Suite au commentaire envoyé par 4d-Don, voici quelques extraits traduits en français du discours de Chariji devant les précepteurs le 16 janvier 2001. On y retrouve les mêmes critiques que celles qui étaient formulées par le Docteur K.C. Varadachari puis par son fils Narayana il y a déjà fort longtemps, et aujourd'hui par Christian, Peter et Inès ou Michael à propos de certains abhyasis et précepteurs.
Dommage que Chariji ne s'en aperçoive qu'en 2001 et qu'il n'ait rien fait auparavant pour changer cet état de fait. Sans parler de sa responsabilité dans ce processus !
« Au cours des quatre ou cinq dernières années, mon enthousiasme personnel pour ce travail spirituel - je dois admettre qu'il a été en s'affaiblissant, suivant une courbe descendante, parce que je vois que - merci à tous nos frères et sœurs précepteurs, - ce travail semble être comme ce mythe, où ceux qui s'élèvent de deux niveaux chutent aussitôt de trois, … si je ne me trompe pas.»
« C'est très triste que dans quelques pays, la Mission ou le nombre d'abhyasis a réellement chuté année après année. Dans quelques pays il n'y a aucune croissance du tout ; au moins ce qui était là est là et j'espère que cela augmentera.»
« Ainsi vous voyez, la carence de nos précepteurs est une culture intérieure, une culture spirituelle, je ne parle pas maintenant de la culture occidentale et de la culture hindoue , vous savez. Cette culture hindoue tant désirée et tellement affichée est très absente de la scène d'aujourd'hui en Inde. Alors si le Sahaj Marg ne vous aide pas à devenir des êtres humains acceptables, comment allez-vous transmettre à la prochaine génération.»
« Que pouvez-vous faire avec et pour les abhyasis si vous manquez de la culture de base du Sahaj Marg en vous-même ? »
« J'ai trouvé des précepteurs qui sont très grossiers vis-à-vis des abhyasis. Ils les traitent comme un maître d'école, comme un mauvais maître d'école traite les étudiants dans sa classe (…) comme s'il était celui qui sait tout, tandis que celui qui s'assieds devant lui est quelqu'un de totalement ignorant.»
« [Les gens] devraient venir et repartir ensuite comme des personnes différentes, des personnes changées ; avec un espoir accompli, avec une aspiration augmentée, avec un sens donné à la vie, un but. Malheureusement trop de gens partent pour de mauvaises raisons et il n'y a aucune bonne raison pour qu'un abhyasi parte.»
« Et cette plainte que nous trouvons partout, centre après centre, pays après pays (…) :"Mon précepteur était grossier avec moi ; mon précepteur doit me comprendre. Mon précepteur prêchait ce qu'il ou elle ne pratiquait pas lui-même ou elle-même".»
« C'est dommage que nous regardions les grandes religions, les religions créées par le Christ, par Bouddha, par Mahomet le prophète - qui se développent année après année. Je pense qu'elles se développent non pas en raison de ce qui est disponible dans la religion elle-même, mais parce que, le Bikus du bouddhisme, les prêtres du christianisme et les mollahs de l'Islam sont plus humains, plus compatissants, ils sont plus utiles. La religion peut prêcher un feu d'enfer ou la damnation, mais les prêtres sont des humains - très "humains humains". Ils pleurent avec vous. Ils vous soulagent. Ils vous offrent de l'aide - Ainsi ce que la religion ne peut pas faire, les prêtres, les mollahs, le Bikus le réalisent.»
« Sur la scène indienne, les Hindous et l'hindouisme sont corrompus. Dieu est personnifié comme quelqu'un qui peut être suborné par des cadeaux (…), ce que Babuji soulignait dans Ses enseignements, en disant que les religions dépendent de deux instruments - la tentation et la crainte. J'ai peur que le Sahaj Marg souffre aussi de la sorte, parce que même lorsque des chrétiens deviennent abhyasis et précepteurs, d'une manière ou d'une autre, quelque part en chemin, ils semblent perdre cette idée de l'amour, de la charité, de la compassion, de la foi et ils deviennent précepteurs. Alors ce que la Spiritualité offre et peut délivrer (…), ils le détruisent.»
« Ainsi vous voyez, le Sahaj Marg souffre en raison de son sacerdoce et nous sommes un très très mauvais exemple de ce qu'un mauvais sacerdoce peut faire pour détruire une inspiration divine, une disponibilité divine pour l'humanité et contrecarrer ce dont il s'agit, la volonté divine. - Très triste ! Ainsi vous voyez, je ne sais pas quoi dire, parce que comme je l'ai dit, la courbe de mon propre enthousiasme, pas la croyance ou la foi - excusez moi - mais l'enthousiasme est et a été sur une pente descendante, en grande partie en raison de mes frères et soeurs de la Mission qui prétendent qu'ils savent tout, qui prétendent qu'ils travaillent pour le bien commun de l'humanité et ne font rien excepté de choyer leurs propres egos, paradant avec leur propre sagesse inexistante et étant satisfaits d'eux-mêmes avec le peu qu'ils ont réalisé, rien qu'un certificat sur le mur. Je pense que le temps est venu pour les précepteurs de se réévaluer, qu'ils découvrent s'ils sont honnêtes avec leurs propres intentions vis-à-vis du reste du monde, et qu'ils voient ce qu'ils doivent faire pour se corriger eux-mêmes.»
« Au moins dans mon cas personnel, l'un de mes principes fermes dans la vie est que je n'arrêterai jamais quiconque souhaite partir et je ne reprendrais jamais quelqu'un qui part, en commençant par ma scène domestique à la maison.»
