Les mois de décembre à mars ont été marqués par une grande agitation due aux révélations - découvertes ou redécouvertes - sur l'histoire du Sahaj Marg, depuis Lalaji et ses emprunts au Soufisme et à Sant Mat jusqu'à l'invraisemblable querelle - un doux euphémisme - qui a marqué la succession de Babuji, toujours pas réglée à ce jour.
Evidemment, au bout d'un moment, la folle fébrilité engendrée par la cascade de révélations en chaîne retombe et un calme plat s'installe. L'absence - momentanée ou durable - de nouvelles révélations toujours plus extraordinaires les unes que les autres ne doit pas nécessairement nous confiner au mutisme.
Rappelez vous nos objectifs originels, la dénonciation des dérives de la Shri Ram Chandra Mission de Shri Parthasarathi Rajagopalachari, dans le vague espoir - illusoire ? - d'amener des changements de la structure, mais aussi dans l'espoir plus précis d'alerter les nouveaux venus ou les plus anciens qui s'interrogent et leur dire qu'ils ne sont pas seuls.
Beaucoup de choses ont été dites et redites, c'est vrai, mais nous avons le devoir de poursuivre notre veille et de continuer à dénoncer les dérives du Sahaj Marg de Chariji, quelles que soient leur importance, même si cela nous semble parfois bien mince par rapport à d'autres exactions passées déjà dénoncées.
Les raisons ne manquent pas, je cite en vrac et il en manque bien d'autres :
- Le culte de la personnalité organisé par les abhyasis autour de Chariji
- La dégradation irrémédiable de la qualité de l'enseignement au profit d'un prosélytisme numérique insatiable
- Des appels à donations de plus en plus nombreux, avec des montants toujours plus importants et une opacité financière incomparable
- L'interdiction de communiquer hors des canaux officiels, même si elle vient d'être levée après des années de silence
- La mise en place d'une structure pyramidale du pouvoir sous l'autorité d'un seul
- Le mensonge historique sur la chaîne des trois maîtres et la négation de ses origines
- etc.