La Shri Ram Chandra Mission n'est pas la seule organisation à proposer des méthodes de méditation. La transmission dont elle est si fière se traduit souvent par un asservissement qui fait perdre tout repère et isole inéluctablement l'individu de son environnement.
La Shri Ram Chandra Mission a été classée comme secte dans un rapport parlementaire français. Avant d'adhérer, informez vous !

439 articles – 3449 commentaires – Dernier ajout le 9/09/2017

“Take criticism seriously, without anger or sadness. Use it for correcting yourself, and welcome it.”
Kamlesh Patel (1/04/2015)

21 octobre 2006

La succession de Babuji

Un autre regard
Depuis quelques temps sur le site de Michael, un indien surnommé A. nous livre une version différente de celles que nous connaissions de la succession de Babuji.
D'après lui, certaines correspondances échangées entre Babuji et le Professeur K.C. Varadachari semblent démontrer que c'est d'abord ce dernier qui aurait été choisi par Babuji. Mais il n'a pas vécu assez longtemps…

Chariji TM était secrétaire général de la Mission, mais il aurait été relevé de l'ensemble de ses fonctions au début des années 80. Umeshchandra Saxena, fils de Babuji, aurait accusé Chariji TM d'avoir tenté d'empoisonner Babuji à l'occasion d'un de leurs voyages en Occident.
« Le corps de Babuji brûlait encore à Shajanpur (sic) que Chari faisait circuler une lettre où il était nommé président de la Mission ». A. rejette la validité de cette lettre en raison de son contenu : « Babuji (…) ne faisait rien sans mentionner son guru Lalaji Maharaj. Une lettre de nomination de son successeur sans le nom de Lalaji Maharaj est "impossible" (…) Quand Babuji voyageait vers l'ouest, il laissait quelques lettres à entête de la Mission signées en blanc pour des raisons administratives. Depuis qu'il avait travaillé pour les tribunaux, il était très pointilleux et vérifiait toujours les lettres qu'il avait laissées, à son retour. Lors d'un de ses derniers voyages, il s'est aperçu qu'il manquait 3 lettres signées en blanc. Il a déposé une plainte au commissariat de police local pour qu'elle soit enregistrée.»
D'après A., Babuji n'avait donc désigné personne pour lui succéder. Tous les précepteurs refusaient de reconnaître Chariji TM. Il y avait plusieurs prétendants, beaucoup de factions. André Porey était un candidat sérieux. « Un groupe de travail a été formé et S.P. Srivastava a été choisi comme président ». De nombreux précepteurs se sont mis à enseigner chacun de leur côté (Narayana, Kasturi, Ragvendra rao, …).



Alors que le groupe fonctionnait bien, Umeshchandra apporte une lettre signée de Babuji en 1994. « La lettre qu'a produit Umeshchandra semblait plus dans la ligne du style de Babuji : "Par la grâce de Dieu et de Lalaji Maharaj"…». Un senior précepteur la valide et tous l'acceptent. S.P. Srivastava abandonne la présidence du groupe de travail pour Umeshchandra Saxena, le représentant spirituel officiellement reconnu.

La SRCM tm de Chariji TM s'est développée de son côté sans attendre. A. est nommé précepteur par Umeshchandra puis part travailler aux USA en 1996, où il est nommé secrétaire de la Mission. Il cotoie la SRCM tm de Chariji TM et crée un website "sahajmarg.org" où il publie côte à côte les 2 lettres d'Umeshchandra et Chariji TM.
C'est le point de départ d'une bataille juridique qui oppose la Mission et la SRCM tm autour du nom de domaine web. L'arbitrage est favorable à la Mission, mais la SRCM tm engage l'un des plus grands cabinets juridiques des USA et porte l'affaire à la Cour fédérale de Virginie. En raison de l'atmosphère ambiante, Umeshchandra sort parfois de chez lui avec un revolver en poche Le mandataire de A. lui conseille d'abandonner la partie faute d'argent. Chariji TM, même s'il perdait, pouvant aller jusqu'à la Cour suprême…

Quelques réflexions
Le Professeur S.P. Srivastava, aujourd'hui retraité, a enseigné la science yogique à l'Université de Lakhimpur (Kheri, Uttar Pradesh, Inde), avec pour prétention d'abolir la frontière entre les sciences dites dures et elle. Le psychiatre français Bernard Auriol le présente comme un très grand connaisseur des textes Urdu et un spécialiste du Sahaj Marg. Sur son site http://auriol.free.fr/yogathera/chakamor.htm, il indique les coordonnées de S.P. Srivastava, dont il serait utile de recueillir le témoignage pour approfondir la véritable histoire du Sahaj Marg.