Talks and Question & Answers - Preceptors' Seminar - January 16 & 17, 2001
Become Acceptable (Benedictory Talk given by Rev. Master on 16.01.2001)
Dommage que Chariji ne s'en aperçoive qu'en 2001 et qu'il n'ait rien fait auparavant pour changer cet état de fait. Sans parler de sa responsabilité dans ce processus !
« Au cours des quatre ou cinq dernières années, mon enthousiasme personnel pour ce travail spirituel - je dois admettre qu'il a été en s'affaiblissant, suivant une courbe descendante, parce que je vois que - merci à tous nos frères et sœurs précepteurs, - ce travail semble être comme ce mythe, où ceux qui s'élèvent de deux niveaux chutent aussitôt de trois, … si je ne me trompe pas.»
« C'est très triste que dans quelques pays, la Mission ou le nombre d'abhyasis a réellement chuté année après année. Dans quelques pays il n'y a aucune croissance du tout ; au moins ce qui était là est là et j'espère que cela augmentera.»
« Ainsi vous voyez, la carence de nos précepteurs est une culture intérieure, une culture spirituelle, je ne parle pas maintenant de la culture occidentale et de la culture hindoue , vous savez. Cette culture hindoue tant désirée et tellement affichée est très absente de la scène d'aujourd'hui en Inde. Alors si le Sahaj Marg ne vous aide pas à devenir des êtres humains acceptables, comment allez-vous transmettre à la prochaine génération.»
« Que pouvez-vous faire avec et pour les abhyasis si vous manquez de la culture de base du Sahaj Marg en vous-même ? »
« J'ai trouvé des précepteurs qui sont très grossiers vis-à-vis des abhyasis. Ils les traitent comme un maître d'école, comme un mauvais maître d'école traite les étudiants dans sa classe (…) comme s'il était celui qui sait tout, tandis que celui qui s'assieds devant lui est quelqu'un de totalement ignorant.»
« [Les gens] devraient venir et repartir ensuite comme des personnes différentes, des personnes changées ; avec un espoir accompli, avec une aspiration augmentée, avec un sens donné à la vie, un but. Malheureusement trop de gens partent pour de mauvaises raisons et il n'y a aucune bonne raison pour qu'un abhyasi parte.»
« Et cette plainte que nous trouvons partout, centre après centre, pays après pays (…) :"Mon précepteur était grossier avec moi ; mon précepteur doit me comprendre. Mon précepteur prêchait ce qu'il ou elle ne pratiquait pas lui-même ou elle-même".»
« C'est dommage que nous regardions les grandes religions, les religions créées par le Christ, par Bouddha, par Mahomet le prophète - qui se développent année après année. Je pense qu'elles se développent non pas en raison de ce qui est disponible dans la religion elle-même, mais parce que, le Bikus du bouddhisme, les prêtres du christianisme et les mollahs de l'Islam sont plus humains, plus compatissants, ils sont plus utiles. La religion peut prêcher un feu d'enfer ou la damnation, mais les prêtres sont des humains - très "humains humains". Ils pleurent avec vous. Ils vous soulagent. Ils vous offrent de l'aide - Ainsi ce que la religion ne peut pas faire, les prêtres, les mollahs, le Bikus le réalisent.»
« Sur la scène indienne, les Hindous et l'hindouisme sont corrompus. Dieu est personnifié comme quelqu'un qui peut être suborné par des cadeaux (…), ce que Babuji soulignait dans Ses enseignements, en disant que les religions dépendent de deux instruments - la tentation et la crainte. J'ai peur que le Sahaj Marg souffre aussi de la sorte, parce que même lorsque des chrétiens deviennent abhyasis et précepteurs, d'une manière ou d'une autre, quelque part en chemin, ils semblent perdre cette idée de l'amour, de la charité, de la compassion, de la foi et ils deviennent précepteurs. Alors ce que la Spiritualité offre et peut délivrer (…), ils le détruisent.»
« Ainsi vous voyez, le Sahaj Marg souffre en raison de son sacerdoce et nous sommes un très très mauvais exemple de ce qu'un mauvais sacerdoce peut faire pour détruire une inspiration divine, une disponibilité divine pour l'humanité et contrecarrer ce dont il s'agit, la volonté divine. - Très triste ! Ainsi vous voyez, je ne sais pas quoi dire, parce que comme je l'ai dit, la courbe de mon propre enthousiasme, pas la croyance ou la foi - excusez moi - mais l'enthousiasme est et a été sur une pente descendante, en grande partie en raison de mes frères et soeurs de la Mission qui prétendent qu'ils savent tout, qui prétendent qu'ils travaillent pour le bien commun de l'humanité et ne font rien excepté de choyer leurs propres egos, paradant avec leur propre sagesse inexistante et étant satisfaits d'eux-mêmes avec le peu qu'ils ont réalisé, rien qu'un certificat sur le mur. Je pense que le temps est venu pour les précepteurs de se réévaluer, qu'ils découvrent s'ils sont honnêtes avec leurs propres intentions vis-à-vis du reste du monde, et qu'ils voient ce qu'ils doivent faire pour se corriger eux-mêmes.»
« Au moins dans mon cas personnel, l'un de mes principes fermes dans la vie est que je n'arrêterai jamais quiconque souhaite partir et je ne reprendrais jamais quelqu'un qui part, en commençant par ma scène domestique à la maison.»
Talks and Question & Answers - Preceptors' Seminar - January 16 & 17, 2001
Become Acceptable (Benedictory Talk given by Rev. Master on 16.01.2001)