctionnement de l’association constitue seulement l’une des trois activités de la comptabilité analytique de l’association, avec la vente des publications et la tenue des séminaires. Chacune de ces activités doit équilibrer ses recettes et dépenses propres.
L’ensemble des ressources officielles des associations locales de la SRCM ® représenterait de 77 à 229 € par abhyasi, selon les pays hors Inde. Si l’on se base sur un chiffre d’affaires moyen de 150 € par abhyasi, 30 € seulement en Inde où les coûts semblent divisés par cinq, on obtiendrait une extrapolation du chiffre d’affaires annuel total entre 5 et 17 millions d’euros pour le « Groupe SRCM », selon qu’on compte 100 à 300 000 adeptes cotisants.
Leur bilan varie plus fortement encore, de 167 à 2092 € par abhyasi. Selon le même type d’extrapolation, avec une moyenne de 750 € par abhyasi, on pourrait évaluer le patrimoine de la Mission entre 25 et 95 millions d’euros.
2. Des fondations très opaques pour gérer le patrimoine
Umesh Chandra Saxena, quant à lui, estimait ce patrimoine en 1997 à quelques 200 millions d’euros, alors que la Mission annonçait seulement 55 000 abhyasis, soit 3636 € par abhyasi ! Si le patrimoine avait suivi la même évolution que le nombre d’adeptes, on atteindrait aujourd’hui quelque chose entre 363 millions et le milliard d’euros… C’est-à-dire que plus de 90% du patrimoine serait camouflé.
Aujourd'hui, la plupart des donations, qu'elles soient financières ou en nature (terres, infrastructures), doivent transiter par les fondations de la SRCM. La première de ces Sahaj Marg Spirituality Foundations a été créée au Texas par Santosh Khanjee, mais il en existe maintenant aussi en Inde, en Suisse et à Dubaï…
Et si les comptes des associations locales sont présentés chaque année devant l'assemblée générale des membres, il n'en va pas de même pour ces sinistres fondations. A l'occasion de la création de l'école LMOIS, Chari disait : "(…) there is no black money transaction-no trustees following the money. I'm here to see to that."
Aux USA, les fondations bénéficient d'exonération fiscale à condition d'effectuer au moins 5% de dons à des œuvres caritatives. La SMSF texane a versé régulièrement de l'argent à la Croix Rouge (pour le 11 septembre, pour Katrina, etc). Dubaï abrite la première zone franche du Moyen-orient, soit plus de 6000 sociétés étrangères, autorisées à s'implanter sous forme offshore, sans obligation de lien à des partenaires locaux, sans restrictions sur les permis de travail, sans contrôle des changes et avec possibilité de rapatriement de 100% du capital comme des profits, sans imposition aucune sur les sociétés comme les personnes physiques, ni taxes à l'import ou à l'export.
Le patrimoine immobilier de la Shri Ram Chandra Mission s'est constitué progressivement, d'abord en Occident avec l'achat d'Augerans en 1988, l'inauguration des ashrams de Vrads (Danemark) et Molena (Georgie, USA) en 1992, puis celle du Babuji Memorial Ashram à côté de Madras en Inde en 1999, après avoir sollicité vigoureusement les donations.
Il y a maintenant confusion totale entre vente des publications et donations puisque l'achat des publications est considéré comme donation pour les projets du Sahaj Marg. C'est le cas de la vente de "Whispers" pour la création de l'école LMOIS en 2005, du "Hookah" en 2007 pour le 80ème anniversaire de Chari, etc. Et les dépenses somptuaires s'accumulent, comme pour présenter une vitrine attirante du Sahaj Marg : l'ashram de Satkhol dans l'Himalaya, l'école LMOIS, les centres de retraite CREST à Bangalore ou SPURS à Austin au Texas.
Le goût de l'argent
Faisons fi de toutes ces analyses et laissons parler Master Chari (Discours à Tiruppur le 18 novembre 2007) :

Master conduisit le satsangh jusqu’à 9 h. 50 du matin (de 9 h. à 9 h. 50). Après le satsangh, le responsable du centre de Tiruppur raconta que Master fut arrêté par de très jeunes enfants, alors qu’il se rendait au hall de méditation. Ils tendirent un petit pot (en plastique) rempli de pièces de monnaie et ils dirent à Master « Utilisez cet argent pour le développement de votre ashram ». Alors Master dit : « Nos enfants savent parfaitement où est leur devoir. Ici aussi, nous avons besoin de contribuer au développement. » Aussitôt Master prit le micro et il déclara : « Je suis heureux de ce qui se passe ici et je suis heureux d’y être. Dans de nombreuses missions, l’usage est de donner un poids égal à celui du guru en or, et même quelquefois en diamants. Le guru peut peser 150 kg. La somme correspondante peut malheureusement être dépensée sans compter, en compagnie d’artistes de cinéma qu’il apprécie etc. Mais ici j’espère que vous pouvez tous donner comme ceci (il montre le pot qui devrait peser 5 kg). Donc, ne me pesez pas, s’il vous plaît donnez l’équivalent de ces 5 kg – mais à la seule condition qu’il n’y ait que des billets de 1000 roupies. Je veux que toute la surface de ce parc du Tiruppur DJ devienne comme un paradis : quiconque survole (par avion) ce site devrait être en mesure de voir ce paradis d’en haut.M’aiderez-vous à développer cela ? »Tous les abhyasis dirent « Oui, Master »Master : « D'accord, passons maintenant à la donation elle-même. » Tous les abhyasis se précipitèrent vers Master avec des billets de 1000 roupies. Frères et sœurs à la fois formèrent une longue queue, remplirent complètement le hall et firent personnellement un don à Master. Master prit l’argent à chacun d’entre eux, en disant « Merci. »Tous les abhyasis eurent une grande occasion de rencontrer Master en personne tout en donnant de l’argent. Plusieurs couples rencontrèrent Master pour qu’il les bénissent le jour du mariage, qu’il nomme l’enfant etc., ce qui arriva aussi dans la queue. Master plaisanta avec les enfants et donna du chocolat à chacun d’entre eux et dit : « C’est du chocolat très cher car maintenant il coûte 1000 roupies ici », et il plaisantait avec tous tout en collectant l’argent.Master resta assis plus de deux heures. Une fois que tous les abhyasis eurent donné, Master dit : « Lorsque j’ai fait le Sarovar (château d’eau) ici pour ce site, beaucoup m’ont demandé pourquoi on l’appelait ainsi. C’est un KRIPA SAROVAR car aujourd’hui j’en ai tiré des centaines de poissons. Je suis extrêmement heureux de tous vous recevoir et de tous vous rencontrer. Je ne peux pas dire merci, mais je vous bénis tous. »Ce fut un moment de grande joie et Master nous quitta après cela. Tous les abhyasis furent remplis de joie et ils eurent l’immense occasion de lui parler face à face, et Master prit la peine de rester assis plus de deux heures pour faire notre bonheur.