De la même façon, K.C. Narayana n'a jamais mentionné S.P. Srivastava, ni non plus les faits rapportés ci-dessus (hormis la lettre d'Umeshchandra qu'il a rejetée comme étant un faux). Son commentaire de la version de A. serait aussi le bienvenu.

Enfin, comme le dit Michael, il n'existe donc pas une, ni 2, mais 3 missions : la Mission d'Umeshchandra, la SRCM tm de Chariji TM et l'ISRC de K.C. Narayana. Sans parler de la filiation plus que douteuse de Lalaji à Babuji… Et toutes ces querelles ont donné lieu à des tentatives multiples d'empoisonnement, à des batailles juridiques et à des menaces physiques qui les conduisent à se déplacer armés. Décidément, Babuji a vraiment créé toutes les conditions nécessaires à attirer les gens de pouvoir.

Ils sont beaux nos gurus ! Qui oserait encore prétendre qu'ils doivent nous servir d'exemples ?

Elodie

PS : Michael a achevé la huitième et dernière partie de son témoignage. L'analyse qu'il nous livre est un petit bijou de lecture que je recommande à tous ceux qui comprennent l'anglais :

1 octobre 2006

Lalaji Memorial Omega School (LMOS, faut-il y ajouter TM?)

Pour la Shri Ram Chandra Mission TM, cette école est née de la conjonction de trois événements : Chariji cherche aujourd'hui par tous les moyens à multiplier les formes de présence du Sahaj Marg TM sur le terrain ; depuis quelques années le SMRTI tente de diffuser le Sahaj Marg TM auprès de l'enfance ; enfin depuis plus longtemps encore Jacqueline Seiller voulait allier ses expériences d'enseignante et du Sahaj Marg TM.
Le SMRTI, institut de recherche et d'éducation aujourd'hui dépendant de la Sahaj Marg Spirituality Foundation TM, a d'abord développé des outils pédagogiques pour les abhyasis et les précepteurs. Très vite il s'est aussi intéressé au jeune public, a développé des fables et comptines pour développer la "Culture Sahaj Marg" auprès de l'enfance. Tout cela l'a amené à créer le "Value based spiritual education" (VBSE) qui, sous des dehors très humanistes, véhicule la pensée de Chariji, souvent moins reluisante (voir les analyses de 4d-Don).
Comme bon nombre d'autres abhyasis enseignants, Jacqueline Seiller, directrice d'une école Montessori à Chennai, refusait d'admettre que les "valeurs" de la SRCM TM restent à la porte de l'enseignement scolaire. Il fallait franchir la barrière. Ce fut donc chose faite avec le démarrage par la SMSF TM et Chariji du chantier de la LMOS, nouvelle vitrine indienne du Sahaj Marg TM et la tournée internationale entreprise par son ambassadrice Seiller pour vendre le projet aux abhyasis du monde entier et ainsi collecter les fonds nécessaires.
L'école est aujourd'hui dirigée par la Baal Vatika Educational Society et financée par le Baal Vatika Educational Trust, mais leurs administrateurs sont la SRCM TM et la SMSF TM. Lancée grâce à un emprunt d'un million de dollars, elle a été inaugurée en juin 2005 par Chariji et a accueilli plus de 150 enfants la première année. L'objectif de cette 2ème année était d'accueillir 800 élèves, entraînant un besoin supplémentaire de trois millions.
Cela explique au moins en partie les incroyables hausses de tarif des séminaires, les perpétuels appels à donation et tout spécialement la vente de Whispers de l'année passée. La SMSF TM aurait ainsi réussi à collecter près de 2 millions fin 2005, essentiellement aux Etats-Unis et dans sa communauté d'origine indienne. Chariji expliquait alors qu'il n'y avait aucun souci à se faire puisqu'il était le garant de la transparence financière des opérations…
A défaut de faire méditer les enfants et les adolescents, ce que Babuji interdisait avant l'age de 18 ans, l'organisation s'est arrangée pour le détourner partiellement en leur inculquant sa culture et ses valeurs grâce au VBSE et sa toute première école. Gageons que cela fera des émules en Suisse et ailleurs, sous forme de haltes-garderies, de soutien scolaire, etc.
Elodie
PS : Je n'ai plus rien à ajouter aux commentaires très détaillés de Christian en ce qui concerne les trademarks & copyrights. Reportez vous à ce sujet sur http://spidjou.blogspot.com/
Attention donc aux copyrights, je vous propose de renvoyer aux sources plutôt que de reprendre des extraits de discours…