Un autre regard
Depuis quelques temps sur le site de Michael, un indien surnommé A. nous livre une version différente de celles que nous connaissions de la succession de Babuji.
D'après lui, certaines correspondances échangées entre Babuji et le Professeur K.C. Varadachari semblent démontrer que c'est d'abord ce dernier qui aurait été choisi par Babuji. Mais il n'a pas vécu assez longtemps…
Depuis quelques temps sur le site de Michael, un indien surnommé A. nous livre une version différente de celles que nous connaissions de la succession de Babuji.
D'après lui, certaines correspondances échangées entre Babuji et le Professeur K.C. Varadachari semblent démontrer que c'est d'abord ce dernier qui aurait été choisi par Babuji. Mais il n'a pas vécu assez longtemps…
Chariji TM était secrétaire général de la Mission, mais il aurait été relevé de l'ensemble de ses fonctions au début des années 80. Umeshchandra Saxena, fils de Babuji, aurait accusé Chariji TM d'avoir tenté d'empoisonner Babuji à l'occasion d'un de leurs voyages en Occident.
« Le corps de Babuji brûlait encore à Shajanpur (sic) que Chari faisait circuler une lettre où il était nommé président de la Mission ». A. rejette la validité de cette lettre en raison de son contenu : « Babuji (…) ne faisait rien sans mentionner son guru Lalaji Maharaj. Une lettre de nomination de son successeur sans le nom de Lalaji Maharaj est "impossible" (…) Quand Babuji voyageait vers l'ouest, il laissait quelques lettres à entête de la Mission signées en blanc pour des raisons administratives. Depuis qu'il avait travaillé pour les tribunaux, il était très pointilleux et vérifiait toujours les lettres qu'il avait laissées, à son retour. Lors d'un de ses derniers voyages, il s'est aperçu qu'il manquait 3 lettres signées en blanc. Il a déposé une plainte au commissariat de police local pour qu'elle soit enregistrée.»
D'après A., Babuji n'avait donc désigné personne pour lui succéder. Tous les précepteurs refusaient de reconnaître Chariji TM. Il y avait plusieurs prétendants, beaucoup de factions. André Porey était un candidat sérieux. « Un groupe de travail a été formé et S.P. Srivastava a été choisi comme président ». De nombreux précepteurs se sont mis à enseigner chacun de leur côté (Narayana, Kasturi, Ragvendra rao, …).« Le corps de Babuji brûlait encore à Shajanpur (sic) que Chari faisait circuler une lettre où il était nommé président de la Mission ». A. rejette la validité de cette lettre en raison de son contenu : « Babuji (…) ne faisait rien sans mentionner son guru Lalaji Maharaj. Une lettre de nomination de son successeur sans le nom de Lalaji Maharaj est "impossible" (…) Quand Babuji voyageait vers l'ouest, il laissait quelques lettres à entête de la Mission signées en blanc pour des raisons administratives. Depuis qu'il avait travaillé pour les tribunaux, il était très pointilleux et vérifiait toujours les lettres qu'il avait laissées, à son retour. Lors d'un de ses derniers voyages, il s'est aperçu qu'il manquait 3 lettres signées en blanc. Il a déposé une plainte au commissariat de police local pour qu'elle soit enregistrée.»
Alors que le groupe fonctionnait bien, Umeshchandra apporte une lettre signée de Babuji en 1994. « La lettre qu'a produit Umeshchandra semblait plus dans la ligne du style de Babuji : "Par la grâce de Dieu et de Lalaji Maharaj"…». Un senior précepteur la valide et tous l'acceptent. S.P. Srivastava abandonne la présidence du groupe de travail pour Umeshchandra Saxena, le représentant spirituel officiellement reconnu.
La SRCM tm de Chariji TM s'est développée de son côté sans attendre. A. est nommé précepteur par Umeshchandra puis part travailler aux USA en 1996, où il est nommé secrétaire de la Mission. Il cotoie la SRCM tm de Chariji TM et crée un website "sahajmarg.org" où il publie côte à côte les 2 lettres d'Umeshchandra et Chariji TM.
C'est le point de départ d'une bataille juridique qui oppose la Mission et la SRCM tm autour du nom de domaine web. L'arbitrage est favorable à la Mission, mais la SRCM tm engage l'un des plus grands cabinets juridiques des USA et porte l'affaire à la Cour fédérale de Virginie. En raison de l'atmosphère ambiante, Umeshchandra sort parfois de chez lui avec un revolver en poche Le mandataire de A. lui conseille d'abandonner la partie faute d'argent. Chariji TM, même s'il perdait, pouvant aller jusqu'à la Cour suprême…
Quelques réflexions
De la même façon, K.C. Narayana n'a jamais mentionné S.P. Srivastava, ni non plus les faits rapportés ci-dessus (hormis la lettre d'Umeshchandra qu'il a rejetée comme étant un faux). Son commentaire de la version de A. serait aussi le bienvenu.
Enfin, comme le dit Michael, il n'existe donc pas une, ni 2, mais 3 missions : la Mission d'Umeshchandra, la SRCM tm de Chariji TM et l'ISRC de K.C. Narayana. Sans parler de la filiation plus que douteuse de Lalaji à Babuji… Et toutes ces querelles ont donné lieu à des tentatives multiples d'empoisonnement, à des batailles juridiques et à des menaces physiques qui les conduisent à se déplacer armés. Décidément, Babuji a vraiment créé toutes les conditions nécessaires à attirer les gens de pouvoir.
Ils sont beaux nos gurus ! Qui oserait encore prétendre qu'ils doivent nous servir d'exemples ?
Elodie
PS : Michael a achevé la huitième et dernière partie de son témoignage. L'analyse qu'il nous livre est un petit bijou de lecture que je recommande à tous ceux qui comprennent l'anglais :