7 janvier 2008

Deux ans déjà !

A la veille du deuxième anniversaire de ce blog, je vous adresse mes meilleurs voeux de bonheur, santé et réussite, que vous soyez ou non des abhyasis du Sahaj Marg.
Eh oui, déjà deux ans, comme le temps passe vite. Je me permets de rappeler la teneur de mon tout premier message qui ouvrait ce blog :
  • Une critique de la Shri Ram Chandra Mission par une abhyasi adepte du Sahaj Marg
  • Je pratique la méditation selon le Sahaj Marg depuis de nombreuses années. C'est un enseignement spirituel dont je n'ai jamais trouvé l'équivalent nulle part ailleurs.
  • J'aurais aimé pouvoir dédier ce blog à la gloire du Sahaj Marg. Mais aujourd'hui je ne comprends plus la Shri Ram Chandra Mission ni mon Maître Chariji.
  • On nous demande sans arrêt toujours plus d'argent. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
  • J'ai demandé des explications. Mais dans mon centre, on a refusé de me répondre et même de m'écouter. J'ai longtemps réfléchi mais ça ne peut plus continuer comme ça.
  • Je sais que d'autres abhyasis se posent aussi des questions comme moi.
  • Pour moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est la sortie de "Whispers from the Brighter World".
  • Au printemps dernier, Chariji nous a demandé d'acheter ce livre les yeux fermés. Il n'était pas encore imprimé, il n'avait pas de titre et Chariji a refusé de nous dire ce qu'il y avait dedans.
  • Il nous a dit de payer 250 €, rien que ça, parce que nous devions lui faire confiance. Après ce serait trop tard, même si nous lui donnions des millions.
  • Dans mon centre, vu le montant, tous les abhyasis se sont cotisés pour en avoir un exemplaire. Mais une fois obtenu, le livre était en anglais et on nous a interdit de le traduire et même d'en citer des extraits en groupe. La raison officielle était qu'une version française viendrait plus tard.
  • Effectivement, à l'automne, on nous a demandé 300 € pour obtenir la version française, à verser avant la fin 2005, mais livrable début 2007 ! Et on nous a interdit les achats en groupe...
  • N'en déplaise à Chariji, ces pratiques de vente sont dignes d'une société commerciale, pas d'une organisation spirituelle.
  • Je ne connais pas beaucoup de livres qui coûtent aussi cher, même à compte d'auteur. Ce qui fait qu'il n'ira qu'aux plus riches d'entre nous. A moins de désobéir.
  • Sont-ce là des manières de faire normales pour une organisation spirituelle ?
  • Le Sahaj Marg est un enseignement merveilleux, mais la Shri Ram Chandra Mission est entrain de se fourvoyer. La méthode est bonne, l'organisation pourrie. Quant à notre Maître bien aimé Chariji, je ne sais plus...
  • Puisqu'on nous refuse la discussion à l'intérieur, je vous invite à le faire depuis ce blog pour que vive le Sahaj Marg, débarrassé des dérives de la Shri Ram Chandra Mission...

Elodie

Une abhyasi désespérée

Les choses n'ont pas beaucoup changé. J'ai pris quelques distances avec le Sahaj Marg, mais j'y reste attachée, au moins pour ce qu'il a représenté par le passé. Je suis moins désespérée, plus détachée. Lorsque Chariji nous demandait 250 €, il en réclame 1000 aujourd'hui. Il y a eu un peu plus d'agitation dans les rangs des abhyasis, mais pas de quoi bouleverser la vie des centres. La langue de bois est plus que jamais de rigueur. Nous avons (re-)découvert une partie de l'histoire pas si limpide que ça de la Shri Ram Chandra Mission. Il doit encore rester bien des secrets.

Avec l'aide des contributeurs à ce blog, je compte bien continuer notre travail d'information. Puisse cette année 2008 voir un grand nombre d'abhyasis ouvrir enfin les yeux aux réalités de cette spiritualité si spéciale.